vendredi 4 janvier 2013

Comment convaincre mes proches ?




Que celle-ci soit complexe ou simple, froidement planifiée ou paresseusement gribouillée, a un moment ou a un autre, tôt ou tard, la démarche du survivaliste semble se buter a la désinvolture physique et/ou psychologique de son entourage.

"Comment convaincre mes proches ?", est sans aucun doute LA question de 2012 !


Si ce labyrinthe moral et intime n'a de cesse d'atterrir dans ma boite aux lettres et sur la place publique, c'est que pour la plupart d'entre nous il est avant tout question ici d'un poids difficilement négociable par la simple effervescence verbale de quelques preuves et vérités, concernant entre autre, la nature même de notre monde moderne et son inhérente fragilité.



Que nous abordions la simple utilité d'intégrer des outils de qualité dans le coffre de la voiture familiale (kit voiture), au cas ou nous serions les victimes ou les témoins d'un accident de la route, ou que nous parlions de problématiques plus imposantes et peut être globales, liées par exemple a la destruction systématique de nos sols au travers de méthodes agricoles non durables, les enjeux géopolitiques du moment, la complexité économique ambiante ou tout simplement notre systématique dépendance envers les systèmes de support…nos proches, semblent gouvernés par une attitude des plus déroutante: le "ne-pas-faire".


La préparation, la prévoyance et la responsabilisation individuelle, c'est a dire indépendante de la capacité d'intervention et du rôle du gouvernement, n'est que trop souvent perçue comme une aberration sociale, une impossibilité, une religion, une fantaisie...

La plupart de nos proches semblent être persuadés qu'il sont totalement immunisés d'une quelconque urgence...et confrontés au travers de la discussion a la possibilité d'une rupture de leur bien être, de leur "pouvoir d'achat" et de leur importance, ils résonnent toujours plus ou moins de la même manière:

- Ca n'arrive qu'aux autres.
- Ca ne peut pas arriver ici…nous sommes un pays développé.
- Si ça m'arrive…mon voisin, les pompiers, la police ou l'armée viendra m'aider.
- Si ça arrive…je viens chez toi !
- Si ça m'arrive, et qu'il n'y a personne pour venir m'aider, je préfère mourir...

Pour bon nombre de survivalistes, il est alors question de convaincre son entourage que la préparation est une démarche salutaire…



1- Causes et conséquences.


Notre modernité grouillante, bruyante, polluée, et ou tout nos sens sont constamment sollicités et écartelés au travers d'une multitude de messages toujours plus sensationnels les uns que les autres, nous harcèle quotidiennement de couleurs, de lumières, d'effets spéciaux, d'artifices et de bruits, d'informations, de conversations, de textes, de violences et d'horreurs, que notre sensibilité (des sens mais aussi émotionnelle) s'est habituée a filtrer et a atténuer.

L'omniprésence de cette surenchère de l'attention, nous pousse a l'exploitation d'une communication toujours plus dramatique et intense.

Vendre une idée, un désir, une passion, une émotion ou un produit…c'est d'abord se différencier du bruit de fond que nous n'entendons plus, que nous ne voyons plus, et il est alors souvent question d'exagérer et de dramatiser le sujet pour pouvoir espérer être entendu et compris.

Dans ce contexte, le survivaliste peut lui même avoir tendance a se laisser prendre au jeu de la dramatisation a outrance et de la propagande émotive, pour peut être "éveiller" et convaincre ses proches.



C'est l'inévitable chantage émotionnel…ou une cause ultra dramatique est utilisée (et parfois manipulée) pour influencer un proche a considérer l'action:

"Il faut se préparer car l'économie globale va s'effondrer".
"Il faut se préparer car le changement climatique va tout détruire".
"Il faut se préparer car le réseau électrique est vulnérable a une éruption solaire massive".
"Il faut se préparer car le super volcan du Yellowstone est prêt a exploser".
"Il faut se préparer car une pandémie va surement frapper notre civilisation".
"Il faut se préparer car une guerre civile est inévitable".


Tenter de convaincre ses proches par le chantage émotionnel, est selon moi une erreur pouvant détériorer ou détruire la cellule familiale: divorce, séparations, conflits, tensions économiques, émotionnelles etc…et bon nombre de survivalistes ont malheureusement été les victimes de cette stratégie.

Le problème du chantage émotionnel au travers d'une cause catastrophique n'est pas seulement douteux pour le bien être de la cellule familiale, mais souvent, il est aussi contraignant d'un point de vu logistique.

La plupart des survivalistes motivés par "la cause", c'est a dire uniquement tournés vers un danger catastrophique (réel ou non), sont souvent d'une démarche déséquilibrée, spécialisée, hâtive et compulsive, dans le sens ou leurs préparations sont largement dévouées a l'anticipation d'un événement particulier et trop souvent peu probable.


La démonstration de leur préparation, est alors d'une exploitation du potentiel économique et émotionnel familial souvent inacceptable pour le conjoint ou les proches, et malheureusement, c'est souvent cette implication dramatique et disproportionnée qui se détache du bruit de fond médiatique pour venir s'écraser grotesquement sur nos écrans de télévision.


Le parfait exemple d'une considération encrée dans la cause aura été le passage a l'an 2000. Une gigantesque vague de nouveaux nés survivalistes convaincus et attentifs se seront rués fin décembre 1999 sur la mise en place de stockes et de matériel pouvant gérer l'effondrement du système bancaire, quand au passage a l'an 2000, et selon certains "experts", nos ordinateurs n'auraient pas été capables d'assimiler et de fonctionner normalement a la vue du double zéro. 




Si l'énorme et brutale dépense budgétaire liée a la préparation de certains est ici incompréhensible pour nos proches, n'oubliions pas la dimension psychologique. 

La préparation est aussi et surtout un effort de réflexion gigantesque, des heures passées devant l'ordinateur a penser, comparer, étudier, organiser et construire nos préparations…a visiter les sites spécialisés, commander du matériel et au final réorganiser la fonction et l'agencement même de nos routines, de nos domiciles et de nos vies.

