dimanche 1 septembre 2013

Une introduction a l'apiculture





Tout au long de notre histoire, notre espèce a su apprivoiser une multitude de stratégies alimentaires pour subvenir a ses besoins. Pendant longtemps ces stratégies de subsistance, d'abords gouvernées par un environnement favorable et abondant et une densité de population inconséquente, ont principalement reposé sur une gestuelle clanique de prélèvement opportuniste.



Chasse, pêche et cueillette, nos ancêtres ont pendant des millénaires prélevé directement leurs ressources d'une nature encore indomptée, caractérisant une relation a la résilience de l'espèce fondée sur l'adaptation brute et "court terme". 
Cette absence fondamentale de domestication, animale ou végétale, ou encore de notions de stratégies durables comme par exemple le stockage et la préservation sur le long terme, s'est progressivement éteinte pour laisser place a une logique de production et de gestion des surplus au travers de l'agriculture et de l'élevage.

Ce processus de production, opposé a une logique de prélèvement direct, va largement influencer la nature même de nos constructions humaines, notamment en permettant l'explosion des populations.
L'apprivoisement, le maintient et le stockage de certaines familles végétales et animales, va par exemple pouvoir nourrir beaucoup plus de personnes que les stratégies de chasse et de cueillette sur une surface identique, et donc faciliter l'établissement pérenne de clans et de groupes autrefois principalement nomades pour éviter l'épuisement rapide et systématique des ressources d'une région.



Pour le survivaliste, ces deux stratégies de subsistance, que nous nommerons "prélèvement" et "production", viennent naturellement habiter un espace important dans sa démarche d'indépendance et de résilience.

Les stratégies brutes de prélèvement cimentent une volonté de résilience primitive et adaptative, et les stratégies calculées de production renforcent une intention de durabilité clanique.




Si la plupart de nos stratégies de résilience et de sécurité alimentaire vont se baser sur des méthodes ou des principes largement développées et intégrées comme le stockage, la réciprocité locale, la pêche, l'élevage de poules ou encore la mise en place d'un jardin potager, d'autres méthodes moins "traditionnelles" peuvent cependant être assimilées a notre démarche d'autosuffisance pour, par exemple, élargir notre champ de prélèvement / production, et donc notre aptitude a maintenir une qualité de vie beaucoup moins fragile dans l'espace et le temps.



Pratiquée sur tous les continents et depuis des milliers d'années, l'apiculture consiste a l'élevage d'abeilles a miel pour exploiter une multitude de produits comme le pollen, la cire, le miel, la gelée royale et la propolis.

Si ce que l'abeille a miel produit sont des ressources intéressantes pour nous, notamment le miel et la cire, sa présence est multidimensionnelle et va venir, directement ou indirectement, influencer d'autres sphères alimentaires comme par exemple la pollinisation de nos cultures.

Puisque la pollinisation reste le mode de reproduction privilégié des plantes gymnospermes et angiospermes, ces dernières représentant la plus grande partie des espèces végétales terrestres avec plus de 250 000 espèces, la pollinisation est donc l'un des services écosystémiques les plus important pour la stabilité de notre agriculture et la culture des arbres fruitiers…et le nombre et la variété de nos amis les pollinisateurs, va fortement influer sur la biodiversité et la stabilité végétale (et donc animale) de notre environnement et inversement.




- Un peu d'histoire…


La récolte et la consommation de miel remontent à la préhistoire. Certaines peintures caverneuses représentant des scènes de prélèvement de miel montrent que nos ancêtres utilisaient des échelles et l'enfumage pour prélevé le travail complexe de "transmutation" des abeilles. A cette époque, l’homme recueille le miel souvent en détruisant la colonie, comme l’atteste la peinture rupestre trouvée à la "cueva de la Araña", grotte de l’Araignée, près de Valence en Espagne, vieille de six mille ans. On y voit un homme suspendu à des lianes, avec un panier et la main plongée dans un tronc d’arbre a la recherche de rayons de miel.

