mardi 1 septembre 2015

La Connexion Alimentaire


Je me souvient d'un épisode a la cantine de mon école ou un adulte, pour une raison qui m'échappe, avait décidé de me forcer a manger un bout de viande:
- "On va rester la tous les deux jusqu'a ce que tu finisses ta viande !"

Privilégiant l'intuition a la tonalité des raisons militantes et mi-latentes, il m'est arrivé de ne pas consommer de protéines animales pendant des années, puis d'en consommer…puis a nouveau de ne plus en consommer.

Ces cycles alimentaires intimes, échos de la nature opportuniste et donc Survivaliste du système digestif équipant notre espèce, ont largement déclenchés en moi un réel processus d'exploration concernant notre logique de subsistance alimentaire dans sa globalité.

Car si, a l'échelle globale, notre consommation de viande et plus largement les stratégies d'élevage structurées ces quarante dernières années sont absolument révoltantes, les stratégies agricoles modernes n'en sont pas moins accablantes et absurdes. C'est la totalité du système alimentaire qui n'est ni cohérent…ni durable.

Que nous soyons, par conviction ou nécessitée vitale, les esclaves d'un régime alimentaire d'origine animale ou d'origine végétale, le constat est aujourd'hui tragique: c'est le suicide collectif.



L'Humain, qu'il soit grand ou petit, riche ou pauvre, malin ou idiot, de droite ou de gauche, lettré ou illettré, beau ou moche, gros ou maigre…m'apparait fondamentalement merdique.

Plus important, le monde, c'est a dire notre terrain de "je", est gouverné par des lois naturelles qui, jusqu'a présent, reposent sur un axe fondateur: la violence. Nous avons bien eu une poignée d'êtres téméraires ayant osés explorer la mise en place d'autres axes, mais nous les avons tué assez rapidement…et plutôt violemment !

Globalement…
- Nous consommons de la merde.
- Nous participons de la merde ambiante. 
- Nous sommes toutes et tous aussi merdiques que nos voisins.
- Et nous vivons, toutes et tous, dans un monde intimement lié a la violence, que celle-ci soit physique ou psychologique, subtile ou bornée: manger, ou être mangé.


Trois fois par jours, certains consomment de la viande de batterie injectée de merdes imprononçables, et trois fois par jours, d'autres, pas plus ou moins malins que leurs voisins carnivores, consomment des légumes et des fruits issus de la culture intensive moderne et pulvérisés de merdes imprononçables…

Est-ce qu'une option est moins merdique que l'autre ?
Les végétariens diront oui…car la présence de l'abattoir, soit la mise a mort d'un être vivant dans la première catégorie merdique est insupportablement merdique. 

Cette notion d'éthique concernant la question de l'abattoir, la manière dont nous traitons les animaux et plus largement les stratégies d'élevages intensifs, aura été le point de départ de ma réflexion concernant notre logique de subsistance alimentaire.


Idéaliste dans l'âme, et sans trouver de réponses ou d'options pleinement satisfaisantes, j'ai souvent décidé de refuser de participer au bordel ambiant: plus de viande.
Ces périodes végétariennes ont été importantes pour mon développement personnel parce qu'elles ont prolongées et surtout "panoramisées" ma réflexion. 

Si notre logique intensive de production animale est insupportable, qu'en est-il de notre logique intensive de production végétale ?

Monoculture, pesticides, insecticides, fongicides, destruction massive des sols et de la bio-diversité, barrages, pollution, gaspillage hydrique, déforestation, modifications génétiques, chaines de transport, d'emballage, de réfrigération…la culture intensive moderne et globalisée que nous subissons, c'est avant tout l'extermination de milliards d'insectes, de petits rongeurs, d'oiseaux, de grenouilles, de gibiers et d'organismes en tout genre. Humainement, c'est aussi les diasporas, l'esclavagisme économique lié aux semences génétiquement modifiées et la compétition sur le marché global, les maladies lourdes et/ou chroniques liées a la consommation et l'inhalation des produits chimiques, et finalement le suicide de nos paysans: en France, un paysan se suicide tous les deux jours. En Inde, c'est plus de 17 000 paysans qui se suicident par an.



Devant cette impasse alimentaire globale, j'ai souvent pensé a cette phrase de Cioran:

"Le grand tort de la nature est de n'avoir pas su se borner a un seul règne. A coté du végétal, tout parait inopportun, mal venu. Le soleil aurait du bouder a l'avènement du premier insecte, et déménager a l'irruption du chimpanzé."

De ma fenêtre, le "moins merdique" ne peut s'arrêter a une simple pirouette émotionnelle. Le moins merdique doit avant tout être le fruit d'un processus intime, parfois brutal, nous confrontant a notre propre médiocrité, a notre propre violence…tout comme la construction d'autonomie et de résilience ne peut s'arrêter a la simple possession d'un flingue, de 3 boites de conserves et d'un couteau "de survie". La construction d'autonomie et de résilience est avant tout le fruit d'un processus intime, parfois brutal, nous confrontant a notre propre dépendance.



Intimement, nos stratégies d'élevages ne me conviennent pas. Intimement, nos stratégies agricoles ne me conviennent pas non plus.

Les deux logiques de subsistance alimentaire appliquées par notre espèce depuis "la révolution verte" sont fondamentalement merdiques. Essayer de quantifier leurs taux respectifs de "merdiciter" reste un exercice vide de sens…c'est a dire saturé d'opinions, de critiques et de jugements parfois valides, mais trop souvent vide de solutions cohérentes et pratiques.

C'est le grand moment de solitude…je bouffe quoi ?

