vendredi 25 janvier 2013

Le gomme cogne - 2





La décision d'intégrer ou non certaines méthodes et solutions pouvant influencer la qualité  de notre intégrité physique doit germer d'un processus personnel des plus objectif et raisonné.

Si vous considérez intégrer le gomme cogne a votre boite a outils dans l'anticipation de devoir repousser une attaque violente a l'intérieur de votre domicile, et ceci en dehors d'une application purement professionnelle, il me parait des lors important d'étudier la totalité des implications liées a ce système. 



1- Le gomme cogne répand et solidifie l'idée qu'une arme a feu n'est pas forcement et systématiquement un système létal.

La propagation de cette idée est dangereuse a plusieurs niveaux.

D'une part elle fait croire aux criminels qu'une arme a feu, dans les mains d'un professionnel, d'un père de famille ou d'une femme seule chez elle, n'est pas forcement et systématiquement un objet létal.

D'autre part, le gomme cogne fait croire a nos enfants qu'une arme a feu n'est pas forcement et systématiquement un objet létal.

Les implications de cette nouvelle compréhension, "nouvelle" dans le sens ou une arme a feu a, jusqu'à présent, toujours été considérée comme un système forcement et systématiquement létal, peuvent être dramatique tant dans le comportement ou la réaction d'une personne malintentionnée face a un citoyen armé, que dans le comportement de nos enfants en présence d'une arme.



2- Le gomme cogne nous fait croire, ainsi qu'a nos enfants, que pointer une arme sur quelqu'un, ou tirer sur quelqu'un avec une arme a feu, n'est pas forcement et systématiquement un geste décisif et mortel.



Si nous pouvons concevoir, intellectuellement parlant, que l'arme a feu peut ne pas être un système létal en utilisant des munitions dites "non létales", nous détournons la fonction première de l'arme, et donc notre appréhension collective de celle-ci.

Cette alchimie bien pensante de la nature même de l'arme au travers de l'utilisation de munitions dites "non létales", vient perturber certaines notions naturelles liées a des protocoles précis et particuliers.

Simplement, une arme a feu qui n'est pas systématiquement et naturellement comprise par tous comme un système décisif et mortel, nous invite sournoisement a ne plus la respecter de la même manière.



3- Si le gomme cogne n'est pas un jouet, et que son utilisation peut entrainer de graves blessures voir la mort…pourquoi faire croire aux criminels et a nos enfants qu'une arme a feu n'est pas forcement et systématiquement un outil létal ?

Le problème ici est que nous tendons a définir l'arme par sa munition, et qu'il peut être difficile pour nos enfants par exemple, de concilier la nuance entre un système et son champs d'action selon la munition choisie.

Si "Jean" met du gomme cogne dans son fusil, et que "Pierre" n'en met pas, nous sommes alors confronté a un problème d'homogénéité dans la structure prédominante définissant la nature, le rôle et le champs d'action d'une arme.

De plus, le gomme cogne est principalement dédié par le citoyen a un rôle de défense personnelle au domicile. 
Dans ce contexte précis ou les distances d'engagement sont réduites (chambres, couloirs, pièces exiguës, garages etc), cette munition, et en considérant ses capacités balistiques, se rapproche considérablement d'une munition dite létale en dessous de quelques mètres…tout en conservant la totalité des désavantages psychologiques et physiques inhérents au gomme cogne, comme par exemple la haute probabilité de rebonds des balles en caoutchouc sur un mur opposé pouvant venir blesser, voir tuer, la personne se trouvent dans la nécessité de défendre sa vie.

Si vous êtes le seul "rempart" entre le ou les criminels et votre famille, cette probabilité est selon moi inacceptable.



4- Le gomme cogne nous fait croire que la défense personnelle est une question juridique, alors que c'est une question de nécessité.



Comme je l'ai mentionné dans le premier article concernant la munition gomme cogne, il y a des situations, et ceci que nous soyons policier ou citoyen, femme ou homme, balaise ou maigrichon, jeune ou vieux...ou l'utilisation d'un système létal pour défendre notre vie ou la vie d'un proche est non pas acceptable, excusable ou encore justifiable aux yeux de la loi…mais nécessaire.

