Affichage des articles dont le libellé est Les Témoins. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Les Témoins. Afficher tous les articles
mardi 14 novembre 2017
jeudi 9 février 2017
mardi 12 juillet 2016
La Serre de Mme Seringue…
Mme seringue est médecin anesthésiste-réanimateur a l’hôpital local. Il y a quelques années, elle a eu l’occasion d’acheter une terre de 16 hectares dans la vallée qui, au fil des rencontres, des coïncidences et finalement des séminaires s’est petit a petit transformée en intention de Homestead sur des principes de Permaculture.
Par exemple, Sepp Holzer est venu faire un séminaire de quelques jours chez elle, avec notamment la mise en place de Hugelkultur, et le développement d’un jardin-forêt.
Poules, cailles et canards sont aussi de la partie.
Cependant, l’âme de son intention d’autonomie alimentaire par le développement de méthodes de production permanentes et durables est sa serre...
L’hiver dans le Montana est long et brutal, avec des températures pouvant descendre jusqu’à -40C.
La serre, construite collectivement avec des matériaux de récupération se tient seule a l’ouest de la maison principale. Orientée plein sud, son sol est 2 mètres sous terre.
La face nord de la serre est un mur en béton épais capable d’emmagasiner la chaleur ambiante pour la restituer la nuit. Il sert aussi a isoler la serre des vents du nord.
Le mur abrite un réservoir d’eau imposant ou vit quelques poissons…une passerelle a été installée sur toute la longueur du mur pour sécher les plantes.

Pour une autonomie en eau fiable et généreuse Mme Seringue a ajouté un système de récupération des eaux de pluie qui repose sur des tonneaux de 190 Litres chacun (les tonneaux alimentaires en métal sont a l’origine utilisés pour l’importation d’huile d’olive en provenance d’Italie), capables de venir alimenter le réservoir principal.
La serre contient aussi deux petites marres ou vivent salamandres et grenouilles.
Elle produit toute l’année.
Libellés :
Hors Réseau,
Images,
Le rural,
Les Témoins,
nourriture,
organisation,
Permaculture,
Philosophie,
Rencontres,
retranchement,
Survivalisme
lundi 20 juin 2016
jeudi 16 juin 2016
Les Histoires de Julien - Recherche et Sauvetage
Salut l'ami!
En regardant la vidéo, je me suis aperçu que je suis parti en tangente et que je n’ai pas du tout répondu à ta question de départ, qui portait sur le matériel !
Pour cette avalanche, pas de sac à dos parce qu'on devait accéder à des espaces confinés pour sonder efficacement et entièrement les décombres. Juste pelle et sonde à la main.
Pas de matériel médical non plus, parce que pour quatre sondeurs, on avait à proximité 8 paramedics et 2 médecins urgentistes en mesure d'intervenir immédiatement avec le matériel contenu dans 4 ambulances.
Les hélicos ne volaient pas ce jour là en raison de la météo.
Sinon, le matériel que j'emporte sur moi lors d'un secours varie en fonction de la nature du secours (distance / difficulté d’accès), de la saison (météo, température, neige ou pas) et de l'environnement (forêt, montagne, lac ou rivière).
J'ai dans le coffre de la voiture un sac type expé avec tout ce dont je pourrai avoir besoin, dans lequel je prends ce qu'il faut pour mon sac à dos d’intervention en arrivant au point de départ, en fonction des informations disponibles.
Par exemple, pour une recherche + secours de personnes vivantes et blessées en forêt escarpée ce soir (18 Juin 2016), avec au moins quatre heures de marche estimées, j'aurai au minimum:
Sur moi:
- Sac à dos (Deuter guide 35+)
- Casque d'escalade et frontale (Petzl)
- Chest radio harness (Conterra) avec radio
- Couteau pliant (emerson)
- Bear spray
- Boussole
- Sifflet
- Lightstick
- Gants en nitrile
- Sharpie
- Carnet "rite in the rain"
- Piles de rechange pour la frontale.
Dans le sac à dos:
- 2 sacs poubelles 42 gallons "heavy duty" Gorilla
- 1 Emergency Blanket Grabber
- 1 Kit Médical similaire à celui qu'on a déballé avant-hier, mais allégé (Vidéo a suivre...)
- 1 rechange complet, le tout en laine: sous-vêtements longs haut et bas fins + haut épais (midlayer), chaussettes, gants légers, bonnet, cagoule et buff
- Gants en cuir Kinco + gants chaud et imperméables type ski.
- Goretex: pantalon + veste avec capuche
- 1 blouson léger en duvet avec capuche
- 10m de Tubular Webbing
- 2 mousquetons à vis
- 15m de Paracord 550
- 10m de Accessory Cord fine
- Zipties
- 2 Ziplocs
- 1 Multitool (Leatherman)
- 1 scie pliante (Bahco)
- 1 couteau lame fixe (Gerber)
- 2 lightsticks, 1 miroir, 1 rouleau de flagging tape rose fluo, 1 rouleau de duct tape aplati
- 1 Kit Feu dans sac étanche: 2 briquets, allumettes tempête UCO dans boite étanche, Firesteel, boules de coton vaselinées, allumes-feu Coghlan Fire Lighter
- 1 lampe de poche HL + piles de rechange
- 2L d'eau potable
- 1 flacon d'Aquamira pré-mixé
- Trail mix, viande séchée, fromage et pain, éventuellement un réchaud + gaz et quart en métal + sachets de thé
- ABC: 2 garrots (1 SOFTT et 1 CAT Dernière Génération), 2 pansements occlusifs, 2 MDI microshields rapidement accessibles dans la poche extérieure du sac
Ça c'est le matériel personnel, auquel il faut ajouter éventuellement le matériel collectif nécessaire en fonction du secours (GPS, litières, doctor down, baudriers, cordes, ancrages, poulies...) et parfois une arme de poing si probabilité de croiser un laboratoire ou une plantation clandestine.
Merci, prends soin de vous, à tout de suite,
Julien
mercredi 8 juin 2016
jeudi 2 juin 2016
mardi 10 mai 2016
RETEX Equipes Médicales- Attentats du 13 novembre 2015
Retour d’expérience des attentats du 13 novembre 2015:
Prise en charge secouriste et interactions avec les équipes médicales
- Résumé
Les attentats de Paris du 13 novembre 2015 ont confronté les secours à de nouvelles problématiques: l’engagement des secours en zone non sécurisée, le très grand nombre de victimes civiles présentant des blessures de guerre, une stratégie d’évacuation adaptée à cette situation de catastrophe à effet majeur.
Pour la première fois en France, le concept tactique du « plan rouge alpha » a été appliqué: triage médical, damage control préhospitalier, médicalisation uniquement des urgences absolues le nécessitant et transport rapide vers les centres hospitaliers. Ces principes de sauvetage au combat ont permis de sauver le maximum de vies.
Mots clés
Triage · Damage control préhospitalier · Premiers secours
- Introduction
Au quotidien comme en situation de catastrophe, la survie des victimes est souvent conditionnée par la réalisation de gestes adaptés dès les premières minutes après la blessure. En situation d’attentats, les équipes secouristes des sapeurs-pompiers sont ainsi en première ligne pour extraire les blessés exposés à une menace persistante, assurer leur survie jusqu’à l’arrivée des équipes médicales et préparer au mieux leur prise en charge et leur évacuation rapide.
Lors des attentats du 13 novembre 2015, le nombre de victimes, leur dispersion sur de multiples sites et l’insécurité persistante ont rendu d’autant plus complexe l’organisation initiale des secours. Cent vingt-cinq engins de la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP), armés par 430 secouristes et renforcés rapidement par de nombreuses équipes d’associations agréées de sécurité civile (Protection civile, Croix Rouge, Ordre de Malte notamment) ont dû assurer la prise en charge initiale de 381 victimes en zone d’insécurité.
Les premiers retours d’expérience ont permis de confirmer l’importance de certaines actions et de mieux décrire les difficultés rencontrées.
- Prise d’appel et engagement des secours
S’ajoutant aux difficultés inhérentes à la réception d’un très grand nombre d’appels en quelques minutes, la dispersion de plusieurs centaines de victimes de fusillade dans un même arrondissement a confronté les centres de réception des appels d’urgence à des enjeux particuliers: identifier les sites concernés malgré la diversité des adresses données par les requérants, centraliser rapidement les informations relatives à la menace pour guider au mieux les équipes vers des zones aussi sécurisées que possible et prodiguer aux requérants des conseils téléphoniques adaptés: confinement, fuite, conseils pour tenter de stopper les hémorragies externes...