Pour la plupart d'entre nous, les pratiques "Bio" sont souvent la porte de sortie. Seulement, la culture "Bio", comme toute ouverture habitée d'un caractère militant est devenue merdique aussi…et il est parfois difficile de réellement cerner la complexité "Bio" tant ces trois lettres sont aujourd'hui utilisées pour designer tout et n'importe quoi.



Ce qui est "Bio" pour mon voisin ou le gouvernement, ne l'est pas forcement pour moi…

Par exemple, "Bio" peut designer une méthode agricole qui n'est pas durable d'un point de vu hydrique, énergétique ou logistique. C'est a dire que nous pouvons avoir des poivrons "Bio" venant du Chili, des oranges "Bio" de Tunisie et des Amandes "Bio" de Californie…

Monoculture + gaspillage hydrique + emballage + avion + camions + réfrigération = Bio ?

Si l'élimination d'un certain nombre de produits chimiques durant le développement de notre nourriture est un pas en avant, la question des sous-systèmes, de l'énergie déployée, de l'irrigation, de la conservation, du trajet parcouru ou encore de la méthode de production, continu d'être une dynamique "trois pas en arrière".



Un voisin fermier me faisait visiter ses champs pas plus tard que la semaine dernière:
- "Regardes, je fais que du Bio maintenant…"

Sauf que ses champs étaient merdiques. Ses cultures toujours basées sur une organisation en monoculture, avec des grosses machines piétinants et tassants la terre. Sans haies naturelles. Sans diversité. Sans notions de durabilité hydrique. Sans âmes…et sur des sols victimes de la pétrochimie depuis les années soixante dix.

Des lignes droites et déconnectées d'un tout a perte de vue…comme nos classes d'écoles…des monocultures en rangées basées sur l'unique dynamique du rendement. 




A ces problématiques de fond souvent écartées par manque de clarté concernant l'appellation "Bio", il faut aussi ajouter la présence d'une supercherie économique…car "Bio", c'est surtout un privilège alimentaire qui vise principalement les classes sociales favorisées: le "Bio" est devenu "bobio".

Re grand moment de solitude…je bouffe quoi ?

Quelle que soit la nature de notre régime alimentaire, le constat est qu'il est extrêmement difficile aujourd'hui, pour ne pas dire impossible, de totalement éliminer les paramètres "violence" et "merdique" de nos vies.



Cependant, il est possible de largement minimiser, avec des ordres de priorité différents selon les choix de routines alimentaires, les sensibilités et les intentions de chacun, notre participation au paradigme ambiant…et finalement au suicide collectif.

Notre parcours familiale merdique s'est arrêté sur quatre "principes":

1. Privilégier la production cohérente.



Production végétale ou animale, brute ou dérivée, nous faisons l'effort quotidien d'éviter le plus possible les aliments issus de l'univers "intensif moderne". Je fais ici la différence entre les systèmes de production agricole intensifs traditionnels, et les systèmes de production agricole intensifs modernes.

Qu'il soit question d'un sac de pommes de terre, d'un kilo de riz ou de farine, d'un poisson ou d'un poulet: nous évitons l'intensif moderne sous toutes ses formes et manifestations. Cette pratique est extrêmement difficile, surtout pour les produits dérivés comme par exemple le pain (d'ou vient le blé ?), le beurre (d'ou vient le lait ?), l'huile végétale (d'ou vient la plante oléagineuse ?) etc.

L'idée générale est plutôt grossière:

Fuck les produits chimiques.
Fuck le gaspillage hydrique.
Fuck la pollution.
Fuck les OGM.
Fuck la monoculture.
Fuck les usines a viande.
Fuck l'Agribusiness.
Fuck 99% de notre nourriture moderne quoi…


2. Privilégier la production locale.


De plus en plus, nos aliments peuvent germer d'une méthode de production "cohérente" et non intensive, mais provenir de l'autre bout du monde. Cette dynamique de "la chaine de production trop longue" est elle aussi catastrophique et non durable. 

Camions, trains, bateaux et avions sont des méthodes de transport gourmands en carburants et produits pétroliers en tous genres. Manger des produits de l'autre bout du monde acheminés par avion est merdique.

Selon l'environnement et le climat, privilégier les produits locaux est assez simple durant les cycles naturels de production, mais peut devenir complexe durant les saisons creuses. 

D'une manière générale, il est important ici de conserver un lien avec nos cycles naturels: les oranges en Janvier n'ont aucun sens si celles-ci doivent faire 10 000 km avant d'atterrir dans notre cuisine, mais aussi et peut être surtout avec nos producteurs locaux.


3. Privilégier la production personnelle.



J'ai déjà fait un énorme travail sur ce blog concernant la notion de "production familiale". Le fait est que pour minimiser le merdique, la solution la plus directe et efficace reste de produire ses aliments soi même.

La production familiale permet de combiner les deux premiers principes, par le développement d'une alimentation cohérente et ultra locale. Au delà des bénéfices nutritifs, éthiques, énergétiques et environnementaux, la production familiale permet aussi la préservation de nos aliments, soit la construction d'une certaine résilience alimentaire capable de minimiser l'impact d'une situation difficile comme par exemple une situation de précarité économique.


L'idée générale est de conserver le plus de contrôle possible sur la provenance et la qualité de nos aliments…et ne pas reléguer cette responsabilité a l'état: qui contrôle la nourriture contrôle le peuple.





Mettre a manger sur la table est un exercice vital…primaire.
Mettre de la nourriture saine et cohérente sur la table…un défi moderne en soi.



