samedi 21 novembre 2015

Le Citoyen Armé - 002


Tous les jours aux Etats Unis, des citoyens armés interviennent sur le terrain. Ces interventions citoyennes, systématiquement écartées des études et statistiques liées a la criminalité, ne sont jamais relayées par les médias de masse.

Ces citoyens sont vous et moi.




Dale Vigliarolo et son épouse s'apprêtent a rentrer dans un supermarché de Royal Oak - Michigan, quand ils aperçoivent sur le parking David Shuten (43 ans), brandissant un large couteau de cuisine. Apres une tentative infructueuse de s'introduire par force dans un véhicule, Shuten se dirige vers un couple avec un enfant en bas âge.

Alors que Shuten approche la famille, Vigliarolo prend la décision d'intervenir et présente son .38 SPL ordonnant Shuten de lâcher son arme.

Shuten lâche immédiatement son couteau et se met a terre. Vigliarolo le tient en joue jusqu'a l'arrivée de la police. 


Shuten est transporté par la police a l'hôpital le plus proche pour une évaluation psychiatrique.

jeudi 19 novembre 2015

Le Citoyen Armé - 001


Tous les jours aux Etats Unis, des citoyens armés interviennent sur le terrain. Ces interventions citoyennes, systématiquement écartées des études et statistiques liées a la criminalité, ne sont jamais relayées par les médias de masse.

Ces citoyens sont vous et moi.




Un homme armé entre dans une supérette de Rockdale County - Georgie, et commence a tirer sur la foule, abattant dans l'instant deux personnes.

Todd Scott, un citoyen armé et présent dans le magasin, sort son arme et riposte...faisant fuir le criminel.

Apres sa fuite, le criminel se retranche chez lui, et abat ses parents avant d'être neutralisé par les forces de l'ordre.

Relatant l'événement, Todd Scott raconte: "Dans l'instant, je me suis dit que si ce gars était capable de tuer deux personnes comme ça, il est capable de tuer tout le monde dans le magasin. Alors je me suis levé et j'ai tiré."

Le Shérif local, Eric Levett, s'est immédiatement exprimé sur la situation: "il ne semble pas que le criminel se soit soucié de son acte jusqu'a ce que quelqu'un commence a riposter…Je considère Scott comme un héros, parce que même si nous avons eu deux fatalités dans le magasin, il a sauvé des vies de part son action."


Todd Scott rajoute: "Je ne suis pas un héros. J'ai juste fait ce qu'il me semblait juste de faire. J'espère que j'ai sauvé des vies…Et je n'allais définitivement pas rester couché au sol et attendre de me faire tuer."

mardi 17 novembre 2015

Légitime Défense - Les 6 propositions du CRSI


Invité à s’exprimer devant la convention des Républicains sur la sécurité le mardi 3 novembre 2015, Thibault de Montbrial, Avocat au Barreau de Paris et Président du CRSI (Centre de Réflexion sur la Sécurité Intérieure) a formulé six propositions pour faire adapter le droit de la légitime défense aux réalités d’aujourd’hui: augmentation considérable de la délinquance violente et menaces terroristes aigües après les différentes attaques qui ont frappé notre pays depuis le début de l’année 2015: Charlie, hyper cascher, Villejuif, Thalys, attaques du 13 novembre…


I - PROPOSITIONS ORGANISATIONNELLES (propositions 1, 2 et 3)

Proposition 1 - Autoriser le port permanent de l’arme 24h/24 et 7j/7 pour les personnes habilitées.


Les retours d’expériences des différentes attaques terroristes commises à l’arme automatique dans des lieux publics à travers le monde, démontrent que plus rapide est la riposte, moins élevée est le nombre de victimes. Dans cet esprit, il faut réfléchir aux conditions dans lesquelles la présence de personnes habilitées à être armées dans les lieux publics pourrait être augmentée.

Autoriser les personnels habilités au port d’une arme, qu’il s’agisse de fonctionnaires (policiers, gendarmes, douaniers, certains militaires…) ou de civils habilités à être armés, à porter leur arme sur eux en permanence, même hors service, augmenterait mécaniquement de plusieurs  milliers le nombre de personnes circulant dans les lieux publics en France (transports en communs, galeries commerciales, restaurants, cinémas, etc…) susceptibles de riposter en temps réel à une attaque terroriste.


Proposition 2 - Augmenter les capacités opérationnelles (équipement et entraînement) des unités de sécurité publique primo intervenantes sur les scènes d’attentat.

Les forces de l’ordre primo-intervenantes sur une scène d’attentat sont nécessairement celles affectées à la sécurité publique, puisque ce sont elles qui patrouillent dans les rues. Or ces unités ne disposent évidemment pas du matériel ni de l’entraînement des services d’intervention spécialisés.

