lundi 1 février 2016

Interview Marianne - Le Survivaliste


Cette Interview pour le magazine Marianne effectuée en Juillet 2015 n'a jamais été publiée. Je tenais a la déposer sur le blog…




1 – Pourriez-vous rapidement vous présenter (âge, profession, situation familiale, formation ?)

J'ai 42 ans.
Etant donné que le salariat et l'idée de carrière ne m'ont jamais attiré, j'ai exploré pas mal d'environnements professionnels. J'ai été moniteur pour enfant et ados à V.V.F pendant quelques saisons, photographe, tireur et retoucheur à Paris puis à Los Angeles, charpentier pour le cinéma à Hollywood, encadreur pendant pas mal d'années et finalement je me suis mis à mon compte en me spécialisant dans tout ce qui est construction bois: maisons, meubles, terrasses, escaliers, palissades etc.

Entre deux bouts de bois, j'écris aussi.






1 bis – Vous tenez un blog appelé le Survivaliste qui est connu de tous les adeptes du mouvement, quand l’avez-vous lancé, dans quel but ?

Officiellement, j'ai commencé le blog en Aout 2010…mais bien avant sa mise en ligne, je participais déjà à de multiples projets plus ou moins fermés sur ces thématiques larges de prévoyance, de résilience et d'autonomie à l'échelle familiale.

Le blog n'est qu'une suite logique de ce travail de fond qui concerne non seulement les notions de responsabilisation citoyenne face à une urgence quelconque, petite ou grande, personnelle, locale, régionale, nationale ou globale, mais aussi et peut être surtout l'exploration d'une certaine philosophie de vie.

Pour ce qui est du but…il est multiple:

·        Tenter de sensibiliser les gens aux notions de prévoyance, de résilience et d'autonomie et dès lors minimiser la panique et la surenchère que provoque, par sa nature, une situation d'urgence sur la fabrique sociale.

·        Explorer, partager et confronter ma vision du monde ainsi que les enjeux, présents et futurs, auxquels nous nous devons de réfléchir.




2 - Combien de visites enregistrez-vous par jour ou par mois ? D’où viennent vos lecteurs ?

Ah, les mathématiques… !

Les visites dépendent principalement des sujets abordés, de l'actualité, de la fréquence et de la qualité des publications…mais dans sa globalité, le blog a fait plus de onze millions de pages vues en cinq ans.

La provenance des lecteurs reflète la nature polyvalente du blog. Les sujets sont variés, les lecteurs aussi. Certains viennent pour les articles sur la permaculture, la médecine, les énergies alternatives, le matériel, la philosophie…d'autres encore pour les sujets sur la protection personnelle. 

Le dénominateur commun est sans doute la prise de conscience des problématiques actuelles et de la fragilité ambiante.

Cette fragilité est tour à tour économique, psychologique, physique, sociale, alimentaire, environnementale…peu importe. Les lecteurs sont là parce qu'ils sentent et ressentent, à des degrés différents, une certaine incohérence, voire peut-être une certaine schizophrénie concernant la nature de notre monde moderne et les directions adoptées par nos dirigeants et la volonté collective.




3 – Pourquoi vous faites-vous appeler Vol West ?

Dans un premier temps pour protéger notre intimité. Il me parait évident, à l'ère d'internet, que la place publique est largement habitée d'individus lourds. J'en ai croisé pas mal.

C'est donc avant tout une question de légèreté et de détachement.




4 – Vous avez quitté la France pour vous installer aux Etats-Unis, pour quelles raisons, politiques, pratiques… ?

Je n'ai pas quitté la France…je suis venu vivre aux US.

En fait, j'ai eu la chance de visiter les US juste avant mon service militaire. Et lorsque je me suis retrouvé seul avec mon sac à dos à faire de l'auto-stop sur les routes de Californie, de l'Arizona et du Nouveau Mexique…je suis tombé amoureux. Ça a été un coup de foudre. D'abord d'un paysage, d'une lumière, d'une odeur…et puis plus tard d'un rythme et d'une culture.




5 – Comment vous est venu votre intérêt pour les méthodes de survie et l’apprentissage d’un mode de vie basé sur l’autosuffisance et l’autonomie ?

J'ai toujours eu, dans mon caractère, une attirance pour ce que je nomme "indépendance". Il n'est donc aucunement question d'un "intérêt", mais bien d'une force vitale. Je ne suis pas "intéressé", je suis dépassé, poussé, habité...

Par exemple, j'ai très vite développé une profonde méfiance pour l'école…que j'ai toujours intériorisée comme une sorte de formatage obligatoire en vue d'adhérer à un moule qui, en soi, ne me correspond pas.

