mercredi 21 novembre 2012

Rues Barbares - Extrait 2 -





Deuxième extrait de "Rues Barbares - Survivre en ville" !

"Rues Barbares" est en précommande jusqu'au 6 décembre 2012 pour 19,50E au lieu de 21E (frais de port offerts) sur www.scriptoblog.com si vous commandez jusqu'à cette date.


Un grand merci a Mohamed Ali pour la conceptualisation et la réalisation de la couverture du livre…mais aussi pour sa gentillesse et sa patience.





Rues Barbares - Extrait -


« Eh bien ! dansez maintenant. »
Voilà comment se termine la fable de la Cigale et la Fourmi.

Cette célèbre fable exprime de manière imagée toute la différence entre les gens qui se préparent et les autres.
Sans nous égarer dans le contexte culturel, politique et social de l'époque, il est pertinent de noter qu'à la lecture du récit, nous sommes invités à prendre parti soit pour la cigale, soit pour la fourmi. Certains ont un rapport au monde basé sur la prévoyance et trouveront la fourmi admirable. Ceux qui éprouvent de la sympathie pour la petite chanteuse sont sans doute plus souples, désinvoltes, laissant entrevoir un certain hédonisme dans leur manière de vivre.

Quel que soit notre penchant, il nous est rarement donné l’occasion d'aller au-delà de la caricature, et de voir l'organisation de la fourmi comme une démarche saine et adaptée aux cycles naturels de croissance et de récolte de la nourriture, puisque les villes où nous habitons les ignorent totalement ! Au final, nous sommes amenés à quelques conclusions sentimentales, et l’intransigeance moralisatrice de la fourmi donne à la cigale un certain charme bohême. Pourtant, il faut être très clair : à la fin, la cigale meurt !

On sent déjà poindre un reproche : « Mais alors, si un jour une famille avec des enfants qui meurent de faim vient frapper à ta porte pour demander de l'aide, tu fais quoi ? Tu les laisses mourir ? »

Cette question est bien évidement farfelue, mais surtout, elle expose un mode de pensée social, culturel et psychologique qui refuse de voir le pragmatisme d'une relation au monde basée sur la prévoyance et la responsabilisation de chaque individu, et qui s'obstine au contraire à rationaliser la dépendance, par la négation systématique des lois naturelles qui gouvernent le monde, et les réalités de l’univers. Enfin, il sera toujours plus simple d'accuser ceux qui auront été prévoyants, d'« homicide volontaire », ou de « non-assistance à personne en danger », que de réaliser que si nous étions tous prêt, au minimum, à gérer certaines tensions inhérentes à notre environnement, nous serions tous à même de ne pas en devenir les victimes impuissantes.

Voilà pour la nourriture, qu’en est-il maintenant de la propension de l’être humain à la violence, quand il est frustré par la faim et le froid ? Soyons très clairs : dans une situation de crise où la normalité serait dégradée, la survie du citadin dépendra principalement de ses capacités à assurer sa propre sécurité.

La défense peut se définir par un ensemble de réflexes biologiques, d’attitudes et de préparations physiques et psychologiques, de savoirs faire et de techniques mobilisés par l’être humain pour sa protection face à une attaque. L’instinct de survie y participe, de même que tout ce qui nous évite de devenir une proie !

Se défendre est tout à fait naturel, notre système immunitaire nous protège constamment d’agressions diverses. Sans entrer dans des considérations politiques, sociales, juridiques, professionnelles, culturelles ou même spirituelles, la protection est à la base de toute réaction organique. C'est l'épine de la rose, du hérisson, le camouflage du papillon en feuille-morte, les dents du chien. L’être humain a aussi dû apprendre à se protéger lui-même et ceux qu’il aime, contre tout danger de mort : animaux sauvages, intempéries, ennemis... En cas de crise grave et d’effondrement, ce besoin de sécurité deviendra un impératif.

Les sociétés modernes semblent cependant considérer l’autodéfense comme une aberration, une régression. À écouter le brouhaha de la pensée dominante, confronté à une situation violente, le citoyen serait conditionné, voire condamné à devenir une victime.

