mardi 2 juillet 2013

Bulle de vie



Inondations dans le sud de la France.


Chaque année, une multitude d'événements et de tensions, plus ou moins sévères et catastrophiques, vient perturber la normalité de millions d'individus aux quatre coins du monde.

Pour la plupart d'entre nous, jetées aux réalités quotidiennes et occupés a gérer nos bulles de vies capricieuses, ces perturbations ne sont souvent qu'une information passagère au 20h, ou une collision statistique froide et lointaine sans lien direct avec notre environnement immédiat…le moi.

Durant un événement, les citoyens sont toujours aux premières lignes..."moi", devient "nous".

La misère, le désespoir et la perte, autrefois matières inhérentes et nourricières de nos motivations évolutives, de nos priorités claniques et collectives, autrefois l'argile brulant de nos fours a penser, semblent avoir perdu leur impact sur nos considérations de vie et la nature même de nos cellules familiales.

Rue marchande de Calgary sous les eaux.

Inondations, évacuations, contaminations, pollutions ou encore ruptures de nos chaines d'alimentation en eau, en nourriture, en énergie ou en consommables…la fragilité de notre monde moderne, sans cesse complexifié, modernisé et actualisé, ne semble pas, dans l'ensemble, impliquer une remise en question individuelle, pour passer d'un rôle largement passif de spectateur-victime, a un rôle plus percutant d'acteur de notre propre bien être.

75 000 personnes évacuées durant les inondations de Calgary.

Toutes ces tensions, ces crises, ces ruptures de normalités et ces urgences, devraient pourtant nous confronter a notre propre vulnérabilité, a notre propre dépendance…et déclencher en nous une intention primaire, cohérente, et surtout pragmatique, de réorganiser la portée de nos rôles et de nos responsabilités face a une problématique quelconque.

Une conséquence immédiate et systématique d'une rupture de la normalité sur nos systèmes de support: les rayons vides.

Cette démarche de responsabilisation citoyenne, souvent perçue comme une instabilité émotionnelle, une paranoïa compulsive ou un extrémisme forcené, exprime pourtant une volonté saine de prévenir et de minimiser les conséquences d'une rupture de la normalité, en se donnant les moyens de faire face aux réalités de notre environnement et protéger ce que nous avons de plus chère au monde: notre famille.

La bonne nouvelle, est que de plus en plus de gouvernements se penchent aujourd'hui sur cette notion de responsabilisation citoyenne pour réduire l'impact d'événements perturbateurs, comme toutes ces tensions et ces "scénarios vert" venant chaque année tester la vitalité de la réponse étatique face a la fragilité d'un système toujours plus dense et complexe.

La police et les équipes de secours sont souvent elles mêmes victimes de la problématique, et peuvent ne pas être capables de venir a notre secours.

Ces derniers mois pluvieux, et en dépit de moyens technologiques sans précédant, combien de familles auront été forcées d'évacuer leurs domiciles, combien de familles éclatées, désorientées, combien de familles sans eau courante, sans chauffage, sans électricité, sans communication, combien de familles plongées dans la misère, le désespoir et la perte ?






11 commentaires:

  1. + 1 :)
    Une bonne leçon de vie, sa fait réfléchir

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  2. je suis du sud ouest dans les haute Pyrénées cette inondation a était très dure sa fait plaisir de voir que l'entraide existe toujours :

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  3. +1000
    Quand c'est nous qui sommes dans une tel situation, on attend qu'une chose; du soutient des autres. Ne pas oublier que les autres pensent pareil; ils n'attendent que notre soutient.

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  4. Depuis plusieurs années que le site officiel du gouvernement Canadien parle du Bog Out Bag de 3 jours de vivres,malgré ca,les avez vous vu s'te gang de twitt de Calgary,entassées a attendre qu'on leurs apporte une barre tendre et une bouteille d'eau...Ce qui me fais chier,pourquoi quand la Croix Rouge parle de survivalisme c'est ok mais quand c'est Vol West...Et on dit que les journalistes sont objectifs...Si vous saviez combien on a frolé la catastrophe le 5 janvier 1998 a Montréal (Québec)Si t'as la chance de mettre une vidéo de cette évènement Vol West...

    A+

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    1. C'est normal, quand les journalistes entendent "survivaliste", il pensent tout de suite aux fous qui attendent les zombies dans leurs bunkers. Alors forcement, 1 mois de nourriture c'est déjà démesuré.

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  5. Bulle de vie, où comment regretter ses petits soucis du quotidien quand c'est trop tard...

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  6. moi quand je parle de prévention des risques, on ce fou de ma gueule parce que bah ouai c'est complétement con de croire que y vas y avoir une guerre.

    Par contre quand je fait remarquer a la personne qui ce fou de moi qu'elle a un poêle a pétrole et 40l de pétrole en réserve la c'est différent parce que en campagne les coupure de courant ça arrive ... et que sans courant bah on a froid (et on peu pas faire a bouffer mais c'est pas grave on vas au resto).

    la plupart des gens autour de moi préfère prendre le truc a la légère plutôt que de prendre le taureau par les cornes...

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  7. Je trouve que c'est positif. Cette video montre qu'il y a des choses qui se font et que pas mal de gens sont receptifs. Simplement on constate une fois de plus que le terme survivaliste est très connoté négativement. la gamine qui utilise le mot "survie" a un rire gèné et on a l'impression qu'elle se prépare déjà à ce que quelqu'un se moque d'elle... Donc pour faire passer le message, il faut mieux parler de "prendre ses précautions au cas ou"...
    par ailleurs les enfants ont beaucoup moins de préjugés que les adultes et sont donc plus réceptifs. Et leur cerveau fonctionne aussi beaucoup plus vite...

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  8. Catakit Version imprimable

    Vous avez dans votre trousse de catastrophe un ensemble d’éléments qui vous permettra de faire face à des situations d’urgence jusqu’à l’arrivée des secours. Dès l’acquisition de la trousse, lisez attentivement les notices de ses composants afin de pouvoir vous en servir correctement et efficacement le cas échéant.

    La composition minimum d’un kit de catastrophe (catakit) est la suivante :

    Radio & lampe flash (de préférence à manivelle)
    Bougies de survie
    Sifflet
    Allumettes étanches
    Couteau suisse
    Banderole SOS
    Bâtons lumineux
    Cutter
    Briquet
    Sachet hermétique pour conserver des documents
    Gants de manutention
    Sac poubelle
    Couverture de survie
    Conteneur de 5 ou 8 litres
    Gourde d’un litre
    Bloc note et stylo
    Cachets de purification de l’eau
    Couverts
    Nourriture conditionnée
    Mouchoirs en papier
    kits hygiène


    Ces éléments vous aideront à :

    vous signaler auprès des secours.
    vous éclairer.
    vous informer.
    vous nourrir et vous hydrater.
    conserver un minimum d’hygiène si la situation de crise perdure.


    Trouver sur http://www.autoprotectionducitoyen.eu/particulier/index.php?option=com_content&task=view&id=28&Itemid=28

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  9. Salut
    Nous avons en France très peu de chaines info, parcontre nous avons un paquet de chaines de divertissements et les sujets traitant du survivalisme ne sont diffusés que sur ces mêmes chaines, cela discrédite le truc, c'est dans un but bien précis, lequels je n'en sais rien.
    La question que je me pose pourquoi vouloir nous dicréditer ??? Je ne sais si Volwest a fais une vidéo sur le sujet, si quelqu'un pouvais m'orienter.
    Merci
    Neville

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    1. J'en parle plus ou moins directement sur pas mal d'articles...

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