Ces situations, plus ou moins rares selon notre environnement immédiat ou notre profession par exemple, sont tout simplement d'un contexte particulier ou notre vie ou la vie d'un proche, est directement menacée.

A cet instant précis, la question juridique est largement éclipsée par la totalité des mécanismes instinctifs ayant pour rôle de nous maintenir en vie…et ceci peu importe la stratégie employée: soumission, fuite ou combat. 

L'aspect juridique de la légitime défense doit être pensé non pas durant l'événement, mais en amont de celui-ci, en se donnant les moyens d'avoir une multitude de réactions possibles face a un danger potentiel.

Il est préférable d'éviter que de s'enfuir.
Il est préférable de s'enfuir que de parlementer.
Il est préférable de parlementer que de se battre.
Il est préférable de se battre que de mourir.

Simplement, le gomme cogne implique que la défense personnelle n'est pas forcement un droit naturel…si il en était autrement, vous ne mettriez pas des munitions dites "non létales" dans votre arme a feu, mais bien des munitions pouvant définitivement stopper une menace directe, résolue et immédiate sur votre intégrité physique.

Transformer l'implication psychologique et sociale, la fonction et la nature de l'arme a feu en système non létal, est décider de croire que devoir défendre sa vie n'est pas une question de nécessité, mais bien d'une multitude de paramètres juridiques complexes et largement subjectifs qu'il nous faudrait calculer au moment même ou notre intégrité physique est en jeu.



6- Le gomme cogne favorise un recours plus fréquent a la force. Il nous invite a pointer et décharger notre arme plus facilement, même si le danger n'est pas forcement et systématiquement perçu comme étant décisif et mortel.

L'univers de la protection personnelle nous offre un nombre incalculable de méthodes, passives ou actives, et d'outils, pouvant venir influencer notre intégrité physique et psychologique.

Chaque système, chaque outil, vient jouer un rôle spécifique au sein de la défense personnelle.
Une bombe lacrymogène n'est pas une matraque, une matraque n'est pas un chien, un chien n'est pas une haie épineuse, une haie épineuse n'est pas une porte blindée, une porte blindée n'est pas une arme a feu…et aucun de ces outils ne peut venir remplacer le bon sens et l'attention que nous prêtons a notre environnement.

Il est donc question d'avoir ici une multitude d'outils complémentaires a notre disposition, tant physiques que psychologiques, pour pouvoir gérer, ralentir et si possible éviter l'utilisation d'un système létal.

Si notre seul système de défense est une arme a feu, nous aurons, par manque d'outils et donc de choix, tendance a la déployer pour la totalité des situations que nous pouvons rencontrer…ultime ou non.
Si cette arme a feu est chargée avec une munition que nous pensons "non létale", nous serons, dans un premier temps, plus enclin a la sortir, la brandir et la pointer…dans le but inconscient de compenser notre manque de létalité.

C'est un peu comme le petit chien de merde, il devient vite agressif et bruyant pour compenser son manque de pouvoir, de stature et de présence…son manque de létalité.

Si le criminel (ou le groupe de criminels) ne percute pas dans l'instant: adrénaline, stupidité, drogues, désespoir, idée farfelue qu'une arme peut ne pas être mortelle si celle-ci est chargée avec du gros sel ou du gomme cogne…alors nous serons plus enclin a tirer, et ceci même si la situation ne rentre pas dans le cadre de la légitime défense.

Cette relation au danger et a la réponse souvent inappropriée et inadaptée, est alors non pas basée sur la nécessitée de devoir défendre sa vie après avoir tout mis en oeuvre pour éviter l'escalade (légitime défense), mais bien sur la peur de ne pas pouvoir le faire, et la mécanique de justification liée a l'utilisation d'une munition dite "non létale".



7- Le gomme cogne, au travers de son appellation "non létale", est une tentative lexicale de camoufler la réalité de l'univers de la confrontation.



La confrontation physique est un univers moche et horrible.