Dans un milieu urbain devenu rapidement soumis aux prédateurs, la défense personnelle devient une réalité incontournable. La protection de l’intégrité des personnes et des territoires n’a pas de recette générique, elle peut couvrir un vaste champ d’habitudes et de pratiques qui seront spécifiques, à chaque personne et à son clan. Ce qui peut sembler déroutant à première vue.

 Avant d’opter pour une quelconque méthode de défense et de protection, ou une quelconque panoplie de matériel, il faut bien comprendre que se défendre, est avant tout une attitude mentale, un état d'esprit. Savoir se défendre, c'est savoir prendre une décision. Personne ne peut le faire à votre place ; il s’agit de vous, de votre conscience, de votre force d’affirmation, que beaucoup de bien-pensants et de dévots du politiquement correct aimeraient voir définitivement écrasée.




35 commentaires:

  1. Salut VolWest,

    Merci pour cet extrait c'est toujours aussi bien ! Le livre sort quand ? J'ai hâte de pouvoir l'avoir !

    Bonne continuation.

    RépondreSupprimer
  2. A mon avis, si les bandits agressent les gens, le système tend a les rendre faibles et dependants afin de mieux les assèrvir et les exploiter,tout en se gardant pour lui l'usage illimité des armes les plus efficaces .
    Il ne faut donc pas s'etoner si le système refuse de plus en plus que les citoyens revendiquent la legitime defence et se prènent en charge

    RépondreSupprimer
  3. Quand des années de conditionnement par nos "socio-cultures" se retrouvent face à la réalité........c'est dur!

    RépondreSupprimer
  4. Bonjour tout le monde,
    Tout d'abord félicitations à toi Volwest pour ton blog, je le suis depuis quelques mois et ton travail est excellent. Sur la couverture c'est écrit "ETE-VOUS PRETS?" petite faute ou jeu de mot? :)
    Continue comme ça et bon anniversaire avec un peu de retard.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est la photo de la maquette...donc il y a encore des petites erreurs ici et la...
      :)

      (vous voyez tout !)

      Supprimer
    2. c'était surtout l'occasion de te remercier pour tout le boulot que tu fais et le temps que tu dois y passer (chapeau!). Et c'est pas cette petite faute qui m'empêchera de lire votre livre.

      Supprimer
  5. Salut Volwest,

    Titre : Lafontaine, je ne boirai pas de ton eau ...


    Ah cette cigale ... déjà Aristote ne l'avait pas en grande estime ^^ (je pense aux artistes ...).

    Pour autant, que vaudrait cette fable si elle avait été rédigé par un inconnu ... mais c'est notre Lafontaine national (qui a pompé dans l'hitopadesha, soit dit en passant) qui la concocta.

    Hors il est bon de rappeler cette épitaphe que l'auteur en question rédigea pour lui même :

    " Jean s’en alla comme il était venu,
    Mangeant son fons avec son revenu,
    Croyant trésor chose peu nécessaire.
    Quant à son temps, bien sut le dispenser :
    Deux parts en fit, dont il soulait passer
    L’une à dormir, et l’autre à ne rien faire. "

    Lafontaine ne nous dit pas ce qu'il advint de la cigale. Il nous laisse le loisirs de lui trouver sa fin ... aussi en voici une autre, que je retrouve de la mémoire d'une illustration de ma jeunesse et qui colle mieux à l'esprit que Lafontaine nous laissa sur sa tombe :

    [...] Et la Cigale finit par égayer les longues soirées d'hiver de la fourmilière en échange du gîte et du couvert.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ou plutôt : la fourmi eut pitié, engagea la cigale et d'autres cigales à travailler contre un salaire.
      Les cigales finirent par se coaliser contre la fourmi en l'accusant de posséder la majorité des richesses et décidèrent de taxer la fourmi à 75% au nom de la justice sociale...