Si nos natures ne peuvent supporter ou gérer ces formatages, ces abrutissements qui sont de moins en moins subtils, alors il n'y a plus beaucoup d'issues de secours. Apres l'exploration de plusieurs possibilités, dont la soumission et le rejet total, la voie de l'indépendance m'est apparue comme la plus stable, la plus généreuse et surtout la plus durable.

Mais mon parcours est essentiellement intuitif, en évolution permanente.

Les gens ont souvent l'impression que les évolutions sont forcément soudaines, brutales et radicales…ce n'est pas nécessairement vrai. Je ne me suis pas réveillé un matin en me disant "Le monde va mal, je vais être Survivaliste !"…ou encore "l'économie globale va s'effondrer, je vais être Survivaliste !".

Ce ne sont ni la peur ni la colère qui motivent mes intentions de vie…et il n'a jamais été question pour moi de vouloir détruire ou de refuser le système en place dans toute sa complexité, mais bien de construire, en parallèle, une manière de vivre qui m'apparait intelligente et cohérente. Je ne suis pas hors système, mais je ne suis pas dedans non plus. C'est un non-faire. Un non-système.

Au final, je me sens explorateur d'indépendance…et les explorations se font souvent lentement.




6 – Quels sont les auteurs (politiques, intellectuels, économistes, etc.) qui vous ont inspiré et/ou vous inspirent encore et nourrissent votre réflexion ?

Cioran dit une chose merveilleuse à ce sujet:

"Ce qui rend les mauvais poètes plus mauvais encore, c'est qu'ils ne lisent que des poètes (comme les mauvais philosophes ne lisent que des philosophes), alors qu'ils tireraient un plus grand profit d'un livre de botanique ou de géologie. On ne s'enrichit qu'en fréquentant des disciplines éloignées de la sienne. Cela n'est vrai, bien entendu, que pour les domaines ou le moi sévit."

Si mon terrain de jeu, vaste j'en conviens, me sert à explorer le Survivalisme, je dois avouer que je ne porte qu'un intérêt secondaire aux films, publications, forums ou chaines YouTube Survivalistes.

Je dévore principalement, parfois en boucle, Saint-Exupéry, Cioran, Nietzsche, Marc Aurèle, Jung, Krisnamurti, Pessoa…mais aussi énormément de documentations plus ou moins technique sur des méthodes durables de production agricole.

J'aime beaucoup lire les paysans…comme Masanobu Fukuoka ou Joel Salatin.




















7 – Comment vous définiriez-vous politiquement ?

Justement, indépendant !

Même si c'est une particularité française d'introduire la politique en tout, ça ne m'a jamais intéressé…je soupçonne une passion collective, et les passions collectives me dépriment.




8 – Y a-t-il des choses que vous faites quotidiennement, du matériel que vous ne quittez jamais ?

En cette période de Juillet, mon activité principale et quotidienne touche à la production alimentaire. J'arrose. Je bute mes pommes de terre. J'observe, je sens, j'écoute…

Outre les activités cycliques capables de happer toute mon attention comme le jardinage, la chasse ou la cueillette, il y a certains fondamentaux qui sont effectivement quotidiens. C'est par exemple tout ce qui rentre dans ce que l'ACDS (Académie Citoyenne de Défense en Situation) appelle la "Sécurité Personnelle".

Ayant principalement vécu en milieu urbain, j'ai rapidement et intuitivement développé des comportements, des attitudes et finalement des automatismes liés à mon environnement.

Pour le matériel il y a là aussi un certain automatisme, et un minimum syndical que j'ai toujours sur moi comme par exemple:

1- Téléphone portable + chargeur externe:

·    Pour rester en contact avec mes proches.
·    Pour appeler à l'aide / prévenir.
·    Pour faire une photo / filmer : une plaque d'immatriculation / une victime / un boulet…

2- Lampe torche:

·        Pour trouver un truc sous le siège de ma voiture.
·        Pour signaler: ma position / la position d'une victime…
·        Pour éblouir / désorienter un boulet.

3- Sharpie:

·        Pour écrire des trucs.
·        Pour noter l'état physique et psychologique d'une victime en attendant les secours.
·        Pour laisser un message sur n'importe qu'elle surface: béton, bois, peau, pare-brise…

4- Couteau:

·        Pour couper une ceinture de sécurité.
·        Pour visser / dévisser / enfoncer / trouer / percer / faire levier / gratter / décapsuler…et éventuellement couper des trucs.

5- Bombe Lacrymogène:

·        Pour décourager / freiner / stopper, une attaque violente et immédiate: sur ma personne, un proche ou un tiers.
·        Pour contaminer une pastille stratégique: un ascenseur, un couloir ou une cage d'escalier.
·        Pour équilibrer la donne: ils sont plus d'un.
·        Pour éviter, dans un premier temps, de foutre mon portable, ma lampe, mon Sharpie ou mon couteau sur la gueule d'un boulet.




