Affichage des articles dont le libellé est Petits trucs utiles. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Petits trucs utiles. Afficher tous les articles

lundi 19 juin 2017

Micro Production Survivaliste


Pour venir optimiser nos stratégies de résilience alimentaire familiale comme par exemple le stockage intelligent, le troc a l’échelle locale, la cueillette, la chasse ou encore la production personnelle au travers de la mise en place d’un jardin potager basé sur des principes de Polyculture et de Permaculture…nous avons décidé d’intégrer a notre Ferme Urbaine quatre poules pondeuses et deux ruches.

En terme de complémentarité au jardin potager traditionnel, il y a une multitude de choix possibles selon notre environnement, notre climat, la taille de notre exploitation, nos besoins, nos envies, mais aussi les loi locales concernant la présence de certaines espèces animales.

Souvent, les Survivalistes s’orientent vers des espèces solides et qui ne demandent ni trop de place ni trop d’effort. Les poules, les canards, les cailles, les lapins et les abeilles…sont des solutions particulièrement privilégiées.





Pour nos abeilles, nous avons intégré 2 ruches de Carnioliennes…une abeille peu agressive, velue et de grande taille avec une longue langue qui lui permet d’atteindre une plus large gamme de nectars.

Principalement, nous avons intégré cette abeille venant de Slovénie car elle est habituée aux hivers rudes de haute montagne. C'est la race qui a la plus forte capacité à hiverner, et elle se développe rapidement au printemps: parfait pour le Montana.





Pour nos poules nous avons intégré 4 races différentes:

1. Une “Plymouth”…Originaire des Etats-Unis (son origine remonte vers 1860) dans la région de la Nouvelle Angleterre, elle serait le résultat de croisements de Poule Cochin, poule Dominicaine, Java Américaine et Brahma. Elle est importée en Europe vers 1880.

Notre Plymouth est une poule a la personnalité sympathique (ma préférée) facile a maintenir.




2. Une “Golden Sex Link”…soit une poule hybride très bonne pondeuse (300/ans). Notre Sex Link est notre poule “clown de la classe”.




3.Une “Rhode-Island”…typique aux États-Unis. Elle est très présente aux US de part sa forte productivité.

Notre Rhode-Island est la plus timide et la plus sensible a son environnement. Elle est aussi la plus “domestiquée”.




4. Une “Leghorn” (aussi appelée “Italienne” ou “Poule de Livourne”)…est un ensemble de races de poule domestique des plus répandues dans le monde, qui sert souvent dans la création de souches de poules pondeuses industrielles (70% des effectifs de pondeuses sont issues de cette race).

Originaire d’Italie, les premières Leghorn sont importées en 1853 en Amérique et s’appellent d’abord “Italiennes”. En 1865, elles adoptent le nom de Leghorn, la version anglaise du nom de la ville de Livourne.

Du fait de sa renommée internationale et de sa grande diffusion, la Leghorn a été sélectionnées et “améliorée” dans divers pays, aboutissant a 4 types de Leghorns:

- La poule de Livourne, soit la forme d’origine de la race.
- L’Italienne (la Leghorn Moderne), sélectionnée en Allemagne.
- La Leghorn Américaine (la notre).
- La Leghorn Anglaise.

C'est une volaille de type méditerranéen, svelte, vive, à l'ossature fine et grande pondeuse d’œufs à coquille blanche (très appréciés en Amérique du Nord).

La notre est la patronne du poulailler. Elle a une attitude “de merde”…On a l’impression qu’elle passe ses journées a dire au monde “Vaffanculo a chi t'è morto”. Mais j’aime bien son énergie exploratrice.


 

vendredi 2 juin 2017

BACATOMATE


Le premier Bac-a-Tomate, installé plein sud contre le mur du garage et derrière la porte grillagée, sera bientôt connecté a son propre tonneau récupérateur d'eau de pluie...

mardi 7 février 2017

ELDRIS - Une Histoire de Backup

-


- Eldris:
 
Poids - 80g.
Épaisseur de lame - 2mm
Acier - 12C27
Longueur de Lame - 59mm
Longueur totale - 143mm

- Chambre a Air

- Mini BIC

vendredi 23 décembre 2016

Chroniques d’une Ferme Urbaine - 000


Jusqu’ici, l’idée dominante en terme d’habitation “Survivaliste” repose sur une intention large d’éloignement: c’est le “loin des villes c’est mieux”.