Plus tard, ce qui n'était qu'une pratique de prélèvement durant la préhistoire, se transforme de plus en plus en logique de production, et l'apiculture fait son apparition aux quatre coins du monde. Dans la Rome antique par exemple, nous pouvons lire de nombreux traités concernant cette pratique et la description détaillée de ruches mobiles, en osier ou en liège, manipulées par les esclaves apiculteurs de l'époque.  

Les Mayas vont eux aussi s'intéresser a l'apiculture, en récoltant le miel d'abeilles sans dard appelées Mélipones, dans des ruches encapsulées dans des troncs d'arbre creux ou dans des pots de terre adossés aux murs des maisons.

Au Moyen Age, l'élevage de "mouches a miel" se développe particulièrement dans les monastères d'Europes, par des communautés paysannes ou des agents forestiers appelés "Bigres" (Celui qui gère les "Bigreries" ou "Hostels aux mouches").
A cette époque, le prélèvement d'essaims, de ruches, de miel ou de cire constitue des redevances féodales appelées "L'Abeillage", et la transhumance des ruches est pratiquée lorsqu'un espace floral est entièrement exploité.




Aujourd'hui, la France compte environ 69 000 apiculteurs possédant plus d'1 300 000 ruches, et c'est donc l'un de ces apiculteurs, passionné par la "mouche a miel", qui nous raconte comment intégrer cet art de prélèvement / production a nos stratégies de résilience et d'autosuffisance.




- Pourquoi avoir une ruche dans son jardin ?



Encore une fois, par intention d'indépendance !

- Les abeilles nous nourrissent. 
Elles produisent du miel (En moyenne, chaque abeille transporte dans son jabot 0,025 g de nectar. 1 gramme de nectar nécessite que les abeilles visitent 8 000 fleurs. Un kilogramme de miel correspond ainsi à 5,6 millions de fleurs visitées et 40 000 km parcourus), du pollen, de la propolis, et enfin la si convoitée Gelée Royale ! Notons que le miel est souvent la seule source de sucre de certaines populations.

- Les abeilles nous éclairent. 
Avec la cire, nous pouvons fabriquer des bougies.

- Les abeilles nous soignent. 
Le miel est un cicatrisant (durant bon nombre de conflits comme la première et la seconde guerre mondiale, les soldats utilisaient le miel pour accélérer la cicatrisation des plaies et blessures). 
Le pollen et la Gelée Royale sont des fortifiants riches en protides (20%), en glucides (35%), en lipides (5%), en eau (10%), en vitamines, en oligo-éléments, en enzymes et en substances antibiotiques actives…
La Gelée Royale est aussi le produit naturel le plus riche qui soit en vitamine B5 par exemple.


- Comment débuter ?



Tout d'abord, il faut se poser une question: Vais-je avoir le temps de m'occuper d'une ruche ?
Et oui, s'occuper ne serait-ce que d'une seule ruche prend du temps…

Pour débuter, je conseille l'achat d'une ruche complète.
Même si il existe plusieurs type de ruches, comme par exemple "Warré, Langstroth ou encore Voirnot, le modèle "Dadant" reste une référence standard au niveau des équipements (extracteurs, transport etc.).


Le matériel de base:

- Une ruche complète Dadant: fond, corps, hausse, couvre cadre, nourrisseur, toit, cadres de corps, cadre de hausse.






- L'équipement de l'apiculteur: combinaison avec voile, gants en cuir, enfumoir, lève cadres et brosse.





Le matériel supplémentaire:

- Extracteur: cet outil permet d'extraire le miel des cadres, et il en existe de toute taille et de tout format.


- Un maturateur: il permet de filtrer le miel de ses impuretés et de le laisser reposer le temps que l'air remonte a sa surface.



- Un couteau a désoperculer: il sert a retirer les opercules de cire sur les cadres de hausse lors de la récolte.






- Ou trouver un essaim ?