Pour le conjoint ou la famille, ce changement peut être non seulement brutal, mais aussi foncièrement indigeste.



2- Processus vs. procédure.


Pour beaucoup, le survivalisme est une procédure…une mathématique plus ou moins stérile de matériel, de gestes et de contrats psychologiques impliquants des situations extrêmes.
Cette compréhension est difficilement transmissible, parce que la plupart d'entre nous ne sommes pas construit pour la recevoir.

Le survivalisme n'est pas seulement une simple procédure a appliquer dans le cadre d'une anticipation a un événement catastrophique, le survivalisme est avant tout un processus personnel pouvant influencer positivement la qualité de notre présent, en devenant les acteurs de notre propre idéal, de notre propre bien être.



Délaisser l'idée de procédure pour privilégier l'univers du processus nous libère d'une certaine monotonie souvent transparente au sein de la préparation, et nous tourne vers un retour aux sources largement capable d'intéresser nos proches.

Nous ne parlons plus de solutions concrètes et parfois stériles face a certaines contraintes, souvent difficiles a justifier selon la catastrophe anticipée, mais bien d'un idéal dénudé de toute proposition catastrophique et anxiogène.

Comment voulez-vous éduquer vos enfants ?
A quelles expériences voulez-vous qu'ils participent ?
Que voulez-vous manger ?
Comment voulez-vous vivre ?
Ou voulez-vous vivre ?
Dans quelles conditions ?
Qu'est ce qui est important pour vous ?
Quel contact avec la nature ou avec la ville voulez-vous entretenir ?
Quel est votre rôle dans la cellule familiale ?
Que voulez-vous apprendre, construire, faire, découvrir ?
Comment et ou voulez-vous vieillir ?
Comment voyez-vous votre retraite ?


Ces questions de fond sont le vrai moteur du survivalisme…et nos proches sont ici invités a participer a leur propre processus d'indépendance.



3- Encourager vs. convaincre.


Beaucoup de survivalistes aimeraient voir un changement immédiat et radical de l’attitude de leurs proches, et cette attente est évidement irréaliste. 

Au lieu d’essayer de convaincre à tout prix, et au risque de dégrader votre lien affectif, il serait peut être plus pertinent d’adopter une approche encourageante. 

Votre conjoint adore cuisiner ? Cette activité, comme beaucoup d’autres, peut être intelligemment intégrée à votre projet d'indépendance, sans pour autant parler catastrophe nucléaire et fin du monde.

Encouragez le à développer ses connaissances en l’invitant à aller à la cueillette aux champignons, aux mûres, aux baies diverses…invitez le à la pêche voire à la chasse, pour pouvoir cuisiner des aliments réellement "bio".  Parlez-lui de la mise en place d’un petit jardin potager, sur lequel il pourra agréablement compter pour son bien être intérieur et dans la préparation des repas.

Vous pouvez aussi élargir les connaissances familiales de la sphère nourriture, et invitez chaque membre de la famille, adultes et enfants, a expérimenter sur une parcelle de terre ou sur un jardin surélevé dédié et personnel…ou chacun peut planter ce qu'il aime. 




Comprenez que nous avons tous des natures, des personnalités et des centres d’intérêts différents, qui peuvent largement influencer, directement ou indirectement, le niveau d'indépendance de la famille toute entière, sans pour autant aborder le survivalisme.

Nous avons tous un potentiel, des spécificités et des terrains d'expertises pouvant intégrer l'idée de clan, et parfois il suffit simplement d'encourager ce potentiel.

Votre conjoint aime la poterie ? Offrez lui un stage de poterie.
Votre conjoint adore la randonnée ? Offrez lui un kit de premiers soins.
Votre conjoint aime la mécanique ? Poussez le a retaper une vielle voiture.
Votre conjoint adore redécorer la maison? Offrez lui des livres sur le bricolage et des outils.
Votre conjoint adore la nature ? Invitez le a aller camper, marcher, bivouaquer...
Votre conjoint s'intéresse au moyen âge ? Allez visiter le chantier médiéval du château de 
Guédelon.



4- La responsabilité du prévoyant.


Si vous avez mal aux dents…vous allez voir un dentiste.
Si votre voiture tombe en panne…vous allez voir un mécanicien.
Si votre monde s'effondre…vous allez voir un survivaliste.

Au final, la plus part de nos proches ne se pencheront jamais sur les questions de fond, sur cette invitation a prendre en main leur propre bien être.
La plupart de nos proches ne se pencheront jamais sur la mise en place personnelle, familiale et clanique d'une indépendance intelligente et résolue, et ils ne partagerons jamais vos convictions…c'est comme ça, rien ni personne au monde ne pourra les convaincre ou les inviter a s'intéresser au survivalisme, surtout si nous continuons de le présenter d'une manière brutale et dramatique.

Qu'il soit question de budget, de temps, d'envie, d'intérêt, de déni, d'apathie, de confort ou de négligence, peu importe, vous êtes, comme beaucoup d'autres survivalistes, "seul" dans votre démarche.



Un survivaliste est une sorte de "fourmi professionnelle".
Son champ d'action principal n'est pas l'univers de la catastrophe, mais son hygiène de vie fait de lui la personne capable d'influencer le niveau et la qualité de résilience de son entourage (familiale ou social) durant une situation difficile, et peu importe sa nature, son étendue ou la cause.


Pourquoi son univers principal n'est pas celui de la catastrophe ?
Tout simplement parce que cet univers est rare (et heureusement !): nous passons plus de temps dans un environnement stable et serein qu'un environnement dégradé et hostile…et que le survivaliste s'intéresse d'abord et principalement a la qualité de son présent, de sa liberté et de son idéal.


Durant une situation d'urgence, tout le monde ne part pas dans les bois.
Cette idée de partir dans les bois, pourtant largement répandue et explorée par nos survivalistes en herbe (souvent jeunes et célibataires), est totalement fausse et largement dramatisée.