      Sinon, une autre fable intéressante est le chien et le loup. Notre société est celle de loups qui ont fini par devenir des chiens bien éduqué, mais redeviendront des loups affamés dès lors que leur maitre ne leur donnera plus à manger.

      Supprimer
  6. Chouette, on à hate de le lire !
    J'ai beau être une cigale urbaine professionnelle (je suis musicien) je n'en reste pas moins -un peu- prévoyant, comme quoi, tout n'est pas totalement incompatible !

    Merci encore pour tout...

    RépondreSupprimer
  7. Bon allez j'en ai pris 2 forcément, 1 pour mon twin ;-)
    Merci aux auteurs.

    RépondreSupprimer
  8. "Les lois naturelles" quelle grosse connerie ! Et pourquoi pas se mettre à 4 pattes comme un animal ?


    Répandre sa haine de la civilisation et du progrès... via un blog internet, faut oser quand même.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, il le faut!

      Ça ne sert à rien de gaver les autres de force avec nos croyances et découvertes. Surtout nos proches! S'exprimer sur un blog est une marque de respect envers l'humanité! c'est aussi une façon de trouver des gens, semblables, avec qui c'est agréable d'échanger. Vivre et laisser vire. Bienvenue aux curieux et tant pis pour les autres.

      Lazare,Personne ne t'as forcé à cliquer sur les URLs de Volwest, ni à lire...
      Mon mot de la fin : si progrès rime avec niais, ça ne m'intéresse pas d'en faire parti.

      Supprimer
    2. La critique et façile mais l'art et difficile...il est vrai que lazare sous une certaine forme d'intellectualisme bien pensante (enfin il a l'air de le croire en tout cas..lol)critique le travail de notre ami VOLWEST avec un argument si l'en faut progressiste ( au secours....lol) clic sur le blog et balance une critique non argumentée prête à sourir, espéront pour lui que le progrès ne brise pas ses illusions.
      Qand à VOLWEST ton look est super, ton travail EXELLENT et tes vidéos SUPERBES...pour ce qui est du drapeau americain mais en un plus grand lol...amitié

      Supprimer
    3. Encore un qui viendra pleurer à notre porte...s'il y parvient.

      Supprimer
    4. En quoi est-ce que "Les lois naturelles" est "une grosse connerie" ?
      En quoi est ce que Vol West "répand sa haine de la civilisation et du progrès" ? (tu débarque toi, non ?)

      C'est bien joli d'affirmer. Les avis c'est comme les TDC, tout le monde en a un. Mais les seuls avis qui comptent sont ceux qui sont argumentés et reposent sur un raisonnement argumenté et basé sur la réalité.

      Supprimer
    5. "Et pourquoi pas se mettre à 4 pattes comme un animal ?"

      Parce que même si nous faisons partie du règne animal nous n'en avons que 2, mais toi pour plaisanter je dirais que tu fais partie des insectes (6 pattes), comme la très généreusement protéinée coquerelle.

      En passant, c'est l'acquisition des "lois naturelles" dans le sens scientifique du terme qui nous a amené le PROGRÈS. Tandis que la "civilisation" n'est en somme qu'un zoo humain servant surtout à y esclavager une population par une minorité d'oligarques dans un système frauduleux, je pense aux banques par exemple.

      Supprimer
    6. Salut,

      Toujours le même hein…

      Ce qui est triste avec toi…c'est justement ta haine.
      Cette haine puante que tout le monde peut sentir et qui gouverne tes mots…jetés ici non pas pour exprimer une opinion différente et réfléchie, qui serait largement entendue, mais bien pour détruire l'opinion et plus sournoisement le caractère d'un autre pour assouvir ta motivation de destruction.

      Ce qu'il faut oser, "Lezare", c'est de ne pas comprendre que les lois naturelles dont on parle ici sont tout simplement la faim, la soif, la régulation thermique, la protection, l'énergie etc…

      Avant de venir déverser ton impolitesse, ta jalousie et ta frustration intellectuelle sur quelque chose que tu ne comprends pas…éduques toi.


