lundi 28 février 2011

Le Glock 19.






En 1982, le premier Glock (17) fait son apparition sur le marché de l'arme a feu. L'ingénieur Autrichien Gaston Glock, n'ayant aucune expérience avec le monde de l'arme mais ayant une maitrise dans les produits synthétiques polymères, développe une des premières arme "en plastique".

Malgré une résistance initial du marché due a certaines inquiétudes concernant principalement la durabilité et la fiabilité d'une arme a feu "en plastique" donc, les Glocks sont devenus la ligne de produit la plus profitable de la compagnie, avec 65% de la part du marché de l'arme de poing aux Etats Unis.


En 1980, l'armée Autrichienne annonce qu'elle recherche une nouvelle arme de poing pour remplacer leur Walther P38 datant de la deuxième guerre mondiale.
Le ministère de la défense formule alors une liste de 17 critères pour la nouvelle génération de pistolet de service.

1- Le design se doit d'être semi-automatique.
2- L'arme doit tirer la munition standard NATO en 9x19mm Parabellum.
3- Les chargeurs ne doivent pas avoir besoin d'une assistance quelconque pour recharger l'arme.
4- Les chargeurs doivent avoir une capacité minimum de 8 balles.
5- Toute action nécessaire pour préparer l'arme a être tirée, et toute action requise après le tir doit pouvoir être exécuté d'une seule main, soit la gauche soit la droite.
6- L'arme doit être parfaitement sécurisée contre les décharges accidentelles dues aux choques et aux chutes d'une hauteur de 2 mètres sur une plaque d'acier.
7- Le désassemblage et le réassemblage doit être possible sans outils.
8- L'entretient et le nettoyage de l'arme doit être possible sans outils.
9- La construction de l'arme ne doit pas excéder 58 pièces individuelles (l'équivalent du P38).
10- Les outils de mesures et de tests ne doivent pas être nécessaires pour le maintient de l'arme sur le long terme.
11- Le fabricant est requit de fournir au ministère de la défense un set complet de dessins et de diagrammes. Ces plans doivent être fournis avec tous les détails de production de l'arme.
12- Toutes les parties constituantes doivent être interchangeables entre les armes.
13- Pas plus de 20 fonctionnements défectueux sont permis durant les 10 000 premiers tirs, pas même les défaillances les plus simples pouvants être réglées sans l'utilisation d'outils.
14- Apres les 15 000 premiers tirs de munitions standards, l'arme doit être inspectée pour l'usure. L'arme sera ensuite utilisée pour tirer une cartouche surpréssurisée de 5000 bar (la pression normale et maximale pour le 9mm NATO étant de 2520 bar). Les parties constituantes critiques doivent être capables de continuer de fonctionner normalement, sinon l'arme sera disqualifiée.
15- Durant une utilisation normale, sous aucune circonstance l'utilisateur ne peut être en danger due a l'éjection d'une douille.
16- L'énergie de la bouche de l'arme doit être d'un minimum de 441,5 J avec une cartouche de 9 mm S-round/P-08 Hirtenberger AG.
17- Les armes aux scores de moins de 70% du totale des points possibles ne seront pas considérées pour une utilisation militaire.

Le Glock 17 surpasse 8 candidats; le P7M8 et le P7M13 de Heckler & Koch, Le P9S, le P220 et le P226 de Sig-Sauer, Le modèle 92SB-f de Beretta, une version du Browning Hi-Power de FN Herstal et le GB de Steyr…et est adoptée par les forces de l'ordre et l'armée Autrichienne en 1982 sous le nom de P80, avec une première commande de 25 000 armes.

Le résultat des tests exécutés sur le Glock 17 par le gouvernement Autrichien lui donne une réputation qui voyage sur toute l'Europe mais aussi aux USA, ou le département de la défense espère lui aussi remplacer son M1911.

Dès 1992, plus de 350 000 Glocks sont vendus dans 45 pays différents, avec 250 000 aux US.

Avec 4 générations et 38 modèles, le Glock est aujourd'hui utilisé par les services d'ordre et les armées de 47 pays différents, notamment le GIGN en France. 
Simple, fiable, robuste, et ceci quel que soit le modèle choisit, le Glock est sans aucun doute une arme de poing qui mérite une attention particulière pour le survivaliste.