Le fait est que durant une situation d'urgence, il est bien plus probable que nous soyons amenés a "résister" sur place, c'est a dire nous enraciner, que d'aller faire le buisson dans un environnement largement hostile au maintient de la vie d'une famille moderne, et habituée a un certain confort: toilette, PQ, tampons hygiéniques, chauffage central, eau courante (et chaude), électricité, matelas etc…

Cet enracinement est génétiquement programmé, et instinctivement, notre famille, de sang ou d'esprit, va se replier sur elle même.



Dans ce contexte, nos proches et nos amis vont soudainement se rappeler de notre "profession", et tout comme le dentiste doit s'attendre a nous voir débarquer avec un terrible mal de dent, nous devons nous attendre a voir débarquer la famille avec un terrible mal de prévoyance, de préparation et d'anticipation.

La question devient…dois-je me préparer a recevoir la cousine et ses deux gosses, le tonton, la voisine et la belle soeur en cas d'effondrement de la normalité ?
Quelle est la part de responsabilité du prévoyant ? De la fourmi professionnelle que nous sommes ?




36 commentaires:

  1. Slt Vol,
    Très intéressante ta question de savoir si on doit recevoir sa tante, les gosses... et le poisson rouge (c'est bon le poisson).

    En effet on m'a souvent dit, si il y quelque chose je sais ou aller... ce qui est plutôt déroutant car on doit aussi se préparer à accepter/refuser des gens que l'on connait bien, que l'on estime.

    Dans mon cas (pas mal de place)je répond souvent que deux cas minimum sont possible:
    1. La personne peut-etre utile
    2. La personne est inutile.


    J'entend par "utile", que "le rapport apporter quelque chose au clan/ses besoins" est positif, un apport pas forcement de matériel, mais au moins par ses connaissances ses capacités, son entrainement et elle pourra rester. Sinon si elle sera juste bonne à dévorer les patates du jardin, bye-bye.

    Le choix se doit d’être drastique mais il faut s'y préparer.

    Merci VW pour ton blog toujours aussi interessant.

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  2. extrêmement fine analyse, c'est effectivement la démarche que j'ai entamé vis a vis de ma femme, soyons général, je ne pense ni a une guerre ni a météorite ou que sais-je mais bien a une sécurité de notre alimentation, de notre personnes etc et cela au quotidien, tout peut arrivé soyons seulement prêt a vivre différemment petit à petit.
    Toutefois une difficulté s'est posée a moi, la démarche de sensibilisation étant commencée, elle est partie "seule" explorer l'univers du survivalisme sur internet. Et la c'est le drame, des heures de boulots perdu parce que les extrêmes sont plus médiatisés que les démarches sobres et prévoyantes.
    du coup elle s'est mis a considérer la démarche de survivalisme plus comme anxiogène que comme sécuritaire, et se demande si en secret je crains l'arrivé de petits hommes verts ou une dérive subite des continents.
    je pense que j'aurai du lui expliquer qu'il y a plein de visions de l'univers de la survie et lui montrer les extrêmes...

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    1. "Toutefois une difficulté s'est posée a moi, la démarche de sensibilisation étant commencée, elle est partie "seule" explorer l'univers du survivalisme sur internet. Et la c'est le drame, des heures de boulots perdu parce que les extrêmes sont plus médiatisés que les démarches sobres et prévoyantes."

      Il n'y à pourtant pas loin à chercher pour trouver les bonnes infos sur un bon site.
      Avec le simple mot clé "survivaliste" ,le blog de vol west (qui n'a rien d’extrémiste)est en 2eme ou première position (après la page wiki)sur google!

      Si vous appelez ça une difficulté voir même UN DRAME, quel qualificatif allez vous donner aux vraies difficultés face à de véritables évènements dramatiques.

      "Des heures de boulot perdus" ? C'est Vol West est qui doit être content de lire, que malgré ses efforts pour être bien référencé et ses MILLIERS d'heures passées à nous faire de superbes articles avec la meilleur pertinence possible, les informations de son blog sont considérés comme étant perdus au milieu de sites extrémistes sur internet, et son blog, d'une difficulté dramatique à trouver...

      Soyons sérieux enfin !

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  3. adio!!monsieur vol west encore de belles paroles!!je penses que le monde entier devrai lire sur ce blog mais bon beaucoup n'ont pas de consience!!!pour le gars des pyrénées excilé en bretagne que je suis c'est pas simple!!!!!car la cohésion et le dévouement je connais!! mais dans le lotissement ou j'habite je pourrai aider 2 ou 3 voisins sympas mais eux en serait-il pareil???heureusement que petit a petit j'arrive a convaincre ma femme méme si c'est pas facile mais elle prend les bons cotés et les plusieurs points positifs!!!mais les gens vivent sans voir au delà du jour qui passe!!merci vol west un mec au top!!!à plus tchao tchao!!

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  4. bonjour Vol West et les lecteurs ,
    je suis une femme , marié à un prepper et nous avons un enfant
    nous sommes une famille "normale" avec un travail et des amis, habitons près d'une ville de 200 000 hab.
    j'ai commencé à m'inquiéter quand j'ai vu mon mari passer ses soirées sur des forums de survivalistes
    j'ai pensé qu'il devenait dingue ! puis j'ai voulu m'intéresser & essayer de comprendre sa démarche : j'ai lu le livre de Piero : une phrase à fait tilt "promenez-vous en ville , vous sentez-vous en sécurité ? "
    je suis allée faire mes courses dans un quartier de banlieue, et là j'ai compris !!!!! que feraient tous ces gens en cas de problème ?
    le jour même j'ai fait des réserves d'eau et de conserves !
    je vais m'inscrire à un stage de la Croix-rouge, aller tirer avec mon mari et je commence mon potager.

    je suis entrain de relire Rue Barbare, en prenant des notes.

    je réfléchis aussi à QUI nous accepterions dans notre BAd (en fait notre maison): pas de "bras-cassé" , ni de pleureurs !
    j'encourage mes amies à faire des réserves , en leur expliquant que les prix vont augmenter, et que l'on ne sait pas ce que réserve l'avenir ... ça les interpelle positivement

    merci Vol West pour toutes vos vidéos et votre blog

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    1. Mon bonjour avait disparu du précédent message :)

      "je suis allée faire mes courses dans un quartier de banlieue, et là j'ai compris !!!!! que feraient tous ces gens en cas de problème ?
      le jour même j'ai fait des réserves d'eau et de conserves !"