- Arrivée sur place des équipes secouristes
Le 13 novembre, les secours ont été confrontés à deux types de menace: une menace potentielle, les terroristes ayant a priori quitté les lieux mais n’étant pas localisés par les forces de police, et une menace réelle, au Bataclan, où certaines équipes secouristes de la BSPP ont été directement prises à partie (impacts de balles sur les engins), d’autres ayant continué leur progression malgré les tirs difficilement localisables.
L’enjeu était alors de concilier efficacité des secours et engagement en sécurité. Le bilan d’ambiance réalisé par les premières équipes a permis d’adapter au mieux l’engagement des équipes suivantes en fonction de la victimologie (nombre de patients classés urgences absolues [ UA ] et urgences relatives [ UR ] ) et du contexte tactique (zonage, axes dangereux...).
La réalisation d’une zone de déploiement initiale, en particulier sur le site du Bataclan où les victimes étaient très dispersées et où un danger persistait (terroristes toujours sur les lieux contrairement aux autres sites) a permis de coordonner l’engagement interservice des moyens depuis une zone sécurisée à proximité de l’intervention.
Le risque de sur-attentat ou d’agression envers les équipes préhospitalières étant une préoccupation majeure, des « petites norias » ont été réalisées sous la protection de la police afin de mettre en sécurité victimes et secours.
- Réalisation de gestes de survie
Les victimes de fusillade s’apparentent par de nombreux aspects à des blessés de guerre. En zone non sécurisée, les seuls gestes réalisables sont des gestes de sauvetage.
Après mise à l’abri, les enseignements du sauvetage au combat et les retours d’expérience de nombreux attentats soulignent les enjeux prioritaires que sont, sur le plan secouriste, l’arrêt des hémorragies externes, la libération des voies aériennes supérieures, la gestion des plaies thoraciques (position, pansement « 3 côtés »...) puis la prévention de l’hypothermie.
Le regroupement des victimes et une première catégorisation en UA et UR facilite ensuite la prise en charge médicale et le début des évacuations.
Depuis de nombreuses années, la BSPP forme ses secouristes à l’utilisation de garrots et de pansements compressifs d’urgence. Chaque engin de prompt secours peut prendre en charge quatre à cinq victimes présentant une hémorragie en fonction de leurs lésions.
Le 13 novembre 2015, devant le nombre de victimes et la présence pour chacune d’entre elles de plusieurs lésions hémorragiques, les moyens de contrôle de l’hémorragie ont rapidement été consommés.
Depuis les attentats de janvier 2015, la BSPP avait engagé une réflexion sur l’évolution du matériel d’arrêt des hémorragies mis à disposition dans ses engins de premier secours. S’inspirant de l’expérience du service de santé des Armées en opérations extérieures, ces travaux ont conduit à l’élaboration d’une trousse « Hémorragies en situations d’exception » pour venir compléter le matériel en dotation courante.
Cette trousse est actuellement en dotation dans tous les engins de la BSPP. Elle comprend notamment deux garrots tactiques tourniquets (en complément de ceux du sac de secours et du véhicule) et un pansement hémostatique de type Quikclot Gauze®.
- Contact médical et évacuations
Dès que possible, la prise en charge médicale des blessés graves fait suite aux gestes secouristes. Lorsque le nombre de blessés graves dépasse largement le nombre d’équipes médicales, le choix de faire évacuer certains blessés par des véhicules non médicalisés peut permettre de ne pas retarder leur admission en milieu hospitalier. Le concept tactique du « plan rouge alpha » prévoit ainsi que l’ensemble des patients classés UA (incluant les extrêmes urgences [ EU ] et les premières urgences [ U1 ]) bénéficie d’un tri et d’un conditionnement médical, puis que le transport des EU soit effectué par des équipes médicalisées et celui des U1 éventuellement par des équipes secouristes après réalisation des gestes médicaux nécessaires.
