mercredi 30 novembre 2011

Le Titanic.






Pour la majorité d'entre nous les Occidentaux, la vie moderne a, jusqu'à présent, été la promesse d'un voyage outre attentif sur un bateau d'apparence insubmersible.
L'opulence, travaillée au corps jusqu'à l'épuisement par des générations ayant fait deux guerres, aura propulsée les baby boom dans l'ivresse de la consommation, l'ivresse mécanique du toujours plus, et ceci toujours plus vite.

Cette démonstration titanesque de l'effort, de l'ampleur et de ce sentiment d'invincibilité, aura fait naitre un peuple voyageur…un peuple rêveur.




Peu importe la nature ou même la taille de l'iceberg…ce qui importe est la réaction des passagers, et les outils pouvant les aider a gérer l'impact.
Car ne soyons pas snobs envers le matériel, et donc le matérialisme, une barque de sauvetage est essentiellement un moyen adaptée au naufrage, et sans elle la vie sur l'océan est dépourvue de durabilité; c'est la noyade.

Ne sommes-nous pas ces voyageurs, riches ou pauvres, de première ou de troisième classe, de droite ou de gauche, de familles aisées ou modestes, d'investisseurs impitoyables ou de rôtisseurs, embarqués et véhiculés vers un avenir inconnu, et sur un océan imperceptible ?


La capitaine est fier.
Comment pourrait-il ne pas l'être ?
Apres tout, il dirige un empire. 
Il distille de sa machine, consommatrice de contribuables (c'est a dire ceux la qui possèdent un billet fiscalisé), un rêve, une possibilité…car au bout du voyage, il existe parait-il une terre fertile, ou l'argent, l'or et bien d'autres richesses encore, nous parviennent sans même labourer, sans même se fatiguer…une retraite bien méritée !

Les passagers, ayant été avisés des prouesses du navire, ayant été amenés a lire et a visionner une propagande omniprésente du grand voyage, se seront bousculés aux nombreux pontons encore vert…la plupart auront d'ailleurs hypothéqués leurs maigres libertés et droits, telles que la terre de leurs ancêtres, la ferme familiale ou encore les outils du grand-père. 
D'autres encore se seront endettés.




Tous auront fait des concessions.
Les lois, a bord comme a tribord, sont toutes les mêmes…et les marchands de lois se seront assurés d'une chose; que les passagers soient le plus possible dépendant du navire.
D'ailleurs, ce navire est capable de répondre a n'importe quel besoin…tout du moins, dans un certain ordre. 
Et bien sur, en cas de catastrophe, ce qui est impossible et qui n'arrivera jamais, et selon les lois maritimes, il serait question de faire passer les femmes et les enfants d'abords.


Puisque le navire s'occupe de tout, les passagers n'auront pas fait de vagues plus importantes qu'une fête ou deux au sous-sol 68.
C'est toléré ici et la, il faut bien que le peuple évacue un peu d'idioties capricieuses et désordonnées, car sans ces maladresses occasionnelles et impétueuses ce serait l'hystérie collective, et un navire est tout de même beaucoup plus tranquille sans que l'équipage soit réellement menacé de passer par dessus bord, c'est déjà arrivé parait-il…sur d'autres navires moins publicités.
Juste pour être tranquille sur le pont supérieur, prévoyance oblige, seul l'équipage aura véritablement le droit d'avoir accès a l'armurerie…


La machine même est une vraie merveille…poulies et tuyauterie, câbles et manivelles, antennes et rivets, les systèmes s'étirent et s'entrelacent dans des dédales complexes, pour finalement former le support flotteur.
Gigantesque bête métallique, chaque système a sa place, et chaque système dépend du tout pour exister…qu'on se le dise, un four a énergie sans l'homme charbon pour y jeter de sa sueur ne servirait pas a grand chose.




Puisque tout fonctionne, puisque la bête flotte, puisque l'équipage est d'une longue lignée de professionnels, puisque les billets sont vendus, les passagers n'emportent qu'un nécessaire de bal…un costume de theatre pas-que-beau.
Même les plus pauvres devront impressionner…car l'impression attire les idées, et les idées définissent les tendances.