9 – Vous êtes à l’initiative du mouvement RSF, me semble-t-il, en quoi cela consiste ? Avez-vous une idée du nombre d’adeptes « sérieux » en France ?

Le RSF (Réseau Survivaliste Francophone), est à l'origine une pulsion collective qui a pour but de faciliter ce que je considère essentiel lorsque nous parlons de résilience et qui est le lien social.

Je n'ai jamais été adepte de la stratégie du loup solitaire, ou du seul contre tous. Au contraire, je pense que la solidarité, l'entraide et la bienveillance sont naturellement porteurs de résilience, de stabilité et d'indépendance.

Cependant, un des plus gros problèmes qu'il nous faut affronter aujourd'hui est la nature de nos rapports: nos villes et nos campagnes sont noyées d'iPhones et de connections numérisées, mais la solitude et la déconnexion des sens sont devenues maladies courantes.

Il me paraissait donc important de mettre en place un réseau pour déclencher des rencontres et un rapport à l'autre qui ne se résume pas à un "like" sur Facebook, ou un débat stérile sur un forum avec "Albator427".

Les RSF sont donc organisés en départements ou en régions sur Facebook. Chaque page est tenue par un volontaire, et le tout est relié à une page mère servant de lien entre tous les RSF.

Pour ce qui est des mathématiques…je n'en ai aucune idée. Ce qui m'intéresse ne sont pas les quantités de "like", mais la nature des relations développées.




10 -  La vie d’un « survivaliste » demande de l’organisation et des sous pour l’équipement ou est-ce une impression ?

Tout dépend du niveau d'autonomie, de résilience et finalement d'indépendance que l'on veut atteindre et dans quel futur nos esprits se projettent.

Si j'ai une famille composée de 23 personnes, et que je veux survivre à la troisième guerre mondiale, thermonucléaire bien sûr…il va effectivement falloir un budget plutôt conséquent ! Plus la catastrophe anticipée est lourde et dramatique, et plus la logistique sera elle aussi lourde…et dramatique.

A la base, il y a trois univers, c'est les trois "P" :

·        L'univers du possible.
·        L'univers du plausible.
·        L'univers du probable.

Si tout est possible en terme de futur, tout n'est pas plausible et encore moins probable. Mon travail est aussi d'épurer ces univers parfois fantastiques pour n'en extraire que le probable:

·        J'ai plus de chance de perdre mon emploi que de subir l'horreur d'une guerre civile.
·        J'ai plus de chance d'avoir à gérer un incendie à mon domicile (toutes les 90 secondes en France), qu'un effondrement économique brutal et global.
·        J'ai plus de chance que ma commune soit inondée que de la voir envahie par une armée étrangère.
·        J'ai plus de chance d'être la victime d'une crise cardiaque ou d'un accident de la route que de me prendre un ICBM sur la tronche.

Se préparer, comme certains le font, à la résolution d'une problématique germant de l'univers du plausible ou du possible tout en négligeant l'univers du probable, est une stratégie de survie qui m'a toujours épaté.

Les gens font ce qu'ils veulent, mais de ma fenêtre il me parait plus judicieux d'évoluer dans l'univers du probable…ce qui évite par exemple de se retrouver en mauvaise santé, divorcé, endetté et au chômage, mais d'avoir une tenue NBC complète dans le placard et un abri anti atomique sous la pelouse inutile du jardin. Autant rejoindre le cirque Pinder et se reconvertir en clown pour faire rire les enfants.

En fait, l'organisation et l'équipement n'est pas la question. La question est avant tout "comment voulons-nous vivre ?". Catastrophe ou pas.

S'intéresser à développer toujours un peu plus d'indépendance est bien plus qu'une simple réponse instinctive face à l'incertitude générale ou à un quelconque risque d'effondrement. 

Optimiser notre niveau d'indépendance est avant tout l'action consciente de créer, par nous-même, une force intime qui tend à nous émanciper d'infrastructures et de systèmes de supports de plus en plus complexes et fragiles, tout en projetant un rapport au monde plus cohérent, résilient, stable et surtout durable.

Notre intention d'indépendance est alors tournée vers tout ce qui peut permettre d'amplifier, d'optimiser ou de sécuriser une position d'autonomie, plus ou moins grande, envers quatre systèmes "clef de voute":

1.   Le système économique.

Avoir des fonds d'urgence, apprendre un deuxième voire un troisième métier, s'intéresser à la gestion de son propre foyer ou encore faire de la récupération et du recyclage…sont des stratégies qui renforcent notre niveau de résilience et d'indépendance économique. Catastrophe ou pas.

