jeudi 31 mars 2011

Le Patriotisme.






Quand "The Stars and Stripes" est présenté a l'envers, il désigne une situation de détresse, ou la vie et/ou la propriété d'un citoyen est en grave danger.

Quand bien même cette méthode de signalisation est plutôt d'une logistique militaire, la présentation symbolique du drapeau Américain a l'envers est devenue de plus en plus présente dans nos rues ces dernières années, exprimant sans détour un sentiment de détresse symbolique lié a la santé du pays, ou celui-ci est perçu "a l'envers".


Le drapeau Américain est d'une présence incontournable dans mon pays d'accueil. 
Dans ma rue, qui doit être d'environs 30 maisons, 50% de celles-ci arborent a leurs portes d'entrées un patriotisme résolu.
Les jours de fêtes Nationales telle que le 4 Juillet, ce taux d'expression patriotique s'élève a presque 100%.




En fait, il me faut avouer que je n'aurais jamais imaginé participer d'un tel patriotisme grandissant en France. Mes parents n'ont jamais eu de drapeau Français, et il m'est difficile de me souvenir d'un citoyen Français afficher sur sa maison son patriotisme aussi simplement que nous le faisons ici…d'ailleurs, je n'ai vraiment trouvé mon identité Nationale qu'au service militaire, et ma participation au défilé du 14 Juillet aura sans doute été un moment privilégié pour moi.

La différence patriotique qu'il m'est possible d'apprécier en tant qu'immigré et ayant prit de l'âge, est sans aucun doute que culturellement, l'affichage patriotique en France est souvent lié a une position politique qui s'aligne avec certaines tendances de droite.
Si le FN par exemple est d'un patriotisme ou le drapeau Français fait partit intégrante de son image, il devient alors difficile pour certains ne partageant pas les mêmes opinions et idéologies politiques et sociales d'assumer la présentation du dit drapeau.

Les ados n'ont pas de drapeaux Français sur leurs cartables, et leurs parents n'ont pas de drapeaux Français chez eux.

Cette remarque n'est bien sur qu'une généralité et un raccourcit prémédité, pour m'affranchir peut être d'un manque totale de patriotisme Français tel que je le comprends et le vit aujourd'hui.
Bien sur, ma position est particulière, et quand bien même la France est le pays ou je suis né, quand bien même le Français est ma langue maternelle, quand bien même mes racines culturelles, mes organisations mentales et mes sensibilités sont toutes d'une origine Française, mon coeur est lui Américain…et c'est en voyant "Old Glory" parsemer la fabrique de nos rues, de nos villes et de nos campagnes, que je sais.


Il me semble, simplement, que la fracturation de la France rend aujourd'hui un rapport patriotique sain extrêmement complexe. 
"La liberté guidant le peuple", est l'image qui me vient a l'esprit quand je tente d'expliquer la différence entre l'émanation patriotique Américaine, et celle de la France.




La liberté ne guide malheureusement plus le peuple Français, et si la présentation du drapeau a l'envers pouvait avoir un sens en France, alors je vous inviterais tous a exprimer la détresse qui hante le territoire.


Pour nous, la présentation du "drapeau a l'envers", exprime cette détresse Américaine qui germe d'un cynisme provoqué par tous ces vents venant agiter la fabrique même d'un pays fondé sur la liberté.
Politique et politiciens, guerres, économie, immigration…sont autant de problèmes que le peuple se doit d'exprimer, et si les pères fondateurs pouvaient participer (Benjamin Franklin, George Washington, John Adams, Thomas Jefferson, John Jay, James Madison et Alexander Hamilton), ils seraient les premiers a penser une révolution et a s'interroger sur cette trahison et cet abus de confiance qui résonne de part nos frontières ces jours-ci.


Il me parait évident que ce blog ne peut pas être d'un élan politisé, et cela même si les articles proposés touchent parfois a des sujets qui indéniablement influences la sphère politique.
Quand bien même mon intention n'est autre que d'exprimer l'importance de l'indépendance et de la responsabilisation au sens large, et donc d'une certaine liberté, il me faut admettre que ces tendances sont plus ou moins d'une émanation politique.
Cette émanation transpire parfois au travers des articles, parce qu'elle détient une envergure sociale et idéologique qui s'affirme dans notre survie de tous les jours.

