dimanche 24 juin 2012

Rencontre avec Tony Lopes.




De l'obsidienne au bronze, du fer a l'acier, le couteau, quel que soit sa composition, sa forme ou sa destination, est cet éternel compagnon pouvant accomplir une multitude de taches et d'actions.

Aujourd'hui, le couteau est a lui seul un univers remarquablement diverse…et les nouvelles générations d'artisans, nous prouvent qu'ils sont de plus en plus a même de créer des outils parfaitement adaptés a des environnements de plus en plus complexes.

Tony Lopes est le parfait exemple de cette nouvelle génération…et il est donc logique que son travail, sa philosophie et son expertise, viennent côtoyer les pages de ce blog.




1. Pour les lecteurs du Blog qui ne te connaissent pas encore, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Tony Lopes, j’ai 31 ans et je suis artisan coutelier. J’ai attrapé très jeune le « virus » de la passion des couteaux. Mon premier couteau digne de ce nom fut un balisong que j’ai traîné pas mal de temps avec moi, puis j’ai acquis beaucoup d’autres modèles que j’ai accumulé au fil du temps. Mais, on ne peut pas dire que je suis un grand collectionneur, j’apprécie les belles lames mais je suis avant tout un utilisateur.

Avant d’arriver au métier de coutelier, j’ai fais des études dans le sport. J’ai commencé le karaté à l’âge de 7ans que j’ai pratiqué durant pas mal d’années. Ensuite, je me suis orienté vers la boxe Thaïlandaise. Après ces quelques années à pratiquer un art martial et un sport de combat, je me suis dirigé vers le Penchak Silat (méthode Fisfo – Charles Joussot).
Mais ma découverte de la Self Protection a réellement débuté lors d’un stage de self ou j’ai découvert le coutelier Fred Perrin, mon camarade de SFS (survival Fighting Spirit) Eric Haffray, et donc l’ACDS (l'Academie du Couteau et de la Défense en Situation).

Tony en Amazonie...


2. En parallèle de tes activités coutelières, tu es moniteur ACDS et tu œuvres également au sein de SFS, qui organise des stages de survie. Ces activités annexes contribuent-elles essentiellement à ton développement personnel ou ont-elles une réelle influence sur ta manière de concevoir tes couteaux ?

Mon activité en temps que moniteur à l’ACDS et avec SFS conditionne naturellement ma vision du couteau. La pratique de la self protection et l’expérience pratique lors de nos stages de survie m’aide à développer des concepts qui répondent aux besoins concrets des utilisateurs. 

Enfin, intégrer ces réseaux me permet de recueillir les impressions et avis des participants afin de créer des couteaux utilitaires. Je ne conçois de proposer des outils qui ne sont confrontés aux vraies problématiques rencontrées par ma clientèle.




3. En collaboration avec les lecteurs du Forum David Manise, tu as, il y a quelques années, élaboré et réalisé le « Carcajou ». Quel regard portes-tu aujourd'hui sur ce couteau, plutôt orienté Bushcraft, et sur son processus d'élaboration ?

Le Carcajou...se fut un super projet pour moi, car à cette époque je débutais dans la profession et cela a permis de me donner un coup de pouce pour me lancer dans le métier. A l’heure actuelle, je fabrique encore pas mal de Carcajou et je ne m’en lasse pas... lol. Je tiens d'ailleurs à remercier David Manise et les personnes du forum qui ont contribué à mettre en place ce projet.

De haut en bas: Carcajou, Seven 4 pouces et Seven 3 pouces.


4. La gamme de couteau que tu proposes est très complète et variée. Y-a-t'il dans ta production des modèles pour lesquels tu as un attachement particulier ? Et y a-t-il un modèle que tu conseillerais pour une première acquisition ?

Pour ma part, je craque pour ma gamme SFS (le SFS 4 pouces, le SFS 5 pouces, le SFS JedBurgh), l’ACK28 (Amazone Camp Knife) et le Seven 3 pouces. Ce sont mes modèles les plus élaborés sur le plan de la recherche faite sur le design, sur l’ergonomie, la taille, et surtout testés sur le terrain, en Amazonie.