2.   Le système hydrique.

Mettre en place un système de récupération d'eau de pluie, réduire le gaspillage ou encore intégrer des outils de filtration et d'assainissement…sont des stratégies qui renforcent notre niveau de résilience et d'indépendance hydrique. Catastrophe ou pas.

3.   Le système alimentaire.

Produire sa propre nourriture à l'aide d'un jardin potager, s'intéresser à la chasse, la cueillette et la pêche, avoir des réserves alimentaires ou encore développer des rapports sains avec nos fermiers et nos paysans locaux…sont des stratégies qui renforcent notre niveau de résilience et d'indépendance alimentaire. Catastrophe ou pas.

4.   Le système énergétique.

Optimiser l'isolation thermique de nos foyers, s'intéresser aux techniques de chauffage passif, aux énergies renouvelables ou encore intégrer un système de chauffage indépendant du réseau…sont des stratégies qui renforcent notre niveau de résilience et d'indépendance énergétique. Catastrophe ou pas.

Ces stratégies peuvent ne rien couter et surtout elles ne sont pas co-dépendantes d'une catastrophe quelconque pour améliorer la qualité de nos vies au quotidien !






11 – Vous avez co-écrit un livre avec Piero San Giorgio sur la survie en milieu urbain, pourriez-vous expliquer en quelques mots la thèse de l’ouvrage ? Il se vend bien ? Vous êtes amis ?

L'intention de Rues Barbares était d'émettre des solutions de fond, structurelles, concernant le milieu urbain : comment concevoir, développer et maintenir une intention d'autonomie mais aussi de durabilité en ville.

Notez que ce que nous nommons "ville" n'est pas défini comme environnement géographique, mais plutôt comme mode de vie. Ce mode de vie exprime une dépendance qui dépasse le seul milieu urbain. Il est possible de vivre à la campagne, mais d'avoir un mode de vie urbain, c'est à dire dépendant de la totalité des systèmes "clef de voute".

Pour ce qui est des mathématiques…à sa sortie Rues Barbares a été un Bestseller sur Amazon, et continue de se vendre plutôt bien à ma connaissance. Surtout pour un livre qui n'a jamais été pris en compte par la machine médiatique "grand public".




12 – Quelles sont les actualités ou faits récents qui vous confortent dans l’idée qu’il faut être prêt ?

Mais l'idée n'est pas "d'être prêt"…ça ne veut pas dire grand-chose. Prêt à quoi ? Et pour combien de temps ? Je peux être prêt à gérer une coupure d'eau par exemple, mais pendant combien de temps ? Et qu'arrive-t-il si l'urgence n'est pas une coupure d'eau mais la perte de mon boulot, un incendie, une maladie grave ou un accident de la route qui me paralyse a vie ? On ne peut pas être prêt à tout, c'est impossible, ce n'est pas soutenable et surtout ce n'est pas sain.

Le but du jeu n'est pas "d'être prêt", ça c'est du "Prepping" et je ne suis pas "Prepper"…la réelle portée du Survivalisme est de construire de l'indépendance, de l'autonomie, de la résilience, de la durabilité et plus largement de mettre en place des stratégies tentaculaires capables d'élargir et d'optimiser notre champ d'émancipation face à une modernité parfois schizophrène, effondrement ou pas. Catastrophe ou pas.

Maintenant, si il me faut avancer des faits…raréfaction des ressources, urbanisation massive, surconsommation, spéculation bancaire, agriculture intensive, déforestation, homogénéisation et dégénérescence intellectuelle, choc des civilisations, conflits et guerres civiles, pollution, oppression, précarisation, paupérisation, spoliation, violence, inflation, insécurité, chômage, malbouffe…c'est un flux persistant et exponentiel de mauvaises nouvelles, toutes capables, séparément ou conjointement, de cristalliser sur un présent déjà turbulent pour des millions de gens, un futur difficile et incertain pour tous.

Si à ces problématiques lourdes et systémiques nous ajoutons les faits d'actualité comme par exemple: Incident technologique Bhopal / Inde (1984), Incident technologique Tchernobyl / URSS (1986), Inondation et glissement de terrain / Venezuela (1999), Incident technologique AZF / France (2001), Ouragan Katrina / USA (2005), Inondation / Angleterre (2007), Feu de forêt / Californie (2007), Cyclones Domini et Ellie / Australie (2009), Tremblement de terre / Haïti (2010), Tempête Xynthia / Europe (2010), Tremblement de terre + Tsunami + incident technologique / Japon (2011), Emeutes / Londres (2011), Ouragan Sandy / USA (2012), Typhon Haiyan / Philippines (2013), Tremblement de terre / Népal (2015)…alors effectivement, et sans tomber dans la dramatisation gratuite, il y a au minimum de la matière à réflexion.













