vendredi 1 novembre 2013

Revenir a l'essentiel



Pour la plupart d'entre nous, et peu importe nos convictions politiques, notre statut social ou la culture pollinisatrice qui anime nos vas et viens, notre univers ambiant, soit cette machine lourde d'opulence et d'engrenages complexes et complexés, présente une multitude de symptômes plus ou moins parasitaires selon nos sensibilités et la qualité de notre écoute.

Plus inquiétant, et si nous considérons la totalité de la mécanique qui gère et digère notre niveau de confort et de stabilité au quotidien, nos constructions humaines semblent aujourd'hui plus que jamais se borner a la schizophrénie, la dysfonction, l'incohérence et l'autodestruction.

Raréfaction des ressources, névrose sociale, urbanisation massive, surconsommation, spéculation bancaire, agriculture intensive, homogénéisation et dégénérescence intellectuelle, stratégies évolutives d'ordre par le chaos, choc des civilisations, conflits et guerres civiles, dette, pollution, oppression, précarisation, paupérisation, spoliation, violence, inflation, insécurité, chômage, malbouffe…c'est un flux persistant et exponentiel de mauvaises nouvelles, toutes capables, séparément ou agglomérées, de cristalliser sur un présent déjà turbulent pour des millions, un futur difficile et incertain.

Pour faire court: les mauvaises nouvelles s'accumulent...





Durant une situation ou le danger est non seulement perceptible mais aussi palpable dans l'immédiat: la morsure d'un chien, l'incendie au domicile, la confrontation physique ou encore la noyade…notre corps organise une réponse automatique, rapide et globale pour optimiser ses chances de survie, en plongeant plus ou moins directement dans son arsenal d'outils de protection personnelle, soit son héritage pré-historique (c'est a dire avant le moi) de solutions chimiques et biologiques codifiées. 

Cet essentiel d'actions et de priorités réactives, réflexives et instinctives, est souvent lié a une mécanique plus ou moins efficace et grossière de fuites, de tétanisations, et d'apnées combatives parfois nécessaires et justifiées par la nature de la situation: "si la vie était un jeu, la seule règle serait de survivre".



Notre héritage d'instincts, de comportements et de réflexes, naturellement et finalement concerné par la survie de notre conscience, ne peut être qu'une stratégie de "non-choix" face aux risques habitants notre univers…et pour limiter notre contact a ce champ d'action précaire qu'est la réactivité brute et immédiate, nous avons, comme beaucoup d'autres espèces, développé et murit une multitude de stratégies beaucoup plus souples qu'un unique potentiel réactif.

Ces stratégies souples peuvent influencer, réduire ou éliminer les risques et tensions liées au manque et la carence, la confrontation, les dangers naturels, technologiques, ou encore les risques économiques, géo-politiques et sociaux capables de déstabiliser notre normalité et de nous mettre en péril.
Ce sont tout ces autres outils et composants a notre disposition, pouvant appréhender, anticiper, prévoir et surtout minimiser des risques parfois indirectes ou asymétriques, c'est a dire pouvant être décalés dans le temps et l'espace.



Par exemple, au lieu de rester sur une dynamique unique de prélèvement comme la chasse, la pêche et la cueillette pour notre subsistance, notre espèce va progressivement adopter des stratégies plus souples de production, notamment au travers de l'agriculture, de l'élevage et du stockage des surplus pour minimiser le risque de famine, et stabiliser le rapport entretenu dans le temps avec notre environnement.



Tout au long de notre histoire, nous avons, plus ou moins maladroitement et a des degrés plus ou moins subtiles, oscillé entre des périodes de prospérité et des périodes de troubles…entre des périodes d'élans stratégiques, et des périodes d'apnées combatives.

Seulement…comment qualifier notre présent ?

Comment lire, interpréter et comprendre, ne serait-ce qu'intuitivement, cette modernité aux couleurs schizophrènes ou nous ne sommes pas en état de guerre déclarée, mais ou notre taux de suicide est exorbitant ? 
Ou les rayons gargantuesques de nos hypermarchés débordent de calories, mais ou la nourriture est devenue polluée et polluante ?
Ou la machine médicale est capable de dégourdir et de restructurer la vie, mais ou la vie est engourdie et déstructurée par la machine ?
Ou nos villes et nos campagnes sont noyées d'iphones et de connections numérisées, mais ou la solitude et la déconnexion des sens sont devenues maladies courantes ?
Ou chaque citoyen, surtaxé, culpabilisé, saboté et fatigué, doit contribuer au bonheur de son voisin au nom de la division et du partage, mais ou personne n'est entier, debout, volontaire, indépendant et responsable de son propre bien être ?