      Quand a ma "haine de la civilisation et du progrès"…c'est encore de toi que tu veux parler n'est-ce pas ?
      Ce monde du progrès est effectivement lourd a porter pour un individu foncièrement inadaptée intellectuellement parlant…foncièrement brute car incapable d'exprimer ses doutes, ses peurs et ses contraintes tout en respectant nos protocoles sociaux.

      Tu es tout seul ?
      Tu es pauvre de sens ?
      Tu es en manque d'attention ?
      Tu veux cracher sur les autres pour pouvoir exister ?

      Reviens quand tu veux…les camarades et moi même te donnerons toute l'attention que tu désir, comme a l'école.

      a+

      Supprimer
    7. Si ça ce n'est pas une main tendus, Lazare.

      Bravo pour votre livre, il va rejoindre ma liste de lecture prioritaire.

      Je compte faire une grosse commande sur KontreKulture, j'éspère qu'il sera disponible sur ce site ? (survivre à l'éffondrement économique de Piero l'est).

      Salutation, et encore Bravo.

      Supprimer
    8. Des lois naturelles, il y en a pourtant.
      C'est même un sujet central de la philosophie, des économistes, des sociologues depuis des millénaires, face aux faits que représentent les relations humaines.
      La société est faite de ce genre de lois propres à la nature humaine, telles que le droit à la vie, de propriété, de sureté, de résistance à l'oppression.
      C'est nier ces lois qui est dangereux et détruira la civilisation et le progrès.

      Supprimer
  9. "On sent déjà poindre un reproche : « Mais alors, si un jour une famille avec des enfants qui meurent de faim vient frapper à ta porte pour demander de l'aide, tu fais quoi ? Tu les laisses mourir ? »

    Cette question est bien évidement farfelue, mais surtout, elle expose un mode de pensée social, culturel et psychologique qui refuse de voir le pragmatisme d'une relation au monde basée sur la prévoyance et la responsabilisation de chaque individu, et qui s'obstine au contraire à rationaliser la dépendance, par la négation systématique des lois naturelles qui gouvernent le monde, et les réalités de l’univers."

    -> Elle n'est pas farfelue, elle est réelle ! et je suis persuadé que le moment venu, elle mettra chacun d'entre nous en face de son humanité !

    Se préparer, préparer son entourage, venir en aide au plus faible et aux plus démunis, ça ne me semble pas antinomique avec le survivalisme. Ceux qui sont prêt peuvent aider ce qui le sont moins, et tout ça dans un système communautaire qui à mon sens sera plus durable, et plus naturel :-) qu'un isolement au fond d'une BAD. Que ceux qui savent se battre se battent, que ceux qui savent chanter, chantent... que ceux qui ne savent rien aprennent pour trouver leur place qu sein d'un système le plus résilient possible !

    Quoiqu'il en soit Volwest, j'ai hâte de lire ! merci à toi et à Piero pour ce travail qui au regard des extraits, s'avére déjà passionnant !

    prenez soin de vous !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Salut l'ami,

      Nous sommes totalement d'accord...et nous disons la même chose !
      :)

      Supprimer
  10. Re ...

    Et bien ce commentaire un tantinet agressif (^_^) a eu le mérite de faire émerger des réflexions !

    Rien cependant sur la protection personnelle. Je m'en vais y remédier :)

    D'abord une remarque : peut-être le précises-tu plus tôt dans le livre, mais tu places ta réflexion dans le champs des scénarii plutôt rouge-orangé, il me semble ?

    En effet le vivant n'a pas attendu l'homme pour développer tout un arsenal, tant défensif qu'offensif, ainsi que des stratégies très variées.

    La société occidentale moderne a ôté à ses administrés le droit du recours à la violence, avec une exception, celle de l'auto-défense en cas d'agression (limité, variable selon les législation).

    Elle s'est ainsi arrogée le monopole de la force physique. L'auto-défense pose différents problèmes à l'organisation sociale, notamment celui de l'escalade de la violence.

    La violence "réparatrice" étant exercée par un tiers au conflit (le système judiciaire), le principe de l'ancien testament (oeil pour oeil, dent pour dent) est enrayé. Pour ma part, je ne m'en plains pas.