Si vous avez beaucoup de chance et d'expérience, dans la verte.
Il suffit de regarder dans les arbres pendant les mois de mai et de juin, période ou les colonies essaiment, et de prélever l'essaim, le mettre dans un carton, et laisser "la fièvre" (dynamisme a essaimer) retomber pendant trois jours dans un endroit sec, frais et dans le noir avant de l'enrucher a son nouvel emplacement.

Sinon, beaucoup d'apiculteurs vendent des essaims. Se rapprocher de l'un d'eux, et profiter de l'occasion pour poser des questions.






- Quel type d'abeilles choisir ?



En France, il existe plusieurs races d'abeilles, mais les principales sont l'abeille "noire" et la "Frère Adam".

Frère Adam = grosses colonies = gros rendement…si tout va bien et qu'elles n'essaiment pas trop. 
Ses abeilles demandent beaucoup de réserves pour passer l'hiver, mais elles ont un caractère très doux et elles s'adaptent très bien en ville.

La ville de New York par exemple, autorise et même encourage l'apiculture urbaine. Aujourd'hui, une multitude d'associations apicoles proposent des arrangements avec les particuliers possédant des balcons, ou ayant accès aux toits pour placer des ruches aux quatre coin de la mégapole.





La noire: Pleine de défauts, pleine de qualités…mais dans l'ensemble elle est plus facile a gérer. C'est une abeille qui se développe tardivement mais qui rattrape facilement le temps perdu. Elle est un peu acariâtre quand il ne fait pas beau, mais elle consomme beaucoup moins que la Frère Adam durant l'hiver.

Chacun doit se renseigner sur le type d'abeilles qu'il souhaite élever et dans quel environnement (milieu rural, banlieue ou milieu urbain).


- Ou placer la ruche ?



En ville comme a la campagne il faut faire preuve de bon sens.
Par exemple, il ne faut pas installer une ruche prêt d'une école, d'un centre pour enfants, d'un hôpital ou d'une crèche…

Si vous avez des voisins a proximité, n'hésitez pas a leur en parler. Faites leur découvrir le monde apicole, et par exemple offrez leur un pot de miel par an !



Quoi qu'il arrive, nous ne pouvons pas installer une ruche n'importe ou, et en ville comme a la campagne il faut demander l'autorisation a votre mairie.

Le "code rural" (art. 206 et 207, chapitre II "Des animaux de basse-cour, pigeons, abeilles, vers a soie et autres") nous informe sur les distances d'installation (art. 216-11). Le code rural est disponible auprès des organismes apicoles et la préfecture, mais le maire de votre commune est également habilité a prendre un arrêté a ce sujet.

< Code rural >

Toutefois, la distance (qui peut dans certains départements être de 100m d'une habitation ou d'un établissement a caractère collectif, hôpital, école, caserne…a 20m d'une voie publique et de toute propriété privée) est abolie dans la mesure ou les ruches sont isolées selon certaines consignes précisées dans l'article 211-17.

"Le respect des distances ne s'applique pas si le rucher est entouré (a au moins 2 m des ruches) d'un obstacle continu d'au moins 2m de haut: palissade de planches, haie vive ou sèche, mur (défense passive ?)…ainsi en pratique, un rucher entouré d'un mur de 2m de haut peut être, au regard de la loi, installé n'importe ou.

Depuis le 1er janvier 2010, et a partir de votre première ruche, dans un délai d'un mois après l'installation ou la prise de possession de la ruche, la législation vous oblige a en faire la déclaration chaque année, courant décembre, a la DDPP (direction départementale de la protection des populations) de votre département. Certains GDSA (groupement de défense sanitaire apicole) départementaux font le relais avec la DDPP.

N'hésitez pas non plus a souscrire une assurance par l'intermédiaire d'une revue apicole. Le cout est particulièrement modique: environ 0,90EUR/ruche.

Attention, vous êtes pleinement responsable des dégâts éventuels causés par vos abeilles.



