lundi 18 mars 2013

EDC étudiant




Je suis étudiant dans une grande ville de 600 000 habitants en Belgique.
5 jours sur 7 je vais donc a l'université et 99% du temps je m'y rend en bus.

Comme beaucoup d'étudiants, mon budget mensuel est extrêmement limité: moins de 70EUR dans lesquels il faut compter les cinémas, les rares sorties, les rares sandwiches du midi, les loisirs survie, rando, stages etc…

J'évite donc la redondance, ce qui explique par exemple que je n'ai pas de couteau dans mon EDC urbain, en effet sur mon multitool j'ai déjà une lame qui me suffit largement.

Aussi, et puisque je suis en milieu urbain, je n'ai pas de module feu, pas de frontale, pas d'argent liquide, pas de nourriture. Mon EDC me convient parfaitement au quotidien.

Je n'ai pas encore eu le temps de passer mon brevet de secourisme mais c'est une de mes priorité…cependant, j'ai quand même une trousse de premiers soins compatible avec mes compétences. Du fait de mon budget limité la quasi totalité du matériel dans cette trousse vient des hôpitaux ou maisons de repos ou ma copine fait des stages d'infirmière.



Mon EDC:

- 1 bouteille Nalgene grand goulot
- Arktis stowaway coupe vent déperelant
- 1 Buff
- Ductape
- Clé USB
- Multittol Victorinox Spirit
- Olight T20 lampe tactique
- Porte feuille
- Lunette de soleil

- Porte clés: Sifflet FOX 40, ResQMe, paracord, spy capsule, mousqueton, LED et pince a épilé.


Module soins:

- Gel Hydroalcoolique
- 1 couverture de survie
- 3 compresses
- 1 bande
- 2 pansements
- 6 sparadras
- 2x6 Steri-Strip
- 2 bandes collantes
- 3 paires de gants
- 1 ciseau
- 2 Unidose isobetadine
- 2 Unidose liquide physiologique
- 1 protection auditive
- Médicaments : fièvre, vomissement, diarrhée…


jeudi 7 mars 2013

La légitime défense: Maitre Thibault de Montbrial.




"Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance a l'oppression."
Article II de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789.



L'arme a feu et son utilisation pour la défense personnelle reste un univers délicat, tabou et souvent mystifié, et faisant, pour beaucoup, l'objet d'un rejet catégorique.

En 34 minutes, Maitre Thibault de Montbrial expose la torpeur juridique, mais aussi sociale, culturelle, intellectuelle et philosophique, pouvant régner sur ces situations dramatiques ou un citoyen est contraint de se défendre d'une atteinte a son intégrité physique.

Video incontournable qui devrait, a minima, réveiller en nous certaines valeurs et structures naturelles…valeurs fondées non pas sur une compréhension désobligée du monde tel que nous aimerions le considérer (docile), mais bien sur les réalités parfois brutales du monde tel qu'il se présente a nous.







dimanche 3 mars 2013

L'effondrement économique.



Chaque année, des millions d'individus sont "matés" par le grand échiquier de la dette et ses règles de jeu…grand échiquier pouvant paraitre, a nous simples pions contribuables, d'une injustice et d'une complexité insurmontable.

Apres tout, il est aujourd'hui difficile de payer notre médecin en poules pondeuses…notre facture d'électricité et de téléphone en travail manuel, notre nourriture en savonnettes a la lavande fabriquées maison, nos nouvelles chaussures en munitions, notre essence en Argent métal, ou encore nos taxes foncières en betteraves Bio.



1- Conscientisation et réflexion.


Si l'éventualité d'un incendie au domicile demande une certaine préparation, anticipation et responsabilité individuelle et familiale de part son niveau de probabilité (un incendie a lieu toutes les 2 minutes en France par exemple), le désastre financier (personnel, national ou global), devrait lui aussi être anticipé, et faire l'objet d'une stratégie de résilience a part entière, avec dans un premier temps la conscientisation de notre terrain économique.

- Que ferez-vous si vous et votre famille étaient les victimes d'un désastre économique ? Avez-vous un plan d'urgence ? Une porte de sortie ? Un moyen de résister, de surmonter et de reconstruire ?