Un peuple divisé, est un peuple endetté…pauvre d'un patriotisme qui conduit l'un a haïr l'autre, pauvre d'un patriotisme qui nourrit l'individualisme, pauvre d'un patriotisme qui comme un cancer nous prive d'une indépendance et d'une liberté des plus fondamentale au sein de la survie.

Du politiquement correcte a l'opportunité intellectuelle avec bénéfices, il n'y a qu'un pas avant de s'engager dans un univers qui ne ressemble en rien a la promesse de notre histoire (que celle-ci soit Américaine ou Française), et le patriotisme est donc avant toute chose de réaliser cette promesse.

Le patriotisme est un engagement qui symbolise le potentiel de notre pays. Il n'est donc pas représentant d'un parti politique, mais bien d'une fondation pour laquelle beaucoup ont sacrifié leurs vies…et cette fondation est pour nous la liberté.

"Liberté, Egalité, Fraternité".

Quand la Liberté se fait rare et complexe, quand l'Egalité devient subjective et relative, et quand la Fraternité est fracturée et oubliée…nous évoluons des lors dans un univers qui ne ressemble plus la promesse de notre pays, et le patriotisme est alors un retour a la source qui capture l'essence même de notre histoire, et veille a la santé du pays.

Le patriotisme, c'est tout simplement de se sentir concerné par cette promesse, par ce potentiel…par la santé physique et psychique du pays, et donc de nos compatriotes.

Se sentir concerné, est d'ailleurs la force motrice de ces gestes impersonnelles et engagés qui viennent se confronter a l'urgence ou la détresse, que celle-ci soit physique ou psychique. C'est le citoyen qui intervient et risque sa vie pour aider une personne en détresse, c'est le pompier, le militaire ou encore le policier qui fait son travail de sentinelle au quotidien, c'est les mères et les pères de famille qui transmettent a leurs enfants des valeurs saines, et c'est ces mêmes enfants qui laissent leurs places a une octogénaire dans le bus…

Le patriotisme, c'est aussi de connaitre l'histoire qui a forgée nos pays des les premières heures. C'est de s'attarder a une éducation englobante d'un passé qui devrait nous aider a construire un lendemain toujours amélioré, et non saccagé et tripoté a ne plus savoir la direction originelle.

Le patriotisme, est le sacré d'un tout qui alimente une relation a notre univers culturel inséparable de la santé générale du pays.
Le patriotisme, c'est de se demander ce que nous pouvons faire pour notre pays, et non ce que notre pays peut faire pour nous…et tous les sujets abordés ici s'alignent avec cet état d'esprit, car je suis un patriote.






mardi 29 mars 2011

L'or et l'Argent.






Le pouvoir d'achat d'une pièce en argent de 31 grammes (1 Troy once) en 1970, est approximativement le même aujourd'hui.

L'or et l'Argent métal, se résumes en temps normaux a un moyen efficace et pertinent de négocier l'impact de l'inflation, qui n'est autre qu'une baisse durable et continue de la valeur de la monnaie, avec pour conséquence la montée de l'ensemble des prix.

Cette simplification économique qui j'en suis sur énervera certains, est pourtant la réalité pragmatique de nos organisations monétaires.
Si papa et maman avaient mit 100 francs de coté a notre naissance en 1970 pour nous faire un cadeau le jour de nos 40 ans, nous serions j'en ai bien peur a mastiquer un carambar.
Si par contre ils avaient mit de coter une valeur égale a 100 francs mais en Argent, nous aurions aujourd'hui l'équivalent d'environs 100E de pouvoir d'achat.

L'inflation du monde.


Si cette simplification démontre l'utilité de voir nos organisations financières intégrer certains métaux en rapport a l'inflation, il n'en est pas moins que l'or et l'Argent ont pour le survivaliste des rôles bien plus larges qu'une simple méthode de conserver dans le temps notre pouvoir d'achat.

L'or et l'Argent, sont avant tout d'une histoire humaine qui repose sur l'échange, et le premier métal utilisé comme monnaie aura été l'Argent, avec des lingots servant pour le commerce datant de plus de 4000 ans. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard, si nous continuons d'appeler notre monnaie fiduciaire "argent".

L'Argent, est resté le métal monétaire le plus fréquent pour les transactions courantes jusqu'au XXe siècle, et on le retrouve encore aujourd'hui dans certaines pièces bimétalliques, comme la pièce de 20 pesos au Mexique par exemple.


