samedi 1 septembre 2012

L'incident et la responsabilité citoyenne.




Pour beaucoup, le survivalisme est une démarche visant a survivre une catastrophe "apocalyptique"…un désastre naturel, sanitaire ou technologique d'une ampleur biblique.
Né d'une profonde peur d'un lendemain glauque et irradié, le survivaliste n'aurait, selon le vertige collectif, qu'une seule détermination: survivre a la fin du monde tel que nous le connaissons.


C'est vrai que pour certains survivalistes cette fatalité apocalyptique est le moteur a explosion d'une préparation systématique de se voir confronter a un vaste cataclysme capable de plonger l'humanité toute entière dans un univers hostile sans précédant. 
Bunkers, armement lourd, véhicules blindés, combinaisons NBC (Nucléaire - Biologique - Chimique), masques a gaz, réserves de nourriture pour 10, 20, 30 ans, stratégies de replis, entrainement militarisé poussé…il n'est pas difficile ici de comprendre la fascination des médias et par conséquent du grand public pour les survivalistes, et leur entêtement a propager une relation au monde pouvant paraitre "placentaire".


Si certains survivalistes semble adopter une stratégie de vie axée sur la création d'une poche protectrice et salutaire, souvent souterraine, c'est bien qu'il peut être difficile de contenir un certain effrois quant a l'ambiance générale et générée par notre espèce. 
Apres tout, et dans un effort d'honnêteté, il nous faut nous rendre a l'évidence que notre espèce est plutôt douteuse, et que "le complexe" que nous avons inventé et développé, c'est a dire la totalité des atouts de notre machine moderne, pourrait aisément se comprendre comme un suicide collectif…
De plus, et sans être réactionnaire ou vouloir propager cette notion, notre tendance a la folie semble s'aggraver exponentiellement avec le temps, et ceci sur une multitude de fronts différents.

Cependant, et comme je l'exprime systématiquement sur ce blog, le survivalisme est bien plus qu'une simple contraction stratégique en réponse a une problématique globale.

Si certains perpétuent la définition d'un survivalisme principalement basé sur les conséquences d'une catastrophe capable de plonger l'humanité toute entière dans un univers hostile sans précédant, la majorité des survivalistes aujourd'hui sont d'une relation au monde beaucoup plus pragmatique, altruiste et surtout réaliste.

L'approche réaliste est cependant délicate de nos jours, car le dessin collectif est systématiquement conditionné a intégrer une relation au monde ou les lois naturelles gouvernantes sont au mieux maladroitement perçues, mais le plus souvent totalement ignorées !

Par exemple, il est très difficile pour le collectif de réellement conscientiser la réelle portée du pic pétrolier, ou de réellement intérioriser le fait que nos stratégies agricoles, que notre monoculture intensive, ne sont pas des projets durables.
Si ces réalités ne sont pas conscientisées, c'est peut être que les conséquences sont ici trop lointaines, trop abstraites, ou encore trop "dramatiques" pour qu'une prise de conscience collective puisse s'opérer.



Cependant, nous pouvons remarquer que d'autres lois naturelles, beaucoup moins  lointaines, abstraites ou encore "dramatiques", dans le sens ou la globalité du système n'est pas remise en question, sont elles aussi totalement ignorées par la plupart de nos concitoyens.

L'incendie, la perte de l'emploi, l'inondation, l'accident de la route, la pénurie passagère, la coupure d'électricité, l'accident nucléaire, la canicule, l'agression…sont autant de risques qui chaque année viennent nous rappeler que notre modernité ne nous immunise pas si bien que ça de "l'événements", et que peut être, il nous faudra a un moment ou un autre, qu'on le veuille ou non, faire face a certaines éventualités.



Si la plupart d'entre nous tendons a ignorer non seulement ces éventualités et ces risques de tous les jours mais aussi les problématiques beaucoup plus lourdes et globales, c'est que notre stratégie de survie repose aujourd'hui sur une solution évidente: L'Etat.

La réflexion est enfantine: si il y a un problème, l'Etat possède la solution.