4. Privilégier la connexion systématique.


Au final, la notion de "connexion alimentaire" m'apparait être le noyau dur d'un changement radical de paradigme alimentaire.

De ma fenêtre, la majorité des problématiques lourdes associées a notre alimentation moderne provient d'une déconnexion totale entre "la ferme", soit le système de production, et "notre assiette", soit le système de consommation.

Privilégier la connexion systématique avec notre nourriture dicte une notion de responsabilité personnelle.

Cette notion de responsabilité personnelle est encore plus troublante si nous considérons intégrer des protéines animales a notre régime alimentaire. Acheter un bout de viande plastifié a la supérette du coin est un geste vide de responsabilité personnelle. Vide d'un contact primaire et naturel a la vie…et si toutes et tous devions tuer ou voir mourir un animal pour subsister, la consommation  globale de protéine animale chuterait instantanément.



Qu'il soit question d'élevage ou d'agriculture, ce manque chronique de connexion, ce manque chronique de responsabilité, ou tout est systématiquement relégué a l'état, organisé, repoussé et éloigné de notre confort quotidien, est la source d'une multitude de petites et grandes violences.

Puisque nous ne sommes plus capables d'assumer la vieillesse, la décomposition, la pourriture, les odeurs et les bruits déplacés, les cycles naturels et finalement la mort, nos vieux sont aujourd'hui eux aussi envoyés ailleurs…pour aller mourir loin de la cellule familiale, la ou tout est pris en charge, nettoyé, aseptisé et bouclé.



Ce refus catégorique de nous confronter a la vie dans toute sa violence en devient insupportable…et ce n'est que dans la connexion intime et la production directe qu'il m'a été donné l'opportunité de réellement respecter et apprécier ma nourriture.




57 commentaires:

  1. Super article!! Ça fait plaisir de voir tes vidéos, merci encore pour tout ce que tu nous fait partager et apprendre. Bientôt une vidéo de la découpe? Stay safe

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    1. Merci Alexis.
      Je vais opter pour la discrétion concernant la découpe…
      Si les gens digèrent déjà cet article…c'est bien.
      :)

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  2. Tu tiens la grande forme, Vol !

    Merci pour cet article et la vidéo. Une bonne grosse tranche de vraie VIE. T'es au top ... Respect ...

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  3. Bonjour Volwest, très bon article et entièrement d'accord sur le fait de si possible pour produire soi même et si possible tuer sa viande soi même également. Pour ceux n'ayant pas de potager, de poulailler, il y a aussi les associations de panier bio, panier paysan. Qu'en penses tu ? Par exemple en france : http://www.mon-panier-bio.com/
    Stay safe

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    1. Bonjour David,

      Oui excellente option !!!
      :)

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    2. Il existe egalement en millieux "urbanisé" les jardins ouvriers ou collectifs:un petit coin de jardin a louer a l'année
      On peut echanger avec ses voisins de jardin ses recoltes ses experiences ses semis...
      Et ca fait du lien social ...

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    3. Et pourquoi pas elever un animal (pas sur qu'un cochon convienne a tout le monde...) en commun (dans le groupe de jardin ouvrier) et le tuer et partager la viande pour ceux qui le souhaite....
      Comme dans mon enfance on tuai le cochon... (un bon moment quand toute la famille se rassemblai et ou on mangais de la cochonaille encore toute chaude avec du cidre

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  4. Salut Vol,
    Un petit coup de déprime avec tous ces points merdiques ?? ;-)

    Bon évidemment, la réflexion est complète et nous montre NOTRE responsabilité de citoyen consommateur. C'est une logique évidente, il faut assumer et évoluer.

    Pour ta vidéo, c'est un classique du genre pour les campagnards, par contre tu vas te mettre tous les Youtubers écolo-bobo à dos...... mdr

    La musique est sympa, c'est ta création ??

    Avis personnel : tu dois utiliser un filtre un peu sombre sur ton appareil et le rendu pour moi avec ta musique dégage un sentiment de tristesse profond.

    Au plaisir de te lire encore.

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    1. Salut,

      Plus de la frustration que de la deprime…mais les deux sont sans doute lié.

      Certains verront ce qu'ils veulent voir. Et haïront ce qu'ils voudront haïr. Maintenant, je m'en fou complètement.

      La musique est maison oui.

      Au plaisir.
      :)

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  5. article très intéressant ! "...et si toutes et tous devions tuer ou voir mourir un animal pour subsister, la consommation globale de protéine animale chuterait instantanément." tout est résumé .

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  6. La vache! Si chaque fois que tu arrêtes ton blog, tu nous sors un article de cette qualité, je veux bien que tu arrêtes tous les mois... ;-)
    C'est vraiment un superbe article, qui me laisse un peu scotché pendant quelques minutes après sa lecture. Bon les belles images et musique très sympa invitent également à la méditation.
    Un grand Merci!

    Tu commence avec une vision très sombre des choses mais tant que chacun conserve la possibilité de faire des choix, le pire n'est pas forcément certain, enfin on peu minimiser le merdique...

    Je partage à 200% ta superbe conclusion : "Ce n'est que dans la connexion intime et la production directe qu'il m'a été donné l'opportunité de réellement respecter et apprécier ma nourriture". Ma connexion avec ma nourriture est encore trop ténue mais je fais l'effort d'essayer d’appréhender un maximum d'aspects et de minimiser le merdique.

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    1. hahaha

      Nous pouvons effectivement minimiser la chose a l'échelle familiale…c'est déjà ça !