Serions nous face a un risque bien plus large et structurel qu'un quelconque effondrement économique, énergétique, écologique, technologique ou politique ?

Serions nous face a l'effondrement de la conscience de l'Homme, si lente, perverse et progressive, qu'il nous est difficile de réaliser la nature même et l'ampleur du malaise ambiant ?






Dans la vie, il n'y a pas de solutions, il y a des forces en marche disait Antoine de Saint-Exupéry…et ces forces il faut les créer.



Ressentir ou percevoir une incertitude quant a la santé et la direction de notre monde moderne est une chose…mais décider de devenir les acteurs de notre propre bien être, et non des spectateurs, des victimes ou des boulets, décider de créer une force intime capable non pas de se confronter a d'autres forces, mais de construire en parallèle, et ceci de manière souple et durable, me semble être un Aïkido adapté au paradigme ambiant et aux défis futurs.

Nous parlons souvent de survivre a "l'événement"…et cette condition involontaire d'apnée combative est indiscutablement de notions plus ou moins primaires et nécessitants un certain développement, mais nous ne considérons que trop rarement des stratégies de réduction intelligente du risque, et la construction, résiliante et durable, d'un univers de jeu beaucoup moins sensible aux sursauts d'une machine de plus en plus complexe et tordue.





Pour beaucoup, les solutions et les échappatoires traditionnels seront intuitivement liés a une certaine forme de réussite économique, soit une réaction brute et primaire aux problématiques perçues. "Le Loto" pouvant tout effacer, tout solidifier, tout construire et tout solutionner…non pas en terme de pouvoir d'achat, mais bien en terme de libertés. Car au fond, ce qui nous préoccupe réellement n'est pas la grandeur de notre maison, la quantité de choses possédées ou la puissance motrice de notre voiture, mais bien la place et le rôle que nous pensons occuper au sein du collectif…et par défaut de conscience ou d'intelligence, beaucoup semblent encore confondre l'un et l'autre.



Pour la plupart d'entre nous, il n'est pas question de devenir riche économiquement parlant, mais "libre" et maitre de notre condition…et cette intention de liberté, si paradoxale, enfouie, abstraite et relative soit elle, doit être la force motrice de notre implication, et notre retour a l'essentiel.

Cette notion de liberté est d'ailleurs si troublante et pénible pour la machine, génératrice et nourricière d'un contribuable névrosé et pendu a son sein providence, que celle-ci fait et fera tout pour nous rendre de plus en plus dépendant de son ampleur et de son appétit.

Si nous parlons de liberté, la question centrale et conductrice devient non pas "comment survivre", ou "comment se préparer a la chute", mais bien comment développer et améliorer mon niveau de liberté ? Comment reprendre le contrôle de ma vie, sans pour autant rabaisser, avorter et détruire, directement ou indirectement, le niveau de liberté de mon voisin ?


1- Le moi.




"Revenir a l'essentiel" pourrait chuchoter un réflexe d'involution réactionnaire, d'égoïsme ou d'enfermement primaire, et si cette stratégie de replis peut exprimer, selon sa construction, un potentiel salvateur concernant une certaine dégénérescence perçue et intériorisée, il me parait incontournable d'insister sur l'importance et la puissance de réalisation collective et collectrice, ne serait-ce qu'a l'échelle familiale.

Si l'union fait souvent la force, la force ne fait que rarement l'union.

Quoi qu'il arrive, et quelque soit la direction qu'il vous faut gribouiller aujourd'hui, seul ou a plusieurs, la source de votre engagement sera votre propre mécanisme interne, votre propre machine a penser…

- Acceptez et conscientisez que le malaise ambiant est réel. 
- Acceptez et conscientisez que de ce malaise peut germer l'incertitude.
- Reconnaissez que l'incertitude n'a qu'une seule fonction: l'éveil.
- L'éveil ne repose pas sur la peur du lendemain ou la dramatisation, mais sur l'action intelligente.
- Combattez la peur par l'action. L'inaction étant la principale force motrice de la peur, et vice versa.
- Acceptez que les autres ne veulent pas savoir ou ressentir ce que vous savez ou ressentez.
- Définissez vos intentions, votre gouvernail interne et vos rêves.
- Ne laissez personne définir vos intentions et vos rêves a votre place.
- Votre manière de penser est plus importante que ce que vous possédez: Investissez en vous même.
- Votre patrimoine intime est plus important que votre position sociale: Investissez en vous même.
- Réalisez que personne au monde ne peut s'intéresser a votre bien être comme vous pouvez le faire. Personne !
- Réalisez et acceptez que vous êtes responsable de votre propre vie et de votre propre bien être.
- Construisez de l'indépendance et de la résilience intelligente et durable.