C'est pour ces raisons que les passagers restent a contempler la préparation et l'anticipation, la prévoyance et l'indépendance, comme un édifice de l'esprit n'ayant aucune raison d'être.
"Il serait stupide et tordu de se préparer a la noyade sur un navire insubmersible ! S'exclame la foule. "De plus, regardez, il y a quelques barques sur les cotés…"




Quand le navire percute la masse gelée, au plus profond des sommeils, normal, les réactions sont toujours les mêmes.
Un tiers des passagers, devenus malgré eux des participants, cesse d'exister, de fonctionner…ceux la souffrent de paralysie tant l'événement est inimaginable. Ils se recroquevilles sur l'espoir ou la détresse, la peur ou la prière, mais leurs corps ne s'impliquent pas plus que cela.

Un autre tiers se retrouve prisonnier des grilles sociales, de quelques carcans et traditions, ceux la, précipités, iront soit sauver leur or, dans l'espoir d'acheter la vie ou de marchander la mort, soit descendre au fin fond de l'abysse animal, a ramper, mordre et griffer jusqu'à l'épuisement.

Et encore un autre tiers, qui lui aura compris qu'il est tant d'agir, de réagir, et que la solution immédiate et adaptée est la simple cadence de gestes radicaux et résolus, appliqués et disciplinés.
Préparer les barques, organiser l'évacuation, compter, gérer, anticiper...


Les plus fortunés, auront tout simplement été ceux la qui n'auront jamais achetés de billet. Ceux la qui auront été capable de réaliser que les paquebots, aussi modernes soient-ils, sont capables de prendre l'eau, et surtout de nous condamner a des choix difficiles et brusques.

Notre maison et notre terre, si peu fertile soit-elle…notre clan et nos savoirs faire, notre indépendance et notre courage, sont les seuls paquebots valables et durables aujourd'hui.


Stay Safe.




dimanche 27 novembre 2011

Le Pocket Bushman




Lorsqu'il apparaît sur le marché français, en 2008, le Pocket Bushman remporte immédiatement un franc succès : les fournisseurs se retrouvent bien vite en rupture de stock ! Son faux air de Douk-douk, gonflé aux stéroïdes anabolisants, nous le rend familier et son prix extrêmement contenu emporte la décision.
Douk-Douk et Pocket Bushman

Trois années plus tard que reste-t-il de cet engouement ? Difficile, pour qui souhaite se forger une opinion, de trier dans les avis des habituels forums de discussion : véritable icône pour les uns, qui ne doutent pas qu'il prendra sa place aux cotés du stylo bic, de la 2 chevaux et de la crème Nivéa, déception pour les autres qui ne voient que ses défauts.



Et bien justement, analysons ces défauts et tentons d'y voir plus clair. Cela nous permettra au passage de donner quelques caractéristiques chiffrées.

Le Pocket Bushman : vraiment trop gros ?
Le Pocket Bushman n'est effectivement pas un petit couteau : 15 cm fermé, 26.5 cm ouvert ( à comparer aux 11 cm fermé et 20 ouvert du douk-douk ).
Alors c'est gros c'est vrai, mais en quoi est-ce gênant ? Pour le port, pas du tout. Le P.Bushman est un couteau particulièrement plat dont le clip est très bien placé. Que ce soit dans la poche avant ou arrière du pantalon, il se fait réellement oublier.
Le seul vrai inconvénient de cette taille surdimensionnée est la réaction de votre entourage lorsque vous le sortez. J'ai testé, au restaurant : oubliez !!! Les gens vous regardent comme si vous étiez un psychopathe.



Mais pourquoi l'ont-ils fait si grand, me direz-vous ? Mais pour la lame, mes amis. En effet, sur ce couteau vous disposez d'une vraie lame : 10.5cm de long, 3.5 mm d'épaisseur, acier Krupp 4116 affûté rasoir. La qualité de cette lame, associée au verrouillage RAM SAFE LOCK ( en bout du manche, ce qui handicape également l'encombrement général ), vous offre un outil dont les caractéristiques d'usage se rapprochent plus du solide couteau fixe que du pliant pour saucissonner.