13 – Est-ce que le survivalisme n’est pas, quelque part, une vision pessimiste et sceptique du monde qui empêche de jouir de la vie comme elle vient ?

Jouir de la vie comme elle vient ? Vous voulez dire comme un riche Romain de l’antiquité ? Avec sandales, robe blanche, partouzes et grappes de raisin ?

Mais…qui jouit de la vie comme elle vient ? Qui n'a pas à payer ses taxes ? A aller chez le dentiste ? A gérer ses besoins physiologiques ? A s'inquiéter de l’avenir de ses enfants ? A vivre avec sa propre médiocrité ? Cette idée de jouir de la vie comme elle vient m'est étrangère…

Survivaliste ou pas, les moments sont ce qu'ils sont. Parfois beaux, parfois moches. Parfois tendres, parfois violents. Parfois riches, parfois pauvres. Parfois stables et parfois chaotiques…

Si vouloir protéger ses proches en construisant, à l'échelle familiale, de la résilience physiologique, psychologique et physique, si produire sa propre nourriture d'une manière cohérente et durable et si avoir une trousse de secours dans la voiture est aujourd'hui synonyme de pessimisme, alors c’est que j'ai perdu toute notion de réalité.

Si j'avais une vision pessimiste et sceptique du monde je ferais tout l'inverse, en commençant par acheter la plus grosse voiture possible, pour consommer le plus d'essence possible. Ensuite je voterais à gauche systématiquement, pour accélérer le processus d'effondrement et de bordélisation, ou à droite systématiquement, parce que je peux être vicieux et vouloir faire durer le truc encore un peu.

Je boufferais des céréales Monsanto le matin, des poulets de batteries Chinoises à midi, et des endives du Chili le soir. Je prendrais l'avion tous les dimanches, pour aller sur les plages du monde regarder les poissons respirer du plastique. Je serais pour le nucléaire, pour toujours plus de taxes, plus de précarité, plus de supermarchés gargantuesques, plus de médicaments, plus d'éducation, plus d'isolation, plus de lois, plus de restrictions, plus de pesticides, plus de Taylor Swift, plus de désinformation, plus de guerres, plus de dépendance…toujours plus.

Je ne suis ni pessimiste, ni optimiste…ni sceptique, ni mouton. Je suis un citoyen du monde qui regarde son univers : Peut mieux faire.


70 commentaires:

  1. C'est beau, c'est bon, c'est ... indispensable ...
    Merci.

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  2. Superbe article, dommage qu'il n'ait pas été publié...

    La dernière phrase résume tout, on ne saurait mieux dire.

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  3. Bravo pour votre blog et votre approche toute en nuance. Un plaisir de vous lire.

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  4. Super interview vol, Te suivant depuis 2011, je remarque que tu continues à suivre les mêmes lignes directrice ;) Pour moi comme pour beaucoup, tu es un modèle et cet article me conforte dans mes idées, tu restes distant avec certaines questions et c'est bien normal de préservé ta vie privée ! Amitié de Belgique !

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    1. Merci !
      Oui l'axe principal est le même depuis le début !
      :)

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  5. Ahah "ancien photographe" je comprends mieux la qualité du compte instagram now ;)

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  6. Excellent interview.

    On sent que le journaliste n'est pas du tout en phase avec toi Vol West... avec sa "jouissance de l'instant présent"...
    Juste en lisant ses questions, on arrive à brosser le portait du personnage.


    Au delà ça, plus je te lis et plus je me dis que en fait le problème c'est que le gens ne comprenne pas le mot "survivalisme"
    ce mot est trop connoté, galvaudé. Le fait est que tu as repris ce mot pour y coller ta propre définition, qui va bien au delà de la définition originel de ce mot qui est, dans l'inconscient des gens survivalisme = survivre à la guerre intersidérale thermonucléaire. Je trouve que tu dépenses beaucoup d'énergie à "sauver" ce mot

    Est-ce qu'il ne serait pas temps de prendre un nouveau mot comme étendard, à la place de survivalisme
    il s'agit d'une simple question, à mon sens elle est pertinente, mais je n'ai pas la réponse.
    ou pas. à la limite ça peut servir de filtre à imbécile. de filtre à Marianne si je puis dire. La preuve ils ne t'ont pas publié. peut être que les propos étaient trop pertinent...


    Pour finir, on sent que tu as bien préparé les réponses: elles sont très complète et raisonne vraiment fort et avec plein de bons sens quand on les lis


    Merci pour ton travail Vol West. continue

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    1. Merci !