2- L'indépendance.



Les réalités de notre condition humaine sont aujourd'hui plus que jamais liées a une dépendance étouffante et parfois paralysante. 

Nous dépendons d'un tout, et ce tout dépendant a son tour d'une multitude de réseaux et de systèmes complexes pour maintenir la qualité et la normalité de nos quotidiens: chauffage central, électricité, eau courante, distribution alimentaire, économie, énergie, communication…simplement, c'est une chaine de plus en plus longue et fragile de systèmes et de sous systèmes qui contrôlent et rythment notre bien être: une machine.



S'intéresser a développer une certaine indépendance, est bien plus qu'une simple réponse instinctive face a l'incertitude générale ou a un quelconque risque d'effondrement. Optimiser notre niveau d'indépendance est avant tout l'action consciente et réfléchie de créer, par nous même, une force intime qui tend a nous affranchir et nous libérer d'infrastructures et de systèmes de supports de plus en plus complexes et fragiles, tout en projetant un rapport au monde plus cohérent, résilient, stable et surtout durable.

C'est consciemment se débrancher de la machine, et non pas la refuser ou la détruire.

Notre intention d'indépendance est alors d'une constance tournée vers tout ce qui peut permettre d'amplifier ou de sécuriser une position d'autonomie, plus ou moins profonde, envers quatre systèmes "clef de voute":

- Le système économique.
- Le système hydrique.
- Le système alimentaire.
- Le système énergétique.

Sur ces quatre systèmes reposent tous les autres…



a) L'indépendance économique.



Ce système "clef de voute" est le plus dur a maitriser des quatre car le plus violent, et les stratégies d'indépendance économique a l'échelle individuelle ou familiale sont souvent multiples, combinées et asymétriques.

La dette reste l'agent pilier de notre dépendance, car celle-ci repose sur une promesse de travail futur qu'il nous faudra effectuer. C'est un contrat qui ce calcul non pas en somme d'argent a rembourser, mais en années de travail a fournir pour payer notre dette, plus les intérêts !

Ce contrat est la définition même de l'esclavage.

La seule dette acceptable devrait être l'achat d'une maison, si celle-ci est d'un potentiel intelligent et durable…c'est a dire capable d'améliorer notre niveau d'indépendance, et donc d'influencer directement ou indirectement sur les trois autres systèmes clef de voute.
L'achat a crédit d'une voiture, d'une machine a laver ou d'un ordinateur, ne nous rend pas plus heureux, mobile, "moderne" ou compétent, cette dette nous rend par contre beaucoup plus dépendant, lent, prisonnier et esclave.

Une autre réalité du système économique en place qu'il nous faut conscientiser est cette notion de taxe. Simplement, la taxation telle qu'elle est aujourd'hui pratiquée dans certains pays ressemble plus a du racket systématique qu'a autre chose, et il nous faut comprendre que chaque Euro gardé est un Euro capable de contribuer a notre indépendance et notre liberté. Chaque Euro perdu va lui contribuer a notre dépendance.

Dans l'immédiat:
- Etude et réalisation de nos routines économiques.
- Comptabilité exemplaire et disciplinée.
- Mise en place de fonds d'urgence.
- Stratégie de "se payer soi même".
- Modulation de notre consommation.
- Stratégies de simplicité volontaire et non d'austérité imposée.

Sur le long terme:
- Installation de systèmes énergétiques alternatifs et durables.
- Lien social et réciprocité économique a l'échelle locale et régionale.
- Stratégies de Micro-finance.
- Mise en place d'une production alimentaire, si petite soit elle.
- Achats tangibles et d'une nature a optimiser et promouvoir notre indépendance: outils de fabrication, panneaux solaires, Or et Argent physique, armes, nourriture, citernes, poules, poêle a bois, arbres fruitiers etc...



b) L'indépendance hydrique.



L'indépendance hydrique est souvent sous-estimée d'un point de vu stratégique, mais force est de constater que nos besoins en eau potable ne sont pas négociables.
Quoi qu'il arrive, nous devons nous hydrater, maintenir une certaine hygiène, laver nos produits alimentaires, faire la vaisselle et arroser nos jardins potager.

De part le monde, cette réalité physiologique s'opère a des échelles plus ou moins subtiles, mais d'une manière globale, et dans un monde de plus en plus urbanisé, la dépendance aveugle que nous entretenons quant a ce système de support et plus largement cette ressource vitale est effrayant et largement suicidaire.