Quand nous considérons l'achat d'une arme a feu, et d'un point de vue qui s'aligne avec le survivalisme, une des toute première considération devrait être de la robustesse.
Si l'AK47 (et ses variantes) est devenue l'arme longue de prédilection pour les individus cherchant un outil capable d'être traîné dans la boue tout en restant fiable, c'est que le soucis du survivaliste est de pouvoir faire évoluer ses outils dans un monde dur et éprouvant, sans perdre pour autant la possibilité de pouvoir utiliser un matériel parfois complexe.

L'AK47, est la parfaite représentation de l'utilisation d'une mécanique "complexe", sans les problèmes et les conséquences dues a une activité extrêmement contraignante sur certains outils.




Une arme a feu s'use. Une arme a feu vieillie et se fragilise, et ceci dans des conditions optimales. Si le monde de la survie anticipe un univers hostile, le choix de notre équipement se doit de refléter ces conditions difficiles ou la propreté et le soin n'est pas toujours possible.

Quand bien même il existe des armes de poing pouvant endurer ces conditions, il n'en existent pas beaucoup qui soient capables de le faire tout en répondant a certains critères indissociables d'une résolution survivalistique.
L'arme de poing du survivaliste doit non seulement être extrêmement fiable, robuste et efficace, mais elle doit aussi être d'une construction simple, de pièces répandues et donc d'un modèle utilisé par une majorité et ceci dans plusieurs pays, d'un calibre reconnu mondialement, de pouvoir fonctionner avec une multitude de munitions, et d'être d'une opération, d'une capacité, d'un poids et d'une taille favorisant son utilisateur, et ceci quel que soit son gabarit, et/ou ses connaissances et ses expériences avec une arme a feu.

Un Desert Eagle est peut être un outil fiable et efficace, mais en aucun cas cette arme remplie les critères du ministère de la défense Autrichienne, ou ceux d'un survivaliste.

Quand bien même le Glock 17 est cette arme qui aura déclenchée l'avalanche Glock, ce modèle présente quelques inconvénients au sein d'une organisation qui se veut englobante.
La taille du Glock 17 est a mon humble avis le seul paramètre qui empêche cette arme d'être une solution adaptée quand a la sphère de la défense personnelle et plus généralement d'une organisation survivaliste.

Un gabarit limité aura beaucoup de mal a apprivoiser la taille du Glock 17, et puisqu'il est primordiale de se sentir a l'aise et confiant quand a l'adoption de tout système de défense, il me parait logique que le G17 n'avantage pas certaines personnes (femmes, personnes âgées, enfants…), et que par conséquent, ce modèle n'est pas "universel".

Puisque sa taille est conséquente, son rôle au sein de nos systèmes d'évacuation est lui aussi influencé négativement. Une arme a feu devrait ici pouvoir être dissimulée facilement, sans pour autant perdre certaines capacités de stoppage.




La réponse a toutes ces réflexions est alors d'un G17 compact…soit le Glock 19.

Le G19 est un G17 qui s'adapte parfaitement a tous les critères du survivaliste.
Il retient la totalité des critères du G17, mais se dissimule et se porte aisément…surtout, il s'adapte a un éventail de gabarit allant du plus petit au plus grand.

Beaucoup diront que l'arme a feu la plus polyvalente et la plus nécessaire en terme de survie reste le fusil de chasse de calibre 12. Quand bien même cette arme est sans aucun doute pertinente et offre une panoplie de rôles impressionnants, si demain le monde tel que nous le connaissons cessait d'exister, c'est le G19 que je sécuriserais en premier.

Pouvoir évoluer discrètement est une chose qui ne se remplace pas. Pouvoir chasser par contre, est un univers qui ne nécessite pas un fusil de chasse. D'ailleurs, les méthodes de chasse les plus fructueuses ne sont pas de l'arme a feu.
La priorité d'un milieu soumit a une tension ou l'arme a feu devient principalement un outil de protection, nécessite de pouvoir évoluer le plus simplement et discrètement possible.