Dans l'ensemble, il est vrai que cette stratégie fonctionne plutôt bien…mais, "l'Etat-solution" ne devrait pas être synonyme d'une perte totale de responsabilité citoyenne, ou synonyme d'un manque totale de solutions personnelles et personnalisées en cas de crise ou d'événement grave.

Simplement, les gouvernements les plus riches et les plus organisés sont parfois incapables de résoudre certains problèmes, surtout quand ces problèmes sont d'une ampleur importante, c'est a dire quand le nombre de victimes ou l'intensité de l'événement dépasse les possibilités logistiques de la totalité des moyens coordonnés par l'Etat.

Même si les équipes spécialisées et les départements gouvernementaux assignées a la sécurité civile sont opérationnels, il se peut par exemple que les routes de la région touchée par le désastre soient tout simplement impraticables, et que les équipes de secours ne parviennent pas a vous atteindre assez rapidement.




Mais revenons a nos bunkers…

Le survivalisme, c'est aussi et surtout de comprendre que même l'Etat a des limites, et le survivalisme va alors promouvoir la responsabilité citoyenne, et proposer des solutions a l'échelle individuelle, familiale ou clanique, pour les risques qui pourraient influencer le bien être de ma famille…de votre famille, car ce bien être est pour nous primordial.

Le gouvernement Français reconnais quatre types d'incidents majeurs:

1- Les incidents liés a des risques naturels.
Les risques naturels ont pour origine les conditions météorologiques, le climat ou la géologie. Ils peuvent se déclencher n'importe ou et n'importe quand, et être la cause de catastrophes naturelles entrainant des victimes et des dégâts matériels importants.
Avalanches, mouvements de terrains, canicules, cyclones, éruptions volcanique, feux de forets, grand froids, inondations, séismes, tempêtes…etc.

2- Les incidents liés a des risques sanitaires.
Les risques sanitaires sont ces menaces auxquelles est exposée la santé publique et qui peuvent soumettre la population a des mesures drastiques telle que la quarantaine (dans cette optique rarement discutée, il me semble important de cadrer nos stockes et nos préparations sur cette durée, c'est a dire 40 jours minimum)…en gros, c'est la pandémie quoi.

3- Les incidents liés a des risques technologiques.
Les risques technologiques sont liés a l'action humaine. Ils sont donc liés aux manipulations, au transport ou au stockage de substances dangereuses pour la santé et/ou l'environnement.
Les accidents industriels, les accidents nucléaires, les risques minier, la rupture de barrage, le transports de matières dangereuses...

4- Les incidents liés a des menaces majeures.
Les menaces majeures sont des dangers d'origine intentionnelle et malveillante. Les auteurs de ces actes visent la sécurité de la population, l'intégrité des institutions ou les activités économiques et sociales.
Cyber attaque, menaces terroristes...

Nous pourrions ajouter a cette liste d'incidents majeurs proposé par le gouvernement le vol, l'agression, les accidents de la route, le harcèlement sexuel, le car-jacking, la perte de l'emploi, les problèmes économiques, les pénuries, la raréfaction des ressources, la pollution…bref, tout ce qui pourrait, directement ou indirectement, influencer la qualité de vie de nos familles.

Si votre stratégie est de mettre le bien être et la sécurité de votre famille entre les mains [ pour la plupart ] dysfonctionnelles du système politique, administratif et économique de votre pays…c'est votre droit. Personnellement, je pense que cette stratégie est un mauvais calcul pour deux raisons principales:

1- La machine étatique peut ne pas avoir les solutions, l'effectif ou la structure morale requise pour résoudre le problème.

2- Totalement reléguer sa sécurité et la sécurité de sa famille a une entité externe a la cellule familiale est une aberration intellectuelle qui doit cesser.

De ma fenêtre, une famille avec un ou deux mois de nourriture et d'eau a la maison sera, dans le cadre d'un incident majeur, beaucoup moins un fardeau (et une menace) sur un système d'intervention d'urgence déjà surtaxé en temps normaux, et comme nous l'avons vu et le voyons encore, souvent incapable de surmonter les problématiques d'un événements catastrophique.

De ma fenêtre, une famille avec un petit jardin potager, des fonds d'urgence et une cellule familiale solide sera, dans le cadre d'un événement personnel, local, régional ou national bien plus résiliante, cohésive et a même d'aider ses voisins durant un incidents catastrophique qui déstabiliserai la normalité et le bon fonctionnement de nos systèmes de support.



Simplement, le survivalisme nous donne les moyens de devenir les acteurs de notre propre sécurité…de notre propre bien être.
Car ne soyons pas dupe, et n'inversons pas les mentalités…si les médias se confinent a un rôle purement basé sur la propagation de la peur et de l'angoisse, le survivalisme est lui d'une nature a proposer des solutions.



Cette idée de responsabilisation citoyenne dans le contexte d'un risque majeur n'est pas nouvelle, ou purement "survivaliste"…et l'idée que l'Etat, ou que nos gouvernements puissent ne pas avoir de solutions adaptées et/ou suffisantes pour telle ou telle problématique n'est pas une vision "anti-gouvernementale", au contraire !

Dans la philosophies des lumières, la protection des citoyens contre les accidents et les catastrophes se doit d'être l'une des fonctions de l'Etat. On retrouve d'ailleurs cette notion dans la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789:

Art. 2 - Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme, ces droits sont […] la sureté […].

Dans la déclaration universelle des droits de l'homme de l'ONU : 

Art. 3 - Tout individu a droit a la vie, a la liberté et a la sureté de sa personne.

Ces notions regroupent initialement la lutte contre les catastrophes naturelles, la sensibilisation et l'information du grand public, mais aussi l'organisation de la santé au quotidien, avec la formation de professionnels et la création de structures de soin accessibles a tous.
Cette notion a cependant pris une orientation particulière avec la modernisation de la guerre, et notamment les bombardements de la seconde guerre mondiale.

Aussi, la sécurité civile, la protection civile ou la défense civile, selon la terminologie des différents pays impliqués, prend une ampleur particulièrement importante dans la deuxième moitié du XXe siècle:

-Guerre froide et risque nucléaire.
-Multiplication des risques industriels (notamment les risques chimiques, les installations nucléaires civiles, la pollution etc).
-Multiplication des risques liés aux transports: accidents de la route, transports aérien, transports de matières dangereuses, radioactives etc.



Habituellement, la sécurité civile d'un pays comprend:

-Des secours publics: sapeurs-pompiers, hôpitaux…
-Un réseau permettant d'appeler ces secours.
-Un réseau de surveillance, qui va surveiller le risque de pandémie, les risques d'inondation, la sécheresse, la pollution, les risques radiologiques etc…
-Des associations de bénévoles (secourisme, aide humanitaire, aide sociale…).
-Des plans d'actions en cas de catastrophe, avec une gestion de la montée en puissance du dispositif: évaluation de la situation, renforts, sirènes pour prévenir la population, radio du service public pour maintenir informées les populations.

Quand bien même ces notions et ces dispositifs sont largement capables d'assurer la protection civile dans la plupart des cas…certains gouvernements (a la base le gouvernement Américain) ont réalisés que la résolution de tensions extrêmes a l'échelle locale, régionale ou nationale, devait inclure l'engagement physique et émotionnel du public pour optimiser l'impact des solutions misent en oeuvre durant une crise.



Le public, n'est des lors plus perçu par l'Etat comme un participant passif: un enfant qu'il nous faut "protéger", qu'il nous faut "sauver", car seul il est "incapable", mais bien comme un atout a part entière, comme une solution et non un problème…c'est a dire un citoyen.



Cette transformation du public passif en citoyen acteur de sa propre sécurité est largement facilitée aux Etats Unis par une tradition collective de cohésion nationale et de résilience, et aujourd'hui plus que jamais, la participation des citoyens en prévoyance d'une catastrophe majeur est totalement intégrée a la fabrique culturelle aux travers de slogans gouvernementaux et de publicités télévisées tels que: "Faites un plan, faites un kit, et restez informés."