Simplement: Pas d'eau = pas de vie = pas de liberté ou de réelle indépendance possible.

Dans l'immédiat: 
- Etude et réalisation de nos routines hydriques.
- Modulation de notre consommation.
- Mise en place de réserves d'eau potable.
- Accès direct a des méthodes simples de purification et de traitement: filtre Berkey, filtre a pompe, eau de Javel, ébullition etc. 

Sur le long terme:
- Installation d'un système de récupération et de stockage des eaux de pluie.
- Installation d'un puits.
- Achat d'une propriété ou l'eau est présente et abondante.
- Mise en place de toilettes sèches.
- Mise en place de méthodes d'irrigation intelligentes: Permaculture.



c) L'indépendance alimentaire.



Deux notions principales, sournoises et omniprésentes, s'opposent aujourd'hui a notre indépendance alimentaire.
L'une voudrait nous faire croire a la régression, tant technologique qu'intellectuelle des lors que nous quittons le milieu urbain, et l'autre voudrait nous faire croire que nos villes et leurs banlieues sont de qualités évolutives et développementales absolues.

Ces principes de fond se traduisent aujourd'hui par une réalité troublante; la plupart de nos voisins sont a neuf repas de la catastrophe…et dans l'incapacité totale de produire ou de prélever leur propre nourriture !

Depuis toujours, l'indépendance et la liberté sont en relation intime avec la terre. 

La production de nourriture a l'échelle familiale est avant tout, aujourd'hui comme hier, la création d'un lien tangible et direct avec une certaine indépendance, et si posséder une terre est une réelle forme de richesse que nous pouvons tenir dans nos mains, posséder une terre productrice est la condition sine qua non pour créer de l'indépendance, de la résilience et de la stabilité durable.

Cette notion de "retour a la terre" n'est pas un retour a l'obscurité technologique, une "décroissance" quelconque ni même une aspiration écologique. Pour beaucoup, le retour a la terre est avant tout un retour a l'indépendance, au pragmatisme, a l'autosuffisance et a la résilience alimentaire…un retour largement motivé et guidé par une production pérenne dans son exploitation temporelle, et cohérente dans les méthodes utilisées.

Posséder une terre, et avoir un moyen de la défendre, est un défi moderne qui prend toute son ampleur lorsque nous réalisons sa portée dans l'histoire de notre espèce: Ceux la qui gouvernent la nourriture, gouvernent le monde.

Dans l'immédiat:
- Etude et réalisation de nos routines alimentaires.
- Mise en place d'une réserve de nourriture personnalisée et intelligente: placard vivant.
- Mise en place et maintient de filières locales ou "courtes".
- Mise en place d'une production personnelle et personnalisée, si petite soit-elle.
- Développement de méthodes et de savoirs faire traditionnels: bocaux, confitures etc.

Sur le long terme:
- Mise en place d'une production agricole durable et cohérente.
- Développement de méthodes de production traditionnelles, mais aussi alternatives: Permaculture, Aquaponie, Polyculture, Apiculture etc.
- Elevage et stratégies de production indirecte.
- Développement et maitrise de méthodes et de stratégies ancestrales de prélèvement: Chasse, pêche, cueillette.
- Développement de stratégies locales basées sur la réciprocité et le lien social.



d) L'indépendance énergétique.



Chacun de nos gestes est une dépense d'énergie.
Chaque dépense d'énergie est un geste.

Notre monde moderne et son "grouillantisme", repose sur la simple mathématique d'une énergie bon marché et disponible dans des quantités jusqu'ici monstrueuses: le pétrole.

Le pétrole fait avancer nos voitures, mais il est aussi a l'origine de nos vêtements, de nos brosses a dents, de nos produits alimentaires, de nos pneus de vélos, de nos réseaux de distributions (eau, nourriture, communication, train, avion, bateau etc…), de nos usines, de nos centrales nucléaires, de nos portables, de nos tronçonneuses, de nos moissonneuses batteuses, de nos routes, de nos engrais, de nos vaccins, de nos plastiques, de nos médicaments, bref…de tout.

Sur le long terme, il est facile d'imaginer que cette énergie "miracle", et aux disponibilités exponentiellement réduites par l'appétit gargantuesque de nos civilisations toujours plus imposantes, s'épuise et se tarisse pour laisser place a un silence dépourvu de sens.

En attendant la fin du pétrole bon marché, ou pour les optimistes "une transition miraculeuse", il me parait évident que notre dépendance énergétique, quelle qu'elle soit, est aujourd'hui un système de support clef de voute qui tour a tour nous transporte, nous éclair, nous soigne, nous informe, nous alimente, nous abreuve et nous réchauffe.