- Que ferez-vous si vous perdez votre emploi ? Si vous perdez votre emploi durant une situation économique instable voir désastreuse comme durant l'effondrement économique de l'ex Union Soviétique, de l'Argentine, ou dans un environnement économique comme celui de la Grèce en ce moment même ?
- Que ferez-vous si votre salaire, votre chômage, votre pension ou encore votre retraite était coupée en 2…en 3 ? Si celle-ci ne tombait plus du tout ?
- Pendant combien de temps pouvez-vous continuer de payer votre loyer ou votre prêt immobilier sans revenus ou aides sociales ?
- Pendant combien de temps pouvez-vous continuer de payer vos taxes foncières sans revenus ?
- Pendant combien de temps pouvez-vous continuer de vous nourrir, de vous vêtir,  de vous déplacer, de vous éclairer, de vous soigner et de vous chauffer sans revenus et sans aides sociales ?
- Que ferez-vous si les prix sur la nourriture et/ou certaines ressources comme l'électricité, le gaz naturel ou l'essence augmentaient de 300% d'un mois a l'autre ? De 600% ?
- Si vous ne travaillez pas, que ferez-vous si votre conjoint "soutien de famille" était la victime d'un accident, d'un licenciement, frappé par une maladie grave ou venait a décéder brutalement ?
- Avez-vous un plan d'urgence dans le cadre d'un effondrement économique familial, national voir global ?

Ces questions vous semblent dramatiques et farfelues ?

Qu'il s'agisse d'individus lentement poussés a l'érosion économique au travers d'une consommation exaltée et au nom de la croissance absolue, d'une urgence familiale, ou de populations entières confrontées a l'effondrement économique de leur pays…le désastre économique est malheureusement une situation bien réelle et de plus en plus palpable.

Cette érosion économique a l'échelle familiale, nationale voir globale, peut prendre plusieurs formes et s'exprimer de manières différentes, comme par exemple au travers de l'émergence de "villes tentes" aux Etats Unis, notamment en Californie, ou des milliers de familles se sont plus ou moins soudainement retrouvées a cohabiter sous des tentes ou dans des abris de jardin après avoir succombé a l'échec économique.


Si je prends ici l'exemple de familles non seulement Américaines mais aussi Californiennes (la Californie est la 8eme puissance économique mondiale aux dernières nouvelles), c'est bien pour appuyer sur le fait que l'urgence économique touche aujourd'hui des populations, et surtout des classes sociales, qui hier avaient une maison et deux voitures…qui hier avaient un confort important et un rythme économique raisonnablement stable.

Voyager pendant des années en première classe et se retrouver brutalement non pas en deuxième classe mais dans la soute a bagage, est une probabilité qui, dans le contexte économique ambiant, devrait nous conduire a la construction engagée d'une multitude de stratégies pour pouvoir résister et surmonter les milles et une conséquences d'un effondrement économique.



Parler de mettre en place un plan d'urgence économique familiale qui ne ressemble pas a un livret d'épargne ou une stratégie économique traditionnelle est aujourd'hui extrêmement difficile pour la plupart d'entre nous.

Le fait est que nous restons, pour une raison ou pour une autre, largement conditionnés a croire que l'urgence économique a l'échelle individuelle ou familiale n'est pas un risque tangible.
Au pire, les filets sociaux en place nous confortent dans l'idée que nous aurons toujours de quoi mettre de l'essence bon marché dans la voiture, de la nourriture saine et nutritive dans le frigo, et que nous serons toujours capable de répondre a nos besoins les plus basiques…après tout, notre cadre gouvernemental germe d'une garantie sociale basée sur un minimum immuable !



Si cette compréhension de "la machine providence" était sans doute plus ou moins valable pour la génération d'après guerre, ou l'omniprésence effrontée de la croissance et du surplus invitaient nos parents a totalement s'abandonner au système coeurs et poings liés, aujourd'hui, cette compréhension nous condamne a rester totalement désarmé face a l'urgence, personnelle ou globale.

Simplement, avoir des économies sur un compte en banque traditionnel et compter sur nos retraites, nos investissements boursiers, nos biens et en dernier recourt l'aide sociale, est non seulement insuffisant aujourd'hui, mais totalement précaire ! 



Durant l'effondrement économique de l'Argentine par exemple, les banques ont a un moment tout simplement refusées le retrait bancaire a leurs clients...



2- Les fonds d'urgence.