      Tous les mots ont un passé, une résonance particulière.
      Personnellement j'aime bien le mot "survivalisme"…pour le meilleur et pour le pire. C'est pas les mots qu'il faut changer, c'est les mentalités.
      :)

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  7. Bel effort de pédagogie!
    C'est assez déprimant de voir que cet interview a été sollicité et puis non-publié. On a un peu l'impression que si un article est un peu fouillé, un peu réfléchi, ça devient rédhibitoire pour une publication...

    Sinon au rayon catastrophes, tu ne cites pas le tsunami de 2004 et ses 220 000 morts, que je rappelle aussi parce que en plus quelques années plus tard, en 2011, les japonais qui sont pourtant l'un des pays les plus sismiques du monde, et pas très loin de l'Indonésie, n'auront tiré aucune leçon de 2004 et verront leurs murs de protection submergés car sous dimensionnés et leur générateurs de secours noyés...

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    1. Merci !

      Oui j'aurai pu en citer plein d'autres de catastrophes…mais bon.
      :)

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    2. Oui bien sur. Je pense souvent à ces deux là car cela illustre selon moi l'absence de prise de recul, de projection dans l'avenir, le coté nez dans le guidon...
      Les japonnais voient un tremblement terre provoquer un gigantesque tsunami devant chez eux mais ils ne se demandent pas ce qu'ils feraient si ça leur arrivait...Et quand ça leur arrive, rien n'est prêt..
      Un petit cochon dans sa maison en paille qui regarde bruler celle de son voisin : "Tout va bien, ce n'est que la maison de mon voisin qui brule, je suis en sécurité!"....

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  8. Excellent interview! Probablement trop excellent et percutant pour le publier...

    +10 VW

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  9. SAlut Volwest, penses tu que la journaliste a réellement compris ta démarche ? J'ai un peu des doutes hi hi.

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    1. Salut,

      Je m'en branle !
      Et c'était un mec…
      :)

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  10. Sympathique cet article ! Merci pour le partage Volwest.

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  11. Vraiment dommage qu'il ne soit pas paru, ça nous aurait donné un support autre que le sempiternel survivaliste extrémiste toujours montré par les médiats Français !
    A chaque fois que l'on parle de survivaliste, les gens imagine un abri anti-atomique dans le jardin bourré d'armes et de boite de conserves.....

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    1. Et bien il parait ici…a vous de le faire tourner !
      :)

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  12. Salut Vol, toujours pas publié oui mais tu pourrais faire un effort être un peu plus bourrin, sauvage et vivre dans un bunker armé jusqu'aux dents !
    Parce que là tu ne rentre pas dans le moule, tu réponds aux questions posé, réfléchi pas du tout catastrophique; ce n'est peut être pas ce que le journal voulait.

    Bye Gilles

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  13. Les "médias" imaginent deux sortes de survivalistes, le premier, un gars écolo, longue barbe et guitare gardant ses trois chèvres et vivant de pas grand chose et l'autre modèle, un gars hyper armé devant son bunker aux murs palissés d'étagères surchargées de boîtes de conserves.
    De ces deux modèles ils peuvent rigoler, mais lorsqu'on a une approche rationnelle et raisonnable cela ne leur plait plus du tout, car cela parait remettre en question leurs propres imprévoyances et les renvoient à leurs angoisses lorsqu'ils s'arrêtent deux minutes pour réfléchir.
    J'espère me tromper, et peut-être cette interview sortira t-elle, mais j'en doute. Bravo pour votre travail et merci pour vos partages très généreux.

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  14. Y'a eu quelques reportages sympa sur le CEETS en France. Survie très orienté nature mais David Manisse a aussi un vision de vie très interessante ;) Certaines médias commencent à quitter l'univers de la caricature pour s'approcher d'une vision de la resilience (rien que le nom survivaliste est foutu en terme de com...) plus pragmatique. Mais c'est long et tellement plus facile de faire simple et percutant.

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    1. "Survivaliste" marche plutôt bien pour la com en fait…plus de 12 millions de pages vues ici ! :)
      C'est pas un mal que les grands médias soient pas réceptifs…

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  15. C'est le commentaire sur la gauche...ça a du faire peur à Marianne :p

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  16. Il y a quelques jours je parlai de "survivalisme" avec ma femme et la discussion nous a amené a penser que les techniques de survie étaient essentielles à court terme mais ne pourraient pas être pérennes sur le long terme
    Seule la reconstitution d'une communauté serait suffisamment protectrice pour rétablir une résilience

    qu'en penses tu ?

    l'Auvergnat te salut

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    1. J'en pense qu'il est toujours préférable de construire, plutôt que de reconstruire…de constituer, plutôt que de reconstituer.