La force économique des métaux précieux, réside dans le fait que ce sont des ressources limitées. Il n'y a qu'une certaine quantité d'or et d'Argent métal au monde, et cette limitation influence en retour la valeur et la stabilité de ces produits.

En contrepartie, notre économie moderne fiduciaire du "papier-monnaie", est capable d'être arbitrairement émise par un Etat par exemple, et se base principalement sur la confiance (dépendance ?) du public.
Cette organisation économique, est alors extrêmement susceptible d'être soumise au phénomène d'inflation, et comme nous avons été capable de l'observer ces derniers mois en Egypt et en Tunisie, se prête facilement a l'aggravation ou le déclenchement de troubles sociaux plus ou moins sévères.

30 ans de l'or.

30 de l'Argent.



Le rôle de l'or et de l'Argent au sein de troubles sociaux par exemple, ou plus généralement lors d'une situation difficile voir critique, est alors une raison de plus de se pencher sur l'aptitude de ces métaux a stabiliser nos besoins d'échanges, et conserver un pouvoir d'achat pouvant être pertinent en cas de crise.

Quand bien même il nous est impossible de manger ou de boire notre organisation or-Argent (argument fatidique de ceux la qui n'envisagent qu'une survie des plus apocalyptique), quand bien même cette organisation n'est pas de la réduction immédiate d'un besoin physiologique vital, il nous est impossible de nier que le monde de la survie n'est pas linéaire et prédicable, et que des lors, il est possible que nos besoins, que notre survie, repose effectivement sur un pouvoir d'achat et d'échange adapté a un monde ou nos systèmes de support, et donc notre économie fiduciaire, n'est plus reconnue ou utilisable pour une raison ou pour une autre.

Apres tout, il nous faut bien admettre que la totalité des crises et des événements catastrophe de notre histoire n'a pas encore fait naitre l'apocalypse!

Comment pourrions-nous d'ailleurs nier le pouvoir de l'or et de l'Argent au sein d'une situation de survie telle que la deuxième guerre mondiale par exemple, ou beaucoup auront utilisés ces métaux pour survivre une persécution ethnique, religieuse, ou plus largement les conséquences d'une guerre mondiale sur la population civile.


La troisième influence et utilité du métal précieux pour le survivaliste, s'exprime au travers d'une philosophie et d'une manière d'aborder notre monde, qui invariablement vise une maximisation de notre liberté, de notre pouvoir personnel, et de notre indépendance.

Si les réserves nationales et les banques du monde ont décidées de quitter une organisation économique basée sur l'étalon-or il y a environs 50 ans pour s'affirmer au travers d'une monnaie-papier, c'est que cet arrangement sert l'intérêt des plus riches, et accroît sensiblement la dépendance des "autres".

Le moyen le plus aisé pour répandre et accroître la dépendance du citoyen, reste l'endettement, et l'endettement est une des conséquence que l'économie fiduciaire cristallise. 
Non pas que l'endettement n'existait pas au temps de l'étalon-or, mais que notre endettement est devenu beaucoup plus simple et rapide a installer, et ceci que ce soit au niveau individuel, ou au niveau de nos pays…mais ceci est un autre sujet.


Pratiquement, l'or et l'Argent protègent notre pouvoir d'achat dans le temps contre le phénomène de l'inflation, nous permettent une méthode d'échange et de commerce stable et reconnue dans le monde entier et ceci quand bien même nos organisations économiques s'effondrent ou en cas de crise, et nous invitent a poursuivre une intention d'indépendance économique et philosophique, la ou les organisations fiduciaires nous emprisonnent dans une cellule fiscale des plus perverse et convulsée.


Il y a environs 5 ans, mon organisation économique était d'une décentralisation systématique de nos finances. Un peu dans une banque, un peu dans une autre, et beaucoup "sous le matelas", soit pour nous dans nos coffres (au passage, si vous pouvez, achetez un coffre fort!).

Seulement, un billet de 100$ perdait inévitablement de sa valeur chaque année, victime d'une inflation asservissante…
Je voulais absolument posséder du liquide a la maison, juste au cas ou nous aurions eu a évacuer notre domicile, ou une situation quelconque telle qu'une urgence médicale (nous n'avons pas d'assurance ici, et nous payions le plus possible en liquide quoi qu'il arrive)…ou encore l'impossibilité de retirer notre argent; coupure de courant, crise économique, émeutes et autres tensions ayant le pouvoir de nous interdire le retrait bancaire.

L'importance d'avoir du liquide chez soi est sans aucun doute d'une préparation intelligente et d'une gestion du risque prévoyante et englobante, mais la nature de notre économie fiduciaire est telle, que nous sommes forcés d'admettre que "sous le matelas", devrait être d'une diversification adaptée au monde de la survie, et donc inclure non seulement du liquide, mais aussi une certaine quantité de métaux précieux tel que l'or et l'Argent.


1- Forme.

L'or et l'Argent s'achètent sous plusieurs formes…les deux principales étant les lingots et les pièces.
Quand bien même les lingots offrent des possibilités plus large quand a l'équation valeur/volume/cout, ils ne sont que très spécialisés pour le survivaliste qui se doit de contempler une organisation pouvant répondre a une multitude de paramètres tel que le déplacement, l'évacuation, l'échange et le commerce de petites valeurs et la discrétion par exemple.

Les pièces sont alors extrêmement pertinentes, car elles offrent une multitude d'avantages au sein d'une situation dramatique.




De part leur taille, les pièces sont généralement de valeurs plus petites, et donc se prêtent facilement a l'échange et l'achat d'objet ou de services ne demandant pas des sommes extraordinaires.
Eau, nourriture, allumettes, savon, produits hygiéniques, vêtements, piles électriques, bâches et tarps, outils, munitions, cartes routière, gants de travail, corde, popote et containers…il serait difficile d'imaginer ici un commerce s'appuyant sur des valeurs allant au delà de quelques onces.

Les lingots, sont par contre un excellent moyen d'obtenir ces métaux a des prix extrêmement compétitifs, et cette forme invite une organisation des plus redoutable quand a la minimisation du phénomène d'inflation et du stockage de volumes importants.

L'autre avantage des pièces, est qu'elles sont d'une nature qui ressemble notre monnaie fiduciaire (en circulation jusqu'en 1980 pour les pièces en Argent) et d'une dénomination et de marques qui rend le collectif beaucoup plus a l'aise et empreint a l'échange.





2- Or, Argent métal, ou les deux ?

Quand bien même l'or est souvent l'objet de notre convoitise, il me semble beaucoup plus pertinent aujourd'hui de se pencher sur l'Argent métal.

Même si il ne fait aucun doute que l'or a sa place au sein de nos organisations financières, il ne fait aucun doute non plus que ce métal a atteint des prix exorbitants.
Personnellement, il m'est difficile de justifier une telle dépense aujourd'hui, et quand les prix se stabiliseront, nous pourrons peut être envisager de réintégrer l'or a notre effort de diversification économique.

L'Argent métal, en revanche, a des avantages sur l'or qui ne sont pas a négliger.

Un des avantages qui me tient a coeur, est tout simplement que l'Argent est financièrement accessible a la majorité d'entre nous, et que sous la forme de pièces telles que le 50F Hercule par exemple, il n'est pas soumit a la TVA, car les pièces démonétisées ayant eu cours en France ne peuvent être taxées.

En plus d'éviter la TVA a 19,6% (quand même)…il est facile et accessible d'acheter une pièce en Argent ici et la, et de se construire une réserve au fur et a mesure sans prendre trop de risques, ou devoir se séparer d'une somme importante d'un coup.


3- Combien ?

Puisqu'il est question d'une diversification de notre portefeuille et d'une méthode d'échange qui se base sur une économie personnelle responsable, prévoyante et engagée, il me semble important de ne pas succomber a la fièvre d'une monnaie métal.

10% maximum de notre capital en or et/ou en Argent me semble être une stratégie raisonnable.
Les deux métaux peuvent être combinés, mais encore une fois, et certainement ces temps-ci, s'orienter vers l'Argent métal me semble être plus intéressant que l'or, surtout pour ceux qui n'ont jamais étudié cet univers.

Pour vous donner une idée…mon premier pas dans l'achat de monnaie métal a été de 20 pièces "Silver Eagle" en Argent de 1 Troy once chacune, soit environs 31 grammes.
Puisque l'Argent métal n'est pas taxé aux US, la transaction en liquide et non enregistrée a été de 400$ il y a maintenant quelques années.

Aujourd'hui, mon Argent a plus que doublé de valeur.


4- Quelles pièces ?

Les pièces les plus répandues et reconnues mondialement devraient nous offrir ici une excellente manière de nous assurer que notre méthode de commerce puissent être aisément acceptées en cas de transaction, et ceci dans n'importe quel milieu.