Si la monnaie fiduciaire est une arnaque, elle reste la méthode principalement utilisée dans le monde entier pour nous permettre de sécuriser des ressources, et pouvoir jouir d'un certain confort…c'est la fameuse "pas de bras…pas de chocolats !".

Nous ne parlons pas ici d'accéder a l'ultime effervescence du capitalisme primaire en possédant 3 écrans plat par chambre a coucher et une Ferrari pour chaque jour de la semaine, mais bien de pouvoir manger a notre faim et si possible des aliments sains, de pouvoir nous chauffer, nous soigner, nous chausser, nous éclairer, nous déplacer et envoyer nos enfants a l'école, habillés si possible...



Si nous prenons les exemples de l'effondrement de l'ex Union Soviétique, de Cuba, et de l'Argentine pour rester actuel…il n'a jamais été question au début de l'effondrement pour ces populations de ne plus pouvoir "acheter" un bout de pain, et ceci en considérant l'intensité des fluctuations de valeurs accordées a la dite monnaie en place, ou la disponibilité des ressources.

Si nous prenons l'exemple de ces familles Californiennes qui se retrouvent a vivre dans un abri de jardin pour une raison x ou y, il n'est a aucun moment question pour elles de ne plus pouvoir utiliser l'argent papier pour espérer un jour réintégrer un logement avec plomberie.

Avoir des fonds d'urgence, est donc un des moyens direct que nous avons a notre disposition de pouvoir résister, surmonter et peut être reconstruire dans l'éventualité d'une crise économique individuelle, familiale ou nationale.



Ce n'est certainement pas la seule solution que nous devrions considérer pour minimiser le risque de l'échec boursier, mais en conjonction avec un éventail de démarches préventives, tangibles et pragmatiques, nous avons ici un moyen de créer de la résilience économique a l'échelle individuelle ou familiale…au cas ou et dans l'immédiat.



En survie, qu'est ce que notre corps sinon un compte en banque énergétique ?

Nous avons un certain capital de base, plus ou moins différents selon notre âge, notre sexe, notre taille et notre poids, et chaque geste effectué travail a diminuer ce capital, c'est a dire qu'avec chaque geste, nous allons "dépenser" de l'énergie.
Courir, manger, scier, marcher, respirer, pisser, s'interroger, s'inquiéter, digérer, pêcher, s'habiller, se laver, parler, penser…sont autant d'activités qui vont venir prélever des virements plus ou moins importants sur notre compte en banque énergétique.


Si nous pouvons remplacer cette énergie en absorbant d'autres sources d'énergie (principalement par l'absorption de nutriments), alors nous pouvons recommencer ces transactions le lendemain.

Si nous ne pouvons pas remplacer cette énergie dépensée, alors nous sommes rapidement "a découvert", et lentement mais surement nous devenons, directement ou indirectement, les victimes d'un rapport énergie / rendement déséquilibré, et nous risquons l'effondrement.

C'est pour cette raison que la survie devrait être comprise comme une démarche constante d'économie, a savoir ne pas "remuer" et "gesticuler" inutilement.

Comme nous l'indiquons simplement avec Piero San Giorgio dans "Rues Barbares":

Dépense énergétique minime + rendement important = vie
Dépense énergétique moyenne + rendement moyen = survie
Dépense énergétique importante + rendement minime = mort



Heureusement pour nous, notre corps a hérité d'une multitude de mécanismes visant a la préservation.
Un des stratagème que celui-ci utilise pour minimiser les risques de découverts énergétiques, est de tout simplement faire des économies (des réserves) durant les périodes de surplus, pour pouvoir, dans l'immédiat, restituer cette énergie, et donc retarder l'effondrement de son fonctionnement, durant les périodes de pénuries.

Cette stratégie va nous "acheter" quelques semaines pour nous donner le temps de peut être trouver a manger.



Nos fonds d'urgence sont tout simplement le reflet de cette stratégie instinctive et mécanique de mettre de l'argent ou des ressources (Fonds d'urgence, Argent métal, nourriture, essence, outils etc) de coté durant les périodes de surplus, pour peut être nous donner une chance de pouvoir surmonter une situation d'urgence, comme par exemple la perte de l'emploi de notre soutient de famille, une maladie grave, un enterrement, la réparation ou le remplacement de notre voiture, ou encore une inflation soudaine et déterminée des ressources de base comme la farine, le sucre, l'essence et le bois de chauffage (et les munitions !).