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    2. La confiance demande du temps pour grandir et prospère plus facilement dans un climat tempéré que dans des conditions extrêmes...

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  17. Magnifique. Des réponses d'une cohérence totale. Merci Volwest.

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  18. Enorme cet article, le coup du: "Romain de l’antiquité, avec sandales, robe blanche, partouzes et grappes de raisin" m'as tué sur place !
    Le paragraphe sur la "vision pessimiste des choses" résume à lui seul le monde dans lequel on vie, c'est flipant !

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    1. C'est vrai que je me suis marré aussi tout seul devant mon écran... Et je me suis dit que c'était dommage que ce ne soit pas une interview vidéo ou on puisse voir la réaction du journaliste à ta réponse...

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  19. Du caviar cet interview ,je l'ajoute dans mes favoris "philosophie" .... j'aime bien ces interventions qui invitent en douceur à la réflexion personnelle et au travail sur soi.

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  20. dommage qu'elle n'ait pas étté publiée ! elle aurait clarifié les choses et peut être fait réfléchir certain... merci pour le partage qui ne fait que renforcer ma détermination.

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  21. Superbe article, et vraiment de belles réponses, bien creusées. On sent que tu sais de quoi tu parles (mais nous on le savais déjà :) )
    Moi personnellement, n'ayant pas encore passé le pas, mais prenant des infos, et des idées à droites à gauche, je n'avais pas une vision comme celle que tu décris. Mais plus une vision comme le dit Ladywaterloo et reblochon : ce préparer à devoir survivre à une fin du monde précoce !

    Ta réponse à la question N° 12 m'as mis une jolie tarte dans la gueule, et par la même occasion, ouvert les yeux !!

    Je me renseignais encore hier soir à comment et où trouver une tenue NRBC, ou une radio CB, etc ...
    Mais c'est pas la bonne approche !! Et je le comprends mieux maintenant avec ta définition, et en cela je te remercie !!

    C'est dans l'indépendance de la société qu'il faut que je m'oriente plus ! Et dans une préparation aux risques courant de la vie, et non pas à des évènements qui, quoi que je fasse, s'ils surviennent, la finalité ne changeras de toute manière pas beaucoup, que l'ont y soit préparé ou non !

    Bref, un grand et énorme merci à toi !! MERCI ! :)

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    1. De rien !!!
      Merci a toi pour se retour.
      :)

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  22. Merci pour tout ce que tu nous apporte Volwest, continue comme ca. C'est juste dommage que marianne n'ai pas publié cet interview !

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  23. Très belles photos et joli article! Bonne route pour la suite

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  24. Bonjour Vol,
    Encore merci pour tes articles qui nourrissent notre espoir d'un monde
    meilleur.

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  25. Bravo. J'admire votre cohérence, et tout cela avec un entrain sympathique. Je comprends que l'article n'ait jamais été publié.En plus, elle est bien la musique que vous faites. Riches ou pauvres, les peuples qui vont bien font de la musique...

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  26. Merci pour le partage et pour cette interview pleine de bon sens, c'est peut être la raison de sa non publication : pas assez cliché.

    Dommage parce que ça donne matière à réfléchir sur notre quotidien.

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  27. On sent de la déception que l'article ne soit pas publié par Marianne:

    - un magazine en déficit qui a du mal a atteindre les 200 000 lecteurs;

    - 60 pages d'articles parlant de tout et n'importe quoi: Volwest se serait retrouvé entre une publicité sur le dernier 4x4 "spécial ville" et une recette de meringue aux cerises;

    - personne ne lit un magazine de A à Z et seulement 30 000 lecteurs sur 200 000 acheteurs auraient peut-être lu cet article en particulier, alors que les videos de Volwest atteignent des centaines de milliers de vues.

    Pour "survivre", justement, Marianne a besoin d'articles "chauds": un Volwest en casque de la Wehrmarcht qui attend dans un tank acheté aux enchères une invasion mexicaine pour rejouer Fort Alamo.

    Ils ont eu un article plein de bon sens qui appelle (horreur) a un peu d'indépendance. Sans rafales de mitraillettes. Pas assez vendeur.

    Bon c'est vrai, un regret: on ne trouvera pas cet article dans les salles d'attente des dentistes, seuls endroits où on lit encore Marianne. Et encore, seulement si on a plus de 60 ans.

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  28. Quelle plume ! Bravo et merci d'avoir partagé ça.