Si en effet notre perception du monde s’appuie sur un effondrement total et brutal, c’est a dire si nous croyions, d’une manière intime et résolue, que le monde tel que nous le connaissons va fatalement s’écraser comme une merde molle sur le mur de la croissance absolue et périr dans un soupir Kunstlerien dans les 10 prochaines années, alors, il me parait évident que cette intention large d’éloignement est une stratégie qu’il nous faut sérieusement considérer et appliquer.

Mais soyons honnête et pragmatique, vivre loin, “vivre a la campagne” ou “hors réseau” par exemple, ne veut pas dire grand chose ni en terme de survie, ni en terme de durabilité, ni en terme de qualité de vie ! 





[ La « ville », ou environnement urbain, peut être décrite physiquement de façon extrêmement variée, de plus ou moins forte densité. La véritable définition des urbanistes pourtant ne correspond pas à une description de l’environnement géographique tel que l’on se l’imagine, mais au mode de vie de ses habitants. Celui-ci est alors totalement dépendant des infrastructures routières, des transports et de la logistique ainsi que globalement de leur bonne gestion et exploitation.

Le mode de vie urbain est donc en réalité aussi celui d’un grand nombre de gens qui croient vivre « à la campagne »… Comme le dit le Survivaliste américain Ragnar Benson, “La survie rurale est une notion un peu nostalgique” car, après tout, vivre à la campagne n’est pas automatiquement synonyme d’indépendance, d’autonomie ou de résilience…

Rues Barbares - 2012 ]



Le chômage, la précarité, la maladie, la guerre, l’insécurité, la taxation, l’ennui, la violence, la pollution, la bêtise, la fragilité et même la faim sont des molécules qui existent tout aussi bien en milieu rural qu’urbain. En ce sens, je peux témoigner de foyers urbains incroyablement intelligents, indépendants et résiliants…et de foyers ruraux incroyablement débiles, dépendants et fragiles.



…Il y a deux grands axes “Survivaliste”:

a) Le Moi.


 
Le premier axe est le plus médiatisé, le plus a même d’exister de part sa codification sensationnelle…c’est l’idée qu’il faut se préparer a faire face a une catastrophe inéluctable, se préparer a quelque chose d’hyper dramatique, d’hyper Calimero.

Le plus souvent il est ici question de projections plutôt anxiogènes et parfois farfelues qui impliquent la sensation imminente d’un effondrement plus ou moins total et brutal de la société: guerre civile, chaos, effondrement économique, pandémie, super volcan, truc nucléaire, Mad Max quoi.

Après tout, nos sociétés techno-dépendantes sont ultra fragiles et, a tout moment, une catastrophe majeur, sanitaire, naturelle, économique, énergétique, technologique ou intergalactique, peut effectivement venir enrayer le merveilleux destin de notre condition d’Homo-ça-pense.

Cependant, et si il nous faut entrevoir une stratégie ultime de survie dans ce contexte de “fin du monde”, il ne devrait plus ici être question d’un éloignement timide a quelques heures de Paris, Londres, Zurich ou New York avec un poudre noire, deux mois de raviolis dans la cave, un masque anti gaz a douze francs et une radio solaire made in China.

Au final, nous pourrions grossièrement résumer cet axe a une préoccupation primitive: la disparition du Moi. Et moi et moi et moi.



b) Le Soi.


 
Le deuxième axe est moins dramatique…c’est l’idée que le Survivalisme est plus une philosophie qui nous conduit invariablement au développement d'un “art de vivre” construit sur des notions plus ou moins personnalisables d’indépendance, d’autonomie, de résilience, de bienveillance, de responsabilité, de durabilité, de cohérence et plus largement sur la mise en place de stratégies tentaculaires capables d'élargir et d'optimiser notre champs d'émancipation face a la lecture intime de notre monde, quel qu’il soit.

C’est la construction personnelle et personnalisée d'un univers durable, cohérent, résilient, riche d'indépendance et de liberté, pour tout simplement optimiser la qualité de nos vies au quotidien, effondrement ou pas, catastrophe ou pas.