Il est donc nécessaire de renforcer les capacités opérationnelles de ces primo-intervenants: dotation d’une arme longue par véhicule, augmentation de la performance des protections balistiques, entraînement adéquat.


Proposition 3 - Déléguer la protection de lieux sensibles à des sociétés privées agréés pour en armer les agents.

La protection de sites sensibles, dont les zones industrielles classées SEVESO, pourrait utilement être déléguée à des sociétés privées dont les personnels expérimentés (composés d’anciens policiers ou militaires par exemple), seraient agréés par l’État pour être armés. 

Ainsi, l’objectif de sécurisation efficace des sites sensibles serait atteint, tout en permettant à l’État de récupérer ses forces vives (policiers, gendarmes ou militaires) pour les réaffecter à leurs missions d’origines.


II - PROPOSITION OPÉRATIONNELLE POUR LES FORCES DE L’ORDRE (proposition 4)

Proposition 4 - Créer une « Période de Danger Absolu » (PDA) élargissant les conditions juridiques du droit d’ouverture de feu par les forces de l’ordre en cas d’attaque terroriste dans un lieu public.

Il s’agit de permettre aux forces de l’ordre d’optimiser leurs options tactiques (tirs d’interdiction ou de fixation par exemple) pour faire face à une fusillade dans un lieu public.

La « Période de Danger Absolu » pourrait être déterminée en fonction d’éléments objectifs (tel que la présence d’une arme de guerre entre les mains du ou des assaillants) et/ou être autorisée par une autorité sur les ondes; elle prendrait fin par déclaration de l’autorité sur les ondes à l’issue du déroulement de l’acte terroriste considéré. 

Toute éventuelle contestation de la légitimité du recours à la PDA serait naturellement soumise au contrôle d’un juge à postériori.


III - PROPOSITIONS GENERALES (propositions 5 et 6)

Proposition 5 - Créer une présomption de légitime défense permanente dans les lieux d’habitation.

Il existe actuellement une présomption de légitime défense pour la défense des lieux habités prévue par l’article L.122-6 alinéa 1 du Code Pénal.  Mais elle se limite à l’hypothèse d’une entrée par effraction et de nuit dans les lieux habités; de surcroît, elle est en pratique quasiment vidée de sa substance par une jurisprudence très restrictive.

Le domicile se doit d’être un sanctuaire et il n’est pas acceptable que la légalité de l’acte de défense d’un citoyen à son domicile soit subordonnée à la nature de l’agression qu’il subit: comment savoir si des intrus viennent uniquement s’en prendre aux biens ("pas de crime") ou s’ils vont également violer une occupante et/ou torturer le titulaire d’une carte bancaire pour en obtenir le code (crime) ? 

Il va de soi que, quelle que soit la nature de l’intrusion (violence, ruse ou effraction) et l’heure de sa commission, l’acte de défense de l’habitant doit être présumé légitime, avant même de connaître les intentions réelles de l’auteur de l’intrusion.


Proposition 6 - Adapter en droit français la notion d’état excusable de saisissement causée par une attaque si la riposte de celui qui s’est défendu est disproportionnée.

En l’état de la jurisprudence, la légitime défense suppose la réalisation d’un acte de défense strictement proportionné à l’agression. Or ce critère de proportionnalité exige de celui qui est attaqué une totale maîtrise de ses émotions. 

C’est en pratique irréaliste: on exige de celui qui vaquait tranquillement à ses occupations et qui se retrouve soudain exposé à un risque de mort imminente, d’avoir la lucidité et la vertu de contrôler des émotions extrêmes, alors qu’il se retrouve face à un délinquant qui a le triple avantage stratégique du choix du lieu, du moment et des moyens de son agression.

Dans ces conditions, la loi doit permettre au juge d’apprécier si le caractère éventuellement disproportionné d’une riposte a pu être causé par l’effroi dont la victime de l’attaque a été saisi, et ce afin de lui permettre d’en tirer les conséquences sur la peine.

À cet égard, l’article 16-2 du code pénal Suisse permet au juge de dispenser de peine l’auteur des violences de défense si leur excès éventuel a pu être causé par « un état excusable d’excitation ou de saisissement causé par l’attaque ».

vendredi 13 novembre 2015

Attaques a Paris


Il est toujours délicat de réagir et de commenter a chaud les situations tragiques. Dégoût, colère, frustration, tristesse…c'est une soupe interne difficile a maitriser.

Bien sur, en moi, une partie réactive me veut solidaire du raz de marrée émotionnel. J'ai soudainement le besoin intestinal de m'enfoncer dans la facilité des courants, et me laisser aller aux superficialités de comptoir, en régurgitant les évidences politiques et sociologiques ambiantes…

A quoi bon rajouter du bruit la ou il est déjà impossible de s'entendre tellement les hurlements dominent le présent.

