dimanche 7 avril 2013

5 facteurs de structuration pour la BAD




Les plus grandes puissances de notre histoire ont toutes en commun la naissance d'un noyau dur, d'une ville, pouvant s'étendre a des kilomètres a la ronde pour former un vaste réseau de places, de centres religieux et administratifs, d'écoles, de parcs, d'usines, de marchés et de résidences, et exprimant un certain idéal.

Hier Chichen Itza, Persepolis, Ephesus, Angkor, Pompéi ou Machu Picchu, aujourd'hui Milan, Londres, Paris, Bagdad, New York, Tokyo, New Delhi, Karachi, Manille, Moscou, Istanbul, Buenos Aires…ces villes, d'abords noyaux gouvernementaux, puis régions métropolitaines et enfin régions urbaines, sont toutes nées de facteurs plus ou moins déterminants et non d'un quelconque hasard…

Leur germination, comme tout être organique devant se nourrir pour grandir ou simplement perdurer face a l'important défi qu'est la vie, est gouvernée par un potentiel soigneusement calculé.

Catastrophe ou pas, la stratégie de construire une "Base Autonome Durable" ou un domicile résilient, est pour le clan une promesse d'épanouissement…et il est alors important de considérer que son emplacement, son environnement proche et ses propriétés par exemple, sont des facteurs qui vont, tout comme avec la construction de nos villes, affecter son potentiel d'autonomie, de durabilité et de résilience.

La BAD de mémé...

On me demande souvent ce que notre priorité survivaliste devrait être. 

Réserves de nourriture, eau, soins, kit de survie, EDC, protection personnelle, plans d'urgences, sacs d'évacuations, agriculture, lien social, énergie, argent métal…il y a tant a faire, et toutes ces sphères sont importantes, et devraient être construites si possible simultanément pour créer de la distance physique et temporelle entre soi et la fragilité du monde moderne, entre soi et l'accident tel un coussin gonflable de sécurité. 

Mais tout ce bruit ne peut pas représenter la construction de notre idéal de vie.

La priorité du survivaliste n'est pas de faire des boites et des sacs en réponse a l'oppression grandissante d'un système fragile et douteux ou l'accident (réaction), mais bien de choisir une direction de vie (action), et dans ce contexte, le choix de notre domicile et les capacités qu'il regroupe pour nous promettre la qualité de vie a laquelle nous aspirons devrait être la pierre fondatrice et démonstrative de notre décision de non pas survivre, mais bien de vivre.

Notre domicile résilient est notre noyau dur…la représentation solide de notre idéal de vie, et son potentiel d'indépendance, d'autonomie et de résilience est influencé et parfois gouverné par certains facteurs qu'il nous faut explorer.



1- La densité de population.


La densité de population exprime la relation entre une surface donnée et son taux de peuplement.

Quand bien même l'apologie ambiante et durcissante du politiquement correct nous veut adhérer a une pensée rassurante concernant les comportements humains, il suffit d'un peu de sincérité intellectuelle et de maturité émotionnelle pour s'apercevoir que si l'Homme est effectivement capable de formidables prouesses altruistes, de générosité et d'entraide, il est aussi capable de brutalités, de barbaries et de cruautés.

Quand "tout va bien", ces comportements destructeurs restent plus ou moins bien contrôlés par la totalité des outils a notre disposition comme la justice, les forces de l'ordre, l'armée, l'influence collective et la pression sociale, l'éducation, la religion etc.

Quand "tout va mal", la mathématique du comportement grégaire couplée au désespoir induit par le manque soudain de repères moraux et de ressources vitales, projette l'humain "juste-a-temps", et donc totalement dépendant du système pour son bien être, dans un recyclage de comportements largement prévisibles: vol, viol, violence, exploitation psychologique, abandon, délation, torture, meurtre…

La densité de population alentours devrait être notre premier facteur de structuration, tout simplement parce qu'il est impossible de gérer l'implosion morale de millions d'individus lorsque le vernis social laisse place a l'évidence des réalités de notre monde: l'homme est largement capable d'être un loup pour l'homme, et les lois naturelles de notre univers, jusqu'à preuve du contraire ou d'un changement fondamental de direction de la part de notre espèce, reposent sur la prédation.

Cependant, si une densité de population trop élevée implique certaines évidences numériques, logistiques et comportementales, une densité de population trop basse limite, entre autre, le commerce et le lien social.