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  29. Blog Très intéressant que je suis avec assiduité depuis 4 ans maintenant. Beaucoup de chose à apprendre et de bon conseil à suivre.
    Continu ainsi Vol West =D

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  30. "Peut mieux faire" magnifique conclusion !
    J'apprécie tous tes articles mais surtout ta philosophie et ta façon de voir le monde qui ne peut pas être jugée comme bonne ou mauvaise, mais simplement juste.

    Continue comme sa ;)

    from Switzerland

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  31. La réponse à la question 13,dans laquelle le journaliste dévoile ses a priori, est un vrai chef-d'œuvre. Je pense que l'autre a dû en rester paf.
    Bravo! merci pour la pertinence des propos et la belle tentative de remettre le raisonnement à l'endroit. Peine perdue pour le journaliste ici,mais cela peut aider à en convaincre d'autres.
    J'ai copié texte et lien, et les ai envoyés à des contacts. J'ai reçu 2 types de réactions : ceux qui sont d'emblée rebutés et ne vont pas plus loin car pour eux survivalisme c'est d'office "gros beauf bas du front, opposé à l'Empire du Bien" d'une part, ceux qui ont l'audace intellectuelle de lire d'autre part; ces derniers adhérent majoritairement ! Y'a peut-être encore de l'espoir...👏
    Stay safe and keep on

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  32. J'imagine que le journaliste a du se sentir trop visé, dans le moule du "mouton ultra-dépendant et incapable de quoi que ce soit" dont tu parles et, parce que vexé, a dû s'y conforter bien plus qu'en s'ouvrant à ce que tu lui disais.
    Rage => je ne publie pas ton article !
    Et pourtant ta prose est du ptit lait ....
    Merci.
    Chris.

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  33. la résilience et le survivalisme est tout sauf du pessimisme... bien au contraire c'est un cri d'optimisme! en offrant les bons réflexes à l'échelle familiale, se sont des groupes plus importants (voire des nations entières) qui ont tout à y gagner! dans le mille Vol West...

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  34. Salut Vol West,
    cet article résume bien tout ce que je découvre depuis environ un mois dans tes écrits et tes vidéos, je suis tombé sur une vidéo un jour et je les enchaîne plus ou moins rapidement depuis.
    J'aime bien ta philosophie et apprécie ton souhait de partage.
    A la lecture de cet article, il me vient quand même une question qui m'intrigue : dans la réponse à la question 7, tu te dis "indépendant" et pas très intéressé par la politique, pourtant dans la réponse à la dernière question, tu prends clairement position pour la droite et accuse la gauche de nous précipiter vers l’abîme. C'est un point de vue qui me surprend complètement puisque étant d'accord avec toi sur tout le reste, je pense exactement l'inverse pour la politique (de mon point de vue peut-être naïf ou superficiel, la droite ne s'intéresse absolument pas à l'écologie, donc menace notre survie sur cette planète ; elle creuse les inégalités entre les hommes et donc menace la stabilité civile ; elle encourage la mondialisation et la dérégulation donc permet l'exploitation de beaucoup de pays et crée des conditions de vie dramatiques pour les populations condamnées à l'exil pour leur survie ce qui entraîne des pb d'accueil, de rejet dans les pays où ils vont ; elle permet et encourage la constitution de multinationales toutes puissantes - type Monsanto - qui n'ont d'intérêt que de grossir encore et d'écraser les autres quelles que soient les conséquences écologiques, sociales, humaines, économiques ; je m'arrête là pour aujourd'hui...).
    Alors j'aimerais comprendre ton point de vue. Peut-être as-tu déjà écrit quelque chose à ce sujet et que je ne l'ai pas encore lu ?
    Merci

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    1. Bonjour,
      N'oubliez pas que Vol West vit aux USA, l'environnement politique n'est sans doute pas le même qu'ici, de plus, si vous lisez le paragraphe suivant, il donne justement le cas de Monsanto comme exemple de mauvais choix, de choix pessimiste...
      Cordialement

      Lazarst

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    2. Bonjour,
      non, je n'oublie pas, même si le système politique français et américain se ressemble de plus en plus (ex l'UMP devient Les Républicains, si ça c'est pas une référence aux USA... et puis les soit-disant socialistes au pouvoir qui font une politique de droite qui se rapprochent donc fortement du positionnement politique des Démocrates).
      Et si j'ai choisi Monsanto dans l'exemple, c'est justement parce que Vol West le citait. Il semble se positionner contre cette entreprise ultra libérale qui fait fi de toute considération humaine ou environnementale, mais d'un autre côté, il adopte un positionnement politique qui a pour habitude d'encourager le libéralisme, la mondialisation et les entreprises qui vont avec. Donc je posais la question pour essayer de comprendre ce que je ne comprends pas.
      Cordialement

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  35. Bravo pour les réponses. Voilà qui remet les pendules à l'heure... :-)

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