Si nous nous penchons sur les événements catastrophiques de ces 30 dernières années, il me parait raisonnable qu'évoluer avec un fusil de chasse sur l'épaule nous limite a une présence incontestablement évidente.
Cette exhibition de puissance a des avantages dans certaines conditions, mais d'une manière général, et au sein d'une tension environnementale hors d'un ordinaire plus ou moins stable, le fusil nous dénonce.

La majeur partie des événements récents ayant propulsés "l'homme ordinaire" dans une situation ou la fabrique de nos sociétés a soudainement été d'une survie plus ou moins stricte, n'ont pas justifiés la présence d'un AK47 en bandoulière.
Bon nombre de ces événements ont par contre influencés la sécurité de nos familles et de nos biens, et c'est a ce niveau de réponse que l'arme de poing, et plus particulièrement le G19 est parfaitement adapté.


1- Standardisation.

Le 9mm se trouve partout.
Un effort de standardisation est primordial a tous les niveaux de nos organisations…que ce soit de l'arme, des piles ou du réchaud de camping.
Posséder une arme de survie d'un calibre exotique est paradoxale. Les plus communs pour les armes de poing sont;
.22LR
.380 (je n'aurais pas mit le .380auto dans cette liste il y a 5 ans…mais le développement de certains modèles tels que le Ruger LCP ou le Kel-Tec 3AT par exemple font que ce calibre devient de plus en plus commun, a suivre donc).
9mm
.38SPL / .357mag (autant posséder le .357mag, qui utilise aussi le .38SPL…l'inverse n'est pas vrai!…deux calibres pour une seule arme est intéressant).
.45ACP (Glock a introduit le .45GAP, mais il reste peu développé au monde).

Cette liste ne veux pas dire que le .40 ou le 357SIG par exemple sont des calibres inadaptés, seulement il ne sont pas aussi répandu que les autres.
En plus d'un calibre standard, le Glock se trouve partout, et il est assez facile de se procurer des pièces de rechange, mais aussi toute une panoplie d'accessoires pouvant optimiser l'utilisation de l'arme.




2- Capacité.

La capacité est ici exprimée en terme du nombre de munitions pouvant être stockées dans le magazine et donc l'arme. Le G19 avec un magazine standard est d'une capacité de 15 balles. Par contre, il accepte les magazines de son grand frère le G17, et peut donc être d'une capacité bien supérieur a 15.

Cette sphère est importante, car elle influence la totalité de la logistique du système de défense personnelle qu'est l'arme de poing. 
Quand bien même un revolver en .357mag est une arme et un calibre pouvant surpasser les capacités de stoppage d'un G19, nous sommes ici limité a 5 ou 6 coups.

Dans une situation ou la protection personnelle est d'un univers hostile, et ou la confrontation avec plusieurs individus est bien souvent une des conséquences d'une rupture de nos systèmes de support, pouvoir gérer non seulement un groupe, mais aussi la manière avec laquelle nous déployons et utilisons l'arme est il me semble primordial.

Certains se demandent pourquoi j'utilise 3 chargeurs d'une capacité de 15 balles…d'une part, le nombre et la nature psychologique et/ou physiologique des agresseurs peut varier, et d'autre part, le mauvais fonctionnement d'un élément peut m'obliger a une manipulation qui élimine d'un coup un chargeur entier.




Un autre paramètre important est donc le rechargement tactique, ou dans une situation critique il nous est possible de recharger l'arme avant de se retrouver dans une position ou le chargeur est vide.


3- Apprivoisement.

Le G19 est extrêmement simple d'utilisation. 
Son ergonomie s'adapte aussi bien a une main de femme qu'une main d'homme, et le calibre 9mm le rend facilement domptable par la plupart d'entre nous.




Le fonctionnement d'un Glock émane d'une intention d'efficacité. Du chargement au désassemblage, la famille Glock est d'un minimalisme pertinent.
Une fois l'arme chargée (condition 1), la seule préoccupation de l'utilisateur est de viser et d'appuyer sur la détente. Cette organisation minimaliste libère l'esprit de l'utilisateur, qui peut alors porté toute son attention sur le danger, et non sur le fonctionnement même de l'arme.