Les pièces en Argent qui nous intéressent sont alors les "Maple Leaf" du Canada, les 50F Hercule Français (les 50F Hercule son d'un poids fin de 27g d'Argent, alors que les 10F Hercule sont eux d'un poids fin de 22,5g d'Argent), les "Mexico Libertad", et les "Silver Eagle" Américain.

Au passage, le 50F Hercule est au cours d'aujourd'hui a 22,87E…cette pièce reste sans doute le meilleur choix pour la France.






Lien;

-Site permettant d'observer les cours de l'or et de l'argent sur 5 ans, mais aussi de connaitre le prix des pièces les plus répandues:






dimanche 27 mars 2011

Le nucléaire aujourd'hui.






En parcourant les places publiques ces derniers temps, il nous est difficile d'ignorer la lourde présence du nucléaire. 
L'événement Japonais qui perdure, est sans aucun doute l'expression d'une angoisse mondiale quand au rôle du nucléaire aujourd'hui, mais aussi et surtout de ses dangers demain.

Quand nous parlons du "nucléaire", nous parlons avant tout d'énergie.
Cette énergie, qui s'exprime en toute chose, représente un certain potentiel d'action et de possibilité qui influence la totalité de notre position par rapport a notre univers.

Pour vivre, nous avons besoin d'énergie…pour vivre "mieux", non seulement nous avons besoin d'énergie, mais surtout, nous avons besoin d'une énergie optimisée et adaptée a nos besoins.
Le plus nos besoins sont importants, et le plus notre énergie se doit d'être optimale pour répondre a la demande.




Ce rapport entre nos besoins et l'énergie est pertinent, car il défini le rôle du nucléaire aujourd'hui, mais aussi nos besoins a venir…et nous nous retrouvons alors face a un problème des plus complexe.


Le terrain énergétique sur lequel nous évoluons est extrêmement réduit si nous l'opposons a la demande globale croissante.
Non seulement la demande globale en énergie augmente chaque jour a un taux exceptionnel, mais en plus, cette demande s'oriente invariablement vers une organisation générale fondée sur une consommation énergétique des plus large.

Nos besoins en énergie sont alors exponentiels, et le rapport production/demande qui impact notre monde moderne, se métamorphose en une machine infernale qui ne peut faire autrement que de se nourrir d'elle même.




Tchernobyl, Three Mile Island et aujourd'hui Fukushima par exemple, ne sont que les effets d'une relation a l'énergie gouvernée par nos besoins toujours plus important, et par la rationalisation systématique d'une demande toujours plus pressante.

Les chiffres associés au développement de l'énergie nucléaire dans le monde reflètent d'ailleurs cette inévitable course-poursuite qui s'opère devant nos yeux.
En 2009, le nombre de centrales nucléaires opérationnelles et commerciales dans le monde était de 436. 
Aujourd'hui, nous avons plus de 440 centrales opérationnelles, et reparties dans 30 pays différents, avec une production continue de 14% de l'électricité globale.
56 pays utilisent plus ou moins 250 réacteurs de recherche en plus des 440 centrales, et plus de 140 navires sont propulsés par 180 réacteurs.




Demain, la Chine et l'Inde a elles seules, rajouteront plus de 200 centrales aux 400 déjà présentent.
Au total, le nombre de centrales nucléaires dans le monde atteindra les 900 en très peu de temps.




Que nous soyons d'accord ou pas avec l'utilisation commerciale et/ou militaire de l'énergie nucléaire, n'a eu et n'aura aucun impact sur l'avenir de son développement…celui-ci est inévitable, parce que la demande est inévitable.

Comment pourrions nous d'ailleurs, nous qui bénéficions directement ou indirectement de l'énergie nucléaire depuis quelques dizaines d'années maintenant, interdire ou réguler l'utilisation de cette promesse énergétique a des millions de chinois par exemple, qui de leur muraille observent et souhaitent une manière de vivre pouvant leur offrir les mêmes opportunités énergétiques que sont les nôtres.


Le problème énergétique qui nous menace n'est pas a proprement parler de telle ou telle source…pour la plupart d'un potentiel pouvant menacer l'équilibre précaire de notre monde, mais bien de notre propre rapport a l'énergie même, et il nous faut  des lors étudier notre consommation.