Pragmatiquement parlant, nous parlons ici principalement de stockes de nourriture, mais aussi d'un pécule d'urgence pouvant substituer ou venir renforcer nos revenus traditionnels, et maintenir le bon fonctionnement de notre opération, c'est a dire pouvoir continuer de payer notre loyer ou notre prêt immobilier, notre facture d'électricité, notre essence, notre nourriture, l'eau courante, l'électricité, l'assurance…mais aussi prévoir la boulette fiscale désobligeante comme une visite chez l'ophtalmo, le vétérinaire, ou une perte de la normalité passagère comme une inondation ou encore un incendie au domicile.

Tout comme la durée d'autonomie alimentaire, l'importance et l'ampleur de nos fonds d'urgence est une décision personnelle qui doit être réfléchie et adaptée a nos possibilités, mais il va de soi que le plus longtemps nous pouvons tenir, le plus nous aurons de chance de rétablir notre situation et ne pas finir sous un abri de jardin !


3) Construire des économies.


Si après avoir construit une réserve alimentaire familiale avoir six mois d'autonomie financière devant soi est idéal, la plupart d'entre nous ne pourrons que très difficilement accéder a cette échelle de résilience économique.

Les dépenses semblent s'accumuler, les prix semblent monter, mais nos salaires semblent eux totalement pétrifiés. Si nous ajoutons a cela une démarche de préparation au sens large, les budgets saturent très vite.

Cependant, et comme d'habitude, il est toujours préférable d'avoir peu que de ne pas avoir du tout.


a) Réduire les dépenses.


Réduire nos dépenses est un travail a part entière qui demande une certaine éducation, du temps, de la patience, de la réflexion, de l'honnêteté, de la discipline, et pour certains du courage…

Il n'y a pas 36 solutions pour construire des économies: soit nous dépensons moins, soit nous gagnons plus.

Dépenser moins est certainement la méthode la plus directe et jouable de pouvoir influencer notre résilience économique, et ceci des aujourd'hui: DVD, câble, téléphone, dépenses impulsives, routines alimentaires et énergétiques, méthodes de transport, vacances, habitudes…sont autant de sphères économiques ou nous pouvons "grappiller" et venir nourrir nos fonds d'urgences.

Portable a 400$, appartement trop grand, grosse voiture 8 cylindre, routine alimentaire 100% achetée et non préparée a la maison, toutes les lumières allumées a la maison 24/24h…voila l'exemple d'une "consommation" totalement capable d'être diminuée.

Faire des économies est avant tout décider de faire des économies…c'est a dire évaluer et peut être remettre en cause nos routines économiques, chose qui malheureusement ne fait pas partie du cursus de l'éducation nationale.

Quand vous réussissez a diminuer vos dépenses, transformez la différence en fonds d'urgence.
Votre facture d'électricité est maintenant de 50EUR au lieu de 60EUR par mois parce que vous utilisez l'électricité consciemment ? 
La différence devrait immédiatement intégrer vos fonds d'urgence.

Votre budget nourriture est maintenant de 300EUR par mois au lieu de 400EUR parce que vous préparez vos propres repas et que vous avez diminué voir éliminé votre budget "resto" ?
La différence devrait immédiatement intégrer vos fonds d'urgence.


b) Se payer soi même en premier.


Mettre de l'argent de coté implique aussi la stratégie de se payer soi même en premier. 

Se payer soi même semble idiot et contre intuitif, mais cette stratégie est pourtant logique si nous prenons conscience que notre salaire ou nos gains servent avant tout a payer un autre: loyer, taxes, factures, consommables etc.

Les stratégies "d'auto-paiement" sont généralement basées sur 10% de nos gains: vous gagnez 1000EUR par mois ? Avant de faire quoi que ce soit avec cet argent,  payez-vous 100EUR que vous mettez de coté…c'est le concept de la case "Départ" sur "Monopoly".

Si 10% est impossible, payez-vous 5%, 1%, 0,1%…mais payez vous !


c) La petite monnaie.


Un autre moyen de venir nourrir nos économies est de tout simplement réintroduire l'idée de cagnotte ou "tirelire".
Déposer la petite monnaie du jour dans un bocal peut sembler ridicule, mais cette méthode est un moyen constant et peu contraignant de contribuer a la construction d'économies.

