vendredi 2 août 2013

Le micro-jardin




Pour le survivaliste, être capable de s'approprier et de sécuriser sa propre nourriture est primordiale. Que cette appropriation soit de réserves personnalisées, de la cueillette sauvage, d'une vaste organisation Permaculturique, d'un potager traditionnel, de la chasse et de la pèche ou encore d'un micro-potager urbain, se pencher sur notre indépendance nutritionnelle reste un geste pilier de notre démarche d'autosuffisance, et celle-ci devrait s'exercer a des pratiques variées et redondantes afin d'améliorer et de maximiser notre sécurité alimentaire.

Cette décision d'indépendance quand a notre nourriture, est aujourd'hui plus que jamais un enjeux déterminant si nous considérons la direction nébuleuse et douteuse d'une complexité agricole rarement cohérente, soutenable et durable.



Dans ce contexte de convergence de problèmes écologiques mais aussi économiques, de plus en plus de familles et d'organisations locales, a l'échelle de quartiers et de zones rapprochées, s'impliquent dans la production de leur propre nourriture, délaissant cette gigantesque machine de la malbouffe et du modèle productiviste ambiant pour une production plus humaine, plus cohérente, stable et surtout d'une qualité supérieure.

Jardin communautaire a Detroit

Une stratégie faisant de plus en plus son apparition notamment en milieu urbain est celle du micro-jardin, soit la culture intensive de petits espaces comme les balcons, les petites cours et les toits en utilisants des récipients et des techniques variées.

Ces techniques, principalement axées sur la maximisation de notre espace et son potentiel, mais aussi la nature de notre environnement et ses limites, peuvent inclurent l'hydroponie, l'aéroponie, la micro-polyculture, la permaculture, la culture en pots, en bacs, en lits et en jardinières, mais aussi n'importe quel support, vertical ou horizontal, capable de soutenir la croissance d'une plante et contribuer a notre alimentation.










Même si il est évident que les petits espaces auront du mal a nourrir une famille de 4 sur des cycles importants, les recherches de la FAO (Organisation de la nourriture et de l'agriculture) démontrent qu'un micro-jardin traditionnel bien entretenu de 1m carré peut produire jusqu'à 200 tomates par an, 36 têtes de laitue tous les 60 jours, 10 choux tous les 90 jours et 100 ognons tous les 120 jours.

Le micro-jardin, comme toute autre stratégie d'indépendance alimentaire, peut alors venir intégrer et compléter une multitude de démarches diverses pour augmenter notre sécurité alimentaire, créer de la redondance au sein de nos solutions d'autosuffisance, et solidifier notre intention de devenir les acteurs de notre propre bien être.