4- Cout.

Un G19 de quatrième génération coute environs $500 aux US.
Avec l'arme, nous avons aussi 2 chargeurs, un manuel d'opération, et une brosse pour la nettoyer.




5- Durabilité.

La durabilité d'un Glock est l'objet de tests de plus en plus extrêmes sur youtube par exemple. Les Glock ont été jetés d'un avion, traînés derrière une voiture pendant des kilomètres, restés plongés dans de la boue pendant des mois...
Certains se ventes de ne jamais avoir nettoyés leur Glock, et d'autre ont tirés plus de 10 000 balles a la suite, et le tout, sans aucune défaillance.

Le Glock est l'AK47 de l'arme de poing, et il continu de prouver sa durabilité dans des conditions ou la plupart des autres semi-auto deviendraient inutilisable.




6- fiabilité.

Le rôle d'une arme, et surtout d'une arme de poing, est d'une situation critique ou nous nous trouvons le dos au mur. Cette situation de vie ou de mort se doit d'employer un outil qui marche au moment voulu.

Poussière, débris, immobilité pendant des mois, mauvaise maintenance, conditions environnementales extrêmes…le Glock fonctionne, point final.




7- Calibre.

Le débat du calibre est j'en ai bien peur interminable.
Certains pensent que le 9mm est un calibre de protection personnelle anémique…Personnellement, les paramètres sont ici tellement nombreux et aléatoires qu'il me parait difficile d'émettre une opinion définitive quand aux possibilités de tel ou tel calibre.
Par contre, il m'est possible de recaler le débat objectivement.

Quand nous parlons de la différence entre les calibres, nous nous basons sur un témoignage militaire. Apres tout, le monde de la confrontation armée est avant tout des armées du monde.

Quand l'armée Américaine adopte le 9mm au travers du Beretta M9 ou 92FS pour les civiles, bon nombre de soldats critique ce calibre en le comparant au .45.
Le monde du civile en déduit que le 9mm est anémique. Comment pourrait il en être autrement, puisque le témoignage de ceux la qui font l'expérience du combat est sans aucun doute pertinent.

Le problème, est que nous parlons ici d'un monde qui n'utilise qu'une balle appelée "ball".
Le budget militaire pour les munitions est ici extrêmement simplifié, et réduit a l'utilisation d'un projectile "plein" et basique (= moins chère).

Si nous comparons alors cette munition en 9mm a celle d'un .45, effectivement le pouvoir de stoppage est réduit. Une simple question de physique, le .45 étant plus gros et plus lourd, il est plus efficace.

.22LR, 9mm "ball", 9mm "TAP", 9mm "Hydra-Shok", .357MAG.


Le développement de munitions expansives disponibles a l'univers du citoyen, couplé avec une philosophie révolutionnaire du maniement de l'arme de poing, élimine cependant tout doute possible quand a l'efficacité balistique du 9mm.

Munitions "ball" et expansives.


Le placement est aussi primordial, et un élément rarement discuté quand a l'efficacité d'un calibre quel qu'il soit. Il n'est pas rare de trouver au sein de la discussion des calibres une tendance a omettre l'inévitable besoin d'une discipline du placement quand au tir.
L'école des "Sky Marshal" est le parfait exemple pour illustrer la nécessité d'une approche de l'arme de poing qui s'appuie sur le placement, la technique et les fondamentales plutôt que sur un calibre "lourd".

En 6 mois d'école, un Sky Marshal tire plus de 60 000 balles.
Entre parenthèses, le Mossad, une unité "secrète" Israélienne s'occupant entre autre de la sécurité des passagers de certaines compagnies aériennes utilisaient du .22LR.



jeudi 24 février 2011

L'hôpital de Kelly.






Le sous-système "santé", est une de ces sphères qui devient lors d'une tension locale, régionale, ou dans le pire des cas continentale voir globale, extrêmement vulnérable.

Cette vulnérabilité s'exprime quand le besoin devient soudainement plus important que les capacités de gestions des infrastructures hospitalières dans leur totalité.
L'infrastructure des services de santé est bien sur de l'hôpital même, mais aussi de tout ce qui fait que cet hôpital fonctionne a un niveau optimal.

Pharmaciens, ambulanciers, techniciens de laboratoire, spécialistes, infirmiers, médecins, chirurgiens, personnel de cuisine, personnel de maintient, anesthésistes…ont tous des rôles qui rendent le soin possible, mais l'univers hospitalier est aussi dépendant de sous-systèmes tels que l'énergie, l'eau, le transport et les égouts par exemple.

Que ce soit d'un événement tel que Katrina ou Haiti, d'une pandémie ou d'un accident industriel localisé tel que Tchernobyl ou Bhopal, d'un attentat terroriste tel que 9/11 ou de tensions politico-sociales telles que nous pouvons les observées aujourd'hui en Libye et en Tunisie par exemple, nos services de santé sont toujours aux premières lignes et rapidement débordés par les événements.




Kelly, est une amie infirmière qui travaille de nuit dans l'hôpital attaché a notre ville de 30 000 habitants. Quand bien même son emploi du temps est extrêmement complexe et épuisant, elle a acceptée de répondre a 3 questions qui me semblent pertinentes.
Pour répondre le plus précisément possible elle a fait appel a plusieurs pharmaciens de l'hôpital, et plusieurs infirmières manageuses faisant parties de l'équipe du système de commande d'incidents.


1- Une tempête importante interrompt l'électricité et les transports pendant 2 a 3 semaines, les avions sont cloués au sol, et ton hôpital est coupé de tout ravitaillement et des systèmes de supports les plus basiques…pendant combien de temps ton hôpital pourrait fonctionner, et dans quelles capacités ?

Notre hôpital compte 86 lits, et nous pouvons traiter une large variété d'affections et de besoins. Dans le cas d'une situation d'urgence ou d'un désastre, les bureaux et les couloirs pourraient être utilisés pour abriter les patients, et plus particulièrement pour les patients blessés mais toujours mobiles.
Comme l'hôpital est connecté a plusieurs immeubles de bureaux, il me parait approprié que ceux-ci devraient pouvoir être utilisés pour un trop-plein de personnes moins critiques.

Nous avons au jour d'aujourd'hui, un service d'urgence de 10 lits qui est devenu trop petit pour les besoins de la population locale, et un plan est en place pour accroitre les capacités de ce département et passer a un service de 25 lits l'année prochaine.

Le service d'urgence actuel a été conçu pour faciliter 15 000 patients par ans, mais en 2009, les urgences ont vues 23 000 patients passer par eux, et ce chiffre devrait grandir.
Ce manque de place pourrait inévitablement ajouter aux complications de traitement et de triage si un désastre quelconque venait frapper notre communauté.

Malgré le manque de place, l'hôpital possède ses propres groupes électrogènes et son propre carburant, avec une capacité de 96 heures continuent et sans aucune assistance extérieur.
Je viens aussi d'apprendre que nous avons plusieurs contrats avec des distributeurs d'eau en bouteille au cas ou notre système s'écroulerait. Nous avons aussi un puits sur la propriété pour nous alimenter en eau non potable. 

Pour ce qui est de la médication, la pharmacie reçoit des livraisons de différents médicaments quotidiennement pour l'utilisation de chaque service.
Les médicament sont constamment réapprovisionnés, et au cas ou nous serions coupés de toutes possibilités d'acquérir de nouveaux stocks, les pharmaciens sont possiblement capables de substituer un médicament d'une même classe pour un autre qui aurait disparu.

Les médicaments les plus utilisés par un nombre important de patients quotidiennement seront sans aucun doute les premiers a disparaitre (tension artérielle, cholestérol et diabète par exemple), mais par la substitution, nous pourrions faire avec pendant quelques semaines, si bien entendu le nombre de patient reste stable.

Par exemple, le médicament Metopropol utilisé pour les problèmes de tensions artérielle pourrait substitué un médicament similaire comme Atenolol au travers de substitutions thérapeutiques appliquées par le pharmacien.
Ces médicaments sont différents par leurs noms, mais tous deