samedi 3 novembre 2012

Des femmes et des armes




S'investir consciemment dans une démarche d'indépendance et de résilience n'est jamais simple…surtout dans le contexte social ambiant, ou la responsabilisation citoyenne reste perçue par la grande volonté collective comme une intention souvent disloquée et foncièrement farfelue.

Force est de constater aussi que le survivalisme tel que nous le comprenons dans sa gestuelle médiatisée, reste un univers largement réfléchi et défini par les hommes.
Bon nombre de solutions et de concepts proviennent alors de raisonnements plus ou moins sexués, notamment sur tout ce qui concerne l'aspect de la protection personnelle, de la self défense et du combat.

Même si ce blog s'efforce de prendre en compte certaines problématiques inhérentes a cette monoculture du sexe (voir la rubrique "au féminin"), nous n'avions encore jamais intégré sur ces pages de témoignage purement "Vénusien".



- Le cliché.


Une femme doit, par définition, être douce, délicate, fragile, futile... 
Il est vrai que la tendance naturelle est souvent proche de ces descriptions, mais personnellement, ça n’a jamais vraiment été mon cas, et je suis loin d’être la seule. 

Depuis petite je suis plutôt sauvage, indépendante, sportive, volontaire et souvent révoltée !    
Finalement, ce n’est que lors de mes grossesses que je me suis le plus rapprochée du cliché de la femme douce et fragile.
En tant que maman, la douceur ainsi que la patience sont des qualités qui se sont installées en moi de façon "primitive", sans que j’y prenne garde: parfois la nature est bien faite... 


Il est possible que certaines femmes ne soient absolument pas attirées par le monde de la survie, de l'anticipation et de la préparation.
Mais, il est également possible que ces mêmes femmes soient de parfaites organisatrices du bien être, de la défense et de la sécurité familiale…anticipant naturellement certains risques liées aux enfants comme par exemple l'enlèvement, l'étouffement, la maladie ou les accidents.

Le sac a langer, est un EDC (Every Day Carry) a part entière…de même que les sacs a main des femmes sont aussi des EDC, et c'est sans doute pour cette raison que ce dernier a toujours fasciné les hommes.
Quels objets sont si essentiels pour qu’elles les portent en permanence sur elles ?  

D’ailleurs, peut-être que pendant que vous êtes en train de lire le blog de volwest, votre "doux et fragile" binôme est en train de prévoir la journée de demain: penser et préparer les vêtements des enfants, lancer le lave vaisselle, prévoir les repas de la semaine etc... 



- La cristallisation.


Un problème que nous pouvons observer, est que certaines femmes auront tendances a se laisser bercer par ce doux sentiment de sécurité et la cristallisation d’une situation jugée satisfaisante.

En couple, cette cristallisation survient principalement en s’imaginant que rien ne changera jamais. Décès du conjoint, handicaps et séparations…sont autant de réalités qui ne peuvent exister dans leur monde.
Les célibataires, elles, et toujours pour rester dans les clichés, auront peut être tendance a s’imaginer qu’un prince charmant viendra un jour les délivrer de leur sinistre quotidien, pour finalement veiller sur elles et les protéger.

Cette capacité à transformer la réalité fait sans doute partie des raisons de leur faible intérêt pour le survivalisme: le déni. 
C’est tellement difficile de le quitter pour réaliser notre fragilité...tellement inconfortable. 

Moi même j’ai eu beaucoup de difficultés à réaliser que je ne serai jamais la protagoniste du film qui a marqué mon enfance: Ninja III The domination. 
J’ai grandi, et je me suis fais une raison en revoyant le film il n'y a pas si longtemps.


J’ai réalisé à quel point ma vision était erronée et idéalisée. Je crois qu’à l’époque je n’avais pas bien saisie que l’héroïne était possédée par un ninja...j’avais seulement retenu qu’il s’agissait d’une jeune femme résiliante et maîtrisant les arts martiaux du jour au lendemain, sans aucun effort. 

J’aurai du me douter dès le début que c’était impossible !  

Plus sérieusement, peut-être que ma résilience vient de là.
J’étais sans doute un peu jeune et naïve pour voir certains films d’actions…mais aujourd’hui m’éprouve de la reconnaissance car j’ai grandi en étant consciente du potentiel de violence chez l'humain et de notre monde en général.

On peut donc considérer que la femme est de prime abord douce, féminine et peu propice à la violence, mais se limiter à ce constat ne serait aucunement faire le tour de la question.



- L'indépendance.


Si la femme reste naturellement l’intendante de l’organisation et de la gestion de la maison (soyons réalistes), elle tend malgré tout chaque jour un peu plus vers une certaine forme d’indépendance et d’autonomie. 
Le nombre de célibataires et de familles monoparentales ne cesse d’augmenter. La garde des enfants revenant le plus souvent aux femmes, elles doivent s’occuper de l’ensemble des responsabilités familiales en plus de leurs carrières. 


Je ne ressemble pas à un homme. Et j’en suis ravie ! 
Deux possibilités s’offraient à moi: 

Soit je devenais une «lesbienne aux tendances communistes ou para militaires», pour reprendre une expression de volwest que j’affectionne particulièrement.

Soit j’acceptais cette différence et je m’adaptais.

J’ai rapidement opté pour la deuxième solution: j’ai peut-être moins de force qu’un homme, mais j’ai d’autres qualités. 
Je considère qu’il y a une interdépendance entre les hommes et les femmes: pas de compétition ou de comparaison à faire, mais plutôt une interaction en fonction des capacités et compétences de chacun.  

Finalement, un peu comme dans une équipe de Rugby.
Il y a ceux qui courent vite, les ailiers...et les plus solides, les piliers.  
Certains hommes sont chétifs, et certaines femmes sont des forces de la nature…au final, peu importe, nous sommes tous dans la même équipe.

Sauf que...cette parfaite équation n’est pas toujours vraie. Le risque de se retrouver seule face à des "rugbymans" mal intentionnés est un risque à prendre en compte, surtout lorsque l’on née femme. 


J'ai donc choisi de pratiquer un art martial…ce n’est pas une solution a proprement parler, simplement un moyen de plus. Chacune sa voie et ses affinités en fonction des enseignants, mais il me semble intéressant de pratiquer, au moins pour acquérir une certaine confiance en soi, sans qu’elle devienne bien entendu démesurée. Personne n’est jamais infaillible, et avec tout le respect que je lui dois, Bruce Lee lui même ne pouvait pas arrêter les balles... 



Il est important pour moi de préciser ici que nous n’avons pas survécu grâce à la seule protection des "mâles". Les "femmes des cavernes" savaient également chasser, cueillir, maintenir le feu et se défendre. Je ne ressens donc aucune dette vis-à-vis de la gente masculine.


J’ai toujours ressenti la solitude comme une évidence, et je considère qu’il vaut mieux ne compter que sur soi. Aujourd’hui j’évolue en duo, et notre famille est une équipe. J’ai ce bonheur, mais j’aurai très bien pu ne jamais rencontrer mon mari et devoir évoluer et faire face seule. 
Je suis mon propre ange gardien, mon mari est si je puis dire: "la cerise sur le gâteau"…le binôme sur qui je peux compter, et je souhaite simplement qu’il puisse également compter sur moi, pour assurer le bien être et la sécurité de notre famille.

Bien sûr en fonction de mes capacités physiques et psychologiques, mais je suis toujours surprise de m'apercevoir que mes limites ne sont pas forcément là où je les imaginaient. Je ne sais pas si c’est personnel, hormonal ou culturel, mais nous avons une capacité à nous sous-estimer tristement regrettable.

Là encore il n’est pas question d’égalité, mais d’équilibre.

Il est possible que mon mari ne puisse pas m’aider à assurer la sécurité physique ou psychologique de notre famille (maladie, blessure, absence…). Il est également possible, pour une raison ou pour une autre, que je puisse être séparée de ma famille ou isolée, et devoir me débrouiller seule en attendant de pouvoir les retrouver... 



Ce n’est donc pas parce que j’ai trouvé un binôme sur qui je peux compter, que je ne dois plus être prévoyante. 
C’est comme si je disais: "Je t’ai attendu pendant longtemps chéri, j’ai fais du mieux que j’ai pu pendant toutes ces années, ce n’était pas facile, mais maintenant que tu es là, tiens, prends les clefs de la maison et fais-en ce que tu en veux !"
Désolée mais je ne peux pas raisonner de la sorte. J’accepte de partager ma vie, mais je me dois de rester aux commandes...éventuellement copilote, mais certainement pas passager !

D'ailleurs, je ne peux m'empêcher de penser à toutes celles qui sont restées en couple avec des hommes violents pour éviter de se retrouver seules dans la rue avec leurs enfants à nourrir. 


la violence ne vient pas toujours de «l’extérieur».


Sans une rupture de la normalité importante, je sais que je peux également compter sur l’Etat (forces de l’ordre, pompiers, hôpitaux…), mais je ne sais pas sous quels délais ni dans quelles conditions. Pour limiter et minimiser cet inconnu, j’ai donc passé mon brevet de secouriste. 
Dans mon cas, les secours sont à 15mn minimum de notre domicile...une éternité selon l'intensité de la situation !


Lorsque je parle du survivalisme aux femmes que je connais ou que je rencontre, toutes adhèrent à mon raisonnement, mais toutes réagissent différemment. 

J’en oubli certainement et il y a quelques variantes, mais on peut principalement observer: 

-la femme superstitieuse: "si je le prévois, ça risque de m’arriver" (véridique !). 

-La femme peureuse: "je sais que je ne vais pas bien réagir et que je ne saurais pas quoi faire".

-La femme intéressée, mais pas impliquée: "si tu commandes des sprays au poivre tu m’en prends stp ?".

-La femme dépressive: "c’est fou tout ce qui se passe, on vit dans un monde de merde...Je ne vais plus jamais sortir de chez moi".

-La femme optimiste: "moi je sais quoi faire: un coup dans les bijoux de famille et c’est terminé".

-La femme traumatisée: "la dernière fois je n’étais pas prête, maintenant que je fais du Krav maga, le premier qui me demande du feu je lui casse un bras".

-La femme résignée: "qu’est-ce qu’on peut y faire ? C’est malheureux, mais c’est comme ça, on n’y peut rien, il faut espérer que ça ne m’arrive pas".

-La femme bisounours: "je n’aime ni les armes, ni la violence...avec des mots et de l’empathie, on peut toujours trouver des solutions".

Et puis...il y a les femmes qui ne sont plus là pour en parler. 



- La réalité.


Le fait est que les femmes n’ont souvent ni le temps ni l’envie d’être "survivaliste". 
Elles consacrent déjà leurs vies à l’être en organisant: ménage, repas, gestion des enfants, travail...le tout sans oublier de rester belles et féminines. 

Il faut savoir que cette "mission" quotidienne prend beaucoup d’énergie…et puis, leurs hommes sont bien sensés servir à quelque chose non ?! La sécurité fait donc souvent partie de leur domaine de compétences. 
Sauf que…"La vie c’est comme une boite de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber !", et il y a forcément des moments où une femme se retrouve seule. 

C’est souvent pour cela que c’est si douloureux...malheureusement, le traumatisme est d’autant plus grand lorsque l’on ne voit pas le danger arriver. Il faut gérer la frustration en plus du reste. 

Est-ce qu'en cas de confrontation je m’en remets uniquement à l’éventuelle et imprévisible intervention de passants dans la rue pour venir me secourir ? Certainement pas !
Si quelqu’un vient m’aider dans une situation délicate, j’en serai très heureuse et reconnaissante, mais je sais pertinemment que peu de citoyens sont dotés de dévouement et d’empathie, ou ont les outils nécessaires (physiques et psychologiques) pour réellement et positivement influencer leur environnement immédiat.

Le mental est essentiel: une fois que l’on accepte de sortir de la cristallisation pour accepter la réalité, on peut commencer à y faire face. 



- La protection.


"Une personne sur huit vit seule en France. 
Les personnes seules vivent davantage dans les villes...plus souvent des femmes. 
Les personnes seules vivent davantage dans les logements situés dans des immeubles collectifs et sont moins souvent propriétaires que les autres ménages." (INSEE) 

Il serait intéressant de connaître les statistiques concernant les agressions de femmes vivant seules, en ville, et dans un immeuble collectif...sans parler des mères célibataires. 

Ça a été mon cas lorsque j’avais 19 ans: étudiante dans une grande ville, sans voiture. 
J’ai adopté le concept de l’Homme gris instinctivement, je peux même préciser l’homme gris, car à part les cheveux longs je n’avais plus grand chose de féminin. 

Une de mes pires périodes en terme de défense personnelle sans pour autant penser à des systèmes de protection digne de ce nom...à la base, je suis très disciplinée. 
La seule arme que je concevais à l’époque restait ma détermination à ne pas me laisser faire. 
Je savais déjà que les prédateurs aiment donner un espoir aux victimes afin qu’elles se laissent faire...moins il y a de résistance, plus c’est simple. Je ne comptais pas leur faire ce cadeau. 

J’étais, la «femme optimiste».


Pour reprendre le référentiel mesurant la "qualité" du risque de volwest entre 1 et 10 (1 tout va bien, et 10 tout va très mal), même si l’agresseur vient me parler avec une voie douce et m’explique que si je suis gentille tout se passera bien: Bien sûr que je suis à 10, et bien sûr que je vais tout faire pour que ça se passe mal pour lui. 

Aucune concession possible, et aucune compréhension possible de son enfance malheureuse quand il s’agit de mon intégrité physique et/ou psychologique. 
C’est un droit fondamental et naturel qu’il n’a pas à enfreindre, et dans ce contexte précis, je ne peux décemment plus être une femme douce et fragile...

A la crèche, il y a ceux qui se font mordre, et ceux qui mordent. 
Pour certains, l'univers de la protection personnelle est naturellement "vivant", pour d'autres, cet univers doit être acquis et travaillé: en général, ce sont des personnes qui ont été victimes d’agressions, ou faisant régulièrement face à des situations ou des environnements potentiellement dangereux. 


J’ai été très surprise de l’attitude de l’une de mes proches qui a vécu à Paris pendant un temps, et qui devait traverser une sorte de forêt avant d’arriver à son domicile. 
N’ayant aucun moyen de défense, elle prenait un petit couteau de cuisine qu’elle dissimulait dans sa manche, s’imaginant une agression de face ou dans son dos afin d'anticiper quel geste effectuer pour assurer sa survie.
Je tiens à préciser que cette personne est jolie, discrète, réservée, petit gabarit et n’a jamais pratiqué de sport de combat ou d’arts martiaux (ni même eu l’envie d’en faire).

Dans son quotidien et son environnement plutôt préservé, elle n’est pas prévoyante concernant sa défense, mais dans une situation dangereuse, pour sa survie ou sa sécurité...elle prend un couteau !
Pour moi, enfoncer une lame dans le corps d’un agresseur est sans doute l’acte le plus difficile à faire et a maitriser. Cette proximité me semble aussi beaucoup plus traumatisante que la pression effectuée sur la détente d'une arme à feu par exemple, mais nous y reviendrons plus tard... 

A savoir également que cette même personne est capable de ressortir d’un magasin alors qu’elle a des courses à faire parce qu’un homme a dit «hummm» lorsqu’elle est passée près de lui.   

L’enseignement que l’on peut tirer de cet exemple est qu’à partir du moment où une femme se sent en danger de vie ou de mort, il y a de fortes chances pour qu’elle passe en «mode survie».
La libre appréciation du danger varie d’une femme à l’autre, d’une situation à une autre. Les moyens et stratégies de survivre peuvent donc être diverses et variées…et je ne me permettrai jamais de juger les réactions de femmes agressées: tous les moyens sont bons.  




Il faut aussi prendre en compte l'instinct maternel.
Petit postulat de base: les femmes ne sont pas parfaites. 
Toutes n’ont pas cet instinct, et malheureusement toutes ne vouent pas un amour inconditionnel à leurs enfants. 

En tant que femme, je privilégie la fuite. 
En tant que mère, j’affronte le danger…pire, je deviens kamikaze. 
Sinon, il faut m’expliquer comment lorsque mes enfants avaient respectivement 6 mois et 2 ans, je pouvais courir et m'enfuir efficacement ?! 

Vous pensez que la femme n’est que douceur et futilité ? 
Je dirai plus que c’est une "douce bombe à retardement": si elle ressent vraiment un danger pour elle ou ses proches...sa violence peut être inouï.


Cette protection du groupe est beaucoup plus rapide et intense que la simple protection d’un individu. 

Si quelqu’un que je ne connais pas vient me parler à la fenêtre de ma voiture alors que je suis seule avec mes enfants, je suis tout de suite à 100/10 sur l’échelle dont nous avons déjà parlé plus haut, jusqu’à ce que je redémarre et m’éloigne de ce potentiel danger. 

Aussi, je remarque que je passe en mode rouge souvent quand il s’agit de l'intégrité de ma famille. Je reste cordiale, mais ma tolérance est beaucoup plus limitée, et mon coté samaritain laisse rapidement place à mon coté méfiant. 
J’assume totalement ma «paranoïa», surtout lorsque je regarde les informations liées aux enfants: accidents, noyades, enlèvements, pédophilie...



L’instinct de survie peut provoquer une réaction immédiate face à un danger. Les animaux le vivent sans limite et sans réflexion: soit par la fuite, soit par l’attaque. Pas de prise de décision, simplement une «action de survie». 

Selon moi, l’instinct maternel est plus complexe que l’instinct de survie, car il y a une notion en plus, une dimension ajoutée: le sacrifice.
Face à une menace mettant en péril leurs vies, parfois de petits animaux sont capables d’attaquer plus fort et plus gros qu’eux. La proie se révolte contre son prédateur, pour créer un effet de surprise malgré de faibles chances de réussite. 

J’ai lu un article dans lequel une mère de famille a fait sensiblement la même chose aux Etats Unis quand elle s’est aperçu qu’un lion des montagnes était accroupi avec une attitude agressive en observant son enfant qui jouait à quelques mètres de lui. 
Elle a couru puis a attrapé l’enfant en faisant de grands gestes et en criant afin de faire fuir l’animal. Sans succès. Ce n’est qu’en recevant le soutien de ses amis qu’il est parti. 

Belle leçon de vie. Une réaction courageuse, irréfléchie, "kamikaze" et spontanée d’une maman, puis un groupe qui la soutien. 
Dans l’urgence, l’avantage et malheureusement l’inconvénient que nous avons en comparaison avec le monde animal peut être notre réflexion…c'est a dire "un temps de retard".

Je ne me sers pas de "ma machine à penser" pour ralentir ma réaction. Pas le temps d’évaluer mon système moral, juridique, la politique du moment, ou encore ce que vont penser mes voisins... 
Peut-être par fainéantise, manque d’intérêt ou ce coté kamikaze...peu importe, mais je préfère aller à l’essentiel. Je ne vois que les conséquences immédiates et non "le résultat". 

Au pire, et c'est sans doute personnel, je préfère m’expliquer devant un juge plutôt que devant Saint Pierre, et si je dois rencontrer ce dernier, je serai fière de le faire dans ces conditions: en protégeant les miens.    

Le plus je suis préparée a faire face a une situation difficile, et le plus je suis apte a répondre intelligemment. Donc pourquoi ne pas me préparer à veiller sur moi même, mes proches ou un inconnu ? 


Cependant, soyons réalistes, la situation difficile n’est pas et ne sera jamais en notre faveur, sinon, elle ne serait pas "difficile".

Pour reprendre certaines statistiques que volwest a déjà cité sur ce blog: 
Les femmes ont 50% de chances d'être les victimes d'un crime violent avant l'âge de 30 ans. 
Les "meurtres d'honneur", prennent la vie de milliers de femmes chaque années (UNFPA).
4 millions de femmes et de filles par an sont les victimes d'un trafique humain (UN - UNICEF).



- La femme indocile.


En opposition à la femme "douceur", il existe "la femme violente", qui n’est pas forcément liée à celle qui protège sa famille. 
La guerrière qui vit en chaque femme prend la poussière car notre quotidien nous permet de ne pas avoir à y faire appel très souvent (et heureusement), mais en situation extrême, cet aspect "guerrière" peut s'avérer pertinent, voir essentiel et salvateur. 

Hormones ou pas, toutes les femmes peuvent être indociles et violentes. Cette "énergie suprême du désespoir" n’est pas un mythe.  

Ce qui est dommage selon moi, c’est d’attendre de se retrouver dans une situation extrême pour réagir et devenir les acteurs de notre propre vie. Une simple préparation avec un hobby différent ou original peut vous permettre de devenir résiliante dans le quotidien, et donc forcément en cas de problème. 

Aussi important que le fait de vouloir être une bonne mère ou une épouse séduisante, il faut également savoir être une femme résiliante.
Il est donc important pour moi de montrer l’exemple à mes filles. Je ne serai pas toujours là pour veiller sur elles, et je veux qu’elles soient douces, mais aussi des guerrières indociles. 



- La défense passive.

L’attention reste le meilleur moyen de prévention des risques: changer de trottoir si besoin, éviter des situations ou certains lieux, limiter les moments où nous sommes en position de faiblesse…sont autant de stratégies souvent suffisantes pour enrayer l'exposition aux risques. 

Par exemple, je détestais me rendre chez le médecin seule, les soirs d’hiver, avec un enfant dans le maxi-cosi, et l’autre dans les bras car il ne marchait pas beaucoup. Difficile, voir impossible, d’être pleinement attentive à mon environnement et donc d’anticiper.

D’autant qu’à la base je n’ai pas un sens de l’observation très développé...à part pour regarder les nuages, les arbres ou les oiseaux. 

D’une manière générale, il est toujours très compliqué de sortir avec des enfants en bas âge dans des conditions optimales: surveiller seule "tic et tac en train de découvrir le monde", et le monde qui les entourent en même temps, s’avère laborieux et intense. 
Heureusement et jusqu’à présent, mon autorité n’est pas remise en cause, j’explique simplement les risques sans jamais dramatiser.    


Vivre dans un environnement le plus sain possible est aussi important. J’ai déménagé souvent, et je déménagerai encore, quitte à changer de travail et d'environnement pour obtenir une qualité de vie qui me correspond.


La tenue vestimentaire: ah...le sujet qui fâche ! 

Je suis on ne peut plus partagée concernant la tenue à adopter pour une survivaliste, car mon tempérament rebelle me pousse à me dire que je suis une femme libre de m’habiller comme je l’entend. 
Mais il faut être réaliste sur la condition féminine, ou plutôt sur le regard des hommes et plus précisément le regard des hommes instables psychologiquement, dont le nombre reste incalculable et semble augmenter !

Je suis donc limitée et je déteste ça…surtout pour le principe !

Realistiquement parlant, je ne peux décemment pas me vêtir comme je l'entend pour aller travailler ou pour aller chercher mes filles à l’école. Mais je garde l’esprit. 
Je préfère ne pas aborder le douloureux thème des chaussures…j’ai simplement envie de dire que parfois, certains modèles peuvent servir d’outil de défense intéressant ! 


Le rangement des outils et le respect de certaines règles de sécurité a également une part très importante dans mon "rayon prévention des risques".
Inutile de détailler plus, chaque situation et environnement étant différent...la prévention est personnalisable à souhait.



- La défense active.



a) L'abstrait.

Notre apparente fragilité peut être un outil intéressant…être sous estimé permet souvent de créer un effet de surprise pouvant être déterminant dans une situation critique.
Dans l'absolu, l'attitude, la détermination et la rage sont pour moi "les nerfs de la guerre" !

Ces deux "armes" immatérielles sont autant si ce n’est plus importantes que celles matérielles. 
Lors de ma période étudiante, je suis parvenue à faire fuir un gars qui devait penser que j’étais "un buffet ouvert". J’ai rarement senti une telle violence monter en moi: une véritable marmite sous pression. 

J’ai insulté ce pauvre type comme je n’ai jamais insulté qui que ce soit dans ma vie, du coup, il est parti en courant, et je courrai après lui du mieux que je pouvais malgré des chaussures pas très adaptées.
Je me souviens encore de la tête des deux-trois personnes qui me regardaient, en se demandant si j’étais folle ou si vraiment il m’était arrivé un truc grave. 

Ridicule et grotesque je le concède: si jamais il avait eu des copains plus loin, j’aurai été maline seule, sans spray de défense ou de quelconque outil...ni aucune notion de self défense. J’étais tellement énervée que j’aurai pu, en voulant lui "foncer dessus", m’écrouler à ses pieds à cause d’un trottoir mal placé... 


C’est à mon sens le gros problème de cette conception de la défense basée uniquement sur des outils immatériels comme je le faisais. Ça peut marcher sur un coup de chance, mais...

Une amie pense que son coté explosif et son tempérament "bien trempé", seront suffisant pour la sortir d’une situation difficile. Elle ne préfère pas y penser, c’est aussi une question de destin selon elle. 

C’est tout le mal que je lui souhaite, mais cela ne me suffit pas. 

La maîtrise d’outils efficaces et adaptés a la confrontation physique est à mon sens mon seul réel salut pour équilibrer "le champs de bataille".  



b) Le concret.

Physiquement, et sans pour autant être une sportive de l’extrême, il faut quand même pouvoir être dynamique et réactive.  



Techniquement, deux outils incontournables pour moi sont un bon spray au poivre (qui fonctionne également contre les chien), et une bonne lampe tactique (Fenix LD10 par exemple) à avoir en permanence sur soi. 

En fait tout ce qui peut être utilisé pour déstabiliser un éventuel agresseur, a partir du moment que cet outil reste accessible et efficace. 

Cependant, un de nos plus gros challenge en tant que femme reste l’accessibilité... 
C’est vrai qu’en France nous sommes limités concernant les outils de défense pouvant être portés sur soi. Encore que, en tant que femme, nous bénéficions incontestablement d’une certaine tolérance. Les services de l’ordre sont les premiers témoins de la violence humaine. Ils ont des mères, des soeurs, des filles, et sans doute qu’ils les ont déjà équipés de ces outils. 

Nous pouvons également faire preuve d'imagination pour détourner certains objets. Le parapluie de l’Abbé est un parfait exemple. 
Encore une fois, tout dépend de votre environnement et de votre quotidien. L’ombrelle de la poussette de votre enfant, la couche radioactive de votre bébé, le pic qui fait tenir vos cheveux, vos chaussures à talons…avec la bonne attitude, tout peut servir a contrarier une agression.

Personnellement, je préfère compter sur des outils que je maîtrise et porte en permanence sur moi. Après, j’espère ne pas avoir besoin d’innover avec ce qui se trouvera autour de moi...  

L’idéal pour une femme mais impossible de le porter dans la rue en France (enfin on y arrive): 
Le Glock 19 ! Ou toute autre arme à feu en fait ! 
Dans mon cas, en défense je privilégie cet outil car potentiellement je risque d’avoir besoin de mon autre main pour rassurer ou sécuriser mes enfants. 


Je suis la dernière ligne de protection. 


Il paraît que les femmes détestent les armes car c’est dangereux. 
Ah...mais en fait tout est dangereux:
Ma voiture, mes mains, mon vélo, mon attitude, ma maladresse, mon inattention, mes paroles...tout cela est potentiellement létal.

-Je peux tuer un enfant qui a échappé à la vigilance de ses parents avec ma voiture. 

-Pousser par inattention une vieille dame dans des escaliers parce que j’ai un maxi-cosi dans une main, ma fille dans l’autre, et le sac à langer dans le dos. 

-Je peux blesser quelqu’un par mon attitude ou mes mots jusqu’à un point de non retour (il y a des mères ou des pères qui détruisent purement et simplement leurs enfants avec des échanges dégradants et un manque d’amour systémique). 

-Ou encore je peux me tuer à vélo sur une sortie solitaire en abordant mal une descente. 

Bref, la liste est longue, car la vie est un danger permanent, et personne ne vie dans une bulle de protection contre les dangers du monde. 


En cas d’agression violente chez moi, la seule réponse efficace et adaptée a la situation pour défendre la vie de ma famille est une arme à feu. 

Je partage totalement la vision de volwest sur le sujet, et ses vidéos ont étés une véritable révélation pour nous. 
Certes cela implique une certaine responsabilité, mais j'accepte volontiers celle-ci en prenant toutes les dispositions nécessaires pour la sécurité et le bien être de mes enfants au quotidien.  

Si vous acceptez de prendre le risque de mettre votre enfant dans une voiture pour l’emmener à l’école a 100Km/h, alors que vous n’avez aucune emprise sur les conducteurs que vous pouvez croiser sur votre chemin, pourquoi ne pas accepter un risque moins grand car il dépend de votre seule vigilance ? Fermer une armoire blindée et ne pas laisser traîner d’armes est une démarche simple et efficace.


Vous avez plus de chances d’être percuté par un conducteur inattentif que de devoir tirer de nuit sur un criminel, qui malgré le bruit de votre échange au téléphone avec la gendarmerie, entre quand même dans votre chambre ou celle de vos enfants. 

D’ailleurs, et puisque nous en parlons, je n’aurai aucune hésitation. 
J’ai une vie stable, normale, je ne demande rien à personne et je ne veux tuer personne. 
Par contre, en situation de danger imminent pour ma famille, je tire pour arrêter la menace. C’est aussi simple que cela. Je ne me pose aucune question, et je n’aurai aucun scrupule ni aucun sentiment de culpabilité. 

J’ai été la "femme optimiste", mais je n’ai jamais été et ne serait jamais la "femme bisounours". 

Et au passage, quand mes enfants auront l’âge légal et la maturité de tenir et d'utiliser une arme à feu, ils seront formés et informés…tout comme je peux leur expliquer que l’eau chaude: ça brûle. 

On en revient à l’auto-confiscation. Je ne confisque pas mes filles de la voiture et de l’obtention d’un permis de conduire (plus tard), tout comme je n’ai pas envie de leur confisquer la maîtrise de cet outil de défense. 

On m’a déjà répondu: "mais je ne me sens pas capable de m’en servir…" 
Je ne me sentais pas capable de conduire une voiture, cela ne m’a pas empêché d’avoir mon permis de conduire du premier coup. 


J’adore le tir, c’est très ludique en plus d’être selon moi nécessaire, et l’accueil d’une femme est toujours très positif.

La première fois que je suis rentrée dans un club de tir c’était à Paris, grâce à mon oncle, le lendemain d’un entretien pour un diplôme...ma tenue vestimentaire et mes chaussures étaient inappropriés (ce n’était absolument pas prévu: il ne s’imaginait pas que cela puisse m’intéresser), mais personne ne m’a jugé, au contraire, tous voulaient me transmettre leur passion.

Et pourtant je n’ai pas passé le cap de l'achat et de la possession tout de suite: démarches administratives, manque de temps... 
Chacune son rythme et/ou son moment. Si votre binôme est déjà dans un club, vous n’avez qu’à vous laisser tenté !
Il n’est pas nécessaire non plus de maîtriser tous les noms, tous les calibres et tous les termes plus ou moins techniques…pour s’amuser et être efficace. 


Donc non, toutes les survivalistes ne ressemblent pas à la «lesbienne aux tendances communistes ou para militaires», ce sont des femmes lambda qui vivent "normalement". 

Loin d’être hermétiques au survivalisme, peut être qu'elles abordent seulement et simplement les sujets qui les intéressent. 
Malheureusement, la défense ne fait pas souvent partie de leur priorités. J’espère seulement que leur prise de conscience ne sera pas liée à un événement personnel et dramatique, mais à la lecture du blog de volwest. 

 Pour moi, la recette idéale d’une Survivaliste serait:
- être bonne samaritaine mais indépendante,
- être généreuse mais méfiante,
- être emphatique mais ferme,
- être sensible mais forte,
- être calme mais indocile,
- être douce mais juste,
- être légère mais assidue.

Tous ces ingrédients sont en chaque femme…l’idéal étant d’oser trouver le bon dosage selon chaque situation. 


L.

22 commentaires:

  1. cet article me prouve que je me suis pas tromper de blog .la réalité nous le montre chaque jour aux actualité ,encore cette semaine ici une femme a été tuer aux couteau par son ex amant qui refuser la séparation. et combien de femmes aurait pu éviter d être violé si elles avait eu le droit d être armé.
    merci a l inconnue pour cet article .

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    1. au moins par un de ces truc electrique 20000v ... je suis pour .

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  2. CHUUUUUUUUUUUUTTTTTTTTTT

    Ah bravo on va avoir quoi comme excuse pour ne pas plus participer aux taches ménagères ? ;)

    Je pense que tu dresse un portrait un peu optimiste des femmes. Je te rappelle qu'il y a des criminelLES aussi.

    Et attention aux chaussures. Les plus intéressantes en matière de défense sont aussi souvent les moins pratiques pour bouger ;)

    Sinon le reste est très bien !

    A+

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  3. L. pour Léandre ?

    La possession responsable d'une arme de poing s'avérera essentielle pour sortir de chez soi en situation dégradée, quand les forces de l'ordre sont débordées (ou en sous-effectif) et que les vilains s'en donnent à coeur joie.
    C'est bien entendu interdit de porter une arme de poing, cependant les délinquants ne jouent pas selon les lois et nous sommes largement défavorisés si nous ne mettons pas notre survie au-dessus des textes pondus par des ronds de cuir.
    De toute façon en France les gens ne peuvent pas comprendre. :-D

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    1. Si les gens ne mettent pas leur nom c'est pas pour qu'on cherche à les retrouver :p

      Et je ne vois pas l'intérêt de parler de situations illégales dans la mesure où la détention et l'usage d'un arme peuvent parfaitement trouver leur place dans des situations "normales" (pas tant que ça sinon on aurait pas à s'en servir, mais disons qu'on a pas besoin d'attendre que la société s'effondre pour avoir besoin d'une arme).