    Là où je rejoins ta pensée, du moins telle que je l'ai comprise, c'est sur le fait que l'idéal d'une société humaine sans conflits, sans agressivité et sans violence, ce, de manière spontanée, naturelle (l'homme fondamentalement bon), est une fiction dangereuse.

    Il serait peut-être judicieux de préciser que les recommandations concernant la protection personnelle ne s'appliquent intégralement (au moins pour les formes actives) que dans des situations rares et particulièrement perturbées, où les forces de l'ordre (elle me fait marrer cette expression, un ordre est statique, si il y a des forces, c'est qu'il n'y a pas vraiment d'ordre, mais bon ^^) ne peuvent plus assurer leur mission.

    Politiquement correcte comme remarque ?

    :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Politiquement correcte mais malheureusement inexacte.

      Ce n'est pas rare que les forces de l'ordre ne puissent pas assurer leur mission. Et nul besoin de situations particulièrement perturbées...

      C'est même la norme...

      J'ai le plus grand respect pour les force de l'ordre avec qui je travaille tous les jours, mais elles interviennent le plus souvent avec "un temps de retard" puisque, sauf cas particuliers, elles ne peuvent pas prévoir un délit ou un crime à l'avance et n'interviennent qu’après celui-ci.

      Elles fonctionnent sur système répressif.

      La prévention existe également, mais c'est pas le sujet ici et c'est peu efficace.

      En cas d'agression, le plus souvent, il y aura un "temps" plus ou moins long (et parfois très long), pendant lequel les forces de l'ordre ne peuvent rien faire, car elles ne sont simplement pas là et elles ignorent qu'une agression se produit.

      C'est pendant ce "temps" que l'autodéfense prend tout son sens et qu'elle peut être tout à fait "légitime".

      C'est la normalité de nos sociétés. C'est tellement "normal" que c'est écrit dans le Code Pénal. La légitime défense, c'est "opposer à une agression illicite, en cour et qu'on ne peut éviter (bref, on est "dos au mur"), une force de même intensité".

      Cette définition exclue "l'escalade de violence" (que tu mentionnes), puisque si il y a escalade, c'est que la force opposée était supérieure à celle de l'agression , et donc il n'y a plus "légitime défense".

      Cordialement.

      PS pour Vol West : Pour la sortie du livre, avez vous prévu de la promotion, rencontre avec le public?

      Supprimer
    2. Salut à toi, Khronegon.

      Je commentais l'extrait du livre que WV a posté.

      Dans cet extrait, à moins que je n'ai rien compris au propos du livre en question ni à l'extrait, il est bien question de situation hors norme, je cite : "[...] dans une situation de crise où la normalité serait dégradée[...]".

      Et assez étrangement, tu me donnes raison, dans la mesure où le questionnement auquel je soumettais à l'auteur était précisément celui d'une confusion possible de la part du lecteur. Confusion que tu réalises là en identifiant la norme actuelle avec une situation survivaliste.

      Après, je ne sais pas, mais il ne m'a pas semblé que c'était là la position de VW sur son blog.

      Pour terminer, je n'identifie pas autodéfense et légitime défense comme tu le fais.

      Mon propos sur la violence répondait à ce passage de l'extrait : "Les sociétés modernes semblent cependant considérer l’autodéfense comme une aberration, une régression."

      Je pense que la réalité est plus complexe et la réflexion que je proposait englobe bien des situations au delà de l'agression dans la rue, par exemple :

      Si une personne emboutit ta voiture, ce n'est pas toi même qui va estimer le préjudice, et tu ne vas pas toi même aller chez cette personne prendre ce qui te semblerait un dédommagement.

      Il existe un système juridique et des tiers qui vont être les médiateurs.
      Si ce système n'existait pas, avec derrière lui un ensemble de moyens de coercition pour le faire appliquer, penses-tu que nous appellerions le contrat concerté de l'accident un "constat à l'amiable" ? :D

      Supprimer
    3. Oui mais un accident de la route, ce n'est pas une agression. La notion d'autodéfense ne peut pas s'appliquer à ce type de situation.

      Je pense que tu donnes au propos du livre une étendue qui n'est pas voulue par les auteurs.

      En voulant englober des situations au delà de l’agression dans la rue (je te cite), tu quitte simplement la notion d'auto-défense pour celui de l'auto-justice...

      Je crois aussi que j'ai compris où tu pense que je fais une confusion. Je ne suis pas confus, mais je me suis peut être mal exprimé.

      Il y a un point de vue macroscopique (la société en général) et microscopique (l'individu) de la normalité.

      Si je suis agressé, je me trouve dans une situation "anormale" et "dégradée" de mon point de vue, mais la société se trouve elle dans une situation normale. Il n'y a pas besoin d'y avoir un écroulement de tous le système pour connaître une dégradation de la normalité d'un point de vue personnel.
      D'ailleurs, si tu relis bien l'extrait, tu comprendras que les auteurs parle de normalité ou d'anormalité du point de vue de l'individu (microscopique) et pas d'un point général.

      Ca a toujours été le point de vue de Vol West... Je te renvoie sur sa vidéo de "l’événement personnel"
      http://www.youtube.com/watch?v=y-TlCbqGkWE&feature=plcp

      Voilà, je ne vais pas en discuter plus longuement, c'est jamais évident de discuter par blog interposé car on n'est jamais certain de faire passer ses idées de façon claire.
      Je laisse à VolWest le soins de te répondre si il en trouve le temps.

      Sinon, faudra lire le livre pour nous faire un opinion ;-)

      Cordialement et à bientôt sur un autre post.

      Supprimer
  11. "quand sur le quai, les incrédules virent le train passer;n'y croyant toujours pas ils clamèrent " putain il c'est pas arrêté"...
    un petit jeu de mots laid pour garssaint lazare (gare st lazare?)
    je ne joue pas ma cigale,juste de la résilience(adaptation à mon époque)et quand les temps viendront c'est de résilience mécanique dont il s'agira....bref, qui vivra verra!!! STAY SAFE

    RépondreSupprimer
  12. bon on s absente un peu et il faut de nouveaux tomber sue des connards qui n ont rien d autre a faire que faire chier. je revient d Afrique du sud (famille) pour apprendre qu un autre couple de fermier et leur jeune enfant ont été massacrer.pourtant les fermiers sont depuis longtemps en bad et fortement armé mais si tu vas pas aux champ travailler pour nourrir ta famille elle mange pas et c est plus de 1580 fermiers avec femmes et enfants tuer depuis l effondrement du gouvernement et pourquoi sa arrive ? car les fermes sont isoler et si j aime ce blog c est parce que volwest a compris et fait passer ce message qu ils faut être non pas individualiste mais social .
    je t invite a venir en Afrique du sud garssaint lazare a travailler la terre pour te nourrir et si tu tombe sur une bande armée tu verra que les lois naturelles reprenne vite le dessus et eux n hésiteront pas a te mettre a quatre pattes pour faire la chèvre.
    c est ça le problème des blogs c est que des fiottes peuvent aller tres loin car ils se savent hors danger dans leurs petits salons a toucher leur prestation qui payent leur abonnement web
    STAY SAFE

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tout d'abord merci pour l'extrait, j'ai hâte de recevoir le bouquin.

      Pour répondre à Fred974 : l'Afrique du Sud est un bon exemple de pays où la situation est tendue au quotidien.
      En cas de crise, les fourmis qui sont en général une minorité subiront la pression des cigales (d'ailleurs plus criquets que cigales).

      Supprimer
  13. Trés bon extrait
    Mais bien entendu un livre ne peu pas remplacer l'expérience d'une situation réelle.
    Le survivalisme est une préparation matérielle doublée d'un comportement personnel.
    La moralité d'un survivaliste lui appartient.
    C'est la situation qui détermine qui doit survivre ou pas.
    Sans connotation péjorative le survivaliste est plus proche du loup qui protège sa meute que de la fourmi question de proportion numérique.
    Il y aura des choix à faire le moment venu, c'est tout...........