Le Pocket Bushman : pas facile à manipuler ?
Personnellement je ne parviens jamais à l'ouvrir avec le thumstead, et il faut aussi les deux mains pour le refermer, alors c'est vrai, c'est un peu plus chiant qu'un linerlock ou qu'un lock-back. Vous n'aurez jamais l'ouverture explosive que procure des systèmes assistés ou wave, comme sur le Spartan, également présenté sur ce blog.
Mais est-ce que vous arrivez, vous, à ouvrir un douk-douk ou un opinel avec une seule main ? Allez, avouez, c'est pas facile ! Ceci dit, pour celui qui ouvre des colis ou qui coupe de la ficelle toute la journée, le Pocket Bushman n'est peut-être pas l'outil le plus adapté, j'en conviens.

Le Pocket Bushman : un calvaire pour les mains ?
Le manche du Pocket Bushman est composé d'une simple plaque d'acier ( acier 420 trempé ) pliée en sandwich, ce qui, donc, le fait ressembler à un Douk-douk bodybuildé. Notons tout de même que Cold Steel a imprimé à la partie centrale du manche en tôle embouti, un renflement qui améliore sensiblement la prise en main. Ceci étant, il faut l’admettre, ça vaut pas du G 10 bien ergonomique et, à la longue, ça peut faire mal. Aussi, pour un travail prolongé, il sera judicieux de porter les gants présents dans tout bon EDC.
Voyons toutefois si ce manche en tôle embouti ne présente pas quelques avantages.
Le Pocket Bushman se veut un couteau robuste, et souvent la simplicité est gage de tranquillité. Ici point de plaquettes rivetées qui risquent de se faire la male. Pas de revêtement fragile, à l'eau, à l'abrasion ou aux chocs. A l'exclusion de la visserie, ce couteau se compose de quoi ? : 3 ou 4 pièces de bon acier bien épais ? Sincèrement, je ne vois pas ce qui pourrait lâcher, dans le cadre d'un usage raisonnable, même sévère.
Conclusion
Il est assez communément admis que l'on a souvent les qualités de ses défauts. Connaissance et suffisance, prudence et paranoïa, efficacité et agressivité sont presque toujours les deux faces d'une même pièce. Comme nous l'avons vu, les défauts que l'on prête au Pocket Bushman sont souvent le résultat de choix techniques ( matériau du manche, par exemple ) ou de choix de destination du produit ( taille et épaisseur de la lame + système de lock entraînant une taille impressionnante ).
Ces défauts ne sont donc pas ceux d'un produit mal conçu ou mal né, mais bien la conséquence de qualités et spécificités délibérément recherchées par Cold Steel.
Mais alors d'où vient que certains soient déçus par ce produit ? Peut-être, tout simplement, ce couteau ne correspond-t-il pas à l'usage auquel ils le destinent.
Résumons-nous une dernière fois. Le Pocket Bushman est un couteau pliant assez facile à porter, malgré sa taille imposante. Doté d'une lame puissante, il peut être perçu comme agressif par votre entourage. 
Le système RAM SAFE LOCK, un peu contraignant à manipuler, permet néanmoins un blocage très sur de la lame. La forme du manche, si elle n'est pas des plus ergonomique, assure elle aussi une bonne sécurité à l'usage, notamment grâce à une encoche bien dimensionnée et qui évite tout dérapage de la main vers la lame. Ce couteau bien réalisé et bien ajusté, affûté rasoir d'origine, est proposé à un peu moins de 30 euros en France.

Pocket Bushman - RAT1 - Douk-Douk

La description que nous venons de faire, n'est peut-être pas celle de l'EDC idéal, mais n’est-elle pas celle du " COUTEAU de SECOURS IDEAL ". Dans la voiture, dans un kit délocalisé, partout où l'on souhaite remplacer le Mora par un pliant, le Pocket Bushman a sa place.
C'est pour toutes ces raisons, qu'il est devenu, pour un environnement urbain, mon couteau back-up depuis trois ans. Porté dissimulé ( poche arrière du pantalon ), je le destine aux situations d'urgence où je sais qu'il fera le boulot. Si une fouille poussée ( heureusement, à mon âge, on n'est plus guère fouillé ! ) m'oblige à m'en séparer ( confiscation ), je sais que je ne perds que 30 euros et que j'en rachèterai un immédiatement. C'est donc sans aucune hésitation que j'en conseillerais l'achat, son rapport qualité/utilisations/prix étant un des tout premiers du marché.
Soyez forts.
L'Abbé.








vendredi 25 novembre 2011

Question sur la protection.







