vendredi 13 janvier 2012

Bienvenue a Sarajevo.





La liste des événements ayant eu un impact sur nos systèmes de support ces 100 dernières années est longue…très longue.
L'effondrement de l'économie Argentine, la catastrophe naturelle provoquée par l'ouragan Katrina, les conflits ethnique en Bosnie et en Afrique, le tremblement de terre a Haiti, les émeutes de Los Angeles en 1992, l'individu a eu, a été forcé, de prendre en main sa propre sécurité…et ceci aux quatre coins du monde.

Ces individus étaient et sont des gens comme vous et moi. Des pères de famille, des femmes, des enfants, des paysans, des comptables, des ouvriers et des économistes. 

Il est difficile pour "l'occidental" de réaliser l'importance de ce besoin qu'est la protection personnelle, tant nos constructions sociales et culturelles nous imposent systématiquement l'idée que la démarche de prévoir sa sécurité et la sécurité de sa famille, n'est ni plus ni moins qu'une violence préméditée, qu'une vision du monde erronée, et que le citoyen ne devrait jamais avoir besoin d'être armé et donc avoir besoin d'assurer sa propre protection.

Si cette argumentation reste populaire, c'est que notre appréhension de la défense personnelle est construite sur un environnement ordinaire…seulement, l'urgence n'a rien d'ordinaire.


Si nous prenons les émeutes de Los Angeles comme exemple, il est impératif de comprendre les limitations du système de support qu'est la protection civile.

La police et l'armée, ces professionnels du conflit, ne sont pas toujours capables de répondre a la demande générée par un événement, par une urgence.
Ces services ne sont tout simplement pas assez organisés et d'un effectif assez important pour espérer rétablir l'ordre rapidement et efficacement…et c'est exactement ce qui s'est produit a Los Angeles en 1992.

A la flambée des troubles, la police a tout simplement été obligée de se replier, laissant la population derrière, et dans ce que nous nommons aux USA une situation de YOYO; "You're On Your Own", soit; vous êtes seuls.


La legislation américaine prévoie d'ailleurs cette situation, et aujourd'hui, 31 états protègent le droit des citoyens de se défendre d'eux mêmes en cas d'urgence.



Durant Katrina, bon nombre de policiers ont tout simplement eu a choisir entre tenter de faire leur métier dans une zone dévastée, rester chez eux, ou évacuer. 

Ils ont eu a choisir entre la protection civile, et la protection de leurs propres familles. 
Il est difficile de mettre un chiffre sur l'absentéisme que génère un événement dramatique aussi imposant que Katrina, mais nous pouvons conclure sans trop nous tromper que le pourcentage est assez élevé pour que nous nous posions certaines questions en amont.

Simplement, la disponibilité de nos forces de l'ordre lors d'une rupture de la normalité est un paramètre que nous devons prendre en compte lorsque nous réfléchissons a la place de l'arme dans nos foyers.




La rupture de la normalité signifie aussi que l'univers de la protection personnelle tel que nous le comprenons et le vivons aujourd'hui, c'est a dire cette délégation systématique basée sur une sensibilité "ordinaire", est incompatible avec l'univers de l'événement, avec la nature même de l'urgence et du monde que cette urgence révèle.

Voila ce que nous devons anticiper...je me demande si leurs armes sont déclarées, et si ils ont fait des stocks de nourriture !


Nous évoluons ici dans deux mondes complètement différents, et c'est précisément cette différence qui nous propulse, qui nous impose, un geste adapté a la situation, mais aussi un matériel et une attitude mentale épurée.

C'est pour ces raisons par exemple, que la sphère de la survie en milieu naturel est extrêmement précise. Commencer un feu dans la neige quand nous avons perdu la totalité de notre dextérité n'est pas le moment de s'apercevoir que notre module feu est inadapté, ou que nous n'avons pas les bons gestes ou encore la bonne attitude.


Quand nous évoluons dans la sphère de la survie, du survivalisme et de l'anticipation, nous ne pouvons que constater la présence d'armes.

Une arme de poing dans le sac d'évacuation, un fusil de chasse pour protéger notre famille…l'arme a une place prédominante, car l'événement propulse inévitablement l'individu et la famille dans un univers plus ou moins hostile, et ou nos services d'ordre sont souvent incapables d'assurer notre protection.




Bien sur, nous savons tous que la possession d'un piano ne fait pas de nous des Mozart, que la possession d'un Firesteel ne fait pas de nous des Jeremiah, tout comme la possession d'une arme ne fait pas de nous des tireurs d'élite ou des éléments d'unitées spécialisées.