C’est prendre la décision intime de devenir les acteurs de notre propre bien être…effondrement ou pas, catastrophe ou pas.

Au final, nous pourrions grossièrement résumer cet axe a une préoccupation ésotérique: la question du Soi.



Pour être totalement honnête…la question du Moi est une affaire plutôt ordinaire et “de bon sens”. Les stratégies de survie du moi sont amples, catégorisées et répertoriées, mais en gros: laves-toi les mains souvent, évites le stress, regardes avant de traverser la rue, fais un peu de sport, ne bois pas trop, ne fume pas trop, ne travail pas trop, ne mange pas trop de la merde, fais pas trop le con avec les drogues et évites le plus possible les connards… question “survie”, a moins d’un pas de chance incalculable, ça devrait le faire pour au moins 65 ans.






La question du Soi par contre est beaucoup moins ordinaire: vivre oui, mais comment ?

- Est-ce que tu veux vivre en ville ? A la campagne ? Loin de tout ? Entre les deux ?
- Si tu veux vivre “en ville”…une ville de quelle taille ? 10 000 habitants ? 30 000 ? 50 000 ? 100 000 ? 1 000 000 ? 10 000 000 ?
- Si tu veux vivre “a la campagne”…a 10 minutes de la première boulangerie ? 30 minutes ? 1 heure ? 5 heures ? 15 heures ?
- Est-ce que tu veux vivre proche d’une centrale nucléaire ? D’une usine ? D’une décharge ? De champs agricoles pulvérisés 17 fois par ans ?
- Est-ce que tu veux l’accès aux transports publiques ? Train ? Bus ? RER ? Metro ?
- Est-ce que tu veux louer, acheter ou construire ?
- Est-ce que tu veux produire ta propre nourriture ? Si oui quelle autonomie viser ? 10% de tes besoins ? 50% ? 80% ? 100% ?
- Est-ce que tu veux une carrière professionnelle ? Juste un boulot ? Monter ta propre entreprise ?
- Est-ce que tu veux un accès rapide a ta famille ? tes parents ? tes amis ?
- Est-ce que tu as des responsabilités familiales ? Des personnes a charge ?
- Est-ce que tu as / tu veux des enfants ? Si oui dans quel environnement aimerai-tu qu’ils grandissent ? En ville ? A la campagne ? Loin de tout ? Entre les deux ?
- Si tu as des enfants…est-ce que tu veux qu’ils reçoivent une éducation traditionnelle ? Ou est-il important d’avoir accès a une éducation non traditionnelle comme par exemple une école Steiner ?
- As-tu besoin d’une connexion internet fiable et efficace ? Un aéroport pas loin ?
- Est-ce que tu veux un accès direct et immédiat a un hôpital de qualité ? Des salles d’exposition ? Des marchés ? Des boutiques spécialisées ? Des cinémas ? Des Leroy Merlin ? Des musés ?
- Est-ce que tu veux un climat particulier ? Un terrain particulier ? Mer ? Montagne ? Foret ? désert ? Jungle ? Froid ? Chaud ? Humide ? Sec ?
- ETC.

Les questions sont personnelles, nombreuses et déterminantes…et au final je ne sais pas ce que veut dire “bien être” pour toi. Peut être que c’est une péniche aménagée, un petit appartement en plein centre ville de Paris, une fermette loin de tout en Auvergne, un pavillon de banlieue, une maison de village ou une yourte sur une propriété achetée a plusieurs.





Notre bien être a nous s’appel “Ferme Urbaine”.

Le moteur philosophique de notre Ferme Urbaine est plutôt simple: en gros, c’est passer d’un état de consommation plutôt merdique, a un état de production plutôt intelligent.

A l’inverse d’une habitation traditionnelle, notre Ferme Urbaine doit travailler a amplifier ou sécuriser une position d’enracinement et d’autonomie plus ou moins profonde envers quatre systèmes “clef de voûte”:


1. Le système économique.



 
>>> Notre Ferme Urbaine doit être capable de servir de bureau, de studio, d’atelier, de boutique, de laboratoire et de ferme…et doit pouvoir être le support physique d’un repli économique au travers d’un business familial comme par exemple:

a) Production alimentaire:
- Jardin Potager
- Miel
- Viande
- Oeufs
- Plantes médicinales
- Plantes aromatiques
ETC.

b) Production d’objets artisanaux:
- Encadrement
- Poterie
- Coutellerie
- Menuiserie
- Ebénisterie
- Travail du cuir
ETC.

>>> Notre Ferme Urbaine doit être capable de servir d’école, pour apprendre aux autres comment solidifier une intention d’indépendance familiale.



2. Le système hydrique.


 
>>> Notre Ferme Urbaine doit être capable de récupérer et de stocker l’eau de pluie.

>>> Notre Ferme Urbaine doit être capable de traiter et de rendre potable n’importe quelle eau environnante.



3. Le système alimentaire.


 
>>> Notre Ferme Urbaine doit être capable de produire et de stocker de la nourriture variée et saine, et donc de venir renforcer notre intention de résilience / résistance alimentaire.



4. Le système énergétique.


 
>>> Notre Ferme Urbaine doit être capable de produire sa propre électricité pour, a minima, venir alimenter 1 frigidaire et 1 congélateur.

>>> La thermorégulation de notre Ferme Urbaine doit s’organiser autour de trois éléments:
a) Un principe large de chauffage passif: isolation, fenêtres, orientation etc.
b) Un système de régulation thermique indépendant du réseau: poêle a bois.
c) Un système de régulation thermique traditionnel: gaz.


Sur ces quatre systèmes de support reposent tous les autres…


mardi 14 juin 2016

Le Multitool de Pépé


Léger et polyvalent, ce petit outil de charpentier de 1890 trouvé dans une brocante locale était le “Multitool” de l’époque.

Doté d’un tournevis a tête plate, de poinçons, d’une vrille, de ciseaux a bois et d’une scie, il est capable de réparer et fabriquer une multitude d’objets et d’outils, et ceci sur différentes matières comme le bois mais aussi le cuir.

Tous les outils se rangent dans le manche creux.

Si ce “Multitool de pépé” était la plus part du temps rattaché a une boite a outil ou un atelier, il était parfois intégré aux paquetages des soldats ou des pionniers et autres explorateurs. Son volume et sa polyvalence en fait un excellent outil de “vie en campagne”, capable de fabriquer des ustensiles de cuisine, des manches d’outils, des contenants, des chaussures etc.

C’est dans cet esprit que j’ai intégré cet outil a mon kit nature.

De plus, il n’est pas difficile de fabriquer de nouvelles pièces a l’aide d’une forge ou d’un poste a soudure, et d’intégrer d’autres outils comme par exemple une lime, et donc de personnaliser, compléter ou moderniser notre éventail d’applications.

Marié a d’autres outils comme le couteau, ce bidule a tout faire est tout simplement fantastique pour une application "Bushcraft" !








lundi 18 avril 2016

SURVIE - KIT Neck



- Mini Briquet: BIC
- Mini Miroir de Signalisation: Star Flash
- Lame fixe: Seven ( Tony Lopes )
- Ranger Bands: Chambre a air de vélo
- Corde: 550


Les Kits de survie sur un support en Neck sont capables d'offrir une strate "toujours-sur-soi" discrète et fonctionnelle. Ces Kits peuvent être pensés pour une multitude de missions, comme par exemple une sortie en milieu naturel, au quotidien en milieu urbain ou encore dans le contexte d'un voyage a l’étranger...

Pour cet exemple de configuration "Milieu Naturel", le briquet et le miroir sont portés sur l’étui du couteau a l’intérieur de la chambre a air de vélo, qui, dans une situation d'urgence, peut aussi servir d’allume-feu.

mardi 16 février 2016

Comment Camper



“Ne soyez pas impatient de dépenser de l’argent dans de nouvelles inventions. Tous les ans arrive sur le marché un nouveau brevet d’invention pour un sac a dos, un réchaud pliant, quelques ustensiles de cuisine, ou coffre et lit de camp combinés; et il y a toujours a vendre des outils tout-en-un: couteau, fourchette et cuillère, et aussi des gobelets et des merveilles d’outils.

Laissez-les tranquille: portez votre couteau de poche, et si vous pouvez plus, qu’il soit une lame fixe a étuis ou de boucher et un ordinaire couteau Case.

Ne prenez rien de beau pour un campement, en espérant le conserver ainsi: il est presque impossible de garder les choses hors de la boue, la rosée, la pluie, la poussière, ou la transpiration, et de ne pas être cassé ou abîmé.

Beaucoup de jeunes gens, avant de commencer leurs vacances d’été, pensent que le coiffeur doit leur donner une “coupe-de-combat”, mais ce n’est pas le mieux de se raser la tête aussi sévèrement, car elle est ainsi trop exposée au soleil, aux mouches, et aux moustiques.

Une coupe de cheveux modérément courte, cependant, est conseillé pour le confort et l’hygiène.

En terme de vêtements, portez ce que vous voulez si c’est confortable et durable: ne prenez pas en compte ce que les gens disent. Quand vous campez vous avez le droit d’être indépendant.”

John M. Gould - 1877
Comment Camper - Conseil d’un vétéran de la guerre civile.


 

vendredi 5 février 2016

Le Micro-Kit



3 secondes sans attention
3 minutes sans air
3 heures sans abris
3 jours sans eau
3 semaines sans nourriture


Même si le matériel de survie a largement évolué ces dernières années, le concept de Micro-Kit n’est pas une stratégie récente. Depuis des millénaires, notre espèce a intégré, en plus de la notion d’EDC, ce concept de Micro-Kit dans l’anticipation d’une problématique soudaine et brutale qui nous propulserait dans une dynamique de survie.

L’évolution en milieu naturel comporte certains risques. Les causes de décès les plus fréquentes dans la nature aux Etats Unis sont les chutes…puis l’exposition aux éléments, soit une impossibilité de réguler notre température.




Il y a quelques années, dans l’Est des Etats Unis, un homme décide d’aller faire une petite promenade dans la foret voisine avec ses trois enfants en bas âge et son chien. Cette petite escapade ne doit durer que quelques heures.
Il fait beau.

L’homme en question est un militaire de carrière. Confiant de son environnement et de ses capacités, il n’emporte rien avec lui.

Quelques heures plus tard, et distrait par les explorations de ses enfants, il ne remarque pas que la température ambiante commence a tomber, que le brouillard et la pluie enveloppent la foret, et qu’il s’est éloigné du sentier.

Les corps du père et des trois enfants sont retrouvés le lendemain matin au pied d’un arbre. Seul le chien a survécu.





Mon Micro-Kit de survie reflète mon environnement: le votre sera sans doute différent, et peut très bien s’organiser sur un axe urbain ou spécifique a une mission particulière comme par exemple un voyage dans un pays lointain (a suivre…). 

Mon Micro-Kit “Montana” doit répondre a plusieurs paramètres:

1. Etre assez compact et léger pour qu’il rentre dans une poche de vêtement = toujours sur soi.
2. M’orienter, même grossièrement.
3. Faire du feu = thermorégulation.
4. Signaler ma présence aux équipes de secours.
5. M’offrir un support “bobologique” minimaliste = un truc dans l’oeil, une simple petite coupure a la main, une diarrhée ou un mal de dent peuvent largement détériorer ma volonté ou ma capacité a endurer et survivre.




1. Rasoir pliant d’utilité - Derma-safe
2. Micro Boussole - Suunto
3. Epingle a Nourrisse
4- Aiguille a Coudre
5- Fil Dentaire - 9 mètres
6. Mini Briquet - BIC
7. Tinder-Quik - Adventure Medical Kits
8. Bougie “Magique” (qui ne s’éteint pas)
9. Boite de 20 allumettes Souples
10. Pansement
11. Pommade Triple Antibiotique - Hart
12. Serviette Antiseptique - Curad

13. Boite a pilules en Acier Inox - MagnaKoys :
1 x anti-diarrhéique
1 x anti-histaminique
2 x Micropur Forte - Katadyn
6 x A.I.N.S. - Ibuprofène

14. Chambre a Air
15. Micro Miroir StarFlash - Ultimate Survival
16. Contenant en metal - Altoids
17. Non montrée : une photo de mon épouse


Je n’ai pas besoin de pêcher, de chasser ou plus largement de me nourrir ici. Mon intention n’est pas de vivre dans les bois pendant des jours et des jours, voire des semaines ou des mois a la Robinson…mon intention est d’en sortir vivant le plus rapidement possible.