2- Les ressources.


Il est impossible de prétendre a l'indépendance sans ressources vitales.

Nos supermarchés, notre tout a l'égout, nos centres de distributions, nos appareils d'approvisionnement en énergie et en consommables, nos chaudières électriques, le réseau de distribution d'eau potable…sont autant de systèmes de support qui viennent nous alimenter. 

Nous sommes, littéralement, branchés et dépendant d'une machine complexe et fragile, et cette dépendance, toujours croissante, vient gouverner, directement ou indirectement, notre mobilité intellectuelle, physique et spirituelle.

Durant les sièges du moyen âge, une tactique largement adoptée par les forces envahissantes était de tout simplement interdire le flux d'approvisionnement de ressources vitales aux habitants d'une place "forte".

Peu importe la taille des murs, peu importe le nombre de défendeurs, peu importe la profondeur des douves, la taille des catapultes ou l'emplacement des tours…si l'approvisionnement en eau fraiche, en nourriture ou en bois de chauffe (énergie) est interrompu, alors les forces envahissantes contrôle l'âme du château…sa destinée.

Aujourd'hui, nous ne pouvons pas réellement refuser l'oppression d'un patron belliqueux, les pratiques de spéculation sur les denrées de bases, les pratiques de l'agri-business  ou l'apologie de la destruction de nos écosystèmes au nom de la croissance absolue, parce que nous sommes, tout comme les habitants d'une place forte au moyen âge, gouvernés non pas par le consumérisme (le vivant doit consommer), mais bien le pouvoir appliqué au travers du contrôle de nos ressources vitales.

Qui contrôle la nourriture contrôle le peuple…et aujourd'hui plus que jamais, un domicile résilient est avant tout non pas un rempart isolationniste, mais une terre cultivable.


3- Les propriétés physiques.


L'organisation architecturale de nos domiciles a largement évoluée ces 50 dernières années.

En 1900, et avant le développement massif d'infrastructures plus ou moins complexes comme le chauffage central, l'organisation d'une maison était strictement dictée par la notion de thermorégulation. La taille, le nombre et l'emplacement des portes et fenêtres, la répartition des espaces et l'agencement des fonctions, étaient fondées sur l'optimisation des échanges thermiques.

Ces échanges thermiques étaient eux conditionnés par les méthodes de combustions de l'époque, principalement le bois et le charbon.

La découverte du pétrole bon marché a révolutionné nos espaces de vie. Les fenêtres se sont petit a petit agrandies et multipliées, les pièces se sont petit a petit élargies pour parfois n'en former qu'une seule, les plafonds se sont élevés, et nos cuisines se sont petit a petit vidées d'intérêt et de vie au travers de l'adoption et de la cristallisation du juste-a-temps. 

Ce qui était fonctionnel et directement connecté a nos besoins physiologiques est devenu esthétisme, et finalement l'expression d'un individualisme guidé.

Avec la disparition progressive d'un agencement humblement encré au vital, la montée en puissance de l'urbanisme a achevé notre déconnexion primaire a la vie en détruisant notre rapport a la terre. C'est l'erre de la petite jardinière de balcon, de la plante de bureau, du square délimité, et surtout de l'appauvrissement systématique de notre indépendance nutritive et énergétique.

Les propriétés physiques d'un domicile résilient doivent optimiser non pas l'esthétisme pétrolier ou la cadence d'une marche post apocalyptique (bunkarisation), mais la résurgence d'un lien direct et pragmatique avec nos besoins primaires.

Des fondations solides, des murs capables, un agencement thermorégulateur intelligent et une cuisine vivante de rusticité et d'adaptation sont des facteurs qui devraient venir renforcer notre intention d'enracinement et de stabilité, tant physique que psychologique.


4- La proximité.


La proximité désigne l'ensemble des atouts ou des contraintes accolées a notre idéal de vie.

Au premier abord, nous serions tentés de penser que les villes offrent une proximité abondante d'atouts: Hôpitaux, cinémas, restaurants, bibliothèques, autoroutes, gares, supermarchés, musé, consommables, savoirs faire spécialisés, opportunités d'emploi, ressources sociales…les régions urbaines pullulent d'intérêts disponibles rapidement, et pouvant largement satisfaire nos besoins psycho-sociologiques 24h / 24h.

Si ce calcul de disponibilité et d'exigences plus ou moins primaires caractérise les régions urbaines et leurs routines, cette abondance reste dépendante d'un flux continu en ressources vitales venant d'ailleurs.