Qu'elle soit d'une pierre, d'un manche de pioche, d'une arbalète, de nos mains et de nos dents, d'un couteau de cuisine ou d'une arme a feu, défendre sa vie est quoi qu'il arrive une situation critique qui ne peut être déguisée ou détournée par l'utilisation de moyens ou de termes pouvant nous convaincre du contraire.

La plupart des citoyens qui intègrent le gomme cogne sont avant tout gouvernés par une hypocrisie philosophique et intellectuelle quant a l'univers du combat et de la confrontation.
Si nous sommes honnêtes et réalistes, quand notre vie, ou la vie d'un proche est directement menacée, c'est a dire que la mort est au rendez-vous si nous ne faisons rien, il me parait évident, naturel, que notre réponse, si réponse il y a, doit être décisive…et ceci peut importe l'outil utilisé.

La décision de défendre sa vie, ne peut en aucun cas s'exprimer a moitié.
Nous le faisons, ou nous ne le faisons pas…


Le gomme cogne est un entre deux lexicale douteux…le compromis mou et bancale d'une philosophie a moitié parcourue quant aux réalités de la confrontation que nous n'avons pas déclenchée, que nous n'avons pas choisie ni demandée, mais a laquelle il nous faut malheureusement parfois faire face, car ne nous détrompons pas, le criminel est lui d'une philosophie entière et largement létale.





dimanche 20 janvier 2013

Les preppers




Pour Ron Douglas, un père de famille de la banlieue de Denver dans le Colorado…le terme "survivaliste" est totalement ruiné et implique trop souvent "les fous qui vivent seuls dans les montagnes".

Pour lui, le terme d'auto-suffisant est beaucoup plus proche de sa démarche et de ce qu'il nomme les 3 piliers de l'autonomie: la préparation aux urgences, un mode de vie durable, et la sécurité financière.

"Les gens ne devraient pas seulement avoir un kit d'urgence de 72 heures pour quand l'électricité s'arrête de fonctionner, ils devraient apprendre a vivre par eux même."

Pour Douglas, l'industrie de la préparation, toujours prospère pendant les périodes difficiles, est en plein essor.
Autour de lui, les gens parlent de "la fin du monde tel que nous le connaissons" avec une telle régularité que l'acronyme "TEOTWAWKI" est devenu culturellement répandu et largement utilisé par tous.

Mais, au milieu de ce catastrophisme ambiant, il est a craindre que le monde est en effet de plus en plus fragile…une préoccupation mise en évidence récemment par l'ouragan Sandy.
Les conséquences de la tempête sur la population montrent a quel point la plupart d'entre nous sommes totalement dépourvus et dépendants des supports de notre vie moderne: nourriture, carburant, transport, soins, eau courante, énergie…



La première chose que nous pouvons remarquer du quartier ou vit Douglas, environs 30 kilomètres au nord de Denver, est que ce quartier est totalement anodin. Il n'a pas de base ultra secrète et fortifiée dans les montagnes, ni 20 hectares de terre fertile. Il n'a pas de bunker non plus.

En fait, lui, sa femme et leurs 6 enfants habitent une maison de banlieue américaine typique. 

"Je suis monsieur tout le monde…a part que nous avons 1 an de nourriture dans la cave, une radio HAM dans le bureau, 1 an de bois dans le jardin, 1500L d'eau potable dans notre cuve de récupération et un camion d'évacuation pouvant rouler pendant 1300 kilomètres avant de devoir être réapprovisionné en essence…"