Il est également fortement conseillé d'adhérer au groupement de défense sanitaire de votre département (GDSA), qui vous permettra d'obtenir toutes les informations concernant les maladies des abeilles, et dans la plupart des départements de bénéficier de visites conseils et d'une réduction sur les produits de traitement contre les Varroas (Acarien parasitant les abeilles).


- L'emplacement géographique ?


Les emplacements a fuir: 
- Milieu humide et a l'ombre.
- Au fond d'une vallée et au sommet d'une colline.
- A proximité d'une culture intensive et d'une monoculture (pesticides, manque de biodiversité).
- A proximité des voies publiques.

Les emplacements a privilégier:
- Milieu sec et recevant une bonne luminosité.
- Terrain débroussaillé.
- A proximité de sources de nectar (arbres mellifères).
- A proximité d'un point d'eau (le travail donne soif).
- Terrain accessible toute l'année pour la récolte et le suivi de l'exploitation.
- Terrain protégé des courants d'air et du froid (présence d'obstacles naturels).
- Endroit calme, loin d'éventuelles sources de bruit.


- Quel rendement pour une ruche ?


C'est une question a laquelle il est difficile de répondre tant il y a de paramètres.
Cela dépend de la race de l'abeille, de la région, du climat, de l'apiculteur, des années…mais nous pouvons nous tabler sur 20 kilos de miel par ruche et par an.


- Combien ça coute ?


Pour 1 ruche:
- Ruche complète: 300EUR
- Equipement: 150EUR
- Essaim: 100EUR
- Extracteur / maturateur: 300EUR
- Matériel supplémentaires (pots, nourriture, traitement etc): 130EUR

Pas de panique !
Ce sont les tarifs catalogue "bobo"…
Par exemple, vous pouvez acheter votre ruche d'occasion et fabriquer vous même votre propre maturateur.



Au final, Rencontrez des apiculteurs, demandez leur des conseils, apprenez sur le tas, apprenez de vos erreurs…mais le plus important est de penser au bien être des abeilles avant tout, et non a la récolte.

Apprendre le métier d'apiculteur est une chose passionnante…et le monde des abeilles est un monde merveilleux et fascinant !

Ne soyez pas impatient, et laissez les travailler en paix !



12 commentaires:

  1. Salut Vol
    Dans les villages si tu veux te mettre à l'apiculture, les anciens sont là pour ou te filer du matos et des conseils, tu reçois même un essain, le milieu est vraiment cool, les apiculteurs sont une "grande famille" dans mon coin.
    Trés important les abeilles, si elles venaient à disparaître, on serait trés mal.

    Le miel se vent trés bien du bouche à oreille.
    Ciao

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  2. En effet comme dit John, on peut obtenir de très bon conseils de bouche à oreilles, et les abeilles sont nos amies ;)
    Je recommande, pour les francophones, le livre "Le rucher durable, guide pratique de l'apiculteur d'aujourd'hui" de Jean Riondet.
    Il est clair, illustré avec des photos et assez précis pour commencer un rucher et faire face aux problèmes.
    Il existe bien-sur d'autres livre et traités mais plus complexe, complet et donc plus dense.

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  3. Salut volwest, ayant "planché" sur le sujet ainsi que travaillé à récupérer des réhausses dadant, désoperculer des cadres et extraire le miel, voici quelques pistes de concertation.


    La ruche entourée de "pallissade" est une excellente solution, car les abeilles, à la sortie de leur ruche seront obligées de monter à une hauteur supérieure à 2 mètres et ne risqueront plus de "piquer par collision".

    La ruche dans la nature est comme "un ballon" construit par des alvéoles de cire: les cellules. Au coeur du ballon la reine et ses pontes: le couvain. Autour du couvain: les cellules de pollen et enfin au dessus et tout autour sauf dessous les alvéoles de miel. les cellules de cires seront utilisées comme des "chambres" Lorsque la reine va pondre afin de réunir une forte colonie pour les récoltes, elle va utiliser des cellules qui étaient remplies de miel ou pollen en agrandissant le couvain. Lorque le couvain sera plus réduit, des cellules ayant contenu des pontes seront à nouveau remplies de pollen ou de miel.