Mon conseil pour une première acquisition est simple. Il faut tout d’abord définir l’utilisation que l’on veut faire du futur couteau. Toutefois, mon conseil serait de proposer un couteau de type utilitaire pouvant s’adapter à un maximum de pratiques et de tâches plutôt qu’un couteau ultra spécialisé. Dans ma gamme, le Seven 3 et 4 pouces, le Carcajou et le SFS 4 et 5 pouces.

De haut en bas: SFS JedBurgh et SFS 5 pouces.


5. Certains lecteurs du blog n'ont peut-être pas encore les moyens d'acquérir une pièce d'artisan. Pourrais-tu nous dire, avec ton regard de professionnel, si il y a des couteaux industriels que tu apprécies, ou même que tu utilises ?

Voici quelques exemples de couteaux industriels que j’utilise et que j’apprécie: - Couteau Suisse Victorinox Soldier - Couteau Suisse Victorinox Farmer - Spyderco Endura - Spyderco Délica - Spyderco DragonFly - Spyderco LadyBug - Sog Pentagon - Douk Douk - Mora - Cold Steel Pocket Bushman - Machette Tramontina.

Dans un budget un peut plus conséquent : - Spyderco Caly 3 - Spyderco FB04 - Randall n°1 - Randall n°25 - Benchmade 42 - Benchmade 31 - Leatherman Wave - Victorinox SwissTool - Chris Reeve Sebenza - Bradley Mayhem.


6. Tu es constamment dans la recherche et l'élaboration. Tu as développé il y a peu un Kukri, et encore plus récemment un magnifique « SFS Jedburgh ». Peux-tu nous dire en conclusion dans quelle direction tu souhaites orienter ton travail dans l'avenir ?

J’essaye constamment d’améliorer mes produits au niveau de l’ergonomie, de l’équilibre, de la géométrie de la lame, du traitement thermique et de la simplicité au niveau des lignes. Je pense que la fabrication de couteaux dits utilitaires, militaires, urbains et outdoors, correspond complètement à ma philosophie, et c’est bien dans cette direction que je compte poursuivre en recherchant toujours le perfectionnement.

ACK28 "Amazone Camp Knife"


Le blog de Tony Lopes:




L'Académie du Couteau et de la Défense en Situation:



L'ACDS est une association loi 1901 créée en 1995 sous l'impulsion de Raymond CARTER, Francis DELVERT, Jean-Pierre BARON et Fred PERRIN.
Le principal but de cette association est d'organiser des actions de formation afin de prévenir des dangers liés à l'arme blanche.
Dans la vie quotidienne du citoyen, du policier, de l'agent de sécurité ou du militaire, être confronté à une arme blanche reste un réel problème. Depuis de nombreuses années, l'ACDS propose une méthode permettant d'y faire face en évitant le pire.
Cette méthode traite des points suivants :

- Etude du maniement du couteau afin d'en connaître la dangerosité.
- Apprentissage des techniques de communication permettant d'éviter la confrontation physique.
- Combat en situation réaliste, à mains nues ou avec armes improvisées.

L'ACDS dispose de moniteurs capables de dispenser une instruction de qualité dans ce domaine.
Pour plus d'infos:










mardi 19 juin 2012

Construire un lit surélevé.



Hello Vol West,

Voilà que depuis début mars nous expérimentons en famille (couple avec 2 enfants "2 ans et 5 ans" ) la culture hors sol. Ce projet a germé d'une réflexion durent l'hiver. Notre situation en ville nous à très naturellement mener à la culture surélevé. Pour faciliter le travail et empêcher l'accès aux enfants qui sans surveillance aurais très vite trouver drôle d'y jouer.



Pour faire d'une pierre deux coups, j'ai décidé de construire nous même la structure, en bois de récupération. Pour la matière première, du bois de récupération de palettes perdues dans la zone industrielle non loin de la maison pour éviter les kilomètres superflus. Pour isoler le bois de la terre et de l'humidité, du plastique bulle emballage également récupération. Sur le font, pour permettre le drainage, nous avons disposé des cailloux récupérés eux aussi aux bord d'une gravière. 