Si mon intention première a toujours été d'injecter, parfois tendrement, parfois durement, certaines notions de résilience dans les foyers francophones du monde, c'est avant tout parce que j'ai la ferme conviction que la réalité dans laquelle nous baignons est de plus en plus fragile, de plus en plus instable, et que nous, les citoyens du monde moderne, ne sommes pas équipés pour gérer et absorber certains chocs, certaines cassures.

Ces cassures, soit ce que je nomme "ruptures de la normalité", peuvent prendre des formes variées: accident de la route, perte de l'emploi, incendie au domicile, agression, maladie grave, inondation, incident technologique, et parfois terrorisme…

Quelle que soit la cause de cette rupture, directe ou indirecte, lente ou rapide, dense ou superficielle, les citoyens sont toujours aux premières lignes, et bizarrement, ils sont les moins préparés a absorber les chocs.

Les attaques meurtrières a l'arme a feu par quelques individus déterminés ne frapperont jamais les locaux du GIGN ou du RAID (cibles dures).
Les attaques meurtrières a l'arme a feu par quelques individus déterminés, frapperont toujours la population totalement démunie et dépendante d'une certaine force externe pour sa sécurité (cibles molles).

Nous pouvons mettre en place tous les dispositifs de prévention possible, avoir des bataillons entiers de militaires dans nos rues, dans nos restaurants, dans nos transports en commun et dans nos centres commerciaux…il suffira de frapper la ou ils ne sont pas.

Pour gérer et absorber les chocs, il faut durcir le seul dénominateur commun a toute tragédie: le citoyen.

Si les équipes d'intervention ont leur place et leur rôle a jouer, le citoyen doit lui aussi avoir son rôle a jouer puisqu'il est avant tout question de sa propre sécurité, et plus largement de sa vie.

La réalité du terrain est pourtant catégorique. Nous sommes, nous les citoyens modernes, des marins qui prenons la décision d'évoluer en mer sans jamais apprendre a nager: quelqu'un d'autre viendra nous sauver de la noyade si jamais nous tombons a l'eau.

Apprendre a nager ne veut pas dire que nous ne pouvons pas nous noyer ou encore que la mer cesse d'exister…mais simplement que nous optimisons nos chances de survie, et donc, par défaut, les chances de survie de l'équipage tout entier.

Il n'y a malheureusement pas de médicament miracle…ce serait croire par exemple qu'élire un nouveau capitaine, a bâbord ou a tribord, aurait une quelconque influence sur la nature même des mers et des océans, des courants et des événements météorologiques.

Non…il faut apprendre a nager.

Seulement, comment faire revivre un intérêt sincère et entier aux choses primaires, salutaires, quand nous sommes, collectivement, totalement déconnectés de la réalité. 

Comment parler de sécurité personnelle, de réponse stratégique, de stress dynamique, de protection familiale ou plus largement de résilience quand la majorité se révolte systématiquement de l'utilité de porter un simple outil médical comme le tourniquet ? Quand la majorité moque et rejette les simples concepts d'EDC et de BOB ? Quand la majorité s'indigne encore et toujours du fait que défendre sa vie ou la vie d'un proche est un droit naturel, et que la seule chose qui peut stopper un malade avec une arme a feu, est un citoyen responsable avec une arme a feu, qu'il soit flic ou boulanger ?

Nous sommes des marins qui ne veulent pas apprendre a nager…sur une mer déchirée. 

Mes pensées aux victimes. 
Aux équipes d'intervention.
Force et bienveillance.


lundi 2 novembre 2015

La Cabane Forestière


A l'origine, les "Forest Service Cabins" ont été construites pour servir d'habitation  temporaire et de refuge aux équipes forestières locales et aux Rangers.

La plupart de ces petites cabanes forestières dates d'après guerre, et conservent un charme et une rusticité typique: pas d'eau courante, pas d'électricité...

Aujourd'hui, elles sont éparpillées sur la totalité du territoire et peuvent être louées par les particuliers pour environ 40$ la nuit.

De véritables machines a remonter le temps, la cabane forestière que nous apprécions particulièrement a été construite en 1940. Elle est dotée d'un poêle a bois d'origine, d'une table, de quatre chaises et de quatre lits.

Au fil des années et des visites, les gens laissent souvent quelques outils et ustensiles…et la règle non écrite dicte que la pile de bois interne soit toujours optimale, et que le poêle soit opérationnel.

L'accès dépend des conditions météorologiques…mais en plein hiver il n'est pas rare de devoir faire 20km a cheval, en raquettes ou a ski pour finalement revivre les années 40.

La faune est particulièrement active aux alentours, avec notamment la présence de grizzlis, de bisons, d'Elk, de cerfs, de lions des montagnes, de mouflons, de loups et de chèvres des montagnes…