      "La plupart des survivalistes motivés par "la cause", c'est a dire uniquement tournés vers un danger catastrophique (réel ou non), sont souvent d'une démarche déséquilibrée, spécialisée, hâtive et compulsive"

      C'est la peur qui a motivé votre achat compulsif. La peur est inutile en temps normal et provoque une anxiété néfaste, c'est souvent ce sentiment qui nous montre les facettes de pleureurs et "bras cassé" en cas de problème. Je pense qu'il est important de mettre sa psychologie personnelle à plat avant toute chose afin de pouvoir agir sereinement ;)

      Cordialement.

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    2. Vous dites n'importe quoi, je suis navré pour vous.

      Vous avez bien une assurance auto ? Vous mettez votre ceinture en voiture ? (c'est pourtant inutile 99,99 % du temps).
      Est ce pour autant que vous vivez dans la peur et dans l’anxiété d'avoir un accident ? Ou est ce juste de la prévoyance intelligente, de la conscience , et des actions pour justement ne pas être dans l’anxiété ?
      (Remarquez, je suis sur que certains portent un casque à moto juste par la peur du gendarme, et pour eux, il n'y à rien a faire hélas..)

      Vous fermez vos volets le soir ainsi que vos portes et fenêtres ? Mince, c'est donc que vous vivez dans la peur d’être attaqué la nuit? Vous ne devez pas en dormir alors..
      OU , à l'inverse, est ce justement pour dormir tranquille, avec moins d’anxiété ?

      Permettez moi de vous dire que vous réfléchissez à l'envers, ce que vous dites n'a aucun sens.

      Je ne pense pas que Cassiope VITT, ou à plus forte raison,vol west, devraient remettre à plat leurs "psychologie personnelle", en revanche, vous, devriez le faire.

      La démarche n'est pas motivée par la peur, mais par une profonde réflexion objective sur la l'incapacité du monde moderne et de son mode de vie, de prendre en charge les situations d'urgence en cas d'effondrement de la normalité.

      Par exemple, je n'ai pas besoin d'avoir peur de me retrouver au milieu d'une scène de pillage, pour savoir qu'en cas de problème, elle se produira.

      Prévoir pour éviter d'y être (mode fourmi), ne signifie pas que je vis dans la peur ou que je suis dans l’anxiété néfaste, en revanche, la prise de conscience le jour J des cigales, risque elle, d’être violente, et l’anxiété et la peur, d’être maximale.

      Continuez donc de chanter si ça vous chante, mais svp, cessez de prendre les fourmis naissantes pour d'anxieuses peureuses.

      Elles savent justement, elles, mieux que quiconque, que la peur n’évite pas le danger.




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    3. Je vous trouve bien sanctimonieuse :-)

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  5. Je suis la femme de mon homme survivaliste!!!!!^^Je m'intéresse au survivalisme comme j'ai toujours appris sans le savoir de mes parents qui eux même se préparaient aux hivers assez froids, aux coupures de courant dû à cela sans compter les heures de travail pour isoler les canalisations d'eau. Ma mère faisait son potager comme ma grand mère.. Bref une chose normale pour moi que je continue chez moi en zone urbaine. Quant à mon cher homme, lui voit l'avenir façon Piero.... C'est une réalité.... Tout ce qu'il écrit est réaliste mais trop anxiogène pour le commun des mortels. Quant mon homme explique ses préparatifs, il explique aussi le monde économique, comme tout ça va mal, ect..... Personne ne l'écoute. Je lui dit de raconter ça de façon plus "ludique" ex:
    Un potager c'est sympa et tu as tes propres légumes
    Récupérer l'eau de pluie, c'est plus écolo et en plus tu paie moins de facture d'eau...
    Stocker permet de pouvoir farnienter quand tu n'as pas envie d'aller te coltiner la queue des magasins
    avoir des outils et connaître un peu la débrouillardise te permet de ne pas te faire ENC..... par les professionnels....
    avoir une arbalette te permet de trouver la sérénité en te concentrant sur la cible.... C'est zen une arbal^^
    Bref, dis comme cela, on t'écoute mais dès que tu parles du monde économique, du climat qui change, tu deviens un catastrophique et on t'imagine avec un masque à gaz dans un bunker armé jusqu'au dent!!!!!

    Parler écconomie des portefeuilles ménagers, du coté écolo bobo et la zen attitude et là on vous écoutera!!!!!!!

    Amazone

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    1. Intéressant ta posture, ça fait réfléchir tout autant que ce sujet. C'est vrai que ça passe mieux en général quand on aborde le sujet avec un certain détachement.

      Marrant me retrouve assez dans la description que tu fais de ton homme; en général, lorsque j'aborde le sujet avec des potes/collègues je sens beaucoup de gens dubitatifs ou carrément méfiant (à m'entendre, certains pensent peut être que notre mode de vie est dicté par l'avarice ou bien par une forme de paranoïa ?)

      Je reste vraiment songeur par rapport au niveau "d'information risque" qu'on peut laisser passer dans une conversation avec un non-survivaliste.

      En parlant du sujet avec détachement, on sera peut être mieux compris, on risque d'intéresser plus de personnes, mais - je pense - superficiellement. Je constate que le potentiel de "déclic" (le point d'un échange après lequel ton interlocuteur prend conscience qu'on ne parle pas de la pluie et du beau temps, mais bien d'un choix de vie) d'un tel échange reste faible.