Après avoir récupéré toute la matière première, nous voici parti pour la fabrication de la structure en bois. Pour cela j'ai séparé les éléments des palettes les un des autres avec un marteau de charpentier. Par la suite j'ai effectué la découpe avec une scie pliable. Montage et surtout apprentissage des techniques de travaille du bois ( poursuite d'apprentissage des savoir-faire ).



La seule contrainte fut les dimensions, car il fallait passer sans encombre dans l'ascenseur au dernier étage de l'immeuble (5ème étage). 

Durent l'hiver, un travail de recherche et de lecture de livres traitant des techniques de culture à la lecture de l'almanach pour connaître les périodes lunaire adéquate pour un travail en harmonie.

Ils faut préciser qu'au niveau de la culture nous vivons dans une région vinicole, c'est dire que mon expérience jusque la se limitai à la culture de la vigne ( que nous travaillons depuis 4 ans sur notre temps libre  ).

Pour la suite, un petit tour pour sélectionner du terreau, semence et des plantons (salade, tomates chanvre et herbes aromatiques bio) qui ornerons notre jardin. 

Jusqu'à présent le bilan est très positif, notre seul échec se situe dans le faite que nous avons sous-estimé la place que prendrai nos salades. Ce qui à donné des salades qui se développe mal par manque de place . Pour compléter nous avons poursuivi par compléter le reste des plantations dans d'anciennes casseroles récupérées.



Amicale salutation d'un fidèle lecteur de ton blog qui reste pour moi une référence.











vendredi 8 juin 2012

EDC : Sur soi et voiture.


Bonjour Volwest,

Bientôt un an que je suis votre blog avec intérêt.

C'est une bonne idée que de présenter régulièrement les EDC des membres de votre blog.

"Montre moi ton EDC, je te dirai qui tu es..." ;-)

Assez inspiré du coup, je me permets de vous envoyer les miens: un pour la voiture, un pour mon sac.

Je travaille dans la protection animale, je pratique beaucoup la randonnée à pied, à vélo, en canoë, en traineau, en raquettes, etc.
Je suis donc principalement à l'extérieur, et avec des animaux (chiens, chevaux, chats...) Je bricole beaucoup, je suis souvent seul, et je déteste l'assistanat!
De plus, ma devise est: "espérer le meilleur. prévoir le pire"...

C'est donc pour cela, que depuis toujours j'ai des EDC. Même si je les nommais différemment (en fait je crois que je ne les nommais pas du tout finalement).
Le principe d'un petit contenant de matériel le plus léger et le plus compact possible, sans être dans le gadget, avec des outils et matériels de bonne qualité, s'est toujours imposé à moi.



EDC sac:



-Pochette Eagle Creek
-Colliers nylon
-Sparadrap tissus
-Elastoplast
-Couteau Suisse
-Aiguilles a trocardage (TDE chiens)
-Clé USB avec documents officiels, codes...(contenu crypté)
-Duct Tape
-Carte d'identification des 3 chiens
-Bouchons anti-bruit
-Driss 10m
-Marqueur
-Mètre ruban
-Sifflet Dural et cordon
-Nécessaire de couture
-Masque anti-poussière
-Alumousse
-Lame de scalpel
-Lingette désinfectante
-Gel désinfectant
-Briquet
-Gants Latex
-Compresses x10
-Tire tics
-Anti diarrhéiques
-Micropur
-Brosse a dent

Plus toujours sur moi: Couteau Spyderco Enduro ou Multitool Leatherman ou automatique Boker - Montre - Téléphone.



EDC voiture:



-Sac étanche
-Scie a buche/a métaux Bahco
-Hachette Leborgne
-Duct tape
-Colliers nylon
-Mini pied de biche Stanley
-Pinces multiprises/coupantes Bahco
-Clé a bougie
-Clé a molette
-Clés hexagonales
-Tournevis Facom
-Projecteur Halogène Xanlite
-Piquet tire-bouchon
-Corde et mousquetons 2x15m
-Gants
-Pelle/pioche pliante
-Matraque
-Gel lacrymogène CS
-Surbottes étanche et jetables
-Sangles a cliquet 8m
-Treuil a main 1 tonne
-Couteau tool Gerber



samedi 2 juin 2012

Le questionnaire de L'Abbé.