Comme d’habitude et en terme de prévoyance, le plus important ici reste d’informer une tierce personne de notre itinéraire ou de notre pastille d’exploration, de notre description physique et de notre heure estimée de retour.




lundi 24 août 2015

L'Anneau de Bélière



Le Principe de l’Anneau de Bélière
Par l’Abbé.

Dans l’article que nous avions consacré aux couteaux Mora, j’avais fait allusion, sans vraiment le détailler, à un système de port que j’affectionne particulièrement: le système Bélière/Anneau de bélière.

La description que j’en faisais alors n’était sans doute pas assez détaillée et avait fait l’objet d’une question d’un lecteur nommé Joe. J’y reviens aujourd’hui, après un an et demi, et vous prie de m’excuser, particulièrement Joe, pour ce délai. Mais bon, le temps…s’enfuit littéralement !


1. Principe et Avantages

Le système Bélière/Anneau de bélière est très ancien et consiste principalement en un crochet, fixé sur un harnais ou une ceinture sur lequel on vient suspendre un anneau, lui-même solidaire de l’objet que l’on souhaite porter.

Ce système, dont je ne suis pas un spécialiste mais dont je me suis simplement inspiré, était surtout utilisé pour le port des sabres et des épées. En effet, si le sabre se porte relativement aisément lorsque l’on marche, sa taille est parfois véritablement gênante, pour s’assoir par exemple. 

Le système de bélière permet de l’enlever facilement du baudrier sans avoir à ouvrir tout son harnachement, et à le remettre tout aussi facilement. Plus près de nous, on retrouve cette gymnastique lorsque les membres des forces de l’ordre doivent prendre place dans un véhicule et enlèvent leur tonfa de leur ceinturon, sa taille leur interdisant l’accès aux endroits trop exigus.



Un autre usage de la bélière fut la suspension des carabines de cavalerie sur les selles de chevaux. On retrouve cette déclinaison du système dans la manière dont Steve McQueen porte sa winchester, équipée d’un anneau, dans la série "Au nom de la loi".



Aujourd’hui, et appliqué à un couteau fixe; les avantages de ce système demeurent les mêmes: Simplicité, Confort et Rapidité.

Simplicité, tout d’abord. Il a été plusieurs fois répété sur le blog combien il est important de sécuriser sur soi les éléments indispensables de son EDC. En ce qui me concerne, bien que mes clés, mes moyens de paiement et ma pièce d’identité soient dans mes poches, ils sont également tous fixés à mon ceinturon. Si je souhaite emporter un couteau fixe, la bélière me permet de ne pas ouvrir ce ceinturon. Je ne perds pas de temps et je ne prends aucun risque de perte. Idem s’il s’agit d’une lampe, d’un sifflet, d’une boussole ou de tout objet pouvant être muni d’un anneau brisé ou d’une petite boucle en ficelle.

Le confort, ensuite. L’objet ainsi porté conserve une certaine liberté de mouvement. On ne le sent pour ainsi dire pas à la marche et c’est très agréable quand on travaille ou que l’on veut s’asseoir ou s’agenouiller. On peut faire glisser la bélière sur le ceinturon et trouver ainsi la position idéale en fonction de l’activité.

La rapidité, enfin. Ce système permet en effet de pallier un inconvénient des étuis kydex qui équipent presqu’exclusivement les couteaux fixes artisanaux ou semi-industriels, à savoir l’absence de système de port. Bien sur, il est assez facile de bricoler un passant pour un étui kydex ou de lui associer un système Tech Lock, mais avec la bélière, il suffit de quelques secondes, si le manche du couteau est équipé d’un trou de fixation pour dragonne, pour pouvoir le mettre à la ceinture.