Au travers de sites plus ou moins complets et pertinents, le gouvernement Français semble timidement intégrer la notion qu'un citoyen acteur de sa propre sécurité, de son propre bien être, puisse être largement plus bénéfique a la santé du pays, a la fabrique sociale, qu'un public totalement démuni et dépendant des systèmes d'interventions, et plus largement du bon fonctionnement de "la machine". 

Ce pas timide vers la responsabilisation du collectif, vers la transformation du public en citoyen responsable et acteur de sa propre sécurité, est la conséquence d'un Etat qui se doit de réaliser ses limites devant l'ampleur de certains risques, et devant l'intensité de certains incidents comme ceux de Fukushima au Japon, du raz de marrée en Indonésie, de l'effondrement de l'économie en Argentine, de la guerre civile en Bosnie, du tremblement de terre a Haiti ou encore de l'ouragan Katrina aux Etats Unis.

La préparation, la construction de kits, la mise en place de plans, l'anticipation, la responsabilisation a l'échelle individuelle, familiale ou clanique…sont aujourd'hui des notions et des démarches encouragées par nos gouvernements, prouvant que le survivaliste n'est pas d'un rapport au monde farfelu et psychologiquement douteux, mais bien d'un rapport au monde qui s'applique a la réalité dans sa nature la plus pragmatique et percutante.










20 commentaires:

  1. Ne donnes pas de la confiture aux cochons. Survivre, vivre est un état d'esprit, du cœur. C'est Dieu principalement, ou la chance pour les athées. Oui, il faut être prévoyant, avoir des stocks, connaître son pays, participer au tissus social, etc, cela est tout simplement vivre.

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    1. Si nous souhaitons être résiliant, notre premier modèle doit être nos ancêtres, ceux qui vivaient sans électricité et sans pétrole. Nos principales qualités à développer, c'est l'humilité (savoir se contenter de ce que l'on a, et accepter que nous sommes mortels), puis vient le courage (pas l'inconscience, entendons nous) et nos facultés d'adaptations (qui sont fortifiées par notre croyance en Dieu). Croire en Dieu est un socle, pour ne pas construire sur du sable. Nous sommes ici à l'épreuve, le paradis n'est pas de ce monde.

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    2. Je ne vois pas en quoi croire en un dieu fortifierait nos facultés d'adaptation. La foi donne peut-être un "avantage sélectif" mais ça reste à vérifier.

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    3. Je ne connais pas les Amish et suis un catholique "intégriste", mais à mes yeux ce sont des hommes résiliant, aptes à la survie, s'ils ont une garde armée.

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    4. PS, hors religion : J'ai la naïveté de croire que face à une bande de prédateurs cherchant de la nourriture, si nous tuons leur "première ligne", leur chef ou du moins une partie significative de la bande, ils renonceront à cette proie trop difficile que nous serions, préféreront partir avec leurs morts et les bouffer s'ils sont vraiment des barbares affamés. La quantité même dans le combat n'est pas un but, tuez les meneurs et la meute se déroutera.

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  2. article passionnant que nos "chers hommes politique" devraient tous lire;on en est pas là encore en Frankistan,ou quand on declare etre survivaliste,on passe le + souvent pour un dingue ,bon à etre enfermé; je remarque ,cependant,que de + en + de jeunes (25-30 ans)s'y interessent car ils sont inquiets pour l'avenir et plus conscients que les baby boomer et autre soixantehuitard ,habitués à l'état providence.
    QUAND je dis avoir 6 mois de stock alimentaires en réserve,une grande majorité de gens me prennent pour un fou,ils pensent que les supermarket ont de gros stock,en fait une fois de + ,ils se reposent sur le systeme!!AMITIés et respect pour ton travai.

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    1. En fait ils se reposent sur des idées préconçues qui sont fausses.

      Du genre, effectivement, que les supermarchés ont des gros stocks. Et on a pourtant la preuve du contraire à chaque fois que la météo annonce de gros intempéries : les gens se ruent sur les packs d'eau, en quelques heures le magasin est en rupture.