      A l'inverse, en abordant le sujet tout en ne masquant pas certains constats qui ont déclenché chez moi la prise de conscience survivaliste (OGM, dépendance énergétique, prédation financière destructrice, flots média abrutissants), c'est vrai que je vais très souvent braquer les gens. En revanche, ceux qui ne se braquent pas réalisent généralement la pertinence de notre choix, parfois même prennent conscience que cette détermination peut les concerner eux-aussi.
      En atteignant ce point d'une discussion, la prise de conscience peut les amener à reconsidérer leur propre état de cigale. Il ne s'agit pas de contraindre, mais d'inviter à se poser les bonnes questions. En l'occurence pas des questions sur des plans bo-bio pas cher, mais des questions sur notre condition d'Hommes et notre rapport à nous-même comme à autrui.

      Je mentirai en prétendant que je ne ressent aucune urgence à atteindre un stade de résilience satisfaisant. Le temps passe vite pour ma famille, tout comme pour les futurs membres de mon clan qui s'ignorent.

      Sans chercher à convaincre, j'éprouve le besoin d'être fixé sur les futurs membres potentiels de mon clan et je ne suis pas certain qu'il soit judicieux de passer 3 ans à essayer de faire lentement réaliser ma philosophie et mon choix de vie à tous les membres potentiels, surtout si leur propre détermination en tant que cigale/fourmie est importante pour mon clan.

      Mon projet de vie a une dimension collective, mais tant que je ne sais pas qui souhaite s'y associer, j'ai l'impression de perdre du temps, mon temps et le leur. C'est peut être pour ça que je ne prend pas trop de pincettes lorsque j'aborde le sujet avec des potes ou des connaissances. Je me dis qu'une personne fiable doit avoir un certain degré de souplesse et d’adaptation, en particulier devant un fait qui peut perturber.

      Ca ne me donne pas trop d'état d'âme de passer pour un illuminé aux yeux de 5 personnes si je réussi à dialoguer en intelligence avec la 6è. Même si je suis loin d'une recherche frénétique de survivalistes qui s'ignorent, j'ai tendance à être assez explicite et entier lorsqu'une discussion sur le sujet se présente.

      Ton intervention m'incite tout de même à édulcorer mon propos, ce soir, je demanderai conseil à ma petite femme survivaliste. Merci !

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  6. Bonjour Volwest, bonjour la communauté. Pour mon premier post je présente à tous et à toutes mes vœux de bonne préparation, de bon sens au quotidien et de réussite à la hauteur de vos efforts.

    Je suis ce blog depuis le début mais je ne voulais pas scribouille avant d'être capable de raisonner et d'argumenter en fonction de mes préparations et de mon expérience quotidienne survivaliste (depuis 7 ans maintenant).

    Comme tout le monde je me suis heurté à l'inévitable échange avec des personnes que je voulais sensibiliser. Fort d'une petite expérience en cela je vais me permettre de vous expliciter cela.

    Ma femme et moi avons fait le tour sur papier des personnes que nous pouvions sensibiliser en fonction de quelques critères :
    - des personnes en capacité d'entendre, éventuellement comprendre et surtout capable d'aller contredire nos idées en cherchant des données, des infos, etc...
    - des personnes ouvertes d'esprit, dans lesquelles nous trouvons et reconnaissons des valeurs essentielles pour nous (travail, humilité, écoute, gout de l'effort, sociable...)
    - des personnes qui peuvent nous dire "nous ne pensons pas la même chose que vous" et qui pour autant ne nous stigmatisent pas, n'y nous rejette.
    - enfin des personnes qui peuvent tenir leur langue car notre BAD étant spéciale sur des tas d'aspects nous ne pouvons nous permettre de crier sur tout les toits notre organisation.

    Ceci fait nous avons mis en œuvre un argumentaire étoffé, avec un vocable que nous maitrisons, presque à répéter comme un acteur qui apprend son texte...avec le soucis de ne pas être anxiogène, de ne pas mentir ni cacher nos choix (s'armer, savoir s'aider soi même avant d'aider les autres, savoir que nous ne pouvons aider tout le monde, etc...), mettant en avant les axes principaux (résilience sur la vie quotidienne, autosuffisance alimentaire, économie d'énergie par les actes de la vie complémentaires des apports techniques écologiques, etc, etc...)

    Enfin nous proposons aux personnes 2 sources d'infos de base (le blog de Volwest et le livre de Piero survivre à l’effondrement économique) pour débuter leur avis, charge à elle d'aller chercher du plus.

    La démarche est longue, elle demande de la patience car il faut le faire avec une sorte de bienveillance mais elle porte ses fruits. En 2 années, 12 personnes prennent une part effective et concrète dans notre projet de BAD atypique (en l’occurrence un village complet). La décision de rejoindre notre projet n'est pas anodine, elle nécessite des choix, et cela correspond souvent à un incident de la vie économique et sociale ; en l’occurrence 4 familles nous on rejoint suite à des pertes d'emplois, 1 suite à une agression violente et traumatisante en région parisienne, les autres par une envie profonde de changer de vie quotidienne

    Bref en conclusion, en parler demande du temps, de la réflexion, un argumentaire qui est maitrisé (j'insiste la dessus) un ciblage non pas pour arriver à ses fins, mais bien par bienveillance avec l'acceptation en amont d'un refus de l'autre, qui doit rester un ou une amie.

    Tchao viva, portez vous bien, ne lâchez rien !

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  7. je sais qu'il est difficile de convaincre,mais le doit on?
    finalement une fois les choses dites et annoncées avec plus ou moins de succès,le choix de la non préparation appartient a chacun et nous sommes tous d'accord pour espérer, du plus profond de nous même, le fait que nous ayons tord.
    C'est mon souhait le plus sincère même si je sais que c'est hélas 20 fois helas peu probable.....a l'heure du choix chacun est libre.
    Quand on veut faire comprendre une notion si importante il existe mille raisons pour ne pas y arriver et la plus part du temps ceux sont les affectes qui interfèrent dans la communication.Il se joue autre chose qu'un débat d'idée avec nos proches,il se (re)joue une rivalité ,un abandon,une peur,que sais je encore?les explications sur notre monde sont assez étayées pour comprendre les drames qui se préparent tant au niveau local que global.

