mardi 24 septembre 2013
La légitime défense
jeudi 19 septembre 2013
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mercredi 11 septembre 2013
dimanche 1 septembre 2013
Une introduction a l'apiculture
Chasse, pêche et cueillette, nos ancêtres ont pendant des millénaires prélevé directement leurs ressources d'une nature encore indomptée, caractérisant une relation a la résilience de l'espèce fondée sur l'adaptation brute et "court terme".
Cette absence fondamentale de domestication, animale ou végétale, ou encore de notions de stratégies durables comme par exemple le stockage et la préservation sur le long terme, s'est progressivement éteinte pour laisser place a une logique de production et de gestion des surplus au travers de l'agriculture et de l'élevage.
L'apprivoisement, le maintient et le stockage de certaines familles végétales et animales, va par exemple pouvoir nourrir beaucoup plus de personnes que les stratégies de chasse et de cueillette sur une surface identique, et donc faciliter l'établissement pérenne de clans et de groupes autrefois principalement nomades pour éviter l'épuisement rapide et systématique des ressources d'une région.
Si la plupart de nos stratégies de résilience et de sécurité alimentaire vont se baser sur des méthodes ou des principes largement développées et intégrées comme le stockage, la réciprocité locale, la pêche, l'élevage de poules ou encore la mise en place d'un jardin potager, d'autres méthodes moins "traditionnelles" peuvent cependant être assimilées a notre démarche d'autosuffisance pour, par exemple, élargir notre champ de prélèvement / production, et donc notre aptitude a maintenir une qualité de vie beaucoup moins fragile dans l'espace et le temps.
La récolte et la consommation de miel remontent à la préhistoire. Certaines peintures caverneuses représentant des scènes de prélèvement de miel montrent que nos ancêtres utilisaient des échelles et l'enfumage pour prélevé le travail complexe de "transmutation" des abeilles. A cette époque, l’homme recueille le miel souvent en détruisant la colonie, comme l’atteste la peinture rupestre trouvée à la "cueva de la Araña", grotte de l’Araignée, près de Valence en Espagne, vieille de six mille ans. On y voit un homme suspendu à des lianes, avec un panier et la main plongée dans un tronc d’arbre a la recherche de rayons de miel.
A cette époque, le prélèvement d'essaims, de ruches, de miel ou de cire constitue des redevances féodales appelées "L'Abeillage", et la transhumance des ruches est pratiquée lorsqu'un espace floral est entièrement exploité.
Aujourd'hui, la France compte environ 69 000 apiculteurs possédant plus d'1 300 000 ruches, et c'est donc l'un de ces apiculteurs, passionné par la "mouche a miel", qui nous raconte comment intégrer cet art de prélèvement / production a nos stratégies de résilience et d'autosuffisance.
Encore une fois, par intention d'indépendance !
Elles produisent du miel (En moyenne, chaque abeille transporte dans son jabot 0,025 g de nectar. 1 gramme de nectar nécessite que les abeilles visitent 8 000 fleurs. Un kilogramme de miel correspond ainsi à 5,6 millions de fleurs visitées et 40 000 km parcourus), du pollen, de la propolis, et enfin la si convoitée Gelée Royale ! Notons que le miel est souvent la seule source de sucre de certaines populations.
Avec la cire, nous pouvons fabriquer des bougies.
Le miel est un cicatrisant (durant bon nombre de conflits comme la première et la seconde guerre mondiale, les soldats utilisaient le miel pour accélérer la cicatrisation des plaies et blessures).
Le pollen et la Gelée Royale sont des fortifiants riches en protides (20%), en glucides (35%), en lipides (5%), en eau (10%), en vitamines, en oligo-éléments, en enzymes et en substances antibiotiques actives…
La Gelée Royale est aussi le produit naturel le plus riche qui soit en vitamine B5 par exemple.
Tout d'abord, il faut se poser une question: Vais-je avoir le temps de m'occuper d'une ruche ?
Et oui, s'occuper ne serait-ce que d'une seule ruche prend du temps…
Même si il existe plusieurs type de ruches, comme par exemple "Warré, Langstroth ou encore Voirnot, le modèle "Dadant" reste une référence standard au niveau des équipements (extracteurs, transport etc.).
- Un couteau a désoperculer: il sert a retirer les opercules de cire sur les cadres de hausse lors de la récolte.
Si vous avez beaucoup de chance et d'expérience, dans la verte.
Il suffit de regarder dans les arbres pendant les mois de mai et de juin, période ou les colonies essaiment, et de prélever l'essaim, le mettre dans un carton, et laisser "la fièvre" (dynamisme a essaimer) retomber pendant trois jours dans un endroit sec, frais et dans le noir avant de l'enrucher a son nouvel emplacement.
En France, il existe plusieurs races d'abeilles, mais les principales sont l'abeille "noire" et la "Frère Adam".
Ses abeilles demandent beaucoup de réserves pour passer l'hiver, mais elles ont un caractère très doux et elles s'adaptent très bien en ville.
En ville comme a la campagne il faut faire preuve de bon sens.
Par exemple, il ne faut pas installer une ruche prêt d'une école, d'un centre pour enfants, d'un hôpital ou d'une crèche…
Quoi qu'il arrive, nous ne pouvons pas installer une ruche n'importe ou, et en ville comme a la campagne il faut demander l'autorisation a votre mairie.
Il est également fortement conseillé d'adhérer au groupement de défense sanitaire de votre département (GDSA), qui vous permettra d'obtenir toutes les informations concernant les maladies des abeilles, et dans la plupart des départements de bénéficier de visites conseils et d'une réduction sur les produits de traitement contre les Varroas (Acarien parasitant les abeilles).
- L'emplacement géographique ?
Les emplacements a fuir:
- Milieu humide et a l'ombre.
- Au fond d'une vallée et au sommet d'une colline.
- A proximité d'une culture intensive et d'une monoculture (pesticides, manque de biodiversité).
- A proximité des voies publiques.
Les emplacements a privilégier:
- Milieu sec et recevant une bonne luminosité.
- Terrain débroussaillé.
- A proximité de sources de nectar (arbres mellifères).
- A proximité d'un point d'eau (le travail donne soif).
- Terrain accessible toute l'année pour la récolte et le suivi de l'exploitation.
- Terrain protégé des courants d'air et du froid (présence d'obstacles naturels).
- Endroit calme, loin d'éventuelles sources de bruit.
- Quel rendement pour une ruche ?
C'est une question a laquelle il est difficile de répondre tant il y a de paramètres.
Cela dépend de la race de l'abeille, de la région, du climat, de l'apiculteur, des années…mais nous pouvons nous tabler sur 20 kilos de miel par ruche et par an.
- Combien ça coute ?
Pour 1 ruche:
- Ruche complète: 300EUR
- Equipement: 150EUR
- Essaim: 100EUR
- Extracteur / maturateur: 300EUR
- Matériel supplémentaires (pots, nourriture, traitement etc): 130EUR
Pas de panique !
Ce sont les tarifs catalogue "bobo"…
Par exemple, vous pouvez acheter votre ruche d'occasion et fabriquer vous même votre propre maturateur.
Au final, Rencontrez des apiculteurs, demandez leur des conseils, apprenez sur le tas, apprenez de vos erreurs…mais le plus important est de penser au bien être des abeilles avant tout, et non a la récolte.
Apprendre le métier d'apiculteur est une chose passionnante…et le monde des abeilles est un monde merveilleux et fascinant !
Ne soyez pas impatient, et laissez les travailler en paix !
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