Ce qu'il nous faut comprendre, nous les citoyens armés, c'est que défendre sa vie et la vie de nos proches avec une arme est une discipline a part entière, et cette discipline n'a rien a voir avec le tir sportif.

C'est la totalité de notre approche, physique et mentale, qui doit s'adapter et changer.




La video ci-dessous est une toute petite fenêtre entre-ouverte sur ce qui aujourd'hui s'appel le tir de combat. Elle n'est qu'une diapositive d'un tout…mais elle a l'avantage de s'appuyer sur deux individus n'ayant aucunes bases concernant le tir.

Par conséquent, le compte rendu comportemental et verbal qu'ils offrent spontanément est important, car il exprime ce changement d'attitude et de geste qu'il nous faut envisager si nous nous sentons concerné par la sécurité.










33 commentaires:

  1. une video tres interressante .. dommage qu'aux canada et surtout au quebec ce soit extremement controlé et reglementé.

    mais l'idée du airsorft n'es pas mauvaise tout comme le paintball.

    bonne continuation !

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  2. Quand tu recule avec t on arme dans la main les pieds ne doivent pas quitté le sol toujours avoir la pointe du pied qui touche le sol en cas d obstacle tu ne sera déstabiliser et tu ne tombera en arrière faut faire une sorte de moon walk
    Avec l arme dans un holster se serait plus réaliste et beaucoup plus dur

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  3. Pour ma part, je viens de commencer le tir.

    J'ai eu l'occasion (lors de mon inscription au stand de tir)de tirer au Glock 17 et 19C (9mm para, 2 cartouches par arme).

    N'ayant jamais utilisé d'arme à feu, je m'attendait plus a reculer lors du tir. La sensation la plus impressionnant est la monté de l'arme


    J'ai pu (a défaut d'avoir un pistolet a plomb disponible pour gaucher au stand de tir, utiliser un .22LR en arme de poing (2x10 cartouches).

    J'ai pu constaté qu'il y a moins de recul ce qui permet d'avoir une cadence de tir et une précision confortable (stand 25m).

    Pour le tir dynamique (pour ne pas dire de combat) il me reste l'airsoft que je pratique depuis quelques années maintenant).

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  4. J'aimerais moi aussi être le cousin de Mato pour venir dans le Montana. (Mato si tu cherche un cousin, je suis la)

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    1. Mon petit doigt me dit qu'il aurait beaucoup de cousins s'il en cherchait :-)

      Sympathique mise en bouche Volwest !

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  5. Salut vol west, concernant les camps FEMA et l'interdiction dans quelques temps de faire son potager chez vous, c'est vrai ou de l'intox ... toi qui vis aux states.
    Au plaisir de te lire

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  6. magnifique video trés beau de voir quelqu'un qui aime transmettre ce qu'il connait

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  7. Super conseils,j'approuve totalement,Merci Volwest.
    Nicolas de Toulouse

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  8. Salut VolWest,
    je suis d'accord avec le commentaire de J.F, dans la méthode que tu présentes le "reculé" peut s'avérer scabreux. La technique du pas chassé me semble primordiale pour reculer pendant le tir (prévenir la chute fortuite).

    D'autre part, dans ta simulation, tu as déjà ton arme de sortie, mais même dans ce cas, il me semble probant de "sortir" de l'axe de tir de l'agresseur.
    Le dégagement latéral est primordial dans le cas ou ton arme est dans son holster, pour avoir le temps de la sortir et contrarier la visée de l'adversaire. Elle l'est tout autant même avec l'avantage tactique d'une arme en main. "Se désaxer" et "désigner" (actions cocommitentes) sont des gestes a répéter aussi systematiquement que le tir de riposte, ils constituent la base de la technique.
    Mis a part ça, Chouette vidéo !

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  9. Salut Jul,
    Non.

    1- Sortir de l'axe est une technique impossible a produire avec une personne a nos coté sans risquer le drame.

    2- Le dégagement latérale est important dans certaines situations, mais cette technique est de moins en moins publicité par les écoles de tir de combat a la pointe de cette discipline.
    Simplement, et pour faire court, l'adversaire change sa trajectoire !!!

    3- Les pas chassé ? Le moon-walk ?
    lol
    Non.

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    1. Pour le pas glissé en reculent essaye l exercice suivant recule suite à agression en ripostant avec ton arme et demande à quelqu un de placé un robin de bois simulant par exemple un trottoir (ce qui est courant) sans te dire ou il le place ni même si il le met en place et tu vera, arrive en tirant reculent si t es appui sont aussi stable en reculent normalement ou en reculent en glissant le pas de façon à toujours garder un contact avec le sol

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    2. J'ai du mal à saisir comment on pourra passer un obstacle justement en gardant le pied le plus bas possible.

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    3. Tu fait glissé t as pointe du pied sur le sol en relevant le talon se qui fait que si tu touche un obstacle on anticipe mieux l obstacle le pied ayant tout de suite un contact avec le sol se qui évite de chuté

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    4. Je ne comprends toujours pas.

      Dans une telle dynamique le risque c'est de heurter un objet. Le centre de gravité va continuer vers l'arrière à cause de l’inertie. Les appuis ne suivront pas, parce qu'ils sont en dessous de l'obstacle, ne pourront pas le franchir (trop haut pour eux) et revenir à leur position de soutien du centre de gravité => chute.
      Il me semble qu'à défaut, au contraire, de bien lever les pieds, le trottoir occasionne une chute.

      Ou alors on parle d'un tout petit obstacle qui ferait perdre la stabilité (marcher sur une canette, des feuilles mortes (ça peut glisser énormément ces trucs), ou affronter un trou plutôt qu'une bosse.

      C'est difficile d'expliquer théoriquement une pratique aussi simple et naturelle que la marche ;)

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    5. Faites une video !!!
      La même, avec un civil sur votre gauche ou sur votre droite.
      Pour celle-ci, pas de holster parce que mes invités n'ont pas le niveau.

      D'ailleurs, si quelqu'un pense avoir une meilleur solution (les miennes viennent de "Gunsite", "Tactical Response" et plus précisément James Yeager, l'armée et mon expérience dans la protection rapprochée), je vous invite a réaliser des vidéos recréant les mêmes conditions a la place d'un commentaire.

      Montrez votre entrainement et vos solutions !

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  10. Question de point de vue... ;) mais je comprends l'idée.
    Tout dépend également de la chronologie de l'action et du moment ou tu "detecte" la menace.
    Outre la technique utilisée (ou préconisée), dans ce type de situation la rapidité demeure essentielle.

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  11. Vidéo superbe ... mais je sais si il y'a moyen de s'entrainer (que ce soit seul ou avec un moniteur) dans un club français !

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  12. Encore une vidéo très intéressante à bien des égards.
    Entre autre parce qu'elle fait intervenir des gens qui ne connaissent pas la matière.

    Pauvre Mouse, à peine arrivé c'est déjà sa faute. Bravo à l'arbitrage vidéo !! ;)

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  13. Bonsoir

    Technique de tir de riposte. L'arme sera au holster sauf a ce que vous sachiez etre en zone hostile donc dans ce cas la "personalité ou le membre de votre famille est prévenu et pret a réagir.

    Il n'y'a aucun problème d'obstacle dont vous ignorez l'existance puisque les trois a quatre metres que vous allez faire en reculant, vous venez de les faire en avancant.

    N'oubliez pas non plus que vous avez une vision périphérique qu'il faut apprendre a faire travailler.

    Wolwest à raison, les évasives droite/gauche(sauf a trouver un abris sur dans un environnement immediat)sont a proscrire:mouvement vers la personnalité/risqué. Mouvement a l'opposé e la personalité/vous l'exposez au feu ennemi.

    Je ne serais pas aussi catégorique que wolwest sur la prise en main de l'arme, je prefere celle-ci dans ce cas de figure:

    Poignet a 45 degré, ni vertical ni horizontal, le bras legerement flechi (angle environ 110degré); Cette position est physiquement la moins "contraignante" et elle offre l'avantage d'offrir la plus grande surface projetée face a un projectile "arrivant".Je considère en effet, meme avec le port d'une protection ballistique, qu'il vaut mieux prendre une balle dans le bras que dans le torse.

    N'oubliez pas de verifier qu'une mun monte bien sur la rampe quand la culasse se ferme.(votre arme est loadé au holster donc cela a été fait en zone non hostile)

    Check your six

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  14. Au niveau du mouvement de charge, je comprend que l’armement soit plus efficace mais en tant que gaucher, on m'a appris justement à faire le mouvement en inclinant l'arme. Est-ce parce que la paume de la main pourrait se coincer dans la chambre?

    Lio

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    1. jamais vu quelqu'un se coincer la paume sur un armement de culasse.
      Nous pourrions discutter très longuement sur la manipulation d'arme.
      Le critère prédominant est la sécurité.De votre entourage(collègue, famille, quidam) et de vous même ((eviter le swipping)
      Ce critère étant respecté, il faut que vous vous sentiez bien physiquement lors des manip, si pour cela vous "inclinez" la main forte (la gauche pour vous) lors de l'armement de la culasse, pourquoi pas.

      Hijee

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  15. Pour le tir de combat, je recommande VIVEMENT ce livre :

    - "Tir d'action a l'arme de poing - Savoir-faire professionnel, pratique sportive, activité de loisir"
    de HABERSETZER Roland

    http://www.amazon.fr/Tir-daction-larme-poing-professionnel/dp/2851807625/ref=sr_1_9?ie=UTF8&qid=1326705220&sr=8-9

    (je n'ai aucune action chez Amazon, cette boutique en vaut une autre)

    Ce livre est superbement écrit, illustré et couvre assez largement les usages en vigueur pour le tir de combat à l'arme de poing (règles de sécurité, manipulations, visée, dégainé, rechargement, lampe tactique, vision périphérique, situations d'urgence comme un enrayement de l'arme, mouvements, etc etc etc). C'est le seul à le faire aussi bien à ma connaissance en français directement pour un lectorat francophone.
    Roland explique d'ailleurs comme Volwest que l'on peut s'entrainer avec de l'Airsoft, notamment pour la manipulation, les mouvements, etc.

    Je vous le recommande chaudement, ainsi que tous les livres/manuels de Philippe Perotti , instructeur au NTTC (Nouvelles Techniques de Tir de Combat)

    Il y a des stages organisés en Suisse pour l'instrution au tir de combat : pistolet, fusil à lunette et fusil d'assaut

    http://www.nds-ch.org/


    NB : Rien ou quasi rien ne sera applicable dans un stand de tir sportif. Vous seriez immédiatement repérés par les autres membres, et probablement mis à l'index...

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  16. Le titre dessert le texte. Car ce n'est pas un malheureux fusil à pompe qui peut lutter contre des centaines de pièces d'artillerie bombardant une ville.

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  17. Sarajevo ne se limite pas à des bombardements.

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  18. Je ne comprends pas trop ces histoires de pas chassé dans certains commentaires. Si vous n'avez pas eu la capacité d'analyser au préalable le terrain sur lequel vous évoluez, c'est une erreur d'inattention ou alors c'est que vous vous retrouvez dans une situation de tension extrême. Si c'est le cas, vous avez déjà commis une erreur stratégique majeure donc, ne croyez pas que vous ayez la capacité d'analyser tous les cas de figure qui pourraient éventuellement se présenter. La seule technique qui compte alors est de savoir tomber tout en gardant son efficacité. Les finesses chorégraphiques n'existent pas en situation de survie réelle.

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  19. Il est un peu vain d'affirmer qu'il ne faut pas faire d'erreur.

    J'ai plus de 10 ans de judo derrière moi et je pense savoir (encore) tomber. Maintenant j’admets qu'il est possible que je sois pris par surprise ou simplement préoccupé et que je ne me souvienne pas de la distance à laquelle se trouvait un trottoir, ou une bitte en béton ou en fonte, ou encore des bris de verre, etc ...

    Après ce qui se passe en temps de stress c'est un peu de hasard, un peu d'instinct, un peu d'entrainement. Si les gens veulent s'entrainer à bien reculer, ma foi tant mieux pour eux, c'est leur façon à eux de se préparer ;)

    Sur quoi repose tu l'affirmation que ça ne sert à rien ?

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  20. Salut à tous,
    En matière de tir de combat ou de tir de riposte face à une menace, je pense que la priorité est d'éliminer cette menace! Pour cela, il est indispensable d'avoir une plateforme de tir stable et de ce fait, d'éviter de bouger durant le tir.
    Vol, ta vidéo est très bonne, et les enseignements que tu donnes en matière de tir sont d'après moi plus que corrects mais pourquoi reculer dès le 1er tir? Je pense que les 1er tirs, même à très courte distance, doivent se faire de manière statique, en plaçant le plus rapidement possible des double taps dans la zone létale de (ou des) l'adversaire(s), puis de reculer en faisant boule de feu pour au moins faire baisser les têtes des adversaires et se trouver un abri.
    Je peux lire que le livre de R.Habersetzer est recommandé. Il est à mon avis un très bon technicien, mais n'a jamais eu à porter une arme sur lui pour bosser ni à s'en servir dans la "vraie vie". Les ouvrages de type comme Perotti, Gabe Suarez ou Scott Reitz, qui eux ont eu à le faire, sont tout de même plus crédibles.
    Par contre, tu as entièrement raison, les discours c'est bien beau, mais je vais essayer de compléter mes propos par une vidéo prochainement.
    Stay Safe.
    David

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    1. Cet entrainement/réponse est spécifique a une attaque portée.
      Il nous faut donc riposter, mais aussi nous préserver.
      Il est par exemple plus important d'entamer une riposte moins stable que de recevoir un coup de couteau.

      Se dégager de la zone a haut risque est primordiale.
      Il faut rétablir un périmètre de sécurité pour nous même et notre compagnon.

      De plus, il nous faut comprendre ici que nous n'auront peut être pas l'avantage de pouvoir contrôler nos instincts, instincts qui dans cette situation nous pousserons a la fuite.
      Au lieu de combattre cette démarche, certaines écoles vont dans ce sens...c'est a dire que nous apprenons a combattre tout en exécutant un retrait et donc en permettant une certaine expression instinctive.

      Cela s'appel un retrait tactique.

      Au plaisir.

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  21. Salut Vol,
    Effectivement ta technique du retrait en tirant pour se préserver se tient, surtout face à une attaque couteau où l'individu, dans la plupart des cas, porte plusieurs coups avec acharnement.
    Mais je pense que lorsque l'on est accompagné par un proche ou un VIP, il faut prendre en compte la réaction de ce dernier: comme la peur qui peut le figer sur place ou l'amener à te gêner considérablement dans ton action, si par exemple il s'accroche à toi comme un forcené dans un accès de panique (surtout que la personne à protéger peut avoir un gabarit supérieur à celui de son protecteur).
    Toutes les techniques dont nous débattons ici peuvent constituer des réponses, après, seul le terrain commande.
    Par contre, les méthodes de pas glissé (type safe step) et autres, sont d'après moi impossibles à réaliser sous stress à moins de subir l'entraînement d'un opérateur de groupe d'intervention police ou mili.
    Autre chose, j'ai noté, comme le dit Hijacker, que dans dans l'action sur ce type de riposte avec tir à une main, je tenais aussi mon arme inclinée à 45° et le bras légèrement fléchi.
    A bientôt.

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  22. Salut,

    Je ne suis pas un tireur, ni formé à la protection individuelle... mais pour répondre à certains commentaires, il me parait impossible d'être tout le temps 100% attentif à notre environnement.

    Dans le cadre de la protection d'un VIP, c'est différent, le risque est présent dés la sortie du VIP, jusqu'à sa couverture dans un véhicule ou un batiment.

    Dans notre cas, une balade en ville entre copains par exemple... à moins de sentir une tension particulière (manif, groupe d'individu "louche" etc..), je ne crois pas qu'il soit possible de se rappeler mes les 3 ou 4 derniers métres franchis. Donc le risque de tomber en reculant est réel.

    Par rapport à la France, hors catastrophe exceptionnelle :

    - Il ne nous est pas possible de se balader avec une arme à feu (chargée et /ou dissimulé)
    - Pour rentrer dans le cadre de la légitime défense, il faut que la riposte soit proportionnelle à l'attaque... tirer trois balles face à un gars ayant un couteau, je ne pense pas que ce soit le cas.

    En cas de problème majeur... le simple fait de sortir dans la rue risquerait d'être délicat.

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  23. En réponse à Skut82 concernant le replis en marche arrière, je ne suis pas tout à fait d'accord.
    En effet il est conseillé lors d'un replis tactique à reculons que les pieds restent en contact permanent avec le sol mais à deux conditions.
    Premièrement il impératif que le torse du tireur soit exposé face à la cible, arme chaussée main forte et main faible à la fois.
    Deuxièmement il est impératif que la personne à protéger soit très entraîné à ce type de replis pour être calé sur le même rythme de marche. Par exemple lors d'une action de feux effectué par un binôme de forces spéciales. Dans cette situation de replis tactique c'est le binôme situé en second plan qui va saisir son équipier en première ligne et le guider vers une zone sécurisée. Le tireur en premier plan quand à lui effectuera une riposte en continue jusqu'a être potentiellement hors de danger. Ce type de replis n'est possible qu'avec un équipement balistique performant du type gilet lourd et bouclier balistique"lentement mais sûrement"
    Hors dans la situation ou se trouve Volwest il lui est impossible d'effectuer se type de replis tactique.
    En effet il se trouve en premier plan pour effectuer une riposte immédiate à une main et dans le même temps il doit saisir de son autre main la personne à protéger pour la faire reculer.
    Cela veut que dire Volwest se trouve en position latérale et ses appuies légèrement décalés donc pas besoin d'avoir les pieds collés au sol., et puis cela serait beaucoup moins rapide
    Dans ce type de situation ce qui prévaut est une riposte et une fuite immédiate afin de s'éloigner du danger immédiat.
    Pour info au cas ou sachez que c'est mon métier et que je m'entraîne quasi tous les jours à ce genre d'intervention.

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