Le roi soleil, avait lui une consommation énergétique des plus fantastique. Des jardiniers aux cuisiniers, des cochets aux bucherons, des servantes aux aristocrates, des charpentiers aux artisans, la dépense énergétique produite et maintenue pour faire vivre l'univers du roi était des plus importante.

Aujourd'hui, nous sommes des millions, des milliards de rois soleil.
De nos machines a laver a nos voitures, de nos avions a nos ordinateurs, de nos ampoules électriques a nos fours a micro-ondes, de nos trains a nos frigidaires, de nos supermarchés a nos systèmes des eaux, notre dépense énergétique brute, rivalise et/ou dépasse largement celle du roi soleil.


Si l'événement de la centrale nucléaire de Fukushima nous amène aujourd'hui a douter de la nécessitée et du rôle de l'énergie nucléaire, il me parait essentiel dans un premier temps de remettre en cause notre rapport personnel au monde de l'énergie.

Avant d'aller acheter des pilules d'iodes, avant de penser a une protection personnelle plus ou moins adaptées a l'incident nucléaire, avant de protester, avant même d'avoir peur et de s'interroger sur la portée et la direction d'un nuage radioactif venant de l'autre bout de la planète, ou la possibilité d'un autre incident plus proche, plus sévère…nous nous devons de contempler notre propre impact énergétique.

Si nous voulons que nos enfants, et leurs enfants après eux puissent évoluer dans un monde qui n'est plus basé sur une surconsommation énergétique suicidaire, une remise en question me semble inévitable pour nous donner les moyens d'explorer des énergies renouvelables telles que le solaire, et de réduire intelligemment notre consommation générale.

Puisqu'il est question ici de survivalisme…cette remise en question ne peut que nous diriger encore et toujours, vers une manipulation consciente de nos rapports énergétiques pouvant nous dégager d'une relation de dépendance qui menace directement ou indirectement un bien être globale, tout en influençant nos possibilités de réactions face a une catastrophe telle que Fukushima.

Tout comme nos gouvernements n'ont de cesse de nous répéter que nos pays respectifs doivent tendres a une indépendance énergétique des plus efficace, nous nous devons individuellement de tendre a cette même indépendance.

La seule différence, est que contrairement aux solutions proposées et installées par nos gouvernements, notre indépendance se doit d'être durable, intelligente et responsable.


Quand bien même l'énergie nucléaire offre un rendement pertinent et adaptée a la demande actuelle et future, elle reste dangereuse et instable…et le risque d'une catastrophe est inévitable, parce que nos organisations nucléaires sont susceptibles d'être les victimes d'un séisme, d'une attaque terroriste, d'une erreur humaine, d'une simple usure ou encore d'un événement tel qu'une pandémie, pouvant réduire dangereusement le nombre de personnes qualifiées et capables de maintenir nos centrales…

L'indépendance au sens large, offre alors un moyen efficace et rationnel de limiter l'impact d'un incident nucléaire prêt de chez nous.
Fukushima, devrait ici non pas réveiller en nous une peur éparpillée par rapport a l'événement critique nous propulsant dans une série de gestes maladroits et complètement inadaptés, mais servir de support pour réaliser que notre dépendance au sens large, ne fait de nous que des victimes.

Pénurie d'eau potable, pénurie de nourriture, instabilité sociale, effondrement économique, surcharge des services de santé, interruption totale ou partielle de la majorité de nos systèmes de support…que l'événement soit d'une catastrophe naturelle ou d'une urgence nucléaire, notre dépendance limite nos chances de survie, mais aussi invariablement contribue au désastre, et a notre future.

Si l'incident de la centrale de Fukushima doit nous apprendre quelque chose, c'est que notre dépendance nous condamne invariablement a subir les conséquences d'événements faisants pressions sur nos organisations humaines toujours plus nombreuses, toujours plus densifiées, toujours plus fragilisées.


Les solutions sont alors d'une priorité environnementale qui s'organisent selon le niveau de risques de chacun, mais quoi qu'il arrive, et quel que soit notre environnement ou la distance qui nous sépare d'une centrale nucleaire, les fondations restent ici la construction d'un kit de survie, la construction d'un sac d'évacuation, et la mise en place d'un plan d'action.

En parallèle a cette préparation, il me semble donc pertinent de nous orienter vers une réduction systématique de notre consommation énergétique, et de mettre en place des moyens durables pouvant influencer directement ou indirectement notre niveau d'autonomie…notre niveau d'indépendance.