1- Produits alimentaires de base dans des seaux de 22 Litres (riz, haricots, noix, sucre, sel, blé, farine, allumettes…)
2- Repas lyophilisés 
3- Assortiment de boites de conserves (fromage, beurre, viande…)
4- Marmite pour les bain-marie
5- Machine pour l'emballage sous vide
6- Cocotte minute
7- Marmite
8- Viande en conserve (porc et dinde)
9- Bouillon (boeuf et poulet)
10- Sel (2 sacs de 11 kilos)
11- Papier d'aluminium
12- Trousse de premiers soins portative
13- Bougies
14- Graines de tournesol
15- Losanges pour la toux
16- Dinde en conserve
17- Container encastrables de conserves 
18- Sacs d'évacuations pour toute la famille
19- Cheminée de charbon de bois
20- Pommes de terre
21- Barbecue
22- four solaire
23- Viande séchée
24- Vinaigre blanc et cidre
25- Huile d'olive en boites de 3 Litres
26- Trousse de premiers soins fixe
27- Conserves de produits alimentaires de base (riz, carottes…)
28- Lait et oeufs en poudre
29- Détergent / Lessive
30- La famille Douglas
31- Réserve de graines d'héritage
32- Eau de Javel
33- Pâtes
34- Purée déshydratée 
35- Produits alimentaires de base dans des seaux de 22 Litres
36- Boites de conserves variées
37- Containers encastrables de conserves variées
38- Chocolat en poudre
39- Groupe électrogène
40- Bruleur au propane
41- Filtre a eau Berkey
42- Chauffes-mains
43- Masques chirurgicaux
44- Réserve de bocaux pour la préservation 
45- Bocaux de poivrons
46- Fusil calibre 12, carabine et arme de poing
47- Seaux de miel
48- Boites de sardines
49- Tente
50- Jerricans essence de 18 Litres
51- Panneaux solaire
52- Tuyaux en plastique 





dimanche 6 janvier 2013

GoalZero Nomad7- le solaire portatif




-GoalZero Nomad7 fiche technique:

Poids: 0.36 kg
Dimensions plié: 16.5 x 2.5 x 24 cm
Dimensions ouvert: 43 x 23 x 0.25 cm
Temperatures optimales d'operation: -17 a 48 C

Type: monocrystalin

Sorties:
USB: 5V - 5W
12V: 13 / 15V - 4W
Guide 10: 6V - 7W

Charge:
Guide 10 (4 piles AA / 4 piles AAA) = 2 a 4 heures
Portable / MP3 / GPS / numérique = 3 a 4 heures

Contenu:
1- nomad 7
1- cable USB
1- cable guide 10
1- cable 12V allume cigare

Prix: de 40 a 120EUR.



-Guide 10 fiche technique:

Recharge 4 piles AA ou 4 piles AAA en 3 heures sur le Nomad 7.
Recharge votre portable de 1 a 3 fois (USB).

Poids avec 4 piles AA: 0.23 kg
Dimensions: 6.4 x 1.9 x 10 cm
Temperatures optimales d'operation: 0 a 40 C

Sorties:
USB mini
Lampe LED 100 + heures

Piles:
NiMH AA et AAA

Prix: de 30 a 60EUR.




[Amis survivalistes bonjour,

Je représente la société Energiedouce. 

Au vu du nombre de commandes de produits GoalZero sur notre site depuis le message sur votre forum, nous avons décidé d'octroyer aux lecteurs de votre blog une remise exceptionnelle de 45% sur les prix publics (au lieu de 35% pour les clients lambdas)dans la limite des stocks disponibles. 

Pour bénéficier de cette offre, rien de plus facile : créer un compte sur notre site www.energiedouce.com et envoyer un mail à l'adresse administration@energiedouce.com avec le mot de passe SURVIVALISTE à l'intérieur! 

En vous connectant à votre compte après validation de ce dernier par nos services, vous serez en mesure de commander tous les produits de la gamme GoalZero à -45%.

Très cordialement, venez nombreux !

L'équipe Energiedouce]



Site de goalzero:
http://www.goalzero.com/










vendredi 4 janvier 2013

Comment convaincre mes proches ?




Que celle-ci soit complexe ou simple, froidement planifiée ou paresseusement gribouillée, a un moment ou a un autre, tôt ou tard, la démarche du survivaliste semble se buter a la désinvolture physique et/ou psychologique de son entourage.

"Comment convaincre mes proches ?", est sans aucun doute LA question de 2012 !


Si ce labyrinthe moral et intime n'a de cesse d'atterrir dans ma boite aux lettres et sur la place publique, c'est que pour la plupart d'entre nous il est avant tout question ici d'un poids difficilement négociable par la simple effervescence verbale de quelques preuves et vérités, concernant entre autre, la nature même de notre monde moderne et son inhérente fragilité.