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    2. Excelente replique @ Loup Espiegle :-)
      Les "ronds de cuir , se preoccupent a mon avis plus de la rentabilité financiere que de "justice " ,car les deplorables bavures, parmis l'insignifiante multitude, ne compte pas du tout pour leurs calculs ,je crois ;-)

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  4. Perso cela fait bien longtemps que je ne pense plus vraiment en terme d'homme ou de femme mais d'individu et je le vois dans ma vie de tous les jours à mon boulot au club de tir etc.....si des femmes sont en situation de déni et laissent leurs mecs se soucier de leur défense elles ne sont pas différentes des hommes qui laissent la protection financière et ou physique de leur famille à d'autres !! Ce n'est pas comme cela que j'ai été élevé !!! et la différence vient souvent de là! En france on a lobotomisé l'immense majorité de la population et on en a fait des assistés incapables de se débrouiller par eux mêmes !! La consigne OFFICIELLE de la police et la gendarmerie est "soumettez vous" "ne résistez pas à la suite d'une intrusion dans votre domicile" et ça marche!! les gens le font ils laissent leur femme aux mains de violeurs!!!! Abyssal ! j'ai des collègues qui sont arrivés dans mon entreprise suite à une longue carrière militaire qui me disent qu'ils sont contre les armes , que c'est dangereux et qu'il faut appeler la police en cas de problème! Tous ces gens des anomalies de la nature car AUCUNE forme de vie n'avait survécu jusqu'à maintenant sur notre planète sans avoir comme préoccupation sa survie personnelle et celle de son clan!! Mon devoir est de faire en sorte que les miens aillent bien , cela ne veut pas dire "ne craignez rien je suis là" mais soyez vigilants et même si je ne suis pas là (temporairement ou définitivement je vous ai préparé à vous défendre et à assurer votre subsidence) et je ne parle pas là d'une assurance vie car la france est le pays qui reverse le taux le plus faible aux ayant droit de tous les pays occidentaux ,, chaque année plus de 20 milliards d'euros (26 milliards de dollars américains ) sont partagés entres assurance et états car les compagnies n'ont pas trouvé les ayants droit!! même quand il s'agit des conjoints ou enfant dont ils ont l'adresse et le numéro de sécu !!! vive la france !!!!

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  5. Loup Espiègle : ma mère et moi avons toujours un couteau avec nous ! Je ne fais plus confiance aux "forces" de l'ordre pour me "protéger" !!! Nos ancêtres ne comptaient que sur eux-mêmes, telle est notre intention, dans ma famille !
    Comme tu dis, les délinquants ne respectent pas la loi sur les armes et "nous" tuent ! Je veux "jouer" à armes égales face à eux !

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  6. superbe article comme d'habitude sur ce blog
    de plus écrit par une femme dégageant un érotisme extraordinaire puisqu'elle porte un Glock 19 a la taille ;-)

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  7. Cet article est vraiment bien ! Il démontre, via la plume de madame L., que certaines femmes cherchent l'autonomie, la résilience et l'indépendance sans pour autant tomber dans des attitudes extrêmes (Lesbienne aux tendances communistes ou paramilitaires). Être prévoyante et féminine, amoureuse mais autonome est bel exemple d'équilibre personnel. Un grand bravo à vous Madame L.

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  8. Les femmes ont à leur disposition deux armes terribles : le fard et les larmes. Heureusement pour les hommes elles ne peuvent pas de servir des deux en même temps. (Marylin Monroe)

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  9. Bonjour

    J'aimerais tellement rencontrer des femmes comme ça... Merci Madame :respect:

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  10. Bonjour Miss volwest et salut à toi volwest .
    Tout d'abord MERCI pour ce super blog merci pour ces fabuleux articles et pour le temps que tu passes toi et ton clan pour initier et faire progresser des novices dans mon genre!
    J'ai découvert ton blog il,y a 5 semaines et se fut une PUTAIN de révélation, je suis militaire depuis 10 ans, sous officier de légion à Nîmes ! Je pense être assez pro et préparer professionnellement mais niveau perso et "civil" RIEN je ne réalisais pas les dangers qui entoure mon domicile ! J'ai découvert "PROTEGOR et Mr SAN GIORGIO je suis en train de dévorer ces 2 bouquins aussi vite que ma femme son " fifty shades "!
    Avec cette prise de conscience je suis en train de me préparer, et j'entraîne des collègues avec moi, seul ma femme reste encore un peu sur la touche et ne comprend pas trop ma démarche ( elle est dans le dénis ... Pour l'instant j'espère .)
    Sécurisation de la maison " incendie cambriolage .... Kit urgence , voiture EDC réfléchis et adapter, mairie pour les risques de la ville et département ( inondation ... Merde) plan urgence, début de création d'un stock de nourriture, eau hygiène, ... Etc !
    Bref je commence tout doux et en étant le plus rationnel possible et je suis très attentivement tes articles " par ou commencer " car c'est vraiment LA question que je me pose !
    Merci l'ami et comme le dit la devise de mon régiment (2REI) " être prêt" ! Que dire de mieux
    Prend soin de toi et des tiens Salut

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  11. Merci pour ce témoignage féminin.
    Mon épouse est dans le dénis et c'est difficile de ne pas pouvoir partager la même vision de l'existence au sein du couple.
    j'ai choisi de ne pas essayé de la convaincre par le logos et l'argumentation.
    j'organise simplement et discrètement la maison, par petites touches.
    Et elle est agréablement surprise quand elle croit qu'il n'y a plus de riz dans la maison alors que j'ai un stock de 10kgs dans le garage.
    idem pour le papier toilette etc...
    Evidemment ma preparation avance lentement...
    Le seul accrochage que nous ayons eus pour le moment, concerne la présence d'armes dans la maison.
    J'ai depuis 1 mois ma licence de tir et je passe mon permis de chasse et de piégeage cet hiver.
    Je lui est imposé cette présence comme non négociable.
    Mon argument à été de dire que mon rôle d'homme était de protéger la maison.
    Elle m'a regardée comme un extra terrestre et n'a rien rétorqué.
    3 jours plus tard j'ai ramené 2 juxtapose en Cal 16 qu'un retraité m'a offert.
    La elle a carrément fait la gueule, mais je lui ai dit que c'était de vieux fusils de grande valeur.
    Que j'allai les faire estimer par un expert.
    Ils sont vieux mais n'ont jamais servi et fonctionnent parfaitement.
    L'argument l'a touchée et elle a parfaitement accepter la présence des fusils.
    ( Ma femme serait-elle vénale ? )
    J'ai rallié a ma cause mes 3 enfants.
    Ma fille de 4 ans insiste pour que je dorme avec mon fusil a coté du lit pour tuer les méchants et les loups qui nous attaquent. Sinon elle fait des cauchemars....et réveil sa mère.
    1 semaine après, la voisine qui est une mère célibataire s'est fait cambrioler.
    Les voleur ont pris sont cash, ses bijoux et le double des clefs de sa maison et de sa voiture.
    Le soir même je l'ai emmené au stand et je lui ai montré l'usage du juxtaposé.
    On bloqué ses portes et sa voiture et elle a dormi avec l'un de mes fusil a coté d'elle....
    J'ai gagné son éternelle reconnaissance et surtout son appui.
    Dans la même semaine, une voisine retraitée s'est fait cambrioler chez elle en pleine après midi.
    un couple à sonné a sa porte et a prétexté que leur chien était rentré dans son jardin et qu'il souhaitaient le récupérer...un troisième larron et rentré dans la maison et lui a volé tout ses bijoux...
    Une succesion de faits qui m'ont donné raison, et qui font que maintenant ma femme fait moins la gueule quand je vais au stand de tir.
    Je garde espoir de la convertir au survivalisme et ce genre de témoignage féminin sont plus que bienvenue.
    Merci a toi L. et merci volwest .

    PS: excellent l'exemple du sac a langer comme véritable edc. C'est effectivement un concentré de besoins vitaux.

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  12. Excellent article, qu'il faudrait mettre dans toutes les mains féminines!
    Personnellement, je n'ai pas à me plaindre de ma femme: elle apprécie les armes, pratique (un peu) le tir avec un Glock 26 et porte quotidiennement un Guardian Angel...
    J'ai d'ailleurs pu remarquer (en tant qu'instructeur) qu'en matière de tir, au niveau du débutant, les femmes sont plus performantes que les hommes.
    En effet, contrairement à leurs homologues masculins, elles ne souffrent pas de ce que je nomme "le complexe du Rambo". Ce complexe fait que souvent, lorsqu'ils apprennent une compétence comportant une supposée "virilité",comme le tir ou le combat, les hommes pour certains, croient toujours tout savoir et en font souvent trop. Surtout lorsqu'ils sont accompagnés de leur femme ou petite amie... ;o)
    Lors de l'instruction au tir, les femmes sont plus appliquées et attentives, ce qui fait que souvent, leur résultats en cible sont supérieurs à ceux de leurs compagnons.
    Donc mesdames n'hésitez pas, pratiquer le tir ou détenir une arme ne sont pas des activités réservées aux hommes. Car lorsqu'il s'agit de se défendre ou de défendre ses proches, il n'y a ni homme, ni femme, mais un(e) combattant(e).

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  13. Bonjour, c’est la première fois que je commente sur ce très bon blog que je lis depuis plusieurs mois.
    Merci pour ce témoignage féminin, c’est agréable de voir que la pensé survie n’intéresse pas que des Hommes.
    Perso, je me range dans la catégorie des femmes optimistes, pas question d’être une victime ! Je pense que les filles/femmes ne sont pas suffisamment averties et formé à l’auto défense et certain hommes profite de cette lacune. C’est intolérable !
    Il a quelque jour, aux hasards de mes recherches je suis tombé sur un témoignage d’une jeune femme qui s’est fait agressé et qui a sus très bien réagir, http://www.madmoizelle.com/agression-mais-ca-va-134439

    Cet article m’a amené à un autre lien, il s’agit d’un manuel d’auto défense dédié aux femmes. Pour apprendre à réagir face à une situation dangereuse, l’attitude qu’il faut avoir ou ne pas avoir !
    Non c’est non. Irene ZEILINGER
    http://www.editions-zones.fr/spip.php?page=lyberplayer&id_article=60

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  14. Bonjour
    Très utile et très instructif, le regard d'une femme sur le survivalisme, certainement l'article le plus intéressant car débarrassé de toute cette testostérone nuisible à la (bonne) réflexion sur la survie dans le but de retrouver la vie.
    Merci

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  15. Il doit peut etre suffir qu'une personne se fasse convaincre que sa securité depend des autres pour qu'elle delègue trés volontairement sa securité a d'autres ?
    Cette attitude est a mon avis deraisonanble .
    Elle pèrvèrti durablement les relations aux autres,je pense .
    Les gens oublient souvent qu'ils sont seuls dans la vie.
    Une association, ne dûre que le temps que chacun y trouve son compte .
    Aprés, il y a les amers regrets .

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