    RépondreSupprimer
  14. Bonjour Vol west et bonjour a tous les lecteurs,

    Je voulait commencer par te remercier pour ce temps prit sur ta vie sociale et personnelle pour créer ce site d'informations spécifiques et contextuelles richement fourni et parfaitement structuré.
    Bon d'un autre côté je ne sais pas ce que tu fais dans la vie, et non pas que je n'en ai cure, mais d'un point de vue cartésien et "sherlockholmesien" (oui j'aime bien les néologismes!) je me doute que tu fusionne l'utile a l’agréable, et que c'est également une passion pour toi, chose que je respect et que j'admire.
    Oui j'admire toujours les personnes qui arrivent a vivre de ou avec leur passion d'une part (exemple: ma femme s'enerve quand je lui parle de survivalisme...que faire? a part changer de femme ou de passion,lol) mais surtout a en faire profiter d'autres personnes en développant leur culture, expérience et/ou leur imagination en montrant et surtout démontrant d'un point de vue structuré et argumenté des choses qui,comme le survivalisme, pourraient devenir nécessaires voir vitales si un jour la réalité rejoignait la fiction, chose pertinente et réaliste aux vues du contexte actuel et dans la société dans laquelle nous évoluons.
    Sans parler que le survivalisme s'utilise aussi tres bien dans un contexte plus "banal" (perte d'emploi,accident de la route,incendie...)
    Chose que tu explique de façon magnifique, plus que pragmatique mais également conciliante quand tu parle de l'entre-aide,(premiers secours a lors d'un accident de la route, gite/couvert a des rescapés, préparer un sac de survie a sa femme en secret juste au cas ou...)

    Et finalement 3 questions à toi Vol West:
    - Le survivalisme poussé a son paroxysme ne se transformerait-il pas en une nouvelle forme de société, parfaite a ses débuts, et qui aux bouts de quelques générations redeviendrai ce qu'elle est aujourd'hui ?
    - L'homme ne fini-t-il pas toujours par se laisser aller quand tout va bien jusqu’à ce que tout aille mal ?
    - Si le survivalisme était la pilule bleu (et toi le lapin blanc ^^), les individus qui la prennent finiraient-ils par rééquilibrer la chute sociétale de leur propre race (humaine)?

    Et que personne ne me parle d'individualisme dans le survivalisme permanent.
    Individualisme temporaire,ok.
    Survivalisme ne peut être lier a individualisme permanent car l'humain qui vit seul finit par s'auto-terminer.

    Voila une théorie:
    L'être humain serait voué de part sa nature profonde à se déséquilibrer périodiquement et que le seul moyen de continuer a exister et vivre dans la meilleur harmonie possible serait de se rééquilibrer a chaque fin de cycle ? (un cycle dans se contexte ne serait évidemment pas déterminable dans le temps)
    Pour exemple la fin du cycle actuel ne serait évidemment pas "décembre 2012" mais plutot le "printemps occidentale" qui a lui tout seul veut tout dire.

    Pour finir, sans transition,tu ne me feras pas gober que tu as sorti ton livre juste avant fin décembre par hasard !! lol
    Mais j'aurai fais pareil ! rassure-toi ;-)

    En conclusion, je dirait MERCI a toi Vol West non pas pour m'avoir ouvert les yeux (mes yeux étaient déjà grand ouvert sur la dérive effrayante de cette société occidentale dans laquelle je vie), mais pour avoir structuré une solution a moyen/court terme et qu'on appel aujourd'hui:

    LE SUVIVALISME


    --- A ceux qui pensent que survivalisme rime avec pessimisme, je leur réponds que pessimisme rime avec réalisme --- Nacime copyright 2012

    RépondreSupprimer
  15. Recitication : "Et que personne ne me parle d'individualisme permanent dans le survivalisme..."

    Me suis trompé :-)

    RépondreSupprimer