Il suffit alors de fixer la cordelette de l’étui en kydex à sa ceinture et au dégainé celui-ci viendra simplement pendre le long de la jambe, n’empêchant pas l’utilisation du couteau... Il est même préférable de laisser pendre l’étui ainsi car si l’on pose le couteau quelques instants pour utiliser ses deux mains on ne risquera pas de l’oublier sur place en partant, l’étui kydex venant battre contre la jambe et rappeler que le couteau n’est plus à la ceinture.

L’autre avantage de la bélière, qui pour moi est déterminant, est de pouvoir passer très rapidement d’un port traditionnel, sur le coté, à un port beaucoup plus discret, à savoir dans le dos, glissé dans le ceinturon. Depuis 4 ans, j’utilise en backup un SFS de Tony Lopes. Ce couteau, extrêmement polyvalent et pétri de qualités, se prête très bien à cet exercice grâce à son épaisseur maitrisée.











2. Fabrication

La fabrication d’une bélière ne présente aucune difficulté. Nous utilisons des cintres métalliques, du type de ceux que l’on donne dans les pressings, et aucun outillage particulier n’est requis. Il faut une pince coupante ou une tenaille et deux pinces assez fines. Les pinces de multi-Tools fonctionnent également assez bien.



L’acier du fil de fer de cintre étant assez mou, je colle plusieurs épaisseurs se scotch à l’intérieur du bec de la pince afin de ne pas blesser l’acier. En effet, il faut veiller à ce que le fil de fer reste bien lisse pour assurer une bonne fluidité de la glisse de l’anneau dans la bélière. Au pire, on peut améliorer ce point avec du papier de verre fin.

Il y a cependant deux points auxquels vous devrez porter attention. Le premier est de veiller à ce que la boucle dans laquelle vient passer le ceinturon soit de la bonne taille, à savoir la plus ajustée possible. Plus la bélière sera maintenue en place, plus les manœuvres accrochage/décrochage seront précises. Si la bélière est trop lâche sur le ceinturon elle risque de bouger et il est très important qu’elle reste à l’endroit que vous aurez jugé optimal. 

C’est à l’usage que vous prendrez conscience de l’importance d’avoir une bélière bien ajustée et c’est la raison pour laquelle je vous encourage a réaliser chaque bélière pour une ceinture précise. Il vous faudra sans doute plusieurs essais avant de réussir parfaitement, mais une fois le résultat adéquat obtenu vous aurez une bélière pour la vie, car une bélière ne casse pas, ne s’use pas et ne se perd pas.

Deuxième point très important, la fluidité. Rien ne doit venir ralentir ou entraver le glissement de l’anneau sur le crochet. Cela signifie que l’on s’interdit toute fioriture inutile ou l’anneau pourrait s’accrocher, comme des boucles décoratives par exemple. 

Cela signifie également, et c’est très important, que les deux bouts du fil de fer doivent se trouver en haut de la bélière, proche de la partie haute du ceinturon. Ainsi le bout de fil de fer qui vient s’enrouler autour du ceinturon ne doit pas s’arrêter en bas, bien que la boucle soit complète, mais continuer derrière le ceinturon. En effet si le fil de fer s’arrêtait en bas, il serait à l’endroit exact ou va venir reposer l’anneau de l’outil porté et constituerait alors un risque majeur d’accrochage. J’insiste sur ce point un peu technique mais c’est très important.




3. Conclusion


La solution d’un problème requiert en général une compétence et un outil. La mise en œuvre de cette solution nécessite de faire se rencontrer la compétence et l’outil. Les exemples sont légion de ces rencontres manquées

Tel automobiliste en panne de batterie sur un parking qui vous explique qu’il a des câbles de démarrage, mais qu’ils sont dans son garage. Telle personne agressée, qui vous explique qu’elle a un spray de défense ou une alarme personnelle, mais qu’ils étaient au fond de son sac.

Réfléchir à la manière de porter nos outils, personnaliser ce port, l’adapter au moment particulier, c’est la meilleure manière d’en améliorer la disponibilité et donc se donner une chance supplémentaire de réagir face à un problème.


Le système bélière/anneau de bélière fonctionne bien et mérite d’être expérimenté. Peut-être pas avec un fixe, si Paris est votre terrain de jeu, mais avec votre petite lampe tactique, par exemple. Ce système peut également être vu comme une invitation à innover et à éprouver de nouvelles solutions.

L’Abbé.