Que nous abordions la simple utilité d'intégrer des outils de qualité dans le coffre de la voiture familiale (kit voiture), au cas ou nous serions les victimes ou les témoins d'un accident de la route, ou que nous parlions de problématiques plus imposantes et peut être globales, liées par exemple a la destruction systématique de nos sols au travers de méthodes agricoles non durables, les enjeux géopolitiques du moment, la complexité économique ambiante ou tout simplement notre systématique dépendance envers les systèmes de support…nos proches, semblent gouvernés par une attitude des plus déroutante: le "ne-pas-faire".


La préparation, la prévoyance et la responsabilisation individuelle, c'est a dire indépendante de la capacité d'intervention et du rôle du gouvernement, n'est que trop souvent perçue comme une aberration sociale, une impossibilité, une religion, une fantaisie...

La plupart de nos proches semblent être persuadés qu'il sont totalement immunisés d'une quelconque urgence...et confrontés au travers de la discussion a la possibilité d'une rupture de leur bien être, de leur "pouvoir d'achat" et de leur importance, ils résonnent toujours plus ou moins de la même manière:

- Ca n'arrive qu'aux autres.
- Ca ne peut pas arriver ici…nous sommes un pays développé.
- Si ça m'arrive…mon voisin, les pompiers, la police ou l'armée viendra m'aider.
- Si ça arrive…je viens chez toi !
- Si ça m'arrive, et qu'il n'y a personne pour venir m'aider, je préfère mourir...

Pour bon nombre de survivalistes, il est alors question de convaincre son entourage que la préparation est une démarche salutaire…



1- Causes et conséquences.


Notre modernité grouillante, bruyante, polluée, et ou tout nos sens sont constamment sollicités et écartelés au travers d'une multitude de messages toujours plus sensationnels les uns que les autres, nous harcèle quotidiennement de couleurs, de lumières, d'effets spéciaux, d'artifices et de bruits, d'informations, de conversations, de textes, de violences et d'horreurs, que notre sensibilité (des sens mais aussi émotionnelle) s'est habituée a filtrer et a atténuer.

L'omniprésence de cette surenchère de l'attention, nous pousse a l'exploitation d'une communication toujours plus dramatique et intense.

Vendre une idée, un désir, une passion, une émotion ou un produit…c'est d'abord se différencier du bruit de fond que nous n'entendons plus, que nous ne voyons plus, et il est alors souvent question d'exagérer et de dramatiser le sujet pour pouvoir espérer être entendu et compris.

Dans ce contexte, le survivaliste peut lui même avoir tendance a se laisser prendre au jeu de la dramatisation a outrance et de la propagande émotive, pour peut être "éveiller" et convaincre ses proches.



C'est l'inévitable chantage émotionnel…ou une cause ultra dramatique est utilisée (et parfois manipulée) pour influencer un proche a considérer l'action:

"Il faut se préparer car l'économie globale va s'effondrer".
"Il faut se préparer car le changement climatique va tout détruire".
"Il faut se préparer car le réseau électrique est vulnérable a une éruption solaire massive".
"Il faut se préparer car le super volcan du Yellowstone est prêt a exploser".
"Il faut se préparer car une pandémie va surement frapper notre civilisation".
"Il faut se préparer car une guerre civile est inévitable".


Tenter de convaincre ses proches par le chantage émotionnel, est selon moi une erreur pouvant détériorer ou détruire la cellule familiale: divorce, séparations, conflits, tensions économiques, émotionnelles etc…et bon nombre de survivalistes ont malheureusement été les victimes de cette stratégie.

Le problème du chantage émotionnel au travers d'une cause catastrophique n'est pas seulement douteux pour le bien être de la cellule familiale, mais souvent, il est aussi contraignant d'un point de vu logistique.

La plupart des survivalistes motivés par "la cause", c'est a dire uniquement tournés vers un danger catastrophique (réel ou non), sont souvent d'une démarche déséquilibrée, spécialisée, hâtive et compulsive, dans le sens ou leurs préparations sont largement dévouées a l'anticipation d'un événement particulier et trop souvent peu probable.