Le questionnaire ci-dessous a été pensé par l'ami L'Abbé
Il est intéressant, parce qu'il nous oblige a formuler certaines priorités, et a explorer, a l'exclusion de tout système de pensé dominant et de toute appartenance communautaire, ce que le survivalisme signifie pour vous.
Il n'y a pas ici de bonne ou de mauvaise réponse, celles-ci étant conditionnées par les compétences, les objectifs, les natures, les environnements et les moyens de chacun.
La longueur des réponses est libre, chacun peut apporter toutes les précisions qu'il juge nécessaire.
Aussi, nous vous invitons a répondre aux questions, et vous pouvez, sans pour autant dévoiler votre identité, préciser votre âge, votre sexe et votre région de résidence: urbain / rural.
(volwest / homme / 40 ans / les montagnes du Montana)
1 / Vous définiriez-vous comme "survivaliste" ? Si non, comment ?
Si un survivaliste est une personne qui se prépare a la fin du monde ou a toute autre catastrophe ou apocalypse…alors non…je ne me défini pas comme un survivaliste.
Si en revanche un survivaliste est une personne qui, au détour d'expériences et de réflexions, a prit conscience de la fragilité de notre univers…aussi bien sur le plan personnel que collectif…et que cette personne travaille des lors a renouer un lien avec certaines valeurs et démarches tournées vers une indépendance intelligente et raisonnée…alors oui, je suis un survivaliste.
2/ La démarche survivaliste est-elle une implication de chaque instant ou plutôt le moyen de réagir ponctuellement à une éventuelle crise ?
Ma démarche ne peut être qu'une implication de chaque instant. Si elle ne l'était pas, alors nous parlerions d'un geste, d'un élan ou d'une occasion, et non d'une manière d'évoluer, c'est a dire un regard particulier sur la totalité de notre champs d'influence.
3 / Dans vos expériences passées, dans les formations acquises, lesquelles vous ont été les plus utiles dans votre approche survivaliste ?
Il m'est difficile de focaliser sur quelques expériences en particulier…c'est une multitude d'éléments qui contribue a la germination d'une plante. Le microcosme du sol, la teneur en azote des plantes voisines, l'orientation, l'altitude, le climat…toutes ces choses sont importantes et utiles car tout est lié.
Sans doute que mon passage a l'armée aura contribué a de l'utile…ne serait-ce que pour comprendre ces axes immuables a la survie comme la discipline, le dépassement de soi, le respect, les rôles, l'entraide, les dynamiques de groupe, la cohésion, la camaraderie et l'endurance par exemple.

PEG - 1993
Bien sur, mon expatriation aux US, et donc l'inévitable transformation de fond au contact d'une culture fortement nouée avec des principes de liberté, d'indépendance, de résilience et d'autonomie, aura été une énorme influence sur mon parcourt survivaliste.
4 / Envisagez-vous dans l'avenir d'acquérir de nouvelles compétences ? Si oui, lesquelles ?
Bien sur…un survivaliste est un drogué, et sa drogue préférée est d'acquérir de nouvelles compétences et/ou connaissances…soit des outils ayant la capacité de nous offrir plus d'autonomie et d'indépendance.
Puisque nous venons de déménager (2010), j'ai encore beaucoup a apprendre de notre nouvelle région qui est totalement différente de notre désert du sud de la Californie ou nous avons vécu pendant plus de 16 ans.
"Apprendre la terre" est un énorme investissement…mais la récompense est pilier pour un survivaliste.
Cet apprentissage est très vaste: faune et flore bien sur, car je suis chasseur/cueilleur…mais aussi le nom et le tempérament de chaque montagne alentours, de chaque vallée, de chaque rivière. La culture propre a la région, la diversité agricole, le rythme des saisons…


