vendredi 29 avril 2011

La bouteille Platypus.






Les scientifiques du monde entier, qui aux pieds de leurs télescopes et devant leurs ordinateurs scrutent la voie lactée pour un signe de vie, sont d'abords à la recherche d'une substance primordiale au développement de la vie; l'eau.
Plus bas sur terre, l'humain utilise depuis des milliers d'années, une forme ou une autre de récipient ou gourde pour transporter cette substance "vie".

Etre à même de transporter et de stocker l'eau, a été, est, et sera, une organisation humaine des plus pertinente quant a notre survie.

Le "Hippo Roller", est un moyen efficace de transporter une quantité importante d'eau sur de longues distances.


De l'utilisation des oeufs d'autruches pour la confection de gourdes primitives par les populations d'Afrique, à la bouteille en plastique, le transport de l'eau reste une organisation pilier de nos possibilités en rapport à un autre besoin; le déplacement.

Gourde primitive en Oeuf d'Autruche.


Cette nécessité d'explorer, d'émigrer, d'élargir, de trouver, d'améliorer…découle invariablement sur un matériel et une organisation capable de répondre à nos besoins physiologiques, et donc de maintenir nos vies dans des circonstances où nous sommes les seuls vaisseaux limitatif de notre potentiel. 

Ce matériel de survie, primitif ou de dernier cris, est donc essentiel.

Aujourd'hui, la gourde reste de cet essentiel, mais sa forme et sa construction reflètent l'évolution de nos manipulations sur la matière, et donc l'évolution de notre matériel de survie.

La gourde Platypus, est l'un des résultats les plus représentatif de cette manipulation, de cette évolution, et sans perdre sa fonction première, elle nous permet non seulement de transporter et de stocker cette substance vitale à notre existence qu'est l'eau, mais elle s'aligne dans sa forme et sa construction a l'univers de la survie au 21e siècle.



Le poids d'une gourde Platypus d'un litre est de 28 grammes (un briquet BIC = 22 g.)
Le poids d'une bouteille Nalgene d'un même volume est de 184 grammes ! 




Pour le déplacement, la différence de poids est pertinente.
Cette réduction, permet dès lors de rendre nos systèmes tels que le sac d'évacuation moins lourds, et donc de gagner en énergie et en mobilité, sans pour autant perdre en capacité volumique.

L'autre caractéristique pertinente de la bouteille Platypus, est qu'elle est souple.
Cette caractéristique, qui pourrait à première vue présenter certaines faiblesses quand à sa robustesse et sa durabilité (comparée a la bouteille Nalgene qui est totalement indestructible), est cependant à même de répondre à certains problèmes de place qui peuvent être un vrai casse tête au moment de faire rentrer notre matériel dans nos sacs…surtout pour les adeptes du 2 = 1 et 1 = 0!




Cette souplesse est également intéressante pour répandre efficacement "l'organisation bouteille" a un éventail de systèmes tels que nos EDC par exemple, la boite a gants de la voiture, mais encore nos trousses de soins, ou la Platypus est capable de s'adapter et d'assumer un éventail de rôles liés à l'urgence médicale.

D'ailleurs, et puisque la minimisation de nos articles de survie force ceux là à une polyvalence du besoin au sens large, la Platypus a pour moi été bouillotte plus d'une fois…répondant ainsi a une sphère fondamentale de la survie qui est du maintient de notre température.


Mais la Platypus ne s'arrête pas la.
Le pas de vis de celle-ci est "universel". 
Pour un survivaliste comme moi, ce petit détail est important, car il signifie que cet outil déjà impressionnant de part sa construction et ses possibilités d'adaptations, minimise un potentiel de neutralisation de son efficacité par le fait que la plupart des capuchons de nos bouteilles en plastiques fonctionnent parfaitement sur la Platypus.




Cette pensée universelle qui n'a l'air de rien, est pourtant astucieuse et englobante. Si nous observons les conséquences d'une catastrophe naturelle telle que Katrina ou plus récemment le Japon par exemple, il est évident que la quantité produite de débris de toute sorte, signe invariablement un potentiel non négligeable de récupération et d'utilisation de matériaux et d'objets de la vie courante.

Mais ce pas de vis universel, est aussi et peut être surtout extrêmement pertinent quand nous voulons ajouter a nos méthodes de transports, un moyen de filtrations tout aussi compact et performant que la bouteille Platypus.
Combinée avec un filtre paille "Aquamira Frontier Pro" (aussi avec un pas de vis universel), la Platypus devient un système d'hydratation direct ou a gravité des plus capable.




Les bouteilles Platypus offrent plusieurs capacités (1L - 2L - 4L - 6L) pouvant remplir des rôles différents au sein de nos systèmes. De nos kits voiture à nos sacs de randonnée en passant par une capacité plus lourde pouvant répondre aux besoins en eau de toute une famille, la bouteille Platypus est sans aucun doute un outil pertinent pour les organisations du survivaliste moderne.

Pour finir, voici quelques exemples de la polyvalence de la bouteille Platypus…

-Gourde.
-Poche a air / Flotteur expéditif.
-Oreiller.
-Bouillotte.
-Compresse froide (remplie de neige par exemple).
-Poche de perfusion expéditive.
-Poche d'irrigation pour les plaies.
-Loupe.



mardi 26 avril 2011

#2 - Le changement d'heure.






Deux fois par an nous changeons inévitablement d'heure.
Ces changements s'opèrent a deux moments importants; le passage a l'été, et le passage a l'hiver.

Il est difficile d'échapper à ces deux dimanches, et pour nous ils sont dédiés à nos organisations survivalistiques et courantes, et plus précisément au maintient et à l'évaluation de celles-ci.

Adaptation de notre matériel au changement climatique (kit voiture, Sac d'évacuation…), évaluation des médicaments au sein de nos sacs d'évacuations, de nos EDC, et de notre trousse de soins principale, maintenance et nettoyage du matériel, changement obligatoire de toutes les piles de nos détecteurs de fumée et de monoxyde de carbone, évaluation de nos réserves d'énergies (bois, gaz naturel, pétrole…), de nos ressources alimentaires et en eau, maintenance de l'isolation des fenêtres et des portes, vérification du bon fonctionnement des lampes torches, des réchauds, du système de chauffage, des extincteurs…


Petit truc utile donc, où deux fois par an nous nous assurons que nos organisations et notre matériel soient d'une performance impeccable et adaptée.
C'est aussi un bon moment pour, en famille, revoir nos plans d'évacuations et peut être, pourquoi pas, faire un petit exercice d'évacuation en réponse a un incendie par exemple.




Nos gouvernements devraient d'ailleurs promouvoir et déclarer ces deux jours comme des jours de responsabilisations personnelles et familiales…ils sauveraient des vies.

Je reviendrais sur ce concept dans un article plus complet, avec deux listes d'évaluations adaptées à chacune des dates.




dimanche 24 avril 2011

Le choix du chien de sécurité.






Le sujet du chien peut être extrêmement vaste et complexe.
De son choix a son rôle, de son histoire a sa morphologie, de son dressage a son entretien, il serait difficile de faire de nos amis a 4 pattes une réflexion survivalistique complète en un seul article.

D'un point de vu purement survivalistique, le chien est sans aucun doute d'un intérêt des plus pertinent, et il me parait logique que cet animal soit de l'organisation de l'humain depuis des milliers d'années, et reste aujourd'hui encore un élément pilier dans bien des domaines tels que la chasse et la sécurité.

Le chien, excel tout simplement a améliorer notre quotidien.



Certains groupes de babouins, adoptent (volent) les chiots de meutes pour s'assurer d'un système d'alarme efficace.
Cette pratique, définie sans aucun doute l'un des rôles du chien; le système d'alarme. 

Il me serait difficile aujourd'hui de partir camper dans nos régions sauvages sans le soutient des oreilles et du nez de mon chien.
Un chien veille et prévient naturellement, et cette caractéristique fait de lui un atout pertinent au sein de nos aventures naturelles, mais aussi en ce qui concerne la sécurité au sens large.

Quand bien même certaines races et certains chiens ne sont pas d'un mordant ou d'une nature pouvant être utilisée a une sécurité des plus percutante, ils sont tous plus ou moins bon a veiller sur nos nuits, et nous prévenir d'une anormalité.