    Pour obtenir du miel, on augmente le volume utilisable par les abeilles. Soit par ajouts d'espaces au dessus (dadant)ou dessous(warré) de l'essaim: réhausse par élément. récoltes de miel fortes (15 à 40kilos) soit par ajouts d'espaces horizontaux kenyanne , de layens ouvertures par décalage de cloisons ou retrait de cloisonnement récoltes plus faibles environ 5 à 15kilos.

    Le miel sert de réserves aux abeilles mais aussi d'isolant pour l'hiver. Lorsqu'une réhausse est posée dessus(une dadant), elle doivent vite combler cet espace vide. Si la colonie est trop faible, c'est le couvain qui remontera dans la réhausse, et la récolte se fera cadre par cadre en déstabilisant la colonie, si la colonie arrive à remplir la réhausse, c'est l'essentiel de leurs provisions et leur isolant dont on les prive pour l'hiver, il faudra alors nourrir les abeilles de sirop, moins vitalisant, les rendant plus fragiles aux maladies...

    Un apiculteur professionnel ne peut pas récolter 10kilos par ruche, c'est trop peu. Il préfèrera nourrir et traiter ses abeilles. Une récolte par cloisons horizontale bien moins riche en miel ne déstabilisera pas la colonie, il leur restera toujours du miel au dessus du couvain, et la récolte ne sera la prise que d'un excédent de miel.

    J'ai choisi la ruche ktbh, que je vais vitrer pour plus d'observation. C'est une ruche bluffante: pas de cadre mais de simple barrettes dont on enduit de cire un trait de scie circulaire qui suffit à créer par les abeilles leurs cellules elles mêmes. Possibilité de rajouter des barettes au milieu pour agrandir un couvain et d'autres barettes sur les cotés pour réserves de miel.

    La récolte? un tamis, un saladier on écrase les cires, on filtre le miel et c'est joué!

    En plus, les abeilles sont moins agressives car pas de choc thermique: on enlève pas leur toit mais juste une cloison.

    Pas de matériel à stocker pour la colonies(réhausses) ni pour la mise en pots (extracteurs...)

    pas de maux de dos

    Evidemment 5 à 12 kilos maxi par ruche et pas 30.

    Le sujet est vaste et je ne fait que le découvrir mais j'invite chacun à explorer la ruche kenyanne, ktbh ou encore appelée horizontale. Encore bravo à volwest pour le pannel et la diversité des sujets qu'il propose,

    Kenavo.

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    1. j'en oubliais de citer les vertus extraordinaires du miel:
      imputrescible: on en a trouvé dans le tombeau des pharaons toujours propre à la consommation
      désinfectant: dans des hopitaux touchés par les organismes résistant à tous les désinfectants y compris eau de javel et provoquant staphylocoques et autres, des désinfections au miel sont réalisées avec efficacité dans les blocs opératoires
      cicatrisant: les pansements au miel après amputations ont donné des temps de cicatrisations de 1 tiers à moitié plus rapide.
      quellle que soit la ruche: dadant / langstroth/voirnot/warré/de layens ou ktbh elles auront toutes des avantages et inconvénients: rendement miel,facilité production, stockage, poids, interventions...Mais toutes devront leur proposer un volume habitable au plus fort de la colonie de 80à 100 litres.

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  4. Ma voisine possède une ruche et je peux observer une concentration d'abeilles importante dans mon jardin, ce qui est très bénéfique pour mon potager et mes fruitiers. J'envisage moi aussi depuis un moment d'en avoir une mais comme tu dis cela demande énormément de temps et de connaissance. Je pense que c'est indispensable de se faire aider au début... (article très intéressant!)