Aussi, je suis nul en mécanique. J'ai toujours écarté cet univers en me disant que le pétrole allait quoi qu'il arrive devenir trop chère ou s'arrêter de couler pour que nos machines soient d'un avenir durable et donc d'un quelconque intérêt.
Mais quelques connaissances en mécaniques seraient bonnes a prendre…au delà des simples manipulations filtre/huile/roue/fusible/ampoule bien sur.
5 / Sur une échelle de 1 à 10, estimez votre degré de préparation face aux risques que vous avez identifiés ? ( 1 : pas préparé, 10 parfaitement préparé ).
"9". Il est impossible d'être "parfaitement préparé" a quoi que ce soit. Les risques identifiés sont bien sur plus facile a anticiper, a gérer (ils sont connus et reconnus), mais les paramètres durant un événement sont tellement vastes, qu'il serait impossible de tout prévoir.
C'est la voiture qui casse, les menstruations de mon épouse, le chien qui aboie trop ou pas assez, mon inflammation au genou qui revient, un manque de solidité psychologique au mauvais moment, une petite hypoglycémie…
6 / Sur une échelle de 1 à 10, estimez la probabilité que votre mode de vie actuel change sous l'effet d'un risque majeur ? ( 1 : peu de risque que mon mode de vie change, 10 : il est absolument inéluctable que mon mode de vie change ).
A question délicate, réponse délicate. Je vais dire 5.
Je remarque que nos modes de vie sont le plus souvent perturbés par des événements totalement "asymétriques", c'est a dire tombant sous la gouverne de la loi de Murphy.
C'est la perte de l'emploi, un accident de voiture, une maladie, une simple inondation, la perte d'un conjoint, une mauvaise glissade, un incendie chez le voisin qui se propage chez nous…les risques majeurs, tout du moins ce que je défini comme tel, sont eux plutôt rares: tsunami massif, éruption volcanique massive, pandémie, accident nucléaire, guerre mondiale etc…
D'un point de vue général…beaucoup de survivalistes focaliseront leur énergie sur ce genre de risques, car ceux-ci sont extrêmement visibles et source de fortes inquiétudes.


Cela ne veut bien évidement pas dire que ces risques ne sont pas légitimes ou qu'ils ne peuvent pas déstabiliser nos modes de vie du jour au lendemain, d'ailleurs les événements du Japon, notamment Fukushima, en sont la preuve récente, mais simplement qu'avant de nous pencher sur ces scénarios beaucoup plus lourds et anxiogènes, il nous faut réaliser que notre talon d'Achille est bien souvent la partie la plus oubliée de notre anatomie.
Cette réalisation est importante, car elle contribue directement a notre image…trop souvent caricaturée et construite sur cette peur de l'événement apocalyptique.
7 / Des risques que vous avez pu identifier, quel est celui que vous pensez avoir certainement à gérer dans l'avenir ?
Ils sont malheureusement nombreux !
Du simple cambriolage a l'accident de voiture en passant par l'effondrement de notre économie, des émeutes, des pénuries ou une rupture momentanée ou prolongée de nos systèmes de support (eau, nourriture, électricité, gaz, protection, distribution etc.), il me parait difficile aujourd'hui de pouvoir évoluer dans notre univers sans a un moment ou un autre tomber sur une problématique quelconque.