      Mais les gens préfèrent y croire ou du moins ne pas y penser parce que sinon c'est la spirale infernale : pas assez de stocks, pas assez de sécurité physique, pas assez de sécurité financière, l'état qui ne sera pas toujours là ...

      Les gens préfèrent dormir la nuit ;)

      Ils font donc le choix du joli mensonge rassurant et préfèrent penser que ceux qui disent le contraire sont des paranos et des dérangés.

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  3. Tres bon article Pour moi le fait que l'etat ne s'intéresse que "timidement" au survivalisme s'explique qu'il a conscience qu'une population non préparée et entièrement dépendante de ces systèmes de support est beaucoup plus simple a manipuler et a diriger

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  4. Merci Volwest pour ccet article très pertinent qui permt de remetre en place pas mal de préjugés sur le sujet.

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  5. Pour parler de la "réponse étatique", en 2009 lors des risques de pandémie le Ministère de l'intérieur était dépassé sur 2 points principaux:
    Les équipements de protections individuels et surtout les effectifs en île de France. En fait il était prévu 20% d'attrition! En effet avec la densité, la concentration de population et le trafic international de passager en île de France la pandémie aurait été particulièrement virulente. Bon nombre de fonctionnaires, originaires de province, ne seraient pas restés à Paris pour aller protéger leurs familles en province, dont moi le premier.
    Conclusion, l'appareil étatique ne pourra pas apporter une réel solution en cas de crise majeur.

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  6. "La politique de l'autruche",ça, c'es la vision des citoyens en France,je sais,j'entends mais je ne veut pas voir car le gouvernement Français est la pour me protéger et veiller à ce que tout ce passe bien pour moi et ma famille....
    Tout est illusion, la seule chose sur la quelle il faut compter en temps de crise... c'est uniquement sur soi et sa mise en place éventuelle d'une BAD ou tout autre système qui pourrait nous sortir de la m...e
    Je n"ébruite pas trop le fait que je suis sur pour un système autonome et donc par conséquence ne dépendre de personnes ou d'un minimum (pharmacie,Docteur...),car le jour ou le système claque tu as tout tes pots ou collègues de boulot qui viennent sonner chez toi.

    Donc ,oui le gouvernement ne peut pas subvenir aux besoins de tous et oui il vaut mieux être préparer, même un minimum à une carence sur des besoins vitaux comme l'eau, médicaments, Hygiène, nourritures, lumière et feux.
    Les gendarmes,la police les pompiers et militaires ont tous ,plus ou moins, une famille je ne pense pas (mais je me trompe peut-être)que s'il y avait une pendemie,guerre civile ou autre chose de grave, que les bonhommes restent au travail alors que leurs familles sont seule à la maison et à la merci de tout .

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  7. Il est évident que l'Etat ne peut pas être là toujours quand on a besoin de lui, sinon ça signifirait qu'il a un regard sur notre vie à chaque instant. On appelle ça une dictature. Quand on peut penser à sa propre sécurité c'est qu'on est assez "libre" pour le faire. Voilà pourquoi aussi on en tire une telle satisfaction!

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  8. Je pense que se replier sur un tout petit groupe est une erreur.
    Il est évident que chacun pense à protéger les siens en priorité mais cela ne doit pas entrainer une vision "moi contre le reste du monde".

    Si ça va vraiment très mal, une telle vision est suicidaire. Il faut relire le billet "bienvenue en enfer". L'auteur disait : Peut importe votre niveau de préparation, si vous êtes seul vous mourrez. Je l'ai vu plein de fois...".

    Plus le groupe est grand et plus il y a de compétences et de ressources potentiellement disponibles. Cela ne veut pas dire qu'on a le même niveau de confiance dans tous les membres du groupe.

