vendredi 10 avril 2020

Interview - LE MONDE




Je voudrais sincèrement remercier le journal “Le Monde” pour m’avoir contacté il y a quelques semaines pour une interview sur la thématique du Survivalisme. Je suis toujours enthousiasmé d’avoir l’occasion de peut être influencer les lecteurs de journaux aussi sérieux que Le Monde, surtout dans une période de crise sanitaire et de tensions complexes sur nos sociétés.

Bien sur, je voudrais surtout remercier Le Monde pour, encore une fois, ne pas avoir publié ne serait-ce qu’une seule phrase de mon interview, et pour s’abandonner a la paresse intellectuelle remarquablement systémique chez nos journalistes; repli, croyance, catastrophe, sacs de nourriture, jubilation, néonazis, défiance vis-a-vis de l’Etat, fusils et arbalètes, lubies…sont les mots utilisés dans cet article pour dépeindre “les survivalistes”.

Et finalement merci de politiser le tout, en nous rappelant que “…le mouvement né aux États- Unis dans les années 1970 avec Kurt Saxon, un libertarien proche des néonazis, et par le courant européen de l’extrême droite identitaire, incarné par le Français Alain Soral ou le Suisse Piero San Giorgio, ils comptent aussi dans leurs rangs quelques « eco-warriors » d’extrême gauche, engagés dans un combat pour sauver la planète.”

Dans un effort de clarté, et pour peut être mettre a nu les motivations journalistiques, je partage ici même l’interview originale, qui n’a donc pas été publiée.

Merci a vous de partager cet article le plus possible !


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LE MONDE - Etes-vous surpris de ce qui arrive, à savoir cette pandémie de Covid 19 ?

volwest - Qu'il soit question de catastrophes naturelles, technologiques, économiques, sociales ou aujourd’hui sanitaires avec le coronavirus, chaque année de part le monde, des tensions plus ou moins dynamiques, plus ou moins lourdes et longues, perturbent la complexité de nos infrastructures techno-dépendantes, menacent le bon fonctionnement de nos systèmes de support tels que nos hôpitaux ou nos chaines d’approvisionnements, altèrent la nature même du vernis social ambiant, et finalement bouleversent, parfois violemment et soudainement, la stabilité physique et psychologique de millions de foyers.

- Athènes: Crise économique de 2012
- Aleppo: Guerre civile et sécheresse depuis 2011
- Japon: Tsunami et désastre nucléaire de 2011
- Caracas: Crise économique depuis 2010
- Mexico: Guerre des cartels depuis 2006
- USA: Ouragan Katrina de 2005
- Bagdad: Guerre et occupation militaire depuis 2003
- Argentine: Crise économique de 1998 a 2002
- Sarajevo - Siege de 1992 a 1996
- USA: Emeutes de 1992
- Mogadishu: Famine et guerre civile depuis 1991
- Russie: Effondrement de l’URSS des années 90
Etc.

La seule chose qui me surprend encore, est ce rapport de dépendance a outrance que nous, le peuple, entretenons avec l’Etat pour tout nos besoins de première nécessitée: nourriture, eau potable, énergie, soins et protection.



LE MONDE - Est-ce notamment, en prévision d'une telle crise que vous avez adopté depuis longtemps une façon différente de vivre ?

volwest - L’idée n’est pas de prévoir les crises en ce demandant “comment vais-je survivre a demain” ?
L’idée est est de se demander “comment est-ce que je veux vivre des aujourd’hui” ? Crise ou pas !

Outre les petites excentricités technologiques dont nous jouissons aujourd’hui, notre manière de vivre s’inscrit dans une longue lignée de rusticité “péquenaude”, de cohérence écologique, d’indépendance et finalement de résilience:

- Je ne m'intéresse pas a certaines méthodes alternatives de productions alimentaires comme la Permaculture pour survivre une famine dans le cadre d'un effondrement total et systémique du monde tel que nous le connaissons.
Je m'intéresse a ces pratiques alternatives et parfois ancestrales pour contribuer, a mon échelle, a la construction d’une dynamique agricole locale, stable, cohérente et durable, pour pouvoir consommer des aliments sains, et finalement pour m'émanciper le plus possible d'un univers agro-alimentaire aujourd'hui principalement gouvernée par l'agri-business, la monoculture et plus largement l'agriculture intensive.