Bonjour Volwest,

Tout d'abord je tiens à te remercier pour le travail que tu fais et la communication que tu nous apporte.
Par hasard très récemment en cherchant des thèmes sur la survie, j'ai visionné une de tes vidéo et depuis je suis accro.

Ton enseignement est de très haute qualité et tu réponds à des attentes que j'ai depuis longtemps. Il était temps que cela arrive à mes oreilles et sur le net.

Alors MERCI!

Je suis d'abord fan de randonnées et camping autonome depuis longtemps. Plutôt comme loisir. Mais également intéressé de très près à la défense personnelle, notamment domicile.
Même si ma compagne ne partage pas forcément mon goût pour le camping elle est sensibilisé à nos problèmes d' "insécurité" si je peux dire comme ça. Le fait que je veuille posséder une arme défensive à la maison ne la dérange pas et elle le comprend.

Mais voilà ma question: Tu évoques à plusieurs reprises le fait que ta compagne adopte certains comportements nécessaires à la protection personnelle ou en tous cas qu'elle possède , comme toi, certains matériels pour la défense personnelle. Et je trouve ça très bien.

Pour être efficace en terme de survie et de protection est-il nécessaire selon toi que ma compagne soit également au fait de tout ceci?
Doit-elle elle aussi suivre les même enseignements?

Puis-je être le seul des deux à connaître les méthodes et a posséder le matériel?
Serais-je efficace?

Je te serais extrêmement reconnaissant si tu trouves le temps de me répondre. Le cas échéant je comprendrais le travail que tu as déjà.

J'espère un jour rencontrer la région que tu habites que je rêve de visiter.

Merci pour cette communauté qui se créer autour de ces convictions communes.

Bonne continuation

Très Cordialement

Jonathan

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Salut Jonathan,

Lorsqu'il est question de la défense personnelle, et peut être surtout de la défense du domicile, notre héritage, c'est a dire l'ensemble des réflexes, des attributs et des traditions qui nous habite, chuchote une prédisposition plus ou moins statique des rôles de chaque sexe.




Apres tout, l'homme est de réflexes, d'attributs et de traditions fortement orientés vers la confrontation physique, et ce n'est pas un hasard si la plupart de nos sports par exemple, sont a l'effigie de ses capacités et disponibilités osseuses et musculaires, ou encore que la distribution des rôles a l'intérieur de nos grottes soient encore aujourd'hui de spécialisations sexués.

Cette structure sociale et familiale n'est bien sur qu'une généralité…mais dans l'ensemble il nous faut bien reconnaitre que ce qui prédomine ici reste calqué sur une certaine organisation biologique.


Si la disparité physique peut nous donner quelques indices quant au pourquoi du comment de nos grands axes sociaux et de nos rôles, elle ne permet pas en revanche de démontrer que le sexe féminin n'est pas capable d'évoluer sur le champ de bataille, et ceci avec force, intelligence, détermination et succès.

D'ailleurs, l'histoire témoigne d'importantes guerrières, tacticiennes, commandantes et meneuses.
Bien sur, et pour nous français, un des exemple les plus marquant sera sans aucun doute Jeanne d'Arc.





Non seulement je pense que ta compagne devrait être d'une sensibilisation adaptée a son environnement (attention, présence, instinct et matériel…), mais en plus je suis certain qu'elle devrait poursuivre un apprentissage moderne de la défense personnelle, et de la manipulation et de l'utilisation des armes a feu.

Pourquoi glisser ici le terme "moderne" ?
Parce que malheureusement, nos traditions explorées succinctement plus haut transpirent au travers des méthodes de défense personnelle spécifiquement orientées pour les femmes…surtout avec les armes a feu, univers a prédominance masculine.


La culture américaine est foncièrement différente en ce qui concerne la défense personnelle et les armes.
Le pourcentage de femmes au stand est extrêmement élevé aux US…et pour cause, les femmes se sentent concernées par leurs propre sécurité, et elles n'hésitent pas a ce donner les moyens de pouvoir défendre leurs vies.




Cette prise de conscience, est d'ailleurs soutenu dans la culture, avec par exemple un nombre incalculable d'héroïnes armées et efficaces qui s'invitent sur nos écrans de cinema; Trinité dans Matrix, et Sarah Connor dans Terminator, sont deux exemples qui influences et viennent bousculer la nature même de nos traditions "300".