Quand nous avons commencé notre cagnotte familiale il y a plus de 10 ans, il était surtout question pour moi d'éliminer au quotidien la ferraille de mes poches. Mais tous les 6 mois environs, cette méthode nous donne dans les 70 $ !

Ces 70 $ sont généralement directement transformés en Argent métal, et cet Argent métal est déposé dans le coffre familiale...jamais en banque ! 


d) Le vide grenier.


Un excellent moyen de venir nourrir nos fonds d'urgence rapidement est de tout simplement vendre notre surplus…généralement accumulé sous la forme d'objets divers que nous n'utilisons jamais.

A quoi va vous servir la série complète en 10 DVD de "Docteur House" le jours ou il n'y aura plus d'électricité ?



4- La restructuration économique.


Si les fonds d'urgence nous donnent un moyen pertinent de pouvoir négocier une urgence économique dans l'immédiat…cette stratégie reste incomplète de part sa courte portée.

Le fait est que la plupart d'entre nous vivons d'une manière "linéaire"…Nous avons un domicile, un boulot, une seule et unique méthode de sécuriser la totalité de nos ressources ("acheter" avec de la monnaie fiduciaire), et si cette "ligne" économique basée sur la singularité en chaine casse, c'est la totalité de notre existence qui s'effondre.

Une cane a pêche est un outil formidable, pouvant comme le disait le proverbe nourrir un homme toute sa vie.
Sauf qu'une cane a pêche est un outil linéaire…coupez le fil et le problème de dépendance réapparaît aussitôt.

Si nous parlons souvent de Permaculture sur ce blog, c'est que cette démonstration pratique dans nos jardins reflète une intention holistique qui s'éloigne de la singularité pour créer de la pluralité interactive.


La Permaculture n'est pas une cane a pêche, mais un filet. Vous pouvez couper un fil ou trois, il continuera de fonctionner…car sa force réside dans la pluralité complémentaire et redondante de ses parties.

Les stratégies économiques traditionnelles comme les investissements par exemple, sont elles aussi basées sur l'idée de filet et non de cane a pêche, au travers du concept de la diversification.
La seule différence ici est que le survivaliste n'est pas mue par le gain, mais par la construction de résilience et d'indépendance…et ses investissements seront alors le reflet d'une diversification de valeurs tangibles et non abstraites, pouvant lui permettre par exemple une autonomie durable et plaisante au cas ou sa retraite ne pouvait plus être assurée par le système.



La résilience économique est donc une affaire de Permaculture…ou un nombre important de systèmes vont venir créer un environnement beaucoup plus résilient et auto-suffisant qu'un projet linéaire et basé sur la singularité économique.

Votre voiture par exemple, si vous décidez d'en avoir une, devrait être beaucoup plus qu'un simple système de transport ou un statut économique et social. Elle devrait par exemple, dans le cadre de la perte de l'emploi, pouvoir vous permettre de prendre un boulot sur un chantier et transporter des outils ou des matériaux. De pouvoir y mettre vos légumes bio pour aller faire les marchés, ou encore de pouvoir commencer un petit business de navette locale pour les personnes âgées qui ont du mal a aller au marché a pied.

Un Vespa c'est sympa…mais ce véhicule ne nous offre qu'une exploitation limitée, dans le sens ou la transportation de biens et de personnes reste un pilier de l'économie, et ceci indépendamment de sa structure.



Nos choix concernant nos achats et nos connaissances (manuelles et intellectuelles) devraient donc refléter une intention de pluralité, de redondance, d'interactivé et de polyvalence, pour tout simplement élever notre niveau d'adaptation et de mobilité économique.

Fonds d'urgence, savoirs faire brutes: faire du feu, chasser, pêcher, survivre quoi…mais aussi savoirs faire souples et techniques: liens social, lire, écrire, communiquer, souder, réparer etc…récupération des eaux de pluie, possibilité de produire sa propre nourriture, avoir une voiture polyvalente, diversifier ses économies, avoir des réserves de nourriture, avoir une méthode de régulation thermique durable et indépendante des réseaux de distribution, parler plusieurs langues et apprendre plusieurs métiers sont autant de démarches capables de venir fortifier notre stabilité économique et contribuer a notre résilience et notre bien être.