      :)

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  7. article criant de vérité ! un grand nombre de gros mangeur de viande ne sont pas capable de juste regarder cette vidéo !
    par contre ça doit faire bizarre de suivre le boucher sur la route : on sait pas ce qu'il vient de faire mais le bac et le 4x4 plein de sang :(
    voir la découpe et la préparation aurait était instructive. on a déjà eu un aperçu avec le découpage du cerf mais avec le cochon suspendu, ça aurait montrer une autre façon de faire.
    merci et régalez vous bien !
    David

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    1. Ca marche dans les deux sens. Un gros nombre de végétariens ne sont pas capables de voir la problématique lourde de culture intensive.

      Sinon la découpe aurait été trop technique a mon gout.
      Mais pourquoi pas l'année prochaine.

      :)

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  8. Un article de grande qualité avec une vidéo très belle.

    Encore des difficultés pour moi de savoir où est ma place dans ce monde. Etant encore jeune je suis un peu perdu dans tous ces modes de vie, le quel choisir ? Comment le choisir ? Si je prends une mauvaise direction et que je m'en rend compte plusieurs années après, je pense que je regretterais d'avoir perdu du temps de ma vie dans une voie qui n'était pas la bonne à mes yeux. Cependant c'est en lisant des articles comme ceux-ci que je me rends compte de la réalité, c'est en lisant des articles comme ceux-ci que je retrouve la famille et l'enfance, la vie que j'ai eu jusqu'à maintenant. Peut être trouverais-je ce commentaire idiot dans plusieurs années, et c'est ce que j'aimerais, j'aimerais pouvoir revoir ce commentaire un jour et me dire : "Qu'est-ce que j'étais con, mais désormais, je sais comment je veux vivre."
    VolWest, je tenais à te dire que tes articles me tiennent beaucoup à cœur, et qu'ils participent au forgeage de ma vie future. J'évite au possible de me borner et de me renseigner que dans une seule et même idée, mais j'ai bien l'impression que je sais où me dirigier.

    Merci.

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    1. Comme dirait l'autre…ce n'est pas réellement le but qui compte, mais le voyage.

      Prends soin Ano.
      :)

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  9. Salut Vol...

    Quand j'ai lu tes articles la première fois, ce devait être, il y a 3 ou 4 ans, nous étions sur le point d'acquérir un maison la campagne, ce qui est fait aujourd'hui.
    La transition ne fut pas évidente, je suis citadin mais j'étais dans une optique d'autonomie, il a fallut se bouger. Je ne suis pas plus heureux mais certainement une vie plus saine.
    Je t'encourage à faire des articles cette qualité.

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  10. Bonjour Vol, quelle est le nom et l'artiste de la bande son de la vidéo ? Audacieuse vidéo, mais le contexte avec l'article est très bien mené.

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    1. Bonjour,

      La musique est de nous.
      Merci de réaliser que c'est un sujet, et une video, difficile a aborder.
      :)

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  11. Super travail, dur et sincère. Réel. L atmosphère de la vidéo est difficile à decrire, cette musique... :-)

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  12. bonjour ,
    pour être paysan biosur une petite ferme de montagne en polycultures élevage,commercialisant en vente directe , je peu témoigner que en bio le n'importe quoi est possible si la motivation première est l'argent! les cahiers des charges ont subis un nivellement par la base ,n'importe qui peu faire n'importe quoi !
    quand on voit que les magasins hard discount proposent du bio il ne faut plus s'étonner!
    la seule garantie de consommer quelque chose de pas "merdique" comme tu dis c'est d'aller à la source ,effectivement le circuit court ,l'organisation entre plusieurs personnes pour acheter "en gros" et revenir a des transformations et conservations que l'on fait sois même est la clef!!
    je vous fait part d'un petit calcul qui revient souvent dans mes réflexions : pour produire 1kg Matière Sèche de Maïs il faut 200 à 500 litres d'eau(selon saison),pour produire 1 Kg de viande bovine élevée industriellement il faut 40Kg de MS Maïs...,je vous laisse calculer le cout hydrique !
    notre système d'alimentation basée sur les protéines animales est entre autre une catastrophe écologique de grande ampleur
    mangeons des haricots !! c'est pas bon pour le réchauffement climatique mais c'est plein de protéines!!
    plus sérieusement ,l'enjeu de demain sera la nourriture ,certain pays comme par exemple la chine l'on déjà compris en achetant le maximum de terre arable en Afrique

    merci pour cet article Vol!

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  13. le parallèle entre les abattoirs et maisons de retraites m'a beaucoup touché...je suis encore loin du compte mais cela m'encourage à me démerdifier de toute urgence et en profondeur.tout est laid dans ce monde et j'y contribuerai tant que j'en dépendrai. Je dois avouer que l'article m'a mis minable quant à mes boites de conserve...et je n'ai même pas de fusils :-).

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    1. Ne serait-ce qu'avoir l'intention de se demerdifier est déjà beaucoup !
      :)