Dans la plupart des cas, ils sont aussi capables d'une dissuasion qui n'est en aucun cas négligeable, et la plupart des malfaiteurs préférerons ne pas s'attarder la ou un chien exprime son mécontentement, et cela même si ce dernier n'est pas un Berger Allemand.





- Le choix du chien de sécurité.

Dans une optique qui tend a la sécurité personnelle, le choix du chien est sans doute des plus primordiale.
Daniel Brault, mon oncle, est un dresseur de chien professionnel avec plus de 30 ans d'expérience avec cet animal. 
Il est lui même utilisateur de chien d'intervention, et a écrit un livre sur le sujet que je recommande a tous intitulé "Dressage du chien a la sécurité" aux éditions Bertout Luneray.

Puisqu'il sait de quoi il parle, je vais ici reprendre certaines parties du chapitre de son livre ou il explique le choix du chien…et peut être qu'un jour il pourra lui même venir ici nous parler de son métier et de ses interventions.

Mon oncle et son chien au travail.



     Dans tous les cas, l'acquisition d'un chien est une démarche sérieuse. Il faut bien penser que nous prenons ce compagnon pour une douzaine d'années.

Il ne faut donc jamais prendre de décision a la légère, sans avoir auparavant analyser plusieurs points.

En premier lieu, la race; il n'est pas conseillé de prendre un chien trop lourd car il sera nécessaire de faire preuve d'une grande force physique pendant le dressage et les gros chiens (type dogue) ne sont pas rapides et peu maniables.
Ils tiennent beaucoup de place. En outre, ces chiens n'ont pas plus de puissance de gueule que des chiens de taille moyenne.
Le cout d'achat est très élevé et ils nécessitent plus de dépenses au niveau de l'entretien.
A un certain âge, ils ne sont plus dynamiques pour mener a bien leur travail.

Personnellement, je ne conseille pas les gros chiens mais plutôt des chiens de taille moyenne.

Nous énumérerons ici les principaux et les plus efficaces.

Nous mettrons notre avis sur chacune des races et les noterons a l'aide d'astérisques (*).

* * * *  Très bon.
* * *    Bon.
* *      Moyen.
*        A éviter sauf si beaucoup de qualités.



I - Berger Allemand * * * *




C'est le chien le plus représentatif de l'espèce canine et très certainement la plus prisé.

C'est un chien robuste et sur. Il est très facile a reprendre en main, même adulte. Il est apte a toutes disciplines, concours, secourisme, etc. C'est le chien de prédilection de l'armée et de la gendarmerie ainsi que de la protection civile (avalanches, catastrophes).

Ce chien possède de réelles qualités physiques qui en font un "passe partout".

Celui-ci jouit d'une réputation d'incorruptible et de battant donc, rien que sa présence lui permet de dissuader d'éventuels voleurs ou agresseurs.

C'est cependant un chien très soumis a son maitre, et celui-ci devra toujours se montrer très proche de son compagnon s'il veut en tirer le maximum d'efficacité a son travail.

C'est un chien d'un entretient facile.

Voyions ses origines:

Vraisemblablement originaires du Wurtenberg et de Thuringe, ce sont des chiens employés a la garde des troupeaux depuis très longtemps.

Ce n'est qu'a la fin du XIXe siècle que les choses deviennent plus sérieuses, On rencontre pour la première fois en exposition des Bergers Allemands en 1892, la robe tirant sur le blanc et le gris. Il n'y avait que deux chiens (Kirass et Greiff), tous deux appartenant a M. Von Knigge.
Ensuite la sélection du type est perpétuée par M. Reichelman qui fut un amateur averti et sera suivi ensuite par Arthur Meyer qui créa le "Verein fur deutsche Schaferhund" (et non Von Stephanitz) le 22 avril 1899. 
Ensuite le club sera de plus en plus actif avec des membres français, M.P. Megnin entre autre.

C'est surtout après la seconde guerre mondiale que ce chien connaitra une grande vogue en France sous le nom de "Berger d'Alsace" (pour ne pas dire Allemand) ou "chien loup" ou encore "chien policier".