    Pour ma part une fois l'infos donnée, sans dramatisée, juste en partant d'événements locaux ordinaires (et encore...)j'accepte que le message puisse ne pas passer ,ce n'est pas grave....doit il passé a tout prix?au risque de perdre la relation a l'autre.je ne crois pas.Je suis prêt autant que l'on puisse l'être pour moi et ma famille (et quelques amis qui ont déjà prit conscience sans catastrophisme,de la
    réalité).
    je sais aussi que les laisser dans leur réalité (déni) amène a des conséquences fâcheuses:en cas d'effondrement de la normalité ils risques de venir me demander ce que je ne serais plus en mesure de leur apporter.
    C'est un choix difficile, mais comme tout choix ,il implique des conséquences.Psychologiquement personne ne peut dire quelle serait sa réaction (a moins de l'avoir deja vécue)mais je sais ou sont mes priorités.
    Pour ma part j'ai la chance d'avoir une femme qui comprend les enjeux de la situation,ce qui n'est pas le cas de mes frères et sœurs.
    Cela ne m'appartient pas,c'est leur choix.

    merci pour le blog et a bientot

    sebastien

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    1. Je te rejoins entièrement. Je fais du syndicalisme depuis un an pour aider mes collègues à être mieux au boulot....déni, refus, rejet, crainte pour un confort de façade,etc, etc...
      Maintenant que tous les messages d'alerte, de prévention et de sensibilisation ont été donnés, et bien maintenant que chacun assume ses choix !
      Et comme choisir c'est renoncer.......

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    2. faire du syndicalisme pour les autres c'est rare.De plus j'ai bien peur que le syndicalisme soit vendue a la machine du productivisme....mais bon, noble cause que celle de vouloir jouer collectif.Cela laisse la chance de prendre une autre voie que celle qui se dresse devant nous.

      Pour en revenir au sujet;maintenant j'attends que les personnes qui abordent le sujet le fasse de facon atypique et je distille petit a petit les messages de résilience et d'autonomie.Je ne tiens pas a devenir "la bonne adresse".De plus si on y réfléchit bien:a t on intérêt a ce que tout le monde soit prêt? techniquement c'est dangereux car nous perdons une partie de notre avantage....et comme de toute facon je ne vais pas perdre mon temps avec des adultes irresponsables je ne vais pas non plus leur donner les moyens (qu'ils ne veulent pas entendre)de devenir dangereux.
      Oui je sais c'est dur ect ect mais le temps de l'éducation est révolu (il y a dix ans peut etre mais maintenant on est passer a autre chose).
      L'education reste la clef de voute qui peut faire des miracles mais elle demande du temps...l'avons nous?

      la vie n'est pas juste oui je sais.....

      sebastien

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    3. de quel avantage parlez-vous ? Ce n'est pas une compétition... surtout que là on parle d'amis et de famille.
      Personnellement, je ne sais pas ce qui se passerait si un tel cas de figure se présentait (mais je pense être un être humain avant d'être un survivaliste.). Bien sûr, en dernière instance, je sauverais mon gosse avant quiconque, mais avant d'en arriver là, il faudrait une sacrée dégringolade... on a un peu de marge !
      Un bon bouquin qui effleure le sujet : Malevile de Merle. Le personnage principal, ancien maquignon, ne refuse pas l'aide au village voisin, mais par contre, il ne donne pas ce qu'il a sans contrepartie (matériel ou politique) et surtout pas si ça met en péril sa vie et celles de ses proches.
      Donc dans la mesure où l'on peut aider, je pense qu'il faut le faire. Par contre de démunir et se mettre en danger, non...
      l'équilibre n'est sans doute pas évident à trouver.
      Merci Volwest pour ce blog.

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    4. Je parle des avantages que l'on a quand on a un minimum de préparation sur un événement ,un danger supposé.
      Ce n'est pas une compétition jusqu'à un certain niveau.Quand "tout va bien" comme actuellement ,bien-sur qu'il faut s'entre aider et être prêt a le faire (moralement (psychiquement et en ayant les connaissance),physiquement et matériellement)ce n'est pas une perte de temps et en plus on évalue son savoir faire au fur et a mesure des expériences.
      Mais quand la normalité s'effondre sur du long terme (voir le livre de san giorgio)il s'agit de survivre et cela n'a rien de drôle ni de réjouissant.
      Une forme de "compétition" s'installe non pas pour savoir qui est le meilleur mais pour savoir qui est le plus opportuniste.
      Lequel saura saisir l'occasion de vivre -survivre- a l'autre.Je ne dis pas que l'autre est un ennemi systématique mais je me doute que passer de 7 milliards a 1 milliard (niveau d'équilibre entre la production agricole soustraite du pétrole et les besoins de la population)ne se fera pas dans la joie et la bonne humeur.

      quand vous dites:"(mais je pense être un être humain avant d'être un survivaliste.)"c'est le cas aujourd'hui ,en ayant le ventre plein,avec un sentiment relatif de sécurité ,au chaud, et de l'eau potable a gogo au robinet....êtes vous allé au fond de vous même?Moi non, mais je n'ai pas la prétention d'être bon,même si les valeurs culturelles de mon pays me sont chères (droit de l'homme,solidarité,état providence....);je suis juste opportuniste comme tout les humains de base qui peuple notre terre ( a de rare exception).Par ailleurs on peut être survivaliste et humain,pas l'un ou l'autre.Tout dépend ou l'on place ses priorités.Vouloir survivre est un acte humain par essence.Ceux qui disent le contraire seront probablement les pires a craindre si un jour notre normalité s'effondre.Etre honnête avec soi même et admettre le pire de sa personne est une démarche salutaire pour l'avenir. cela permet d'être moins pris au dépourvue le jour ou cela viendra.

      pour finir:il est certain que les liens de famille et d'amitié vont interférer dans nos choix et qu'il est difficile de fermer sa porte (ou pire) a qqn qu'on aime sous prétexte qu'il ne nous a pas écouté par le passé.Toutefois il faut s'imaginer la situation au pire de ce qu'elle pourrait etre et etre honnête avec soi meme.je vous accorde que le sujet abordé sort du theme proposé par le blog (convaincre les autres.


