mercredi 26 février 2014

Les Survivalistes Francophones / Anglophones

16 commentaires:

  1. Très intéressant ... et je serais très heureux (mais peut-être moins après ...) que tu parles de la Suisse plus en détail, histoire d'avoir ton point de vue sur la situation.

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    1. hahaha...
      D'un point de vu survivaliste la Suisse ne peut être qu'un modèle intéressant !
      Mais effectivement nous pourrions nous poser certaines questions. Par exemple, est-ce que "la Suisse" d'aujourd'hui reflète sa réputation d'hier ?

      Aussi, il serait intéressant de réellement se pencher sur "les Suisses", et de voir, a l'échelle familiale et non nationale ou "culturo-nationale", si cette tendance a l'indépendance est présente ou non, et a quel degrés.

      Quoi qu'il arrive, la Suisse est l'héritière de fondations survivalistes que nous ne pouvons ignorer.

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  2. Là je peux te répondre d'après l’expérience de ma propre famille et la variation au cours des ans.
    - il faut, comme toujours, différencier la situation suivant 3 facteurs "lieux" : Campagne (Paysans isolé à Hameaux -> 100 habitants) - Village (-> 2'000 habitants) - Ville
    - de même il faut séparer l'indépendance familiale sur 3 niveaux : Nourriture - Protection - Finance
    - et tenir compte du temps qui passe : il y a 40 ans - il y a 20 ans - aujourd'hui

    En campagne, il n'y a pas de changement notable par rapport à la "réputation d'hier", comme tu dis, et ce peu-importe les âges concernés. Stock de nourriture (entre-autre du "fait-main", gros congélateurs, poules et lapin voir cochon, etc.), protection active (chiens, armes de chasse et armes militaires) et petit magot sous le matelas ou sous les chaussettes (bcp de transaction financières se font en argent de main à main encore actuellement). Le tir reste une activité très prisée par un concours national fédéral annuel.

    En village, il faut tenir compte des ans. Il y a 40 ans, les stock étaient encore bien présents (généralement dans la pièce servant de bunker). Il y a 20 ans, il ne restait plus que la confiture faite "maison", un peu de liqueur et du vin. Aujourd'hui il ne reste pratiquement plus rien. La protection n'est que "physique" et encore ... les abris sont devenu communs pour les constructions neuves (+ de 20 personnes). L'argent est en banque avec généralement une dette hypothécaire de plusieurs centaines de millier de francs (ce qui est "normal" ici). Les armes militaires sont généralement stockées en commun sauf pour les participants aux concours de tir.

    En ville, il n'y a tout à refaire. Plus de stock, même il y a 40 ans chez les grands-parents (manque de place). La protection est un service municipal (police). Si les "anciens" gardaient encore un peu d'argent chez eux à l'époque, tout est à la banque maintenant, même si ils payent encore généralement en billet. Les générations suivantes se sont rabattue sur les cartes de payement. peu d'attrait pour le tir fédéral.

    Voilà qui reflète bien selon moi la situation dans tout le territoire. Un mot sur l'"esprit" survivaliste : à 40 ans, j'ai donc vécu enfant la période Village ("stock" et fierté de la protection). Il y a vingt ans, je l'avais plus du tout en tête ni en pratique (Village et Ville). J'y reviens maintenant, comme un "retour aux sources", zone Village-Ville, avec une dette hypothécaire de 400'000,00 CHF (tout à fais normal, je le redis, dans ce pays). Je laisse mes enfants loin de tout ça encore (4 ans pour la grande). Mes parents en sont aux réserves de confiture et mon grand-papa vit au jour-le-jour.

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    1. Merci pour le RETEX l'ami...c'est ce que je pensais !
      La dynamique "urbain / rural" reste déterminante.
      :)

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  3. Très intéressant ...
    A mon sens la différence du faire Américain et du réfléchir coté Français vient surtout du fait que les Américains sont malheureusement souvent exposés aux catastrophes.

    Donc aux US le concept est acquis, place à l'action (faire).

    Nous Français nous nous demandons si peut être il y aurait une éventualité qu'une catastrophe puisse dans le pire des scénarios imaginable oser frapper notre pays !

    En France il y a aussi une forte pensée 'État providence', nous croyons sans problème que
    dans tous les cas de figure et en tous points de l'hexagone nous serrons secouru individuellement dans les 30 minutes.

    C'est juste mon avis.

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  4. Bien d'accord avec Edmond également!
    Et d'une manière générale, en France il y a une tendance forte à tout intellectualiser/politiser, ce qui est à la fois intéressant et... Fatiguant.

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  5. merci à John pour la question et ta réponse Volwest ! très intéressant !

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  6. Question et réponse très instructive, merci. Ça me fait poser une réflexion sur un point de ta vidéo lorsque tu disais que les anglophones sont beaucoup plus portés à aborder l'autonomie au niveau alimentaire par rapport aux les francophone plus porté sur la protection

    Être d'abord résilient sur nos besoins de bases:
    -avoir un toit pour protéger & se chauffer
    -pouvoir boire & produire sa propre nourriture

    sont des domaines sur lesquels être autonome concerne directement notre survie en tant qu'individu, et ce qu'il y ai un quelconque événement qui viendrait perturber notre quotidien ou non (car si tu crève la dalle tu peux pas faire grand chose).

    C'est une démarche beaucoup logique à mes yeux de commencer par avoir la possibilité de manger en toute circonstance avant même de se poser d'autres questions, par exemple l'arme la plus adaptée afin se de protéger.