Dans des circonstances plus "soft", un autre exemple culturel serait "Bella", dans la série de films "Twilight" (films dirigés vers une audience très jeune et féminine), quand son père (un flic), lui donne un spray a un moment ou elle part seule en ville.
La solution du père n'est pas ici de la suivre ou de l'interdire d'aller en ville (gestes protectionnistes), mais bien de lui donner un moyen de se défendre.

Cette culture de la protection personnelle et de la responsabilisation s'étend bien sur a un nombre incalculable de supports au delà d'Hollywood, tels que certaines revues pouvant paraitre très masculines au premier abord, et pourtant, le nombre d'articles et de produits conçus et orientés pour les femmes est impressionnant.




La totalité de nos organisations devrait être le plus possible asexuée…c'est a dire que les taches vitales devraient pouvoir être réalisées par la totalité du clan, et ceci indépendamment du sexe de l'individu.
Nos réserves de carburant par exemple, sont dans des bidons de 10L, nos kits de survies ne dépassent jamais les 10 kilos…ma compagne doit être capable de maintenir le vital.

Ce vital, et quoi qu'on en dise…est aussi de la sécurité.


De plus, il me semble raisonnable d'anticiper la simple réalité de ton absence. Vouloir protéger ta compagne est normal, c'est biologique même…mais comme le père de Bella, tu ne peux prétendre la suivre partout, et être présent 24/24h tel un ange gardien.

Ma compagne ne prend jamais deux fois les mêmes routes quand elle rentre du boulot. 
Elle est armée (Rurger LCP / Spyderco Tenecious). 
Elle a conscience de son environnement. 
Elle ferme la porte a clé automatiquement derrière elle. 
Elle a demandée et reçue un entrainement adapté. 
Elle a un EDC personnalisé, avec des moyens et des outils moins létaux (sifflet FOX 40, lampe tactique, spray).
A la maison elle sait se servir de la totalité de nos armes, elle sait comment charger, décharger, démonter et nettoyer chaque arme.
Et nous avons élaborés ensemble certains protocoles de réponses quant a la défense du domicile, et ceci même (surtout?) si je ne suis pas présent.

Elle s'entraine et tir régulièrement, parce qu'elle a décidée qu'elle ne devrait pas avoir besoin d'un homme pour revendiquer et affirmer sa conscience.




Alors l'idée de nécessité est bien sur personnelle. Je ne connais pas votre environnement immédiat, ou le terrain sur lequel vous évoluez au quotidien, mais il me semble toujours important de réaliser que la défense personnelle est surtout une affaire d'attention et de précautions...ce qui veux bien dire qu'il nous faut d'abord prendre conscience de certaines choses, notamment de notre fragilité.

L'insécurité est souvent entendue comme étant localisée. Et malheureusement, la prise de conscience est souvent liée a une mésaventure. 
Tant que rien ne nous arrive, nous ne mettons rien en place.

Cette perspective est évidement alarmante a bien des niveaux…et sans vouloir être dramatique, j'ai bien peur que le taux de criminalité ne soit en pleine expansion, et ceci pour plusieurs raisons déjà abordées sur ce blog.

Alors, et pour répondre précisément a ta question, le problème n'est pas seulement si vous serez plus efficace en tant que clan si vous possédez tous les deux des connaissances et des outils adaptés, car la réponse me parait évidente (nous parlons ici de multiplication des forces), mais bien si séparément, et donc quotidiennement, vous pouvez répondre a certaines situations, et ceci indépendamment l'un de l'autre…

"Ceux la qui possèdent des armes a feu compensent pour quelque chose"

Je compense pour être plus petite et moins forte que la plupart des criminels violents.





Armez-vous, préparez-vous, entrainez-vous, parlez-vous…non pas en tant que familles, mais en tant que consciences qui se regroupent pour former des familles.


Courage, et stay safe.


vendredi 18 novembre 2011

Le cerf de Mato







Nos réserves de nourritures ne seront jamais éternelles en cas de troubles de longue durée…1 mois, 6 mois, 2 ans…cette fatalité devrait engager le survivaliste a se pencher des aujourd'hui sur des méthodes variées quant a la production et la sécurisation d'énergies caloriques.