- Je ne m'intéresse pas a la chasse pour le plaisir de tuer un animal, pour assouvir une quelconque pulsion “d’homme des cavernes” ou satisfaire un besoin en viande éléphantesque.
Je m'intéresse a la chasse pour m'éloigner de la manière dont notre espèce conçois la consommation de protéines animales au travers de stratégies d’élevage obscènes, et pour peut être redécouvrir une certaine vigueur primitive, soit une connexion au naturel responsabilisante et honnête: si je veux manger de la viande, je me dois de tuer l’animal.


- Je ne m'intéresse pas aux méthodes alternatives de production d'énergies pour pouvoir continuer d'utiliser mon frigo et ma tablette quand la troisième guerre mondiale éclate.
Je m'intéresse a la production d’énergie a l’échelle individuelle, familiale et clanique pour réduire mes factures mensuelles, pour gérer le plus simplement possible une coupure de courant, et pour sécuriser toujours un peu plus d'indépendance face a certains enjeux géo-politiques, écologiques et économiques concernant l'énergie.


- Je ne m'intéresse pas a la médecine et aux techniques de premiers soins pour pouvoir me faire des points de sutures après une fusillade quand l'effondrement de l'économie globale nous aura plongée au 18ème siècle.
Je m'intéresse a l’univers complexe de la médecine pour pouvoir intelligemment porter assistance a une personne victime d'un accident de la route, d'une agression physique, d'une chute ou d'un malaise.


- Je ne fais pas de la récupération des eaux de pluie pour pouvoir continuer de boire durant la prochaine pandémie.
Je m'intéresse a cette pratique intelligente pour réduire mes factures, pour arroser mes légumes avec de l’eau de pluie, pour avoir la capacité d'offrir un soutien logistique a l'échelle de mon quartier durant une coupure d'eau, et finalement pour réduire le gaspillage systémique et collectivement suicidaire de cette ressource critique.


- Je ne m'intéresse pas aux armes a feu pour tuer quelques pilleurs durant une guerre civile. Je m'intéresse a ces outils pour avoir un moyen adapté de défendre ma vie et la vie de mes proches dans un cadre extrêmement précis et stricte, pour pouvoir récolter ma propre viande, aussi dans un cadre extrêmement précis et stricte, et finalement pour contribuer a un certain équilibre de la force face au système et m'émanciper du monopole ambiant concernant mon droit naturel d'avoir la capacité d'affirmer ma propre conscience.


- Je ne fais pas des réserves de nourriture pour pouvoir bouffer dans mon coin quand le reste du monde a faim.
Je m'intéresse a cette tradition ancestrale pour faire des économies, pour mitiger les fluctuations de prix causées par la spéculation sur les produits de base, pour respecter les cycles de production de notre potager imposées par la nature, pour construire une certaine résilience alimentaire et m'émanciper d'un système de distribution aujourd'hui principalement "juste-a-temps".



LE MONDE - Vous sentiez vous aujourd'hui, en raison de votre mode de vie, plus prêt que d'autres à affronter une telle crise? comment appréhendez vous ce qui se passe ?

volwest - Une telle crise ?
De ma fenêtre, nous avons toujours l’eau courante, le frigo qui tourne, le chauffage central, le tout a l’égout, PornHub, les services d’urgence et la télévision !

Encore une fois l’idée n’est pas d’être prêt a surmonter une crise…l’idée est de devenir les acteurs de notre propre bien être, en construisant, en parallèle de nos sociétés complexes et fragiles une manière de vivre moins dépendante. C’est reprendre le contrôle de sa propre condition.