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  14. Complètement d'accord avec toi Vol West et sur tous les plans donc je ne vais pas les reprendre un par un ! J'avais vu sur youtube la mort du cochon : très bien d'avoir montré cela, car c'est la réalité et encore ce n'était pas dans ds batteries de machines ...
    En France depuis la 2ème guerre mondiale on a totalement laissé l'agriculture entre les mains de l'agro-industrie et on a vu les dégâts. Les gros producteurs deviennent plus nombreux et les petits disparaissent ! Quant à la qualité c'est catastrophique : un verger de pommiers nécessite entre 20 et 40 traitements avant maturité !!!!! On a tout abandonné au Dieu Argent Les plitiques sont complices et le principal syndicat, la FNSEA encore pire !!! Je termine sur une note positive : en France se développe tout doucement les AMAP (Association de Maintien de l'Agriculture Paysanne) dont la plupart sont bio (pas tous). Mais l'avantage c'est que c'est de l'agriculture de proximité, sans intermédiaire où l'on s'engage par exemple à aller chercher un panier de légumes (parfois de fruits) très divers : c'est un bon exemple mais encore trop rare car il faut que ces paysans rentrent dans leurs frais. En France pour bien comprendre ce qui s'est passé depuis plus de 50 ans il faut voir les nombreuses vidéos de Claude et Lydia Bourguignon qui sont partout sur le web (voir par ex sur le moteur de recherche Google). Ils ont écrit aussi un livre remis à jour récemment : "Le sol, la terre et les champs" aux éditions "Sang de la terre 2015" et un site : http://www.lams-21.com/artc/LAMS/1/fr/
    Bonne continuation à vous tous ! Stay safe !

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    1. Très important le travail des Bourguignon !
      :)

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  15. je voulais juste rajouter que je trouve vraiment très bien la manière dont vous avez abattu le cochon ,je fait la même chose ,une balle de 22 dans le cerveau ,par surprise ,sans stress c'est ce qu'il y a de plus respectueux comme mise à mort ,l'animal n'a pas le temps de se rendre compte de quoi que ce soir ,et je suis certain que de fait ,la qualité de la viande s'en ressent ,une bête qui stress va libérer de l’adrénaline ,les muscles seront farcis d 'acide lactique.
    la peur à une odeur et un gout,il n'y a qu'a comparer un sanglier tué à l'affut avec un sanglier tué après trois heures de traque!
    n'oublions pas que nous sommes ce que nous mangeons
    c'est toujours très désagréable de tuer ,le faire du mieux possible et sans souffrances c'est remarquable
    cette mise à mort est instantanée et respectueuse ,bravo

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  16. Excellent article Vol West, sans prétention, ni tape à l'oeil, juste la vérité sur la vie. Continue tes articles mon cher, ils sont toujours fort apprécié. Sois sûr que si certains n'apprécie pas, la très grande majorité, quoique peut-être parfois silencieuse, est toujours reconnaissante de tes visions sincères de la vie qui nous montre le niveau d'auto-réflexion et de introspection que peut cacher l'envers de tes articles. Il est facile de réfléchir comme la masse, mais beaucoup difficile de réfléchir par soi-même et de façon cohérente et objective. Toi Vol West, tu le fais merveilleusement bien. Merci beaucoup de ta générosité. En des temps pareils nous en avons besoins.

    Je te suis depuis 3 ou 4 ans moi aussi et je ne suis pas près de me désabonner de ta chaine. Longue vie à toi mec.

    Stay safe.

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    1. Salut Laurent et merci beaucoup pour ton message…c'est juste super sympa.
      Prends soin de toi et de ton clan,
      vw.
      :)

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  17. Je me suis fait peu ou prou la même réflexion que toi quand gamin on m’a fait visiter un abattoir. Je n’ai pas de mot pour décrire l’horreur a laquelle j’ai assisté. Le traumatisme passé, je me suis mis à réfléchir à ce que je pouvais faire pour ne pas participer à…ce massacre. Pas facile de concilier l’amour de la gastronomie française avec sa propre morale fraichement et violement attisé.
    La seule conclusion a peu près cohérente s’est vite imposé d’elle même.
    J’aime cuisiner, soit. J’aime bien manger : soit. J’ai été élevé dans une culture qui place la viande au centre de l’art culinaire : soit. La seule façon acceptable de continuer à manger de la viande :

    IL FAUT QUE J’EN PAYE LE PRIX

    Et la je vais devoir expliquer a tout ceux qui n’ont jamais abattue une bête de leur vie ce que ca veut dire.

    Le drame, c’est que, les gens ne se rendent même plus compte qu’ils mangent de la viande. Disons qu’ils ne conscientisent plus ce que c’est : un espèce de truc mou dans une barquette plastique filmé qu’on se paye avec une monnaie de singe. La réalité sous jacente au mot viande n’existe plus; On n’en est déconnecté. On préfère ne pas penser que pour obtenir ce steak il a fallu tuer cette vache et la découper en morceau. Et que pour en arriver la, il a bien fallu « l’élever ». On n’occulte que la seule raison de son existence c’est précisément de finir la dans mon assiette et que toute sa « vie » n’aura servie que ce but. Il n’y a plus vraiment de vie, et donc plus de mort.

    Et donc quand je parle du prix, je parle du prix du sang, le prix de la mort. Et lorsqu’on abat soit même la bête, on s’acquitte de cette dette. C’est très difficile pour moi, mais c’est bien ainsi. Je suis en phase avec la réalité de mon existence, de ma nature.

    Inutile de préciser que l’on mange beaucoup moins de viande du coup :)
    Le prix est trop élevé, c’est du luxe :)

    Et si tout le monde devait passer par la…

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    1. Excellent commentaire ! Bon et l'article/vidéo/musique aussi, bien sur. :)

      Je me pose la question de quoi faire pour les jeunes enfants.Quand je ferai la même démarche, dois-je emmener mon fils de trois ans, au risque de le traumatiser ?

      Si il s'y habitue jeune, ça sera plus facile pour lui de comprendre la réalité de la consommation de viande. Ça lui évitera de consommer quotidiennement de la viande sans culpabiliser tout en considérant les chasseurs comme des psychopathes (pensée très rependue autour de moi).

      Mais bon, en même temps, peut-être est-il trop jeune... Ceci dit, peut-on être trop jeune pour la vérité ?