Le jardinage est un thème important et récurant sur ces pages, mais le jardinage, même en installant des méthodes de Permaculture et de culture traditionnelle, ne peut prétendre combler la totalité de nos besoins alimentaires.
Si nos ancêtres étaient "chasseurs / cueilleurs", c'est bien que nos corps demandent une nutrition considérable et variée pour fonctionner.

Nous devons des lors orienter notre production de nourriture sur des terrains variés. Non seulement pour adopter une redondance pouvant équilibrer la nature même de notre monde cyclique (saisons), mais aussi pour s'assurer une alimentation complète et adaptée.




La perte de nos systèmes de support, et ceci est rarement totalement intégré et conscientisé…signifie une dépense énergétique que nous avons tout simplement oublié.
Se chauffer au bois, laver le linge a l'ancienne, transporter et traiter l'eau, réparer et maintenir nos habitations et nos outils, chasser, pêcher, jardiner, veiller a la sécurité de notre clan, et ceci 24/24h, est une dépense énergétique bien plus soutenue que celle dont nous avons l'habitude aujourd'hui.

Il est intéressant de voir que la plupart des réserves de nourriture proposées sur certains sites ou forum sont de calculs bien maigres, et de produits n'offrant que très peu d'avantages caloriques. Ce n'est pas sur 2000 calories par jours qu'il nous faut baser nos dépenses énergétiques lors d'un effondrement de la normalité, mais bien sur une base de 3, 4, voir 5000 calories !

D'ailleurs, cette dépense est exponentielle. Le plus nous nous éloignons du support moderne, et le plus nous avons a compenser physiquement…le plus nous compensons, et le plus nous brulons.
Ce qui brulait 1 calorie pour allumer le chauffage central (appuyer sur un bouton), en brulera 500 pour rentrer la quantité de bois nécessaire au maintient de la température ambiante, mais des milliers si nous devons aller couper, traiter et transporter cette ressource brute.




Le matériel dédié a la production, le traitement et la conservation de notre nourriture est  primordial pour toute organisation durable.
Non seulement ce matériel inclus tout ce qui concerne le jardinage, mais aussi le matériel de pêche, de chasse, de piégeage, de cueillette, et bien sur tout ce qui concerne la préservation et la préparation.

Le Cerf de Mato est ici le parfait exemple. 
Si nous avons l'habitude de gérer quelques steaks pour le repas du soir, gérer un animal de 70 kilos est une toute autre affaire.
Cette réalité aura d'ailleurs été retracée dans l'excellent film "Into the Wild" (Vers l'inconnu pour nos amis du Quebec), ou notre ami Christopher McCandless tombe un animal imposant avec sa .22LR, et n'arrive tout simplement pas a traiter, préparer et conserver la viande.

Au final, il mourra empoisonné et affamé pour avoir confondu deux plantes dans son petit livre de "survie botanique".




Traiter et conserver un animal de cette taille est un processus qui demande certaines connaissances, et bien sur un certain matériel.
Puisque nous avons l'opportunité aujourd'hui de faire quelques réserves, il me parait important de prendre en compte les demandes pouvant faire surface lors de la prise d'un animal.


1- Le plastique.
Même si nos ancêtres se débrouillaient parfaitement bien sans ce matériel, le plastique rend notre affaire bien plus simple et sanitaire…au moins durant la période d'apprentissage et de transition.

Sac plastiques, sacs Ziplock, sacs congélateurs, sceaux, bassines et bâches en tout genre sont ici des exemples d'organisations plastiques polyvalentes et pouvant servir a une multitude de choses en plus du traitement des animaux.


2- L'hygiène.
La manipulation d'animaux sauvages morts peut être dangereuse.
Eau de Javel et gants en Nitrile sont piliers.
Ce matériel est lui aussi polyvalent, et devrait être stocké dans des quantités importantes.


3- Divers.
Papier de boucher, scotch en papier, outils de tannage, cordes, scies a os, matériel de couture…sont autant de petites choses auxquels nous ne pensons pas forcement quand nous envisageons la chasse.

Pourtant, si nous considérons l'utilisation de la totalité de notre animal, il me parait nécessaire d'anticiper ces possibilités, et d'optimiser les ressources disponibles.

A suivre...