Maintenant…avons-nous été obligé de nous ruer dans les supermarchés pour acheter des pâtes, du PQ et des boites de Doliprane ? Certainement pas: qui peut le plus, peut le moins.



LE MONDE - Certains survivalistes, sur les réseaux sociaux, semblent se réjouir de cette crise qui donne raison à leur engagement: est-ce votre cas ?

volwest - Pas du tout. La souffrance, physique, économique ou encore émotionnelle que doivent endurer les personnes directement touchées par la maladie, le personnel soignant ou encore les PME obligées de mettre la clé sous la porte me remplit de tristesse et d’humilité.

C’est un moment tragique.

Cependant, il me parait important de dénoncer notamment les médias grand publique pour avoir fait un travail de moquerie systématique des “Survivalistes” ces 10 dernières années. Peut être aussi que si les médias ne nous avais pas fait passer pour de grands farfelus névrosés qui attendent la fin du monde dans nos bunkers, nos voisins et nos collègues de bureau seraient aujourd’hui plus résiliants, plus bienveillant, plus sereins, plus stables…



LE MONDE - Comment vivez-vous aujourd'hui, avez-vous adapté votre vie à la pandémie ou votre façon de vivre "avant", suffit à bien affronter cette crise ?

volwest - Nous n’affrontons rien…

Nous préparons notre ferme urbaine au printemps. Nous plantons nos tomates, nos salades, nos épinards et nos poivrons dans la serre que nous avons construit nous même. Les poules se promènent de plus en plus au fur et a mesure que la neige fond et nous donnent des oeufs frais et bio tous les jours. Nos abeilles commencent a sortir les jours de soleil. Nous leurs donnons des galettes de pollen pour indiquer a la reine qu’il est temps de pondre.

La neige qui fond est en train de remplir nos cuves de 1000 Litres pour l’arrosage. Nous faisons du troc avec un fermier local pour du lait de vache que nous transformons en beurre et en fromage.

Nous finissons les projets d’hiver. Un peu de couture, un peu de bricolage sur la maison, un peu d’artisanat…



LE MONDE - Comment vous êtes vous préparé matériellement, physiquement et mentalement pour affronter tous les accidents potentiels ?

volwest - Vouloir être capable d’affronter tous les accidents potentiels est totalement idiot. D’une part c’est impossible (voir la loi de Murphy), et d’autre part c’est un coup a devenir fou !

Avant de se poser la question de comment se préparer a survivre je ne sais quoi, il me parait pertinent de se poser la question de comment vivre !

- Vivre ou ?
- Avec qui ?
- Manger quoi ?
- Boire quoi ?
- S’informer ou ?
- S’éduquer ou ?
- Produire quoi ?
- Consommer quoi ?



LE MONDE - Craignez vous aujourd'hui la réaction de tous ceux qui ne se sont pas préparés à vivre de tels événements? des réactions irrationnelles ou des réactions de violence ?

volwest - Lorsque nous prenons la décision de devenir totalement dépendant de la société pour nos besoins les plus basiques, il est effectivement inévitable de voir germer des comportements irrationnels et violents si la société ne peut assurer sa part du contrat.

Effectivement la réaction du collectif face a la faim, la peur, l’inconnu, la solitude ou encore la douleur est largement prévisible. L’histoire de notre espèce est plutôt catégorique: ça coupe, ça écrase, ça perce, ça arrache, ça viol, ça pend, ça égorge et ça brule tout…



LE MONDE - Envisagez vous dans les jours, les semaines ou les mois qui viennent, de vous éloigner (plus que vous ne l'êtes) afin d'éviter les contacts extérieurs ou vous sentez-vous en sécurité là où vous êtes ?


volwest - L’option Zarathustra m’a toujours séduite…mais c’est en s’enracinant autour d’un clocher de village que nous devenons réellement résilient.