La ville ne produit pas, elle consomme, et d'un feu d'artifice sensoriel et logistique, elle détourne l'attention de sa réelle condition: la dépendance.

Beaucoup se penchent alors sur un retour a une proximité ciblée et réellement porteuse d'indépendance: Eau, nourriture, énergie, soins, éducation, tranquillité...
Cette proximité ciblée, une fois étudiée, nous permet de nous rapprocher de certains atouts vitaux comme l'eau et la terre, tout en nous éloignants de contraintes variées comme la pollution, l'insécurité, l'appauvrissement des sens, les pressions socio-économiques etc…


5- Facteurs de prospérité et d'entraide.


Choisir de privilégier une certaine décroissance en s'arrachant d'une densité de population importante, en privilégiant le terrain cultivable aux balcons bruyants, en privilégiant une organisation du domicile qui n'est pas de l'esthétisme mais du maintient de la vie et en s'impliquant dans une proximité dénudée d'artifices, n'est pas synonyme de tourner le dos a la modernité, a la technologie ou encore la société.

Durant l'effondrement de l'économie de l'ex Union Soviétique, les reculés, c'est a dire les personnes éloignées de toute structure communicante, ont dans certains cas beaucoup plus souffert du manque que les habitants de villes comme Moscow.

Le maintient des routes et de toute l'infrastructure de distribution: eau, énergie, médicaments, soins, nourriture, communication, produits bruts (acier, grain, textile…), compétences (plombiers, électriciens, vétérinaires, docteurs, réparateurs…) etc., est beaucoup plus difficile et souvent moins prioritaire loin des villes et des régions urbaines.

Puisqu'il est question de vivre, et non de survivre, le facteur de prospérité et d'entraide doit être respecté et venir participer a notre stratégie de structuration et d'idéal de vie.




26 commentaires:

  1. 4e paragraphe avant la fin, au début, petite typo ;)

    Choisir de privilégier une cretaine => certaine

    Merci pour l'article, continue comme ça !

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  2. Après lecture attentive de ton article, je m'interroge sur mon cas:

    Je suis citadin depuis 30 ans (malheureusement happé par les lumières étincelantes de la ville), il a un peu moins d'une dizaine d'années que j'ai pris conscience de l'état du monde et des pénuries futures des ressources. En effet, je fais partie de cette génération dorée et aveuglée des années 60-70, dite du "baby boom" et qui n'a pas eu conscience du futur, parce que tout était facile, consommation et travail entre autre, etc..

    Malheureusement je ne suis fourmi que depuis quelques années et je me rends surtout compte, à force de te lire et de lire mon compatriote Piero qui habite la même ville que moi, que je suis un urbain, un urbain "sans" BAD qui plus est.

    Je t'avoue que de survivre en ville sans BAD à la campagne, me paraît très hard.

    Que faire....y a t'il des maisons très abordables au Montana (près de chez toi)?

    Merci pour tout Vol!

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    1. Salut l'ami,

      Tu as lu "Rues Barbares" ?
      :)

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    2. Oui et c'est bien ça le problème, Vol..., la survie en ville est affaire de court ou moyen terme.. j'y crois pour un temps déterminé, mais à long terme je n'y crois pas.... Seuls le point de chute et la décroissance m’apparaissent comme évidence pour tendre à l'indépendance.

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    3. Effondrement ou pas, la vie est plus saine a la campagne.
      Enfin, c'est mon opinion.

      Donc préparation ou pas, conscientisation de la fragilité ambiante ou pas, effondrement ou pas, partir des villes me semble un bon plan pour notre bien être.

      :)

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    4. Bonjour volwest!!

      Tout a fait d'accord avec toi la vie est plus saine a la campagne, on peut cultiver et y produire "sa nourriture" on peut troquer avec les voisins et amis .Il y a souvent des jardins a louez, du bois pour la chauffe etc...
      Avec peu de moyen (financier j’entends) on survie bien mieux à la campagne .
      Et puis il y a quelque chose d’irremplaçable la douceur de vivre le calme.
      allez tous a la campagne, du moment que les cloches et les coqs ne vous gênent pas!! LOL

      stay safe

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  3. Bonjour,

    Je me pose la même question Jean Marc avec peut être un peu d'avance, en effet j'ai 30 ans et citadin par contrainte (emploi) je cherche à sortir de la ville pour améliorer mes conditions de vie et construire une indépendance durable vis à vis des systèmes urbains en flux tendu, saturés et fragiles.

    Il y a dans nos campagnes en France des maisons à rénover (ou non d'ailleurs) et des hectares de terrain pour une bouchée de pain, à proximité de cours d'eau, de cultures, un peu ce que l'on veut. Le problème est l'emploi, car il faut continuer à avoir des rentrées d'argent (même si c'est de la fausse monnaie ;-) ) pour justement développer la BAD. Lorsque que comme moi on a un emploi très spécialisé bien que totalement abstrait (services) ne pouvant être exercé que dans un milieu urbain le saut va être difficile, peut être qu'une reconversion professionnelle est à envisager :-)

    Merci Volwest pour tout ces articles qui aident à la prise de conscience et qui sait à la réalisation

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    1. Salut l'ami,

      Reconversion pro, ou rester en ville mais avec un point de chute...
      Mais c'est clair que ce n'est pas facile...perso ça nous a prit 16 ans a pouvoir sortir de la ville !

      :)

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    2. On peut envisager de rester en ville et avoir une résidence secondaire à la campagne qui sert de BAD.
      Merci pour l'article Vol West

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    3. C'est une solution envisageable mais qui me gêne sur certains points :
      - La création d'un réseau de solidarité local : loin des yeux loin du cœur ;-), en plus de passer pour le Parisien, le Lyonnais, etc. en vacances (et non comme quelqu'un s'impliquant activement dans la vie de la localité)
      - L'entretien du jardin
      - La qualité de vie qui ne s'améliore que les week ends
      - Il faut aller à la BAD très régulièrement, y compris y passer ses vacances, - Lorsqu'on vit dans un lieu de façon permanente on a plus l'envie de l'améliorer ?

      Bien sûr ça parait pas mal pour un début et je vais lorgner de ce côté :-), surtout vu le prix des maisons à retaper en campagne…

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  4. salut Vol west bel article que tu nous offre la.

    J'ai lus dans un commentaire que vous parliez de maison a restaurer, mais pour les plus petite bourse, on trouve juste du terrain comme par exemple 2-3 hectares avec dessus un cours d'eau dans lequel ont peu pécher et un bout de foret ( braconnage...) et le tout pour 10 ou 15000 € ... Moi en tant que primo accédant c'est un choix que je considèrerais.

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  5. Super article comme d'habitude Vol West !

    Ca fait un bout de temps que l'on ne voit plus Mato, ça serait bien de le revoir un peu dans tes vidéos ! Vous faites un super duo ;-)

    A bientôt

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  6. Comme toujours, un excellent article, même s'il manque une petite "conclusion" des 5 points à mon goût... Ah ces Français jamais satisfaits... ;-)

    Le "survivalisme" est assez nouveau en Europe avec un petit phénomène de "mode". Par contre, depuis des décennies, quelques barbares sont restés ou retournés à la terre, pas par peur, mais par choix volontaire mi passionné, mi réfléchi... (il faut les deux)

    C'est un bon choix... difficile... souvent même très difficile... mais portant tellement d'avantages sur le long terme... je le voie avec mes enfants qui, tout en restant dans le coup, sont devenus tellement différents de leurs camarades...

    Pour moi, c'est l’idéologie de "revivre à la campagne" de John Seymour qui a guidé mes pas agricoles pendant 25 ans... et cela reste le cas.
    Mais il est vrai que grâce au mouvement "survivalite", j'ai changé ma manière d'aborder les gens... à ceux qui me paraissent atteignables, j'offre "survivre" de Piero... s'ils accrochent, le les envoie sur le blog de VolWest pour remettre un peu de balance dans tout ça... et s'ils veulent aller plus loin, alors c'est "retour à la campagne"... ce dernier restant l'objectif premier...

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  7. bonjour a tous,

    excellent article que propose vol,

    une fois de plus le bon sens et l'excellence sont au rendez vous.Rien a ajouter a cet article qui remet les pendules a l'heure et qui a été a l'origine d'une discutions très productive avec ma sœur ainée .(45ans)
    Apres avoir vécue 3 année très enneigée elle a finit par admettre la fragilité de nos moyens pour subvenir a nos besoins en cas de difficulté.

    résultat:maison a la campagne (hameau),chauffage au bois,terrain autour,réserve alimentaire et pilule d'iode....ha nos centrales.....une vraie survivaliste ,toujours en zone jaune meme quand elle dort.

    Pour les autres qui hésitent ou ne peuvent pas trop quitter les villes:il existe des zone tres peu chère en France mais il faut en accepter les mœurs et l'aspect austère qu'elles dégagent.exemple la creuse,mais aussi l'ariège,la lozere...)



    bonne lecture

    PS serait il possible de faire une bibliothèque virtuelle (juste les titres) pour constituer une base de réflexion autour du thème de ce blog.
    Je dis ca car effectivement le john seymour est un excellent livre parmi d'autres ( un début de liste existe dans rue barbare et SEE elle pourrait être complétée par la connaissance des blogueurs)

    je propose le livre "pharmacognosie du professeur bruneton"un livre de référence universitaire sur les traitement par les plantes (etudes cas temoin et mise sur le marché)une oeuvre unique...seul hic ,le prix:150 euros.Aie
    Autre:le livre des semences par KOKOPeli (60 euros) ou comment conserver les graines...



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    1. Salut l'ami,

      Je suis partant pour la bibliothèque virtuelle !
      Titre + description

      Vous pouvez m'envoyer ça par mail, titré "bibliothèque"
      :)

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  8. Bonsoir,

    Voici un article que j'ai trouvé intéressant l'organisation sociale en Argentine après la crise, malgré un système corrompu jusqu'à la moelle.

    http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-les-lecons-a-tirer-de-l-argentine.aspx?article=4193037274G10020&redirect=false&contributor=David+Galland.

    Cordialement

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  9. Suite à une réflexion sur Facebook qui renvoie à cet article :

    "Nico Nic -> VW : A ton avis, c'est quoi la densité de population idéale?"
    "VW -> Nico Nic : Pour moi l'idéal est une petite ville de 20 a 40 000 habitants.

    En dessous de 20 000 les possibilités économiques deviennent difficiles (trouver du travail par exemple)...et au dessus de 40 000 ça devient vite difficile a gérer (infrastructure, pollution, insécurité etc.)."

    Je trouverais très intéressant de développer ce point, car je ne comprends pas tout.

    En prenant une moyenne de 30'000 personnes vivant "ensemble", quelle serait la surface idéale de cette localité afin que tout le monde aie sa place (famille, travail, nourriture) ? Il me semble quand même que pour occuper autant de monde, sur une surface qui ne déborde pas chez les voisins, il faut commencer à parler grosse industrie. Et on retombe dans les travers actuels.

    Peut-on prendre pour comparaison des données de situations existantes ? Si oui, lesquelles ?L'article propose une vision "idéale". En Suisse, actuellement, il faut différencier Villes et Communes, car une ville actuelle à besoin des terrains de sa commune (paysans, forets, etc.) pour exister. Il faut également écarter les 6 plus grosses agglomérations qui posent toutes des problèmes de gestion (de 100'000 à 380'000 habitants). En pataugeant dans les chiffres, on arrive à ressortir ceci :

    Les villes en plein essors actuellement (ou il fait encore bon vivre) ont en moyenne 20'000 habitants et sont inscrite dans un environnement géographique bien plus large que la zone urbaine qui comprend montagnes, forêts, plaines agricoles, rivières et lac, suivant la répartition suivante :

    Surface
    Surface totale en km² 2004/09 20,0 à 30,0
    Surface d'habitat et d'infrastructure en % 2004/09 ~ 20,0
    Surface agricole en % 2004/09 40,0 à 50,0
    Surface boisée en % 2004/09 30,0 à 40,0
    Surface improductive en % 2004/09 ~ 1,0

    Doublez la population et vous commencerez forcément déjà à "manger" la population des petites villes limitrophes qui deviendront rapidement des "dortoirs" sans vies avec les soucis que ça provoque.

    Donc ma réponse à la question de départ serait plutôt une ville de 15'000 à 25'000 habitants ...

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  10. Je viens d'ecrir un trés long comm et il a ete effacé

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    1. C'est bien dommage ID, et très frustrant, mais très souvent le cas. Il faut TOUJOURS sélectionner son texte, puis "CTRL+C" avant de l'envoyer. En cas de blèmes, récupération facile par "CTRL+V" C'est un réflexe de base quand on traîne sur le net ... Essaye d'avoir le courage de refaire le même ...

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  11. Bonjour, Que signifie " BAD " ? merci

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