    Simplement voir les choses de façon binaire : ami ou ennemi est erroné. Il a les gens avec qui l'on vit. Il y a ceux que l'on côtoie quotidiennement, ceux que l'ont voit moins souvent mais sur qui l'on peut compter, ceux qui sont fiables pour échanger des marchandises ou des services, ceux qui sont inconnus mais recommandés par une personne connue, ceux qui sont moyennement fiables, ceux qui....
    L'ensemble de ces gens forme un réseau et plus le réseau est grand et plus les chances de survie sont importantes.

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    1. C'est bien exact. L'union fait la force, mais dans notre société égoïste nous l'avons un peu oublié.

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  9. Et oui tu a malheureusement raison Volwest (surtout sur les 3 derniers paragraphes), juste un exemple, la grippe H1N1, un véritable fiasco, géré par une forte incompétence et un je-m’en-foutisme extraordinaire de la population croyant toutes les salades servis copieusement par les journaleux , le tout arrosé par des millions d'euros gaspillés, pour du matériel et des directives non respecté ou non utilisé!
    http://survivalisme666.blogspot.fr/

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    1. C'est toujours facile de juger en aval d'un système de protection et a posteriori.

      Le H1N1 en 1918 a tué plus de 50 MILLIONS de personnes (à peine moins que la 2nde guerre mondiale).

      A contrario les états d'amérique du nord n'ont pas joué le jeu ce qui a largement aggravé la propagation, avant même qu'on ait toutes les données sur cette maladie.

      Alors qui blâmer ?

      Je trouve assez paradoxal de critiquer une attitude sécuritaire préventive dès lors qu'on met en avant des valeurs preppers.

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    2. @guillaume,....la grippe tue chaque année des milliers de personnes,...sauf que se sont des personnes en fin de vie ou des nourrissons

      un adulte en bonne santé ne risque pratiquement rien , l effet contagions des maladie n est du qu a l effondrement du système immunitaire chez les sujet atteint

      de ce point de vue les plombiers (eau potable, hygiene) ont sauver plus de vie que les vaccins de Pasteur

      voir les conférences de sylvie Simon,

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  10. Oui, l'Etat ne peut et pourra pas faire face à toutes les crises.

    Tu fais bien d'évoquer les différences culturelles entre la France et les Etats-Unis. J'irai même plus loin, il y a une civilisation européenne et une civilisation américaine bien différentes.

    J'ai l'impression qu'aux Etats-Unis c'est l'individualisme (repli sur la sphère privée) qui domine. Ce qui compte, ce sont les proches ou la communauté et l'on cherche des solutions aux crises dans ce cadre.

    En Europe (de l'Ouest du moins), on est plus dans la culture de l'Etat providence. On attend beaucoup plus de l'Etat et du politique.
    Si les classes dirigeantes appelaient les citoyens à se débrouiller avant tout par eux mêmes, cela serait interprété comme de l'incompétence.

    Je pense qu'en France, la préparation individuelle des citoyens pourrait faire de gros progrès. Mais je suis aussi convaincu que les français ne pourront pas se contenter de ça. Par exemple si la société devenait beaucoup plus violente, on ne se limiterait pas à assurer la sécurité de ses proches. On chercherait à faire évoluer la société pour qu'elle devienne moins inégalitaire par exemple.

    L'Europe (comme le Japon) a montré une capacité de résilience exceptionnelle dans le passé. L'Europe a quand même réussi à se relever de deux guerres mondiales qui se sont déroulées sur son sol.

    Le grand atout des américains par rapport aux européens, il me semble, c'est leur optimisme.

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  11. Ahhh vol ! toi il te faut 9 minutes pour nous apprendre plein de choses lui il met que 6 minutes ;)

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  12. et pour les masque a gaz ou plutôt anti-gaz,il est difficile en France d'avoir du matériels "légal" pour pas trop cher,oui les masques antigaz sont 2eme ou 3eme catégorie en France = matériel militaire.
    Donc j'ai regarder pour les masque de protection gaz pour civil le prix n'est pas des plus attractif ,300€ environ.
    Si vous avez des idées sur le sujet ?
    Mon utilisation est plus pour la fumée (incendie je suis en appart en famille au 4 étage) ou voir pour des virus mais pour du nucléaire ...je passe

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