LE MONDE - Espérez vous que individuellement ou au niveau des Etats, des leçons seront tirées de cette crise, et lesquelles ?

volwest - A l’échelle des Etats, il me parait peu probable de voir des changements de fond capables d’optimiser la résilience du peuple, puisque la motivation première des Etats et des gouvernements est justement le maintient en place d’un peuple consommateur, abruti et dépendant.

Nous verrons sans doute des petits pas de danse pour projeter une aura salvatrice, peut être un peu plus de matériel dans les hôpitaux, mais il est a craindre de surtout voir apparaitre une multitude de lois et de mesures donnant aux Etats encore et toujours plus de pouvoir…pour notre plus grand bien évidement !

A l’échelle des individus, et si je dois rester le plus honnête possible, je pense que l’apathie cristallisée ces 40 dernières années fera que la grande majorité des gens ne tirerons aucunes leçons de cette crise sanitaire.

Bien sur, j’espère largement me tromper…et témoigner ces 10 prochaines années d’une révolution de la conscience collective et d’un changement radical de paradigme tournée vers l’indépendance et la résilience citoyenne.

A suivre…





19 commentaires:

  1. Cette fois je ferais très court : Bravo ! Respect ! Une synthèse formidable.

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    1. Merci pour ton travail, ta générosité à partager gracieusement ton savoir. Il est certain que ce journal ne te mérite pas, j'espère qu'il est resté au plus fidèle de tes propos.

      Noyau dur sur Patreon

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  2. Vraiment bien fait, je partage entièrement cette façon de réfléchir et ce mode de vie. En espérant que quelques esprits s’éveilleront après la lecture de cet article.

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  3. on ne peut plus partager , la censure est en marche , ce qui corrobore votre conclusion.

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  4. Cela me m'étonne guère,le Monde est un journal qui s'adresse à l'inteligencia bien pensente parisienne, ancrée dans un système de castes.les lecteurs du Monde sont totalement assujettis au gouvernement et n'imaginent pas que leur univers puisse un jour être remis en cause.le Monde est l'organe de propagande du parti présidentiel.

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  5. Ne jamais faire confiance à L'imMonde ...

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  6. Totalement d'accord avec tes propos,mais le journal le monde est un suppôt de l'état donc ne pas abonder en leur sens d'un état patriarcal et protecteur ne plaide pas en ta faveur, il s attendait à un archétype du survivaliste prêt à flinguer le premier qui approche,plutôt qu un autonomiste qui réfléchi personne dangereuse pour un état car peu de moyen de pression.
    Donc du pain et des jeux recette miracle.
    Et puis le journal le monde on peut l inclure dans un kit pour faire du feu ou se nettoyer les fesses.

    Bon courage

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  7. Incroyable, ce journal refait le coup de la (jubilatoire) interview que vous avez donnée à Marianne. On n'apprend rien en France?
    Vous débordez de ces cases dans lesquelles en France (et je pense dans d'autres pays d'Europe) on doit se trouver sous peine de perturber l'ordre conservateur gaucho-libéralo-technologiste. Beaucoup s'y sentent si bien, comme les journalistes du Monde justement. Cela leur donne la sécurité d'un conservatisme collectif.
    Pour ma part en tout cas, plus je vous lis plus j'apprécie. Continuez ! :-)

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  8. Ca fout la rage que cet article ne puisse pas être lu par un max de gens. Je suis sûr que ça en amènerait beaucoup à la réflexion.

    En même temps Volwest, pas étonnant qu'ils n'aient pas publié l'interview, leurs questions sont nazes et ils comprennent avec tes réponses qu'ils n'ont rien compris à ta façon de voir les choses. Et un "grand" journal serait mal vu de publier un regard critique sur le monde actuel et nos dirigeants.

    En tout cas tu as de nouveau joué le jeu en faisant l'exercice et en sachant que cet interview pourrait ne pas être publiée. Heureusement qu'il y a ton blog. Merci pour cette lecture et portez-vous bien.