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  5. les abeilles :) toute une histoire
    nous commençons les cours en septembre j'ai trop hâte d'y être :)

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  6. salut à tous,
    j'ai commencé il y a 4 ans, avec 2 ruches ; avec le temps, l'apprentissage et la récolte d'essaims (on peut les récupérer dans des "ruches pièges" sans avoir à leur courir après)je suis à 4 ruches Dadant. J'en tire entre 10 et 50kg par an en tout, mais il faut dire que le rucher ne jouit pas d'un emplacement idéal, je ne fais pas de transhumance, je ne nourris pas et je ne fais qu'une récolte fin juillet. Ca pollinise mon verger et mon potager, et je donne priorité au bien-être des colonies (tendance sélection naturelle) plutôt qu'à la production. Mes seules interventions sont la visite de printemps avec renouvellement partiel des cadres, état des lieux de l'entrée en ponte de la reine (si elle est là !), récolte puis traitement varroa et éventuellement petit complément en nourrissage d'automne pour améliorer la quantité de réserves, enfin réunion des colonies trop petites pour passer l'hiver de façon autonome. Finalement ça prend peu de temps, et toutes les autres visites sont pour le plaisir de l'observation ... facilitée par la pose d'un couvre-cadre en plexiglas qui permet de jeter un œil dans la ruche sans déranger ni refroidir les copines (en dehors des périodes où la présence d'un nourrisseur est requis)
    En conclusion, l'apiculture c'est une école de vie et un virus : dès qu'on a commencé à mettre le nez dedans, impossible de s'en passer ... sans compter que parmi mes nombreuses activités d'aspect "survivaliste" c'est celle qui m'apporte le plus de plaisir pour le moins d'efforts, et qui m'a fait faire les plus belles rencontres humaines (dans les rencontres humaines, j'inclus les abeilles desquelles nous avons beaucoup à apprendre ...)
    Et pour terminer vraiment, le coût du matériel peut être nettement revu à la baisse : j'ai acheté mes premières ruches d'occasion, pleines, en septembre pour 100€ pièce ; puis des ruches vides d'occasion pour 20€ pièce, que j'ai toutes retapées par roulement pour un coût modéré ; lève-cadre, enfumoir et voile + gants = environ 100€, le maturateur est un simple seau hermétique (pas de robinet position basse, c'est moins pratique mais aussi bien moins cher), les pots sont de récupération (il faut parfois racheter des couvercles) et l'extracteur est collectif (c'est aussi ça le survivalisme) ... et on redécouvre l'usage du miel en quantités non accessibles auparavant (remplacement du sucre, pains d'épices, utilisation en cuisine dans les sauces, etc), et on découvre l'usage de produits auparavant inconnus comme la cire (encaustique, bougies, protection des outils métalliques) ou la propolis (désinfectant, maux de gorge, brûlures etc) -personnellement je ne fais ni élevage de reines, ni récolte de pollen, ni prélèvement de gelée ryale_

    portez-vous bien et procurez-vous une ruche (deux c'est mieux, on peut en aider une avec l'autre : comme dit vol, c'est le cas ici plus que jamais, deux c'est un et un c'est zéro)
    Jo

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  7. Merci pour cet article, très intéressant comme d'hab! J'y avais déjà pensé et le pense toujours : si un jour j'suis propriétaire d'un bon terrain, c'est avec plaisir que j'accueillerai une ou deux ruches! Elles sont quasi essentielles à la planète, ces braves bêtes!

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  8. Article très intéressant étant donne que nos petites abeilles sont menacée...De plus le miel est a la base un des sucres simple que la nature nous fournit. Le miel possède beaucoup de domaines d utilisations.... Bizarre que l Europe l a pas encore place dans un projet de " pasteurisation" sous couvert de santé publique.....

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  9. Une ruche m'a toujours tentée. Près de chez moi il y a un apiculteur professionnel qui vend le matériel de base (mais pas d'essaim).
    Mais bon ça me semble très complexe, et c'est cet aspect complexe qui me freine.
    S'il y a quelqu'un sur ce blog qui habite dans le nord (flandre intérieure) et qui possède une ruche, je serais intéressé pour une visite!

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