Dans l'immédiat:
- Etude et réalisation de nos routines énergétiques.
- Développement de stratégies et de solutions d'économies et d'efficience.
- Réductions des trajets.
- Modulation de la consommation.
- Développement de stratégies et d'organisations alternatives du geste: Permaculture.

Sur le long terme:
- Mise en place de solutions passives.
- Mise en place de stratégies et de solutions renouvelables, eco-conscientes et durables.
- Installation de systèmes indépendants: Poêle a bois, solaire, éolien, géothermie, échangeur thermique etc.
- Développement d'une vie locale et focalisée.



Le développement de ces stratégies autonomistes, toutes guidées par une intention d'indépendance et de résilience envers ces quatre systèmes clef de voute, peut prendre une multitude de formes et de chemins selon votre environnement proche, votre budget, votre implication ou encore votre détermination.

Ce qui compte n'est pas le transfert "papier carbone" d'un modèle ou d'une structure quelconque, mais bien la réalisation que cette force conscientisée et apprivoisée doit fonctionner pour nous même et par nous même, et que le seul dénominateur commun de ce retour a l'essentiel n'est pas forcement l'aspect logistique, mécanique ou utilitaire, mais bien cette notion de liberté qui sommeille en chacun de nous.




54 commentaires:

  1. Je dois avouer, j'ai pas tous lus, je verrais sa demain, la j'ai sommeil :D
    Bonne nuit :p

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  2. merci Vol, merci de nous ouvrir les yeux.

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    1. De rien l'ami...par contre, je n'ai pas le pouvoir de vous ouvrir les yeux, car c'est une décision personnelle.
      :)

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  3. It's a quite inspiring article !

    Aurait-il été hors-sujet de suggérer la création d'une monnaie locale pour le paragraphe sur l'indépendance économique ?

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    1. Salut l'ami...ça faisait longtemps !
      :)

      Je ne sais pas si l'idée de monnaie locale est hors sujet...par contre pour que celle-ci fonctionne il faut déjà la créer, et ensuite avoir une participation importante (deux choses parfois compliquées)...Maintenant, ça marche déjà dans certaines villes ici et la, donc pourquoi pas !

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  4. Je viens de terminer de lire et franchement chapeau bas, cet article est magnifique, il permet de clarifier la méthodologie et le cheminement à employer pour arriver sur un plan logistique comme psychologique a devenir ou améliorer son indépendance.
    mille merci pour votre travail d'une qualité rarissime et régulier,
    ce que vous accomplissez est exceptionnel !!!

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    1. Merci a vous et bonne indépendance !
      :)

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  5. Excellent article, vraiment !!!!
    Tout est dit, cela correspond tout à fait à ma conception de la Vie.
    Merci de me soutenir, de me guider et de me pousser vers mon idéal.
    Bravo.

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    1. Salut l'amie,

      ...merci a toi et a ta petite famille.
      Sans vous ce blog n'existerait pas.
      :)

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  6. bravo ,encore une fois vous ecrivez ce que l'ont ressent au fond de nous ,depuis longtemps ces questions me travail ,et de les voirs ecrites et formuler clairement me soulage beaucoup , merci pour votre travail

    francois

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    1. De rien l'ami...je pense que nous sommes nombreux a ressentir les mêmes choses.
      Prenez soin de vous.
      :)

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  7. Le monde idéal selon Vol West ! je taquine, je taquine :)
    "le moi" un idéal à atteindre... quelque part dans ma tête trottait ce moi, mais c'était quelque chose de flou. Au fur et à mesure que la vie passait, ce moi devenait de plus en plus net, l’expérience, l'âge, la sagesse ? :)

    Donc pour "ce moi" Vol West à tout dit et pour le reste aussi, c'est du bon sens, chose qui devient rare en ce monde... Ce petit monde pour qui j’oscille entre le positif et le négatif, n’oublions jamais cette condition humaine qui fait que l'humanité est capable de faire de magnifiques rêves, mais aussi de terribles cauchemars ! Vol West : "mais décider de devenir les acteurs de notre propre bien être, et non des spectateurs" bien sûr ! mais les forces qui sont en marche dans notre monde sont d'une force implacable. Je ne parle pas de dame nature, mais de la nature de l'homme, sa pulsion d'auto-destructif qui confère à un certain nombres d’humains à la domination des autres.