Ce chien est de bonne taille, se situant entre 60 et 65 cm pour le mâle et d'un poids variant entre 30 et 36 kg et de 55 a 60 cm pour les femelles, d'un poids de 25 a 30 kg.
Le poil est court (fréquent) ou dur (rare) ou long (exclu pour la reproduction).



II - Berger de Beauce ou Bas Rouge ou encore Beauceron * * *




Sous ces trois noms, se cache le même chien, très certainement l'une des plus vielles souches françaises avec le Berger de Brie.
Ce n'est qu'a partir de 1893 que ces races seront différenciées.

Sur le plan du caractère, le Berger de Beauce est pour le moins spécial.

De ses origines de chiens de bouvier, il garde une très grande rusticité qui lui permet de supporter sans gêne n'importe quelles conditions climatiques.

Par ailleurs, ses qualités se transforment en défaut des que l'on aborde le travail un peu plus sérieux, manque d'obéissance, trop d'allant, chien qui a tendance a partir très loin de son maitre d'ou fugueur.
Sur le plan mordant, trop de fougue d'ou machonnage et manque de prise.
Tout cela rend le dressage difficiles et dénote un manque d'équilibre de caractère.

Les mâles de cette race frôlent les 40 kg et nécessitent de la part du dresseur une bonne force physique pour les maintenir.

Ses seules qualités sont donc sa rusticité, son entretien aisé et son apparence peu facile qui dissuade également les gêneurs. Ces atouts lui valent ses trois étoiles et son qualificatif bon.

Examinons maintenant le standard de ce chien, d'un bon gabarit et nécessitant donc un maitre d'une certaine robustesse.

C'est un chien d'une taille de 65 a 70 cm pour les mâles d'un poids de 37 kg environ, et d'une taille de 63 a 68 cm pour les femelles et d'un poids de 27 kg minimum. Le poil est court et donc d'un entretien ne posant pas de problème spécial.
Attention toutefois aux ergots qui peuvent être le siège de blessures si on utilise le chien dans des lieux accidentés (chantiers par exemple).



III - Les chiens de Bergers Belges.

La encore, c'est le même chien dans toutes les variées mais sous un pelage différent (depuis 1892).

-Poil court fauve charbonné sous masque noir pour les Malinois ou Berger de Malines.
-Poil long noir pour le Groenendael.
-Poil long autre que noir pour le Tervueren.
-Poil dur pour le Laekenois ou Berger de Laeken.
-Il y avait aussi une variété a poil court noir, peu répandue qui était appelée Laekenois, nom qui a été attribué au poil dur par la suite. Le poil dur était a ce moment appelé Berger de Bomm ou Anversois province dont il est originaire.

Comme pour la plupart des autres races, les chiens de Bergers Belges ont commencé a être bien définis a la fin du XIXe siècle.


a) Berger Belge Malinois * * * * (poil court fauve charbonné sous masque noir).




Aujourd'hui il est le plus grand concurrent du Berger Allemand.

Très en vogue auprès des utilisateurs en concours, particulièrement en ring (le ring est le terrain sur lequel évolue le chien, en dressage ou en compétition. Le terrain est aménagé d'agrès pour les sauts (Haie, palissade, fossé) et aussi de cachettes pour l'homme d'attaque), il est toutefois extrêmement sensible a son maitre.

Il est préférable de ne pas prendre un Malinois en premier chien, car les erreurs commises lors du dressage ne passent pas.

Ce chien très nerveux et donc toujours un peu "stressé" a besoin d'un excellent conducteur, habitué a la conduite de haut niveau. 
Par ailleurs, c'est un chien très affectueux avec ses proches: Attention aux intrus! Surtout avec un chien travaillé a l'intervention, il percute vite et fort.

C'est le plus souvent un sujet très réactif et très attentif, ce qui fait ses qualités.


b) Berger Belge Groenendael * * (poil long noir).




Sur le plan caractère, ce chien est moins équilibré que le Malinois ou le Berger Allemand. C'est un hystérique, difficile a contrôler et peu fiable.

Son entretien est plus astreignant du a son poil long.

Pour ainsi dire abandonné par les amateurs de compétitions, les bons Groenendaels sont rares. 
Son seul atout, c'est son apparence. Les chien noirs sont plus craints que les autres.