    N'y a t-il pas une tendance francophone à mettre de côté la sphère de la résilience alimentaire au profit de la protection ?
    Car (comme le dis Edmond DANTES) il y a encore la croyance d'un "état providence" qui nous protégerait en toute circonstance ?

    J'oublie certainement des critères à prendre en compte mais j'aimerais avoir votre avis à tous

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    1. Nos préoccupations reflètes nos environnements, ou plus précisément ce que nous percevons de cet environnement.
      Si je vivais a Detroit dans un quartier a la con, la protection serait ma priorité.
      Si je vivais dans le désert, ma préoccupation première serait l'eau.
      Etc.

      C'est donc une question de probabilité qui dicte les priorités.

      Maintenant, la question qu'il faut se poser, c'est combien de fois j'ai eu a défendre ma vie depuis ma naissance, et combien de fois j'ai eu a m'hydrater, me chauffer et me nourrir...

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  7. Différents, mais on pourrait être super complémentaire :-)

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  8. Bonjour,
    Une question qui n'a rien à voir avec la vidéo ci-dessus...
    Qu'en est-il vraiment du niveau de radiation sur la côte aux États Unis en rapport avec la catastrophe de Fukushima? D'après ce que j'ai pu voir sur le net, la situation a l'air préoccupante. Est-il vrai que le gouvernement n'alerte pas la population du danger? Que comptent faire les gens pour se protéger si cela s'avère nécessaire?
    Bravo en tout cas pour le blog et merci...

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    1. Salut,

      Je suis en train de compiler les infos en ce moment même.
      Tout ce que je peux dire pour le moment c'est qu'a la maison on achète plus aucun poisson qui vient de l'océan pacifique.

      Bref, du pas glop de compétition.
      Et non, aucune alerte, discussion, rapport, information...
      :(

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  9. Bonjour Vol West,

    Avant de faire ma remarque, je tiens à saluer ta démarche. Je pense que ton succès vient entre autre du fait du contraste entre ce que nous venions chercher en tapant "survivaliste" ou "survivalisme" dans Google ou dans Youtube et ce qu'il y ont trouvé sur ton blog ou ta chaine: quelque chose de profondément humain.

    Pour ce qui est de ma question, qui ne devra pas être perçue comme agressive, polémique à la rigueur, mais surtout comme une vraie interrogation. Cette interrogation à surement déjà été soulevée mais je suis dans l'impossibilité d'avoir lu toutes les question posées sur ce blog.
    Je suis comme toi turlupiné par la quantité d'autonomie que nous ancêtres prossedaient ou que certaines tribus possèdent. Je suis amoureux de ce que je lis du mode de vie des Amérindiens, qui sont pour moi un exemple de ce que la survie signifie, en terme de savoir-faire, de rapport à la nature, d'autonomie, precisément même alors que l'Amérique s'est construite sur un genocide.

    Je m'égare, mais pas tant que ça. Nous parlons parlons ici de survivalisme, donc de preservation, de possibilité d'étirer le temps de la vie.
    Or nous ne cessons de progresser dans ce sens. Nous vivons bien plus vieux que tout ceux qui ont vécu avant nous et ce notamment grace au progrès de la science. Dans votre système américain bon nombre d'entre vous dont toi si j'ai bien suivi, êtes sans couverture sociale, sans accès "gratuit" aux soins qui à mon sens est le premier outil de la survie dans nos vies quotidiennes, en l'absence d'effondrement..
    Je m'explique; en terme de probabilité, les chances que je développe un cancer ou autre maladie lourde nécessitant de massives interventions de la médecine reste prédominante dans la liste des obstacles que je n'exclue pas de voir pointer leur nez avant la fin de ma vie. Probablement que la chance d'avoir affaire à la maladie est plus importante que celle d'avoir à évacuer un jour mon domicile.
    Je trouve quelque chose de profondément contradictoire à avoir conçu de très beau mécanisme de survie, mais de se trouver démuni face à la possibilité d'une maladie lourde qui engendrerait d'énorme couts financier.
    Je suis conscient aussi que l'apparition ou le développement de bon nombre de maladies modernes sont dues à la dégradation de notre mode de vie (et c'est bien pour ça que j'aime ton travail, que je m'intéresse aussi au manger mieux, à la poly et permaculture...) Mais il n'en reste pas moins que notre espérance de vie est bien supérieure à celle des amérindiens ou de nos ancêtres européens.


    Avoir la possibilité d'utiliser une arme à feu pour me défendre, mais être dans l'impossibilité de me défendre si je dois être soigné "gratuitement" si je contracte un virus, ou une bactérie.

    Que penses tu de cette contradiction? Comment te prepares tu à ce genre de situation?

    Ce mode de fonctionnement à l'américaine conviendrait uniquement en cas d'effondrement du système ou l'accès au soins serait rompu, et mettrait tout le monde plus ou moins à égalité.

    Je pose cette question ici car bien qu'à la limite du hors sujet, elle concerne toute de même cette opposition entre système français et américains.



    Cordialement,

    B

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    1. Salut,

      1- Il y a une multitude de possibilités quant aux soins gratuits aux US.
      2- Il existe une assurance "gros pépins" qui est beaucoup moins chère qu'une assurance "petits pépins tout le temps" = maladies lourdes, accidents majeurs etc.
      3- On a Obamacare maintenant.

      :)

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