    D'une certaine façon nous sommes les spectateurs de notre propre destinée, il n'y a pas de résignation, juste un constat !
    Vol West : " de construire en parallèle, et ceci de manière souple et durable, me semble être un Aïkido adapté au paradigme ambiant et aux défis futurs." tout à fait ! quand on regarde l'histoire humaine, son cheminement, les forces destructifs une fois à leurs apogées et leurs déclins sont suivit de périodes plus calmes, plus créatrices. A ce jour on se dirige rapidement vers cet apogée de violence, en être conscient c'est avoir déjà fait le premier pas, ensuite se préparer à affronter cet avenir radieux :) dans un esprit de bon sens, toujours ! c'est de rester maître de sa destinée...

    Martin.

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  8. Rien à redire.... Si seulement, ce message pouvais être lu par les peuples, le Schmilblick avancerai et moins dure serait la chute ! Juste un petit bémol pour ne pas avoir parler de la cuisinière à bois.

    Bravo et au plaisir de vous lire !

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  9. Bonjour,
    C’était long a lire, mais sa a permis de structurer une grande partie des idées que j'avez, bon boulot ça a du être long a rédigé, merci et bon courage pour la suite

    Cordialement Kerem

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  10. C'est un excelent texte ,trés lisible .
    Il y a deja quelques temps que je me dis qu'il ne faut pas enter dans les discours de l'ennemi ,sans quoi, il vat enter chez toi et te foutre dehors .
    Passer sa route sans se retourner sur ces marchands et s'occuper de soit pour ne pas nous faire acrocher par un dealer de merde .
    Mais c'est difficile diront les gens ?
    On ne sait rien faire diront d'autres ?
    On est pauvre a cause des raketeurs pense honteusement la plèbe ?
    Oui, car nous adorons depuis des generations nos maitres èsclavagistes qui nous tienent avec des daubes de pacotille .
    Tu boses pour le raketeur esclavagiste .
    Tu payes pour le raketeur esclavagiste .
    Tu n'oses defier ces criminels alors qu'il ne tient pas sur ses pattes .
    Tu crève par ta soumition polie .
    Etc..................................

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    1. Salut,

      Oui l'appellation n'a aucun poids.
      Seule la démarche compte.
      :)

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  12. Merci pour ce rappel bien complet.
    C'est aussi une méthodologie adaptable à chacun.
    Néanmoins je viens de me rendre compte avec cette lecture, combien le chemin est encore long avant de voir le bout du tunnel.
    Changer un bout de ferraille en un outil c'est facile et rapide.
    Changer l'état d'esprit d'un homme élevé aux habitudes faciles, c'est autre chose.
    Quand on doit se bouger les doigts du c.., il n'y a plus personne.

    Un grand merci pour tout ce que tu fais, tu nous apporte le bien le plus précieux,
    la liberté, que l'on perd de plus en plus, sans se rendre compte dans notre cage dorée.

    Prend bien soins de toi.

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  13. hello , volwest et les autres , je voulais savoir si il était possible de publier ton article sur mon blog perso ( juste un petit endroit de partage d idées , moins bien achalander que le tiens ) ??Car en effet , il est très bien fait et je suis sur que pour expliquer certaines choses , il est plus explicite que tout ce que je pourrais moi même créer .
    Dans la région ou je suis beaucoup de gens sont de plus en plus intéressés par le concept d autonomie , résilience et autres .Ainsi qu en Seine et Marne d ou je suis originaire ......

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    1. Salut Maximus,

      Bien sur !
      Juste indiquer la source...
      :)

      Prends soin l'ami.

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    2. merci a toi , et si il y a des alsaciens dans le secteur , allez voir "pourunretourverslefutur.blogspot.com" portez vous bien ...

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  14. Suivant avec un intérêt certains depuis un bon moment déjà votre blog qui est une forme de bible des temps moderne, je ne puis rester plus longtemps dans le silence de l'anonymat et me joins aux autres lecteur pour vous témoigner mon plus profond respect ainsi que ma gratitude pour le partage que vous vous efforcez à faire.
    Votre article est une Aude tout aussi bien à l'espoir qui peu subsister dans ce monde que nous avons trop déformé pour le rendre toujours plus rentable avec ce qu'il y a de conséquences, mais également une douce poésie qui rend hommage et qui fait éco comme on peu le constater au travers des commentaires à ce qui est inscrit au plus profond de nous qu'on n'y prête attention ou non. Ce que vous avez énoncé de manière fort habile, est le discours que chacun devrait entendre et comprendre à ce jour.
    Pour ma part c'est l'un voir le meilleur article que vous n'ayez jamais partagé.
    Encore merci beaucoup, et je dit Monsieur.