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  18. Merci pour la vidéo, ça pique un peu les yeux pour l'amoureux des bêtes que je suis, mais il ne faut pas oublier d'ou vient le délicieux filet dans l'assiette.
    Grâce a la lecture de tes articles, et aux bouquins que tu conseilles, je suis gentiment en train de construire ma résilience, et pour ça je te remercie.
    pour la viande, ce sera poulailler, les œufs, c'est renouvelable, et moins dur pour moi :P

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  19. salut Volwest,

    il y a quelques mois, maintenant ,j'ai élevé des lapins à des fins de consommation alimentaire... moi non plus je n'ai pas été en capacité des les tuer moi même... je pensais faire appel à l'ancien boucher de mon village... mais elles ont du sentir mon mal être, et elles ont eu la bonté de mourir avant que j'ai eu la difficile tâche de les mettre à mort moi même... depuis je continue à manger de la "merde" de supermarché... mais ça ne m'empêche pas de garder en tête et de dire à mes enfants qu'un animal est mort pour les nourrir et qu'à ce titre ils doivent finir ce qu'il y a dans leur assiette.

    Peut être un jour irais je jusqu'au bout du processus et j'aurai le courage de tuer moi même les animaux que je mange, ou d'opter définitivement pour un régime végétarien

    stay safe l'ami

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    1. Salut Eric,

      La loi locale veut que ce soit le boucher qui s'occupe de l'animal de A a Z.
      Sinon je l'aurai fait moi même.

      Prends soin.
      :)

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    2. dans cette optique, je m’étais renseigné auprès d'un éleveur pour acheter de la viande en direct (c’était mon voisin, j'en ai de la chance), et il m'a répondu que la législation française (encore celle là, tiens) n'autorise QUE les abattoirs a procéder a la mise a mort des animaux a des fins d'alimentation. il m'a dit que même pour lui c’était compliqué. De plus, les petits abattoirs locaux ont fermé, et que maintenant il est obligé de louer les services d'un transporteur de betail pour faire abattre ses boeufs a plus d'une heure de route...

      si quelqu'un a plus d'infos pour croiser des sources, ça m’intéresse, mais ça rend ce qu'on voit dans la vidéo assez impraticable dans mon pays, a priori, (après, il n'avait peut etre juste pas envie de travailler avec des particuliers)...

      douce France.

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    3. En France dans le cas d'un évelage familial (pour la consomation de ta famille, sans vente de viande donc et avec une limite de taille du cheptel), tu peux tuer toi même tes bêtes (volailles, lapins, ovins, caprins et porcins).

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  20. Salut

    Pour répondre à Eric M...
    Salut Vol...
    J'ai été dans la même situation que toi quand il a fallu que je tue ma première poule mais il faut absolument prendre sur soi, il y va de ta santé et celle de ta famille.
    Quand tu mets dans ton assiette, une viande que tu as élevé, nourri et tué, à l'heure du repas, il y a un sentiment, surtout les premières fois, je ne parle pas de fierté mais une sensation d'indépendance.
    Pour revenir au cochon, quoi de mieux pour un survivaliste, cette bête mange de tout et rien ne se perd.
    Merci Vol...

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  21. salut,mister volwest çà sait la vrai vie ;merci ,moi aussi j'ai pu vivre quelque temps de ma viande et de mes légumes des œufs et du reste pendant sept ans en pleines montagne dans ma yourte jusquau jour ou l’état a déclaré que ne cadrai pas dans le moule citoyen ,vivre d'eau de source et de panneaux solaire ne rapportaient pas pour les caisses ,alors ils mon fait partir de ma terre et je vis dans un camping communal ou je paye ,mais je ne suis plus vivre.
    merci a toi volwest pour toute ces illusions ,bravo

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    1. Salut Juan

      Oui pas facile de "faire son truc"…et ce sera de moins en moins facile sans doute.
      Courage et prends soin,
      vw.
      :)

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  22. Bonjour Volwest.
    Bravo pour cette publication.
    Tu dois être sans le savoir un adepte de la maïeutique ( l'accouchement des esprits).
    Tu m'a permis avec d'autres de prendre conscience de certaines choses. Je partage ton point de vue sur le monde, qui nous entoure.
    Grâce à toi, j'ai compris la place de la violence dans ce monde alors même que je refouler cette réalité il y a encore peu de temps.
    Merci.
    Cet article nous permet de comprendre l'absurde de la démarche industrielle et productiviste; le gachi quelle engendre ( humain, ressources).
    Ce qui permettra aux hommes de retrouver une humanité certaine, c'est le retour à une vie simple, connectée au rythme de la nature (concept abordé notamment par manasobu fukuoka). Ce type de vie donne du sens à l'existence d'un homme et permet de dépolluer notre mental de tous les filtres accumulés depuis l'enfance. Certains comme " budha" s'y sont essayé et ont trouvé ce qui est appelé l'éveil. Moi je dirai plutôt : trouver la réalité de ce qu'est le monde qui nous entoure.
    Le survivalisme mériterait certainement de faire l'objet d'une thèse.
    Survivalisme : éveil des consciences ou nouvelle religion... Le Survivalisme est-il une tentative désespérée de sauvegarde d'une espèce en voie d'extinction.....

    Qu'en penses-tu?
    Stay "sage" et small is beautiful.

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    1. Bonjour Jérémie,

      Merci pour ton message.
      Difficile de dire exactement…surtout lorsque nous constatons, et c'est normal, que "Survivalisme" n'a pas la même composition pour tous.