Dans ce même plan, la séparation des UR en U2 et U3 permet d’accélérer les évacuations en assurant le transport des patients les moins graves par bus collectifs vers des services d’urgence si possible à distance de l’événement.
En complément, les caractéristiques spécifiques d’une fusillade en milieu civil ont conduit les équipes à s’adapter à deux contraintes majeures; une très importante proportion de victimes catégorisée UA en comparaison à d’autres types de situations civiles (attentats par explosion...) ou militaires (victimes bénéficiant de protections balistiques) et une insécurité persistante compliquant l’arrivée des véhicules de renfort et l’organisation du tri puis des évacuations.
Un triage simplifié a dans ce contexte été réalisé par plusieurs médecins avec catégorisation de la façon suivante: UA pour les victimes blessées au thorax, à l’abdomen et/ou en choc hémorragique, UR pour les autres victimes y compris les plaies de membres garrotées.
En raison du nombre initialement insuffisant d’équipes médicales sur plusieurs sites et des délais nécessaires pour faire accéder les renforts, le choix a souvent été fait de privilégier un transport rapide par des équipes secouristes vers des structures hospitalières adaptées. En effet, dans les 20 à 30 premières minutes de l’événement, il faut souligner que certains engins de prompt secours n’ont pas pu être renforcés par des équipes médicalisées, soit parce qu’ils ne pouvaient pas attendre leur arrivée car ils étaient sous le feu, soit parce qu’il n’y en avait pas de disponibles immédiatement, ou que leur accès était rendu difficile par la manœuvre de police. Dans ces situations, le choix médical (directeur des secours médicaux ou salle de crise santé de la BSPP) d’une évacuation rapide a parfois semblé la meilleure solution en termes de balance bénéficie/risque pour la survie des victimes.
Par ailleurs, la réalisation de colonnes d’évacuation avec un moyen médicalisé pour plusieurs VSAV et escorte policière a parfois semblé intéressante pour mutualiser tant la protection policière que les équipes médicales, sous réserve de ne pas retarder l’évacuation des blessés graves. Chaque engin de premiers secours assurait alors le transport de 3 à 4 UR ou 1 UA et 1 UR. Une équipe médicale effectuait la surveillance et les soins en cours d’évacuation de l’ensemble de la colonne.
- Conclusion
L’action rapide des équipes secouristes participe à la survie initiale des blessés tout en favorisant leur prise en charge médicale et leur évacuation. En situation de catastrophe, une parfaite coordination entre ce premier maillon, les servi-
ces de police, les équipes médicales préhospitalières puis les hôpitaux fait partie des conditions indispensables à une prise en charge efficace de chaque blessé.
M. Franchin · B. Frattini · F. Briche · S. Travers · M. Bignand · J.-P. Tourtier
Reçu le 8 janvier 2016 ; accepté le 13 janvier 2016
© SFMU et Lavoisier SAS 2016
>> Lien vers les autres Retour d’expérience des attentats du 13 novembre 2015.
vendredi 6 mai 2016
lundi 4 avril 2016
vendredi 11 mars 2016
dimanche 17 janvier 2016
lundi 12 octobre 2015
Permaculture en milieu Urbain
Libellés :
Finances,
H2O,
L'urbain,
Les Témoins,
nourriture,
organisation,
Permaculture,
Philosophie,
Premiers pas,
retranchement,
Survivalisme
mardi 22 septembre 2015
Le Homestead de la famille T.
Le concept de Base Autonome Durable, soit cette intention individuelle, familiale ou clanique d'enracinement stratégique capable de cristalliser une certaine indépendance, peut prendre une multitude de formes et de fonctions.
En 1870, la population du territoire du Montana était de 20 000.
En 1880, elle était de 142 000, avec, entre autre, une émigration importante d'allemands, d'irlandais, de français et de hollandais.
En 1900, la population du Montana atteignait les 243 000.
C'est au détour d'un petit chemin de terre que la maison coupée a la hache se découvre…au milieu des herbes sauvages et joueuses.
Devant la maison, comme une promesse d'autonomie, comme un défi a la vie, se trouve le jardin potager familiale comme il se tenait a l'époque. Toutes les plantes qui s'y développent proviennent de graines d'héritage de 1904.