La démonstration de leur préparation, est alors d'une exploitation du potentiel économique et émotionnel familial souvent inacceptable pour le conjoint ou les proches, et malheureusement, c'est souvent cette implication dramatique et disproportionnée qui se détache du bruit de fond médiatique pour venir s'écraser grotesquement sur nos écrans de télévision.


Le parfait exemple d'une considération encrée dans la cause aura été le passage a l'an 2000. Une gigantesque vague de nouveaux nés survivalistes convaincus et attentifs se seront rués fin décembre 1999 sur la mise en place de stockes et de matériel pouvant gérer l'effondrement du système bancaire, quand au passage a l'an 2000, et selon certains "experts", nos ordinateurs n'auraient pas été capables d'assimiler et de fonctionner normalement a la vue du double zéro. 




Si l'énorme et brutale dépense budgétaire liée a la préparation de certains est ici incompréhensible pour nos proches, n'oubliions pas la dimension psychologique. 

La préparation est aussi et surtout un effort de réflexion gigantesque, des heures passées devant l'ordinateur a penser, comparer, étudier, organiser et construire nos préparations…a visiter les sites spécialisés, commander du matériel et au final réorganiser la fonction et l'agencement même de nos routines, de nos domiciles et de nos vies.

Pour le conjoint ou la famille, ce changement peut être non seulement brutal, mais aussi foncièrement indigeste.



2- Processus vs. procédure.


Pour beaucoup, le survivalisme est une procédure…une mathématique plus ou moins stérile de matériel, de gestes et de contrats psychologiques impliquants des situations extrêmes.
Cette compréhension est difficilement transmissible, parce que la plupart d'entre nous ne sommes pas construit pour la recevoir.

Le survivalisme n'est pas seulement une simple procédure a appliquer dans le cadre d'une anticipation a un événement catastrophique, le survivalisme est avant tout un processus personnel pouvant influencer positivement la qualité de notre présent, en devenant les acteurs de notre propre idéal, de notre propre bien être.



Délaisser l'idée de procédure pour privilégier l'univers du processus nous libère d'une certaine monotonie souvent transparente au sein de la préparation, et nous tourne vers un retour aux sources largement capable d'intéresser nos proches.

Nous ne parlons plus de solutions concrètes et parfois stériles face a certaines contraintes, souvent difficiles a justifier selon la catastrophe anticipée, mais bien d'un idéal dénudé de toute proposition catastrophique et anxiogène.

Comment voulez-vous éduquer vos enfants ?
A quelles expériences voulez-vous qu'ils participent ?
Que voulez-vous manger ?
Comment voulez-vous vivre ?
Ou voulez-vous vivre ?
Dans quelles conditions ?
Qu'est ce qui est important pour vous ?
Quel contact avec la nature ou avec la ville voulez-vous entretenir ?
Quel est votre rôle dans la cellule familiale ?
Que voulez-vous apprendre, construire, faire, découvrir ?
Comment et ou voulez-vous vieillir ?
Comment voyez-vous votre retraite ?


Ces questions de fond sont le vrai moteur du survivalisme…et nos proches sont ici invités a participer a leur propre processus d'indépendance.



3- Encourager vs. convaincre.


Beaucoup de survivalistes aimeraient voir un changement immédiat et radical de l’attitude de leurs proches, et cette attente est évidement irréaliste. 

Au lieu d’essayer de convaincre à tout prix, et au risque de dégrader votre lien affectif, il serait peut être plus pertinent d’adopter une approche encourageante. 

Votre conjoint adore cuisiner ? Cette activité, comme beaucoup d’autres, peut être intelligemment intégrée à votre projet d'indépendance, sans pour autant parler catastrophe nucléaire et fin du monde.

Encouragez le à développer ses connaissances en l’invitant à aller à la cueillette aux champignons, aux mûres, aux baies diverses…invitez le à la pêche voire à la chasse, pour pouvoir cuisiner des aliments réellement "bio".  Parlez-lui de la mise en place d’un petit jardin potager, sur lequel il pourra agréablement compter pour son bien être intérieur et dans la préparation des repas.

Vous pouvez aussi élargir les connaissances familiales de la sphère nourriture, et invitez chaque membre de la famille, adultes et enfants, a expérimenter sur une parcelle de terre ou sur un jardin surélevé dédié et personnel…ou chacun peut planter ce qu'il aime. 




Comprenez que nous avons tous des natures, des personnalités et des centres d’intérêts différents, qui peuvent largement influencer, directement ou indirectement, le niveau d'indépendance de la famille toute entière, sans pour autant aborder le survivalisme.

Nous avons tous un potentiel, des spécificités et des terrains d'expertises pouvant intégrer l'idée de clan, et parfois il suffit simplement d'encourager ce potentiel.

Votre conjoint aime la poterie ? Offrez lui un stage de poterie.
Votre conjoint adore la randonnée ? Offrez lui un kit de premiers soins.
Votre conjoint aime la mécanique ? Poussez le a retaper une vielle voiture.
Votre conjoint adore redécorer la maison? Offrez lui des livres sur le bricolage et des outils.
Votre conjoint adore la nature ? Invitez le a aller camper, marcher, bivouaquer...
Votre conjoint s'intéresse au moyen âge ? Allez visiter le chantier médiéval du château de 
Guédelon.



4- La responsabilité du prévoyant.


Si vous avez mal aux dents…vous allez voir un dentiste.
Si votre voiture tombe en panne…vous allez voir un mécanicien.
Si votre monde s'effondre…vous allez voir un survivaliste.

Au final, la plus part de nos proches ne se pencheront jamais sur les questions de fond, sur cette invitation a prendre en main leur propre bien être.
La plupart de nos proches ne se pencheront jamais sur la mise en place personnelle, familiale et clanique d'une indépendance intelligente et résolue, et ils ne partagerons jamais vos convictions…c'est comme ça, rien ni personne au monde ne pourra les convaincre ou les inviter a s'intéresser au survivalisme, surtout si nous continuons de le présenter d'une manière brutale et dramatique.

Qu'il soit question de budget, de temps, d'envie, d'intérêt, de déni, d'apathie, de confort ou de négligence, peu importe, vous êtes, comme beaucoup d'autres survivalistes, "seul" dans votre démarche.



Un survivaliste est une sorte de "fourmi professionnelle".
Son champ d'action principal n'est pas l'univers de la catastrophe, mais son hygiène de vie fait de lui la personne capable d'influencer le niveau et la qualité de résilience de son entourage (familiale ou social) durant une situation difficile, et peu importe sa nature, son étendue ou la cause.


Pourquoi son univers principal n'est pas celui de la catastrophe ?
Tout simplement parce que cet univers est rare (et heureusement !): nous passons plus de temps dans un environnement stable et serein qu'un environnement dégradé et hostile…et que le survivaliste s'intéresse d'abord et principalement a la qualité de son présent, de sa liberté et de son idéal.


Durant une situation d'urgence, tout le monde ne part pas dans les bois.
Cette idée de partir dans les bois, pourtant largement répandue et explorée par nos survivalistes en herbe (souvent jeunes et célibataires), est totalement fausse et largement dramatisée.

Le fait est que durant une situation d'urgence, il est bien plus probable que nous soyons amenés a "résister" sur place, c'est a dire nous enraciner, que d'aller faire le buisson dans un environnement largement hostile au maintient de la vie d'une famille moderne, et habituée a un certain confort: toilette, PQ, tampons hygiéniques, chauffage central, eau courante (et chaude), électricité, matelas etc…

Cet enracinement est génétiquement programmé, et instinctivement, notre famille, de sang ou d'esprit, va se replier sur elle même.



Dans ce contexte, nos proches et nos amis vont soudainement se rappeler de notre "profession", et tout comme le dentiste doit s'attendre a nous voir débarquer avec un terrible mal de dent, nous devons nous attendre a voir débarquer la famille avec un terrible mal de prévoyance, de préparation et d'anticipation.

La question devient…dois-je me préparer a recevoir la cousine et ses deux gosses, le tonton, la voisine et la belle soeur en cas d'effondrement de la normalité ?
Quelle est la part de responsabilité du prévoyant ? De la fourmi professionnelle que nous sommes ?