      Prends soin,
      vw.
      :)



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  23. Ca n'a pas l'air d'avoir été une journée super facile, mais bravo pour avoir été jusqu'au bout de cette aventure, et de l'avoir partagé. Beaucoup se sentirait offensé de voir cette vidéo, mais ces mêmes personnes achète leurs viandes a l'épicerie en toute ignorance des méthodes de production animale beaucoup moins respectueuse de la vie. Bon appétit, cette nourriture va avoir bien meilleur gout dans vos bouches et vos esprits.

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  24. Salut Volwest,
    Déjà, bravo pour l'excellent article, cela fait plaisir de te lire à nouveau, et cette magnifique vidéo : j'ai adoré le long plan final sur le ciel avec la musique planante, on dirait une métaphore japonaise sur le temps et la vie qui passe, superbe !
    Ayant grandi en Auvergne, un grand-père vétérinaire, des amis chasseurs et éleveurs, c'est le genre de choses auxquelles j'ai été habitué mais je ne crois avoir déjà vu qui que ce soit le rendre aussi poétique :)
    Sur le fond j’ai quelques remarques, par forcément des différences fondamentales d’ailleurs, mais plutôt un paradigme supplémentaire :
    - déjà, je trouve que quand on parle de nourriture, en termes d’agriculture et d’élevage global, de population de masse, etc, il ne faut jamais oublier qui est concerné par ce qu’on dit… La majorité des humains n’est pas concernée par « quelle est la meilleure nourriture que je peux avoir ? », ou par « Tuer ou ne pas tuer un animal ? », « Protéines animales ou végétales ? », « Bio ou local ? » mais d’abord et avant tout par « Où et comment avoir de la nourriture ? Et en assez grande quantité pour les miens ? ». Et c’est tout. Moi j’ai la chance de me poser ces questions, mais certains c’est juste « je mange ce que je peux trouver et/ou m’acheter » et même pour ceux qui produisent, tt le monde n’est pas sous un climat tempéré qui te permet de faire de la multiculture. Des fois, c’est millet et sorgho, quelques vaches, et c’est baste !
    - ensuite, je suis désolé de le rappeler mais l’arrivée au XIXe s. de l’agriculture moderne, basée sur l’intensivité, la chimie et les engins agricoles à moteur donc utilisant les énergies fossiles) répondait à plusieurs problèmes qu’on gérait auparavant mais pas de manière optimale : la faible rentabilité d’une surface donnée (qu’on améliorait par des techniques comme le labourage, la rotation sur un même sol, le brûlis, etc.) et la destruction partielle ou totale d’une culture à cause de parasite, de maladie ou de catastrophe naturelle, ce qui entrainait des famines ou des disettes. La chimie moderne a permis d’améliorer l’hygiène, de découvrir des médicaments, ce faisant de baisser significativement la mortalité infantile, augmentant ainsi la population globale (cette même chimie qui aujourd’hui permet à certains de comprendre les mécanismes de symbiose entre plusieurs plantes pour justement éviter d’utiliser des engrais). Mais cette population grandissante, il fallait aussi la nourrir rapidement, d’où l’utilisation intensive d’engrais, de monoculture, d’engins agricoles gigantesques, etc. Il faut arrêter de croire que les mecs en blouse blanche se sont dit : « tiens, comment je pourrais faire chier tt le monde sur plusieurs générations ? ». En pensant faire bien (et ils ont fait bien –à un moment donné-), le cercle vicieux s’est créé lui-même : plus de monde à nourrir, plus de culture, plus d’élevage, plus de production accouplé à plus de destruction, mais aussi plus de naissances.
    -d’où ma dernière remarque, et en fait ma principale : dans tous vos commentaires, vous envisagez tous de réduire ceci ou cela, de changer d’urbain en campagnard, et autre, mais aucun ne parle d’une chose simple : faire MOINS d’enfant ! C’est mathématique quel que soit l’angle où on prend le problème : plus on est nombreux, plus on est obligé de produire. Tant que certains se reproduiront en 3, 4, 10 exemplaires (et je ne parle pas de ceux qui n’ont pas accès à la contraception, bien que…), ils auront beau gueulé contre l’élevage et l’agriculture industrialisé, ils devront manger et donc polluer tt autant : environ 20 à 25 000 kg de nourriture pour 1 individu ds toute sa vie (moy 80 ans). Moins de naissance, on baisse la population mondiale, on rééquilibre les cercles de production et de distribution, on se concentre sur le local, sauf cas particuliers, ainsi moins de demande pressante de masse donc moins de production intensive et débile. CQFD :D
    Mais ce n’est que mon point de vue  . Merci de l’article et de la vidéo vol.

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    1. Salut TheFlox et merci pour ton intervention !
      :)