Passé le jardin et les bourrasques de fleurs a miel, la modeste citadelle perce le ciel du Montana.
L'entrée nous invite aux quatre vents: a l'est le salon. A l'ouest la salle a manger. En haut et faisant face au nord les chambres et l'espace de travail. Et au sud la cuisine.
Le salon est sobre. Le poêle a bois d'origine, décoré de parures d'or veille toujours au bien être de ses troupes.
Dans la salle a manger, un meuble couronné de fleurs reflète la lumière précieuse et transitoire. Devant une fenêtre épaulée de draps blancs, une machine a coudre attend le rythme du faire et du défaire.
Plus haut quelques chambres fantômes…comme si elles s'étaient faites prendre au piège du temps. Des lits froids. On y ressent encore les prières tardives de leurs hôtes.
La fenêtre du palier, sentinelle du rendement énergétique…
Dans la pièce de travail, calque architecte de la cuisine en dessous, un métier a tisser transforme la laine. L'alchimie modeste. Productions simples et utilitaires.
Au fond, dans la cuisine, pièce maîtresse de l'échiquier, un poêle généreux s'offre a la lourde responsabilité de faire vivre la maison. Il chauffe, réchauffe, fait bouillir et malaxe les végétaux. L'organisation est simpliste, mais efficace. Les poêles en fonte attendent leurs tours de garde…et les bocaux, soigneusement posés sur une étagère de cèdre, semblent timidement défier la faim.
Derrière et sous un toit des outils ménagers. Une baignoire en taule suspendue, comme un cercueil a crasse, quelques chaises a bavarder et le triangle, le clairon a soupe.
Un peu plus loin le puits. A quelques pas de la cuisine, il se tient au garde a vous sous les pattes d'un arbre reconnaissant. Les arrosoirs semblent fatigués des aller-retours et se reposent sur la palissade, le nez au ciel...comme pour conjurer la pluie.
Encore un peu plus loin le cellier. Trou béant d'un coté et bossu de l'autre. L'herbe sauvage pousse sur son dos. Au fond, des tonneaux et des étagères solides attendent le surplus des récoltes.
Sur la palissade des haricots grimpent…tout est pensé, lié, relié et utilisé.
La cabane a mouche (il n'y a pas de salle de bain dans la maison) abrite le bois sec qui sent bon…prêt a rejoindre la cuisine sur son cheval de course en pin durci par le fer.
A coté, une grosse scie propulsée par un bras mécanique reflète la dureté de l'hiver a venir. Jugée et condamné, un bout d'arbre s'est résigné aux lois de la thermorégulation.
Les poules se moquent des ombres. Pour le bonheur des Hommes, elles s'obstinent chaque jours a vouloir repeupler l'univers tout entier…et chaque jours elles échouent.
Le champ de blé s'étend sur l'aile droite de la ferme. Quelques hectares. Lui aussi est de 1904. Si le jardin potager est un feu d'artifice, les millions de maigres tiges séchées par l'été et battues par le vent d'ouest s'abandonnent a l'inévitable réalité de leur rôle: faire perdurer les Hommes.
Dans un monstre sombre de poutres noircies et de terre piétinée, la forge familiale s'endort. Le charbon est essoufflé, la roue épuisée et les marteaux rangés. La métallurgie est la sorcellerie des hommes ordinaires…
Sous quelques planches jetées au hasard des longueurs, une voiture rêve d'assouvir le désir des Hommes: aller voir ailleurs...
L'étable s'impatiente de ses vaches. Sans elles sa nature est vide de sens.
Le Homestead de la famille T. est aujourd'hui ouvert au public de Juin a Septembre et 7/7J. Des volontaires locaux en costumes d'époque font revivre l'espace tel qu'il était utilisé en 1904 (pas d'eau courante, pas d'électricité etc.), et font des démonstrations de tissage, de couture, de menuiserie, de jardinage et de forge. La cuisine est toujours ouverte et les visiteurs peuvent goûter aux plats de l'époque constamment préparés sur le poêle.
Inscription à :
Articles (Atom)









































