La bonne nouvelle, c'est que le survivaliste a compris que la plupart des problèmes auquel nous seront confrontés dans nos vies, peuvent être largement diminués voir écartés si nous créons et mettons en place une certaine distance entre soi et "la machine".
Cette distance, cette autonomie (physique mais aussi intellectuelle) est invariablement synonyme d'indépendance…et cette indépendance nous dirige toujours vers une manière de vivre plus cohérente, plus stable, plus saine, plus généreuse…et ceci même si il ne se passe jamais rien de catastrophique.
8 / La démarche survivaliste est-elle pour vous un stress ou un réconfort ?
Ni l'un ni l'autre.
Un stress signifierait que ma démarche se fonde sur une incohérence.
Un réconfort signifierait que ma démarche se fonde sur une compensation.
Je crois qu'il est nécessaire de comprendre que nos actions ne devraient pas être gouvernées par l'événement dramatique (stress)…quel qu'il soit…mais par une intention imperturbable de se voir plus autonome.
La démarche de fond est encore une fois de créer de la distance, de l'autonomie, entre soi et la folie du monde…et cette distance doit être durable.
9 / Dans votre entourage proche, la notion de risque est-elle présente ? Si oui, pensez-vous que le risque soit bien évalué ?
L'entourage est une polyculture !
Certaines plantes poussent mieux que d'autres…mais rares sont celles qui se pencherons sérieusement sur la notion de risque, et encore moins sur l'évaluation intelligente de celle-ci.
Le problème aujourd'hui est que nous nous butons a croire deux choses:
1- Ca n'arrive qu'aux autres.
2- Si ça m'arrive, un autre sera la pour m'aider.
10 / Essayez-vous d'impliquer vos proches dans votre démarche survivaliste ? Si oui, y parvenez-vous ?
Je n'essaye pas non…"forcer" les choses est une méthode qui porte rarement ses fruits. 
La plupart de mes proches ne lisent pas le blog par exemple. 
Par contre, je ne me cache pas, et la porte est donc grande ouverte…libre a chacun de franchir le seuil en temps et en heure, ou de ne jamais faire le pas. Quoi qu'il arrive, cette décision leur appartient.
11 / A un ami novice qui souhaiterait engager une démarche survivaliste, quels conseils donneriez-vous ? Que faire en premier ?
Il est intéressant de comprendre que nous passons la plupart de notre temps a essayer désespérément d'être différents les uns des autres pour revendiquer une certaine liberté. Cette "différence" est exprimée par une multitudes de préférences comme la manière de s'habiller ou de se coiffer par exemple.
Je n'ai jamais compris cette démarche, parce que pour moi, il est impossible de se rapprocher d'une quelconque liberté, intellectuelle ou physique, métaphysique ou spirituelle, économique ou politique, sociale ou culturelle, tout en étant totalement dépendant de la machine pour nos besoins les plus vitaux.
Comment se penser libre ou différent, si nous sommes dépendant de la machine pour notre nourriture ?
Comment se penser révolutionnaire, désobéissant ou activiste, si nous sommes dépendant de la machine pour notre eau, notre sécurité ou encore notre régulation thermique ? 
Mon conseil est donc toujours le même: travailler son indépendance en augmentant notre niveau d'autonomie par rapport a la machine, aux systèmes de support, est la seule démarche valable aujourd'hui. 
Chacun trouvera ici un univers personnel, et donc une certaine liberté…et personne ne devrait pouvoir nous en détourner.
Pragmatiquement, la première étape est d'évaluer nos priorités spatiales…c'est a dire de décider d'un endroit physique ou nous pourrons nous enraciner dans cette démarche. Ville, maison de campagne ou caravane…cela n'a pas d'importance tant que la décision est prise.
12 / Dans votre démarche survivaliste, que pensez-vous avoir réussi ? Que pensez-vous devoir améliorer ?
J'ai sans doute réussi a synthétiser ce qu'étais pour moi le survivalisme…et donc il m'est facile de négocier la partie pratique. Il n'y a aucune obscurité ou doute…tout est clair.
Maintenant…tout peut toujours être amélioré ! 
13 / 3 choses absolument indispensables à la maison ?
- Un chien.
- Une cheminée.
- Un fusil de chasse.
14 / En voiture ?
- Un extincteur d'incendie.
- Une corde solide.
- Un module soins.
15 / Sur soi ?
- Un couteau.
- Une lampe de poche.
- Une bouteille d'eau.
16 / Votre couteau EDC ?
Le "Seven" de Tony Lopes. Sans aucun doute le meilleur couteau EDC qu'il m'est été donné de porter ces 30 dernières années.
17 / Votre couteau Terrain ?
Le RAT 7 de chez Ontario…tout simplement parfait.
Cependant, j'ai encore du mal a lâcher ma machette (Ontario aussi) pour certaines aventures.


18 / Ce qui apparaît rarement dans les EDC de vos amis mais qui est indispensable pour vous ?
Une bouteille Nalgene. Le container est une obsession pour moi. 
Eau = vie.
19 / Votre prochain achat ?
Ca va dépendre des soldes ! Mais surement de la nourriture. Mon intention cette année est de pousser nos réserves a 1 an.
20 / Votre devise ?
Si la vie était un jeu…la seule règle serait de survivre.