Je ne le recommande pas, sauf s'il se trouve être un très bon sujet, il faudra soigner le test lors de l'achat.


c) Berger Belge Tervueren * * (poil long autre que noir).




C'est un chien a mettre au même rang que le précédent.

Il est toutefois un peu plus calme, mais aussi inquiet, très nerveux comme tous les Bergers Belges.

La aussi le poil long est un handicap.


d) Berger Belge Laekenois * (poil dur).




Ce chien est peu connu en France.

En ce moment le club de cette race tente de le faire valoir, mais il y a bien longtemps qu'il est délaissé par tous les utilisateurs. Il faut éviter d'en prendre un pour un travail d'intervention.

Ne trouvant que peu de ces chiens a un bon niveau de travail, le caractère ne peut être suivi.


Standard des Bergers Belges.

Le mâle mesure entre 60 et 66 cm et la femelle 56 a 62 cm, le poids est d'environ 30 kg.
Comme nous l'avons vu, ces chiens sont différenciés par la texture du poil, mais ce sont les mêmes sur le plan morphologique.


IV - Berger de Brie * * (Briard).




Comme le Berger de Beauce, c'est un très vieux chien de bergers français; on entend parler du "chien de Brie" en 1809.

Sur le plan caractériel, ce n'est pas un violent et il ne présente pas beaucoup d'intérêt.
Il mâchonne énormément et est un peu mou.

Je ne le recommande pas.

C'est toutefois un chien imposant avec une taille de 62 a 68 cm pour les mâles et de 56 a 64 cm pour les femelles. Leur poids est d'environ de 30 a 35 kg.

C'est un chien d'entretien difficile vu son poil long.


V - Berger d'Ecosse * (Colley).




Sur le plan caractériel, c'est un petit chien, pas très sur de lui et un peu fragile pour le travail d'intervention.

Depuis ses origines, il a plutôt été employé comme gardien de moutons que comme chien de police ou autre.

Nous ne le voyons jamais dans les concours de chiens de défense ou il n'aurait aucune chance de briller.


VI - Bouvier des Flandres * * *




Les origines de ce chien sont obscures, Belges ou Françaises ? Mystère!

Apres la première guerre mondiale, la race était presque éteinte. Pour sauvegarder ce chien, on croisa les principales races de Bouviers (Flandres, Roulers, Belges).

Le Bouvier des Flandres est un chien très rustique, apte a tous les emplois, mais il n'est plus de nos jours beaucoup utilisé pour les concours. Au début du siècle dernier, ils étaient beaucoup employés dans les services de la police (ainsi que les Beaucerons).

Il a été supplanté par les Bergers Belges et Allemands. A l'heure actuelle, il n'est plus guère prisé par les dresseurs.

Pour le travail qui nous intéresse, c'est surement un bon chien, assez fonceur, solide.

C'est surtout son air peu engageant qui lui fait sa force. Il n'est pas tellement rassurant avec sa forte corpulence et ses poils rêches et ébouriffés, ce qui le rend d'ailleurs un peu difficile a l'entretien.

Le Bouvier des Flandres est donc un chien de forte taille; pour les mâles 62 a 68 cm avec un poids de 35 a 40 kg et de 59 a 65 cm pour les femelles avec un poids de 27 a 35 kg.

La encore, si le chien est de bonne qualité, il faut un maitre muni d'une bonne force physique.


VII - Boxer * *




Cette race dérive du croisement entre un "Bullenbeisser", chien de bestiaux, et du Bull Dog anglais.

Sur le plan caractériel, c'est un animal jovial, très nerveux et impulsif.

Il reste très longtemps joueur et prend tout a la rigolade. Le dressage reste pour lui un jeu et est délicat a effectuer.

Ce type de chien n'est pas spécialement apte a ce que nous recherchons.

Etant donné le peu d'ouverture de gueule qu'il possède, il faut préciser qu'il mord souvent, pour ne pas dire toujours, les extrémités du costume, d'ou le risque d'accident pendant le dressage (morsures aux doigts et aux pieds).

C'est également un chien sujet a des accidents cardiaques, ce qui rend sa vie plus courte que les autres, en outre il supporte mal la chaleur.


VIII - Dobermann * * *




Louis Frederic Dobermann d'Apolda en Thuringe commença a fasciner cette race pour assurer semble-t-il sa sécurité. 