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  25. Salut à tous,
    très heureux de découvrir quant peut arriver au végétarisme par le survivalisme!
    Je suis végétarien depuis qques mois et la logique morale qui m'y a amené m'a conduit très rapidement au fait que je ne faisais que la moitié du chemin, les raisons fondamentales sont finalement les mêmes: il y a exploitation et mort en bout de chaine. Je ne vais pas développer ici l'argumentaire végétarien qui est généralement connu de tous. A mes yeux il y a ceux qui acceptent la vérité de notre normalité actuelle telle qu'elle est (horrible à tous points de vue) et ceux qui préfèrent continuer de se leurrer par confort alimentaire (autrement dit: gourmandise). Si vous deviez en doutez, je vous invite à adopter la posture d'un végétarien et de vous renseigner avant de répondre avec l'ego du gourmand vexé. Je critique vivement l'industrie animale, mais comme le dit si bien Vol, l'industrie végétale n'est pas en reste. Il faut bien manger et je fais le choix de moins de mort, de souffrance et de gâchis environnemental dans mon assiette.
    Là où je souhaite en venir, c'est que d'aborder un régime végétalien m'oblige à bien mieux connaitre les aliments et les nutriments qui les composent, je développe peu à peu tout un nouveau savoir alimentaire (où trouver quelles vitamines? les combinaisons protéiques, de quoi le corps a besoin et où le trouver, etc. Et apprendre à conjuguer tout ça dans une cuisine saine et gourmande). C'est aussi l'occasion de voir comment mon corps, et mon esprit vont réagir (est-ce si dur de se passer de tout ça? Je considère qu'il s'agit de confort alimentaire, jusqu'où chacun de nous peut-il sortir de sa zone de confort? Le palais s'éduque.)). D'un point de vue survivaliste qui m'avait échappé jusque là, je suis en train mettre au point une alimentation équilibrée qui se passe d'animaux, ce qui semble plutôt utile si SHTF, les animaux devraient alors devenir plus difficiles à se procurer, à engraisser et à à garder. Si ma survie devait en dépendre, je me résoudrais très probablement à contre-coeur à consommer des animaux. D'ici-là je pense pouvoir en épargner un bon nombre et tenter d'appartenir à ceux qui travaillent au changement.
    D'un point de vue survivaliste, je voulais surtout vous laisser méditer sur l'utilité d'avoir des connaissance végétariennes, voire végétaliennes. Et du coup d'avoir aussi des réserves orientées vers une cuisine sans protéines animales savoureuse. Car il est important que ce soit bon, tant que c'est possible.
    Je vous laisse sur ces excellentes citation:
    de Ghandi qui nous dit: "Soit le changement que tu veux voir dans le monde"
    et de Coluche, parlant de la merde qu'on nous vend "(...) et dire qu'il suffirait qu'on arrête d'en acheter pour qu'ils arrêtent de nous en vendre!"

    Jeremy

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  26. Salut Vol,

    Je pense que tu as mis le doigt dessus ou dedans si on parle bien de la même chose, la résilience alimentaire est bien la seule voie de sortie de nos descendances.
    Justement, s'il n'y avait pas la merde du diable (pétrole) la vie serait certainement nauséabonde dans les espoirs (et des espoirs) que peut lui adjoindre.
    Cependant, pour toute résilience, qui plus est durable à travers les générations, il nous faut un territoire, qu'on soit sédentaire ou bien nomade, et la dégradation de notre habitat (qu'elle soit de notre fait et/ou de plus grand facteur d'incidence planétaire) et c'est là où tout doit commencer! la réflexion d'une vie durable démarre à cet endroit précis! oui mais où? connais-tu un endroit "where we coud be staying safe" pour reprendre une de tes expressions? un continent? une île? de Facto, bien que tu y vives, j'écarte l'amérique du nord, considéré par les sachants comme le continent le plus dangereux au monde. l'Afrique? avec toutes ses guerres tribales, celui-ci est déja en train d'imploser, tout comme le moyen Orient d'ailleurs. L'europe? plutôt saturé et enclin à une exode massive venu des continents voisins, chronique de guerres de civilisations annoncées! l'Asie, surpeuplée... Alors il reste quoi? les territoires insulaires et les continents de l'hémisphère sud.
    Pour ma part, je n'ai pas encore fait mon choix, d'autant plus concerné parce que j'ai 2 enfants et que mon cortex primaire m'oblige à les protéger et à les voir grandir. la seule vision d'impasse générationnelle est horrible et insupportable, bien pire que de voir "the shining" un soir d'Halloween...
    La question n'a, me concernant, pour l'instant, pas de réponse. La faute à l'ajout régulier de paramètre tel que le nucléaire, le déplacement de population, les différences religieuses et communautaires, les pandémies éventuelles, les ressources, la densité de population, les risques naturels et climatiques, j'en oublie bien entendu.
    Et puis je pense quelques fois à prendre un bateau, et partir sur les îles éparses de l'Océan indien, St Paul, Amsterdam, Crozet, Kerguelen, mais souiller ces territoires si fragiles par une présence humaine me freine quand même.
    Je ne vois pas d'un bon oeil l'avenir de l'humanité, prochaine étape étant l'obsolescence programmée de l'être humain, qu'elle soit génétiquement implantée ou bien par la simple toxicité de nos mode de vie. L'homo sapiens est un fléau, et il est son seul remède.

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    1. Salut Mat,

      Je comprends…
      A la base, il n'y a pas d'endroit "miracle". Que des compromis. Des petites bulles de promesses plus ou moins stables et propices au développement de notre indépendance.

      Apres, c'est comme d'habitude, ça dépend de ce que tu veux faire, de comment tu veux éduquer tes enfants, de ta profession, des droits qui te paraissent importants etc.

      Si j'etais en France, ce serait les Pyrénées.
      Si j'etais aux US, ce serait le Montana.
      Si j'etais au Canada, ce serait le Saskatchewan.
      Si j'etais…

      A un moment, le plus important devient de le faire.
      Prends soin,
      vw.
      :)

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  27. Il y a un vrai respect de l'animal bravo

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  28. Je reçois mon cochon, fin juillet. J'aime la façon dont les américains tuent le cochon, la balle dans la tête avant, c'est plus humain que de lui trancher la gorge quand il est encore vivant. Quand j'étais jeune, je me rappelle que le paysan l'assommait à quoi de masse (sledgehammer), le cochon hurlait, et il le saignait dans la foulée...Pas glop ! Merci encore ;-)

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