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    1. Merci a vous.
      Votre sortie du silence me touche profondément.
      :)

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  15. bonne article !!!! nous devons pas juste nous éveiller au système de "clef de voute"....mais aussi sur le fait que cette même machine est contrôlé par un petit groupe de gens "élite...bildergerg ....illuminati...." appelons les comme vous voulez ....
    Pour reprendre notre liberté nous devons nous défaire de ces homme méchants qui veulent nous contrôler et ensuite nous exterminer!
    Il y a toujours de l'espoir de retourner notre sort .... mais faut travailler ensemble ...tout ceux qui aime la vie..la liberté...l'amour.... !!!!!

    Merci Vol West

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  16. Bonjour Volwest,
    C'est la première fois que je rédige un commentaire sur ton blog et c'est parce qu'après la lecture minutieuse de ton article, une question fondamentale ma taraude :
    Volwest, à ce que j'ai compris, si ce n'est pas le cas n'hésite pas à me rectifier. Selon toi on ne peut vivre libre qu'en se détachant du système actuel qui nous oppresse et nous rend dépendant, ou nous fait croire que nous le sommes. Ce système sclérosé provoque de nombreuses dérives, dépression, narcissisme etc...
    Mais, ce système ne nous permet-il pas justement d'être davantage libre ?, la travail collectif au sein du "système" ne nous permet-il pas d'avoir l'abondance, sans évidemment tomber dans les dérives de la société d'hyperconsommation !

    Je prends un exemple très simple : imaginons que je décide de faire une balade en vélo en ville, au lieu de devoir moi même acheter un vélo, le stocker, l'entretenir etc... des sociétés vont le faire à ma place, c'est un gain de temps qui me permettra d'être davantage libre et je pourrai utiliser par exemple des Velib'.

    En outre, cela fait près de 2 ans que je suis ton blog, et j'ai pas mal réfléchie à l'idéologie survivaliste que tu prônes, et le faite de devoir se prévenir de tous les risques dans la vie en prenant avec soi un EDC qui a mon sens est un fardeau (avoir des masques à poussières dans son sac etc...) j'ai un edc et même si cela dépend du métier, de l'environnement de chacun il faut savoir le minimiser, le fait de devoir toujours penser à ce qui peut arriver demain etc... provoque chez certain une angoisse terrible, et cela risque de rejoindre les dérives du système comme tu l'exposes dans ton article.

    J'espère que tu pourra prendre le temps de me lire et me répondre, malgré de nombreux points où je ne suis pas en accord avec toi, j'ai un profond respect pour le travail et l'investigation que tu réalises.
    Merci, G-F

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    1. Salut l'ami,

      Le détachement n'est pas synonyme de rupture.
      La construction en parallèle n'est pas synonyme d'abandon.
      L'indépendance n'est pas synonyme d'isolation.

      Aussi, je ne prône en aucun cas de devoir se prémunir de tous les risques. C'est tout simplement impossible, et je n'en voit pas l'intérêt.

      :)

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  17. @Tacticool Adict
    Ton commentaire est intéressant en ce qu'il invite à la réflexion. Je me permet de mettre mon petit grain de sel en attendant peut être un com de Volwest.
    Sur la liberté que permettrai ce système je pense qu'il ne faut pas caricaturer.
    Le velib est un bon exemple. Ce système permet effectivement plus de liberté en ce qu'on a pas à s'occuper de la maintenance et qu'on est libre de l'utiliser ou pas. Pourquoi s'en priver si ça nous importe un plus? Mais ne soyons ni simplistes ni naïfs... Que se passe t'il quand la station à coté de chez toi est en panne? Ou l'Eté quand les touristes se ruent sur les vélos? Il convient d'avoir des options de secours... Je suis un citadin comme toi et j'ai envisagé un moment de me passer de voiture, d'utiliser autolib en combinaison avec un abonnement de location de voiture. Mais j'en suis revenu car c'est une perte de liberté et d'options. J’investis dans un véhicule bon marché d'un age respectable mais robuste qui me permet en laissant en permanence un demi-reservoir de pouvoir me déplacer même les poches vides...
    Penser à ce qui peux arriver doit être naturel et se faire sans excès. Affronter la probabilité de la survenue d'un évènement difficile c'est s'obliger à réfléchir un minimum au pourquoi du comment et cela diminue l'angoisse car c'est en général l'inconnu qui est le plus porteur d'angoisse. Etre un minimum prévoyant permet justement de ne pas sombrer dans l'angoisse et la panique parce qu'on a l'impression que tout s'effondre. Chacun doit le faire à sa façon. A mon sens l'aspect psychologique est le plus important. Il ne faut pas échanger la dépendance en un système fragile pour la dépendance en un ou plusieurs gadgets delamorquitue censés nous tirer d'affaire à coup sur...
    Simplement soyons conscients de la fragilité des équilibres qui nous environnent et soyons prêts à nous adapter à une évolution de ces équilibres. Il ne s'agit pas de bruler les vélib mais juste de ne pas être pris au dépourvu le jour ou ça ne marche pas.