Peu prisé par les amateurs de chiens de travail, surtout en concours ou il ne se distingue guère a cause de son caractère instable, aux réactions imprévisibles, le Dobermann doit être manié avec des pincettes.
Il convient de dire ici, que celui qui pourrait, en rentrant sur un terrain de travail(ring), savoir a quelques points prêts combien le chien va faire (ce qui est possible a des conducteurs de chiens plus équilibrés, sauf accident bien sur) serait certainement dans l'erreur a l'arrivée.
Dans les pointages, entre deux concours, il n'est pas rare de voir des différences énormes, qui ne sont nullement dues aux conditions climatiques ni au travail de l'homme d'attaque (qui applique le règlement), mais bien au caractère instable du chien.

Ce chien jouit d'une bonne réputation en tant que chien d'intervention pour une seule raison, son agressivité. Il est très difficile a dresser aussi bien a l'obéissance, a cause des ses réactions surprenantes a n'importe quel moment, qu'au mordant ou il ne tient pas ses prises.
Il ne peut donc pas entrainer la puissance de gueule qui en ferait un bon chien de travail.

Ses atouts sont en premier lieu sa réputation de dur des durs (injustifiée) et en second lieu le fait de ne pas tenir ses prises qui fait qu'il peut menacer (mais seulement menacer) plusieurs adversaires en même temps.

Apres un bon travail, on pourra tout de même obtenir un bon coup de dent qui pourra dissuader un agresseur. Ces différents atouts lui valent tout de même un "trois étoiles" (bon).

Sur le plan physique, c'est un chien de bonne taille qui n'a pas une apparence facile et il est d'un entretien aisé.

Pour le mâle, la taille est de 66 a 70 cm et pour la femelle de 63 a 67 cm. Son poids est d'environ de 30 a 43 kg.


IX - Berger Picard *




Ce chien est actuellement en train de remonter la pente et ne présente que peu de qualités caractérielles pour ce qui nous concerne.

Pour l'instant, on n'en trouve pour ainsi dire pas en concours ou il n'aurait vraisemblablement pas beaucoup de chance a se classer a un niveau honorable.

Je le déconseille donc, mais toutefois, si l'on trouve un bon sujet, il faudra s'y intéresser.


X - Riesenschnauzer * * (Schnauzer géant).




C'est un chien de bonne taille; 65 a 70 cm pour les mâles et de 60 a 65 cm pour les femelles. Son poids varie de 30 a 45 kg.

Malheureusement, nous ne le voyons pas en concours.

Sélectionné en fonction de caractère, il est malgré tout impressionnant. C'est pour cela que je lui attribue un qualificatif "moyen".

Son poil dur et épais le rend d'un entretien délicat.


XI - Rottweiler * *




Sur le plan caractériel, c'est léger. Personnellement j'en ai vu des bons mais aussi des mauvais.Il faudra donc faire attention lors de l'achat. Son apparence n'est pas spécialement dissuasive.

Pour le moment il n'est pas tellement présent aux concours, mais il a tendance a être dressé par des jeunes qui veulent entrer en compétition avec une autre race que celle du Berger Allemand ou du Malinois. souhaitons leur bonne chance car il y a du travail.

Le mâle mesure 60 a 68 cm et la femelle 55 a 63 cm. Leur poids est d'environ 42 kg pour la femelle et de 50 kg pour le mâle.

Si le chien est battant, il faut donc un maitre solide.




Comme nous le voyons, il existe beaucoup de races de chiens aptes au travail d'intervention. chaque personne pourra décider de son choix. 
Ici, j'ai classé les principales, en fonction de leurs qualités.

En définitive, le travail ne change pas, le dressage sera toujours le même, quel que soit le chien.

Dans le cas présent, il vaut mieux mettre les atouts de notre coté et aller au plus efficace, donc prendre un chien avec qui nous pourrons espérer les meilleurs résultats.

Personnellement, je pense qu'il y a deux races de prédilection, le Berger Allemand et le Berger Malinois. Ce sont des chiens qui présentent de grandes qualités de travail, plus facilement dressables que les autres et, dans la vie courante, très attachés a leurs maitres et leur témoignant une grande tendresse.