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  9. Salut Vol
    Depuis 10 ans, et sur le fond et sur la forme j'ai toujours été en accord avec ta vision du survivalisme. J'ai suivi bon nombre de tes conseils pour amélioré ma résilience en commençant par le choix de notre BAD ainsi que les nombreux aménagements toujours accès sur cette fameuse résilience, toujours grâce à tes conseils.
    Par contre, dire du Monde que c'est un journal sérieux alors là, les bras m'en tombent. Il n'y a rien de pire comme organe de désinformation. Ils sont pitoyables et minables, imprégné de mépris. Ils ont même inventé le « décodex » qui aurait pu être imaginé par Orwel dans son livre 1984...
    Ils soutiennent toutes les guerres hégémoniques et économiques et prônent une gouvernance mondiale des élites contres les peuples. Ce torchon est méprisable et ne survit que grâce au subventions publiques, tout ça pour nous ré-éduquer...
    Enfin, espérons que ton interview sera retranscrit dans le respect de son essence même, ce qui m’étonnerait beaucoup...
    Keep safe

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  10. Salut Vol...Un article de la sorte publié sur le " Monde " mais c'est une précieuse ridicule ? Trop d’honnêtetés pour être publié. Le survivalisme tel que tu le conçois est, et restera dans la sphère privé, tu nous vois être utile, les uns envers les autres ?
    Je viens de voir que tu es sur " Patreons ", je ferai bien un saut. Bonne soirée.
    Perma et Survivalisme...

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  11. Salut Vol West,

    Un simple message pour te remercier sincèrement du travail que tu fais depuis 10 ans. Je suis tes vidéos et publications depuis 2 ans, j'ai également acheté ton livre.
    Petit à petit je modifie ma vie pour la rendre plus résiliante, plus vraie et c'est en partie grâce à toi.

    Merci pour de nous partager ta connaissance.

    Sois bénis.

    Victor

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  12. Quand j'ai vu que tu donnais une interview à ce journal, je me suis demandé s'ils seraient fidèles à ce que tu dirais car je savais que tu serais fidèles à ce que tu es. Je ne me suis pas trompée. Merci de nous donner la vraie version.

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  13. Salut Vol West, merci pour les connaissances que tu nous partages!
    Quand on veut vivre à la campagne pour être autonome en tant que célibataire: comment gérer l'aspect social, le potentiel isolement d'une vie nouvelle à la campagne quand on a vécu très longtemps en ville (en plein cambrousse dans une maison qu'on retape avec le soleil qui se couche à 16h45 et les échecs du potager des nombreux essais etc, comment être heureux et garder courage)?
    Bonne journée à toi !

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  14. Cher Volwest,
    Il ne faut JAMAIS répondre à des "journalistes" Français. Jamais. Sous aucun prétexte. Les journalistes français ne sont rien d'autre que des commissaires politiques au service de la bobocratie parisienne (pour te donner un élément de comparaison: l'ultra-bourgeoisie dégénérée de San Francisco, ça te donne une idée...), voir directement au service du gouvernement Français.
    Fin 2017, les clubs de tir français ont été informés que des journalistes de la télé cherchaient à faire un soit-dsant reportage sur les clubs de tir, suite aux très nombreuses adhésions en club qui ont suivi les attentats de 2015 et 2016. Il était demandé de ne pas répondre à ces demandes.
    Quelques armureries ont acceptée...Et ça n'a pas raté: le journaliste arrive à obtenir des "confidences" de l'armurier sur comment s'armer dans licence de tir ni permis de chasse...Comment modifier telle arme pour qu'elle ait plus de coups dans le chageur, etc...
    Quelques mois plus tard, l'armurerie en question s'est prise une fermeture administrative...Et nous nous sommes "mangé" deux décrets successifs dans les deux années qui ont suivi pour interdire les mitrailleuses à bandes, renforcer la neutralisation des armes neutralisées, interdire les AK d'origine, et castrer encore plus nos pauvres fusils à pompe à canon rayé, qui ne servaient déjà pas à grand chose....
    Conclusion: toujours cracher à la gueule d'un journaliste Français quand il te demande quelque chose.

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