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  18. Les commentaires sont en approbation préalable ou j'ai été grossier à l'insu de mon plein gré?

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    1. Les commentaires sont maintenant en approbation.

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    2. De nouveau des soucis avec quelques mous du bulbe? Je suis désolé pour toi.

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  19. Salut Vol
    je prends le train des premiers commentaires faisant également parti de tes ''suiveurs'' depuis un bon bout de temps.
    Je félicite le travail énorme que représente un tel partage de connaissances, de savoirs faires, de tranches de vies, de TON TEMPS PRECIEUX! Tes points de vues et cette philosophie de vie que nous pourrions transposer a bien des domaines, parfois éloignés de l'univers survivaliste.
    Dans une époque repliée et subissant ce qui parait un modèle commun imposé par nos sociétés, tu fais parti de ceux qui nous disent de regarder ailleurs. Ceux qui ne nous montrent pas une autre voie mais nous aident a trouver la notre.
    Bien a toi

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    1. Merci l'ami...et surtout, prends soin de toi et de ton clan.
      :)

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  20. Bonjour Volwest,

    Je suis avec intérêt depuis plus d'un an déjà votre blog et je me décide enfin de ne plus rester dans le silence pour vous témoigner mon plus profond respect.

    Votre article à su transposer tout ce que je ressens mais que je n'arrive pas à écrire.
    Cette pensée qui est inscrite au plus profond de chacun de nous, que beaucoup trop rejettent par peur, par égoïsme... Pour moi, c'est une pensée logique, "eco logique/nomique" qui m'habite depuis de nombreuses années mais j'ai toujours la sensation d’être David contre Goliath,que la machine système détruit tous sur son passage et que l'après ne sera que désert et désolation et ça m'offusque. Comment peut-on courir vers la falaise en fermant les yeux en ce disant ça va passer, tout ira bien. Est-ce comme pour les populations de Lemmings, un moyen de régulation de population? Sauf qu'a la différence, nous laisserons derrière nous un monde stérile à ce train là...
    En attendant, je me prépare mais l'horizon est très sombre...

    Merci beaucoup pour cet article. Est-il possible de le publier sur ma page personnelle en nommant ton blog?

    Amicalement
    Isidor

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    1. Bonjour Isidor,

      Effectivement, j'ai aussi parfois ce sentiment d'être devant Goliath, mais le défi est source de dépassement.

      Aucun problème pour la publication de cet article sur ta page.
      Prends soin l'ami.
      :)

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  21. Excellent article merci Volwest. Je n'ai pas l'habitude de laisser des commentaires sur un site quel qu'il soit mais ça fait environ un an que je suis régulièrement ton blog et j'en suis vraiment devenu fana alors qu'en bon cadre parisien, j'étais à cent milles lieux de l'univers du survivalisme.
    Bravo pour la qualité de ton travail qui permet de sortir le survivalisme de son ornière des groupuscules-obsédés-de-la-fin-du-monde en jetant un pont vers d'autres mouvances (développement durable, décroissance, économie sociale, écologie, etc.) qui n'ont pas forcément les mêmes analyses ni les mêmes finalités que le survivalisme mais qui lui apportent des complémentarités indéniables en terme d'outils mais également de doctrine (i.e sortir d'un catastrophisme paralysant et trop facilement caricatural). Encore bravo pour ton boulot.
    Amicalement
    Nicolas

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    1. Merci l'ami...c'est exactement l'intention qui anime ce blog !
      Prends soin de toi et de ton clan.
      :)

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  22. Ce fut comme une révélation c'est exactement ça !! Liberté, indépendance!!, c'est un réalisme et une telle évidence que les bras m'en tombent !!
    Il est le professeur que l'on a tous un jour avoir rêvé d'avoir, avec lui tout est simple. :)
    C'est exactement ce qu'il faut pour structurer planifier et organiser les choses. Un grand merci

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  23. Merci Vol West pour cet article très intéressant qui donne a réfléchir.

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  24. Génial, et autant de reflexion philosophique que pratique.

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  25. Bonjour Vol,
    Comme le disaient mes parents, il n'est jamais trop tard pour bien faire.

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