      cordialement
      seb

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    5. Je vous accorde que si on tombe dans un univers à la mad-san giorgio-max, alors bien malin serait celui qui pourrait prédire ses réactions.
      MAis avant ça, il y a un éventail de situations intermédiaires, où là, je pense pouvoir affirmer que ma préparation servira à ma famille et à mes proches...
      Après, le reste n'est que spéculation, science fiction même... (ayant un grand respect pour les auteurs de sf et leur clairvoyance, n'y voyais pas là un quelconque mépris pour ces thèses extrêmes).
      Mais à un moment, comme le demande un peu plus bas phlois... pourquoi survivre ? la question vaut effectivement d'être posée (d'ailleurs pas sûr que volwest ait déjà abordé le sujet, si ?). en cela, je suis un homme avant d'être un survivaliste.
      L'un n'excluant effectivement pas l'autre.
      cordialement, Nicolas.

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    6. je réponds a cette question fondamentale ci dessous,pour leste je partage votre avis;

      cordialement
      seb

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  8. "Nous avons tous un potentiel, des spécificités et des terrains d'expertises pouvant intégrer l'idée de clan, et parfois il suffit simplement d'encourager ce potentiel."

    Et voilá! Trés bien dit.

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  9. Excellent article, j'ai pris beaucoup de plaisir à le lire merci Vol ! et la question que tu nous laisse mériterai surement un article a elle seule ^^ .

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  10. Salut Vol, très intéressant, je suis nouveau dans le domaine et j'apprend beaucoup de tes vidéos, lache pas ton bon travail et merci de partager tes connaissances. :)

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  11. Convaincre.
    Vaste débat.
    Plus haut il est dit qu'il ne sert à rien de convaincre.
    Admettons. Après tout les gens peuvent choisir la façon dont ils vivent librement.
    Mais sont-ils vraiment libre ? Ne sont-ils pas déjà largement influencés par tout un système, par ceux qui préfèrent avoir de braves consommateurs obéissants et serviles, à des citoyens capables de s'assumer eux même et de dire non quand les limites sont franchies ?

    Que veut-on dire par "convaincre" ?
    Faire du bourrage de crane ? Les avoir à l'usure. Les tromper ?
    Ou simplement trouver les bons exemples, au bon moment, pour faire tomber les préjugés et les barrières mentales qui empêchent les gens d'être ouverts, et par la suite à s'intéresser eux même au sujet ?

    Je pense que comme tout c'est une affaire d'équilibre. Pas de compromis. Pas de "moitié fait". D'équilibre.

    Il est difficile d'aller se perdre dans la campagne en abandonnant un revenu stable -> équilibre.
    Il est difficile de savoir faire face à une rupture de la normalité en ayant par trop privilégié un aspect de la préparation au détriment des autres ou en ayant tout misé sur une catastrophe hypothétique (sauf en cas de (mal)chance) -> équilibre.
    Il est difficile de trouver la bonne méthode d'approche pour parler aux gens, apporter un intérêt suffisant au moment où la capacité d'ouverture est au maximum, sans faire peur -> équilibre.

    Ce qui me donne l'occasion de remercier Vol West qui nous donne un excellent exemple d'approche équilibrée de la philosophie prévoyante/prepper/survivaliste, peu importe comment on l'appelle.
    Et je pense que c'est là au moins une des raisons de son succès (en plus de l'accent et de son très beau garage) ;)

    Essayons donc de trouver l'équilibre.
    De préférence lorsque la personne est psychologiquement réceptive. Pas trop fermée. Pas trop comblée par le superflus et la facilité.
    Avec une méthode intéressante mais qui ne présente pas un enjeu trop hypothétique (quel intérêt ?) ou dramatique (je préfère ne pas y penser).

    Exemple : quelqu'un a eu un problème avec son véhicule.
    Ah, la batterie, moi j'ai toujours des pinces-cable.
    Ah, t'es resté coincé ? Moi j'ai un plaid sur la banquette arrière, une bouteille d'eau et quelques barres de céréales pour "quand j'ai envie de grignoter", ça dépanne.
    T'es tombée dans le fossé ? Heureusement qu'il n'y avait pas d'eau. Moi j'ai un porte clé qui permet de sortir en urgence d'un véhicule accidenté, j'ai vu ça à la caisse chez une enseigne d'équipement automobile, ça coutait une poignée de cacahouètes, je me suis dis ça serait quand même trop bête d'en avoir besoin et de passer à côté ! ;)

    Inutile d'essayer de pousser tout de suite l'interlocuteur à acquérir le kit du parfait petit survivaliste. Si elle s'intéresse c'est bien.
    Ou alors c'est peut être que l'idée doit faire encore un peu de chemin.
    Ou peut être que c'est une personne qui n'est pas intéressée, pour l'instant. Essayer de la braquer ? Utilité = 0.

    A+

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  12. Bonjour à tous,

    Ma question est simple, "pourquoi survivre ?"

    Attention, Je ne suis pas un troll ni un fouteur de bordel. ça fait déjà quelque temps que je m'intéresse au survivalisme, mais indépendamment de ce que je peux en lire, je me dis "pourquoi chercher à survivre ?".
    D'autant plus que, d'après ce que j'en vois, si l'on veut faire cela sérieusement, cela prend du temps, de l'énergie et de l'argent. Pourquoi plutôt ne pas consacrer tout ça à la lutte quotidienne, aujourd'hui ?

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    1. Ca sent "la question du moi" ça...
      :)

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    2. Je me suis posé cette question un jour. Perso, il m'a suffit de penser a mes enfants pour avoir la reponse. Ensuite je pense qu'il y a quelque chose de profondément digne et humain a resister, a ne pas se résigner. C'est comme gravé en nous.

      Et vous, pourquoi voulez-vous vous préserver ?

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    3. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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    4. pour protéger ses (ou des) enfants...du viol, de la torture ou d'un connard qui voudrait écraser son crane avec son pied parce qu'il n'en a rien à foutre de rien sauf de lui-même

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    5. enfin sans vouloir être moralisateur

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  13. oui finalement c'est probablement la seule question qui soit fondamentale.Quand on y a répondu on sait ou on va .disons que pour ma part il y a un point de rupture possible.Je peut vouloir survivre a des événements locaux assez basiques (accidents ,pénurie passagère,)et donc m'y préparer (meme si ca coute cher ou que cela prend du temps).Par exemple:actuellement certaines voitures neuves sont vendues sans roue de secours...stupide!!
    Pour y remédier j'accepte de dépenser quelques euros pour éviter de crever (la roue ,ici c'est la roue)et rester au beau milieu de la pampa espagnole (par exemple,hein c'est un exemple.)je me suis mis en situation de "survivaliste en comparaison de qqn qui n'a pas pris soin d'acheter une roue...donc moyennant quelques achats et en ayant un minimum de connaissances(savoir faire)je me suis tiré de l'embarrât.

    La question de vouloir survivre ne se pose pas elle est évidente dans ce cas de figure.
    Meme en poussant la situation a son paroxysme (grève générale état de couve feu general...)on admettra que chacun d'entre nous voudra survivre et qu'il aura intérêt a prévoir en amont certaines choses (qui sont développées dans ce blog :un grand merci a vous savez qui, au passage).


    Mais si vraiment on tombe dans la barbarie, le grand chaos, avec guerre, abandons de l'entretient des centrales nucléaires,perte totale de l'État de droit?alors là, la question de survivre prend un sens plus particulier et effectivement a mon sens elle mérite d'être ré-étudiée.
    En effet,nos chères centrales qui rappelons le ,sont en fin de vie,pourraient en cas d'abandon de l'entretient (par défaut de personnel ou d'argent)contaminer les sols et l'atmosphère dans des proportions qui empêcherait toute vie humaines (pas les fourmis par contre :) )pour des siècles et des siècles (amen).
    Et effectivement dans cette situation (en plus de la barbarie)je me demande si une balle perdue vaut pas mieux que la lente agonie de nos enfants en premier temps (plus sensibles)puis de nos proches ou de la notre...cette réflexion en amène une autre qui reprend une notion fondamentale:la lutte au quotidien.
    Le susrvivalisme nous pousse toujours dans le futur (si étrange et mystérieux...)et nous empêche parfois de penser au quotidien.
    Le problème étant réservé a l'avenir ,cela occulte le présent alors que ce danger actuel est bien réel.
    la lutte contre le nucléaire est un devoir au nom de notre responsabilité individuelle.Je pense que tout survivaliste sais que les choses ne vont pas bien se passer,mais qu'est ce qu'une guerre civile (ou autre) en comparaison a 58 réacteurs laissés livrés a eux même?
    Nous pouvons nous préparer a tout sauf aux radiations.
    Accepter de survivre demain c'est aussi accepter d'être responsable aujourd'hui me semble t'il.Non pas pour éviter le pire mais au moins éviter l'irréparable.
    je sais que je sorts un peu du carde mais cela répond peut être en partie a cette question:"pourquoi survivre ?".
    Après la lecture du livre de san giorgio, voila LA limite qui s'est imposée a moi:celle nucléaire;pour les autres situations (barbarie comprise) je n'en sais rien réellement.De quoi suis je capable?je me prépare pour moi et pour l'espoir de mes enfants.


    bonne lecture
    cordialement
    seb

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  14. Je vais partager ici ma petite expérience sur la manière de convaincre ma moitié à se préparer.
    Ça doit faire deux ans que je parcours ce blog en lisant et relisant ses articles et je me suis toujours demandé comment convaincre ma compagne.
    Au début, je laissais certaine pages ouverte sur l'ordinateur histoire de voir sa réaction et j'avais souvent droit à des remarques du style tu prépare une guerre ...
    J'ai laissé passé et ce soir sur france 4 passe un très bon reportage sir l'ouragan Sandy et ses dégats sur la ville de New York. Et le déclic pour elle a été la coupure d'éléctricité dans l'une des plus grande ville du monde, je pense que ça l'a choqué et les questions sont venues de sa part, "qu'est ce qu'on ferait si cela nous arrivais..." Alors je lui ai répondu que sans éléctricité plus d'eau chaude, olus d'eau tout court d'ailleurs, plus de chauffage et surtout pour nous plus de repas chaud et la elle m'a répondu "il va falloir qu'on s'occuppe de ça, on devrais acheter un réchaud à gaz... Je pense que je suis sur la bonne voie.
    Désolé pour le pavé mais tout ça pour dire que parfois ce genre de reportage et en particulier celui-ci peut grandement aider.

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    1. Salut l'ami,

      Oui des fois le déclic passe par la télévision...et pouvoir se reconnaitre dans la catastrophe d'un autre.
      C'est pour ça aussi que je prends souvent l'exemple de Sandy ces derniers temps...c'est New York...et New York c'est Paris, Bordeaux ou Genève...

      Prends soin de vous...
      :)

      http://lesurvivaliste.blogspot.com/2012/12/sandy-et-les-5-cavaliers-de-lorage.html

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  15. salut je suis au quebec (rive nord de montreal)
    et je commence a minteressé ausurvivaliste depuis quelque semaine et a investir pas mal dargent de temps ce qui joue sur ma relation avec ma copine qui ne crois pas du tout a ca.
    meme ma famille ne comprend pas pourquoi je fais cela
    si ya du monde dans mon coin vener me voir sur fb
    clenchmen@hotmail.com

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  16. merci vol west un tres bel article qui porte a réfléchir :) .

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  17. ils résonnent toujours plus ou moins de la même manière:


    heuuuuu? raisonnent....

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  18. Génial cet d'article!!! je suis plein d'idée pour ... ne plus avancer en secret. En plus ça tombe bien ma compagne est beaucoup plus intelligente que moi :-) . Vos articles sont excellents...ils s'ancrent parfaitement dans la vie normale ou non, condition de réussite. Cet article et celui sur l'aliénation sociale comme consequence l'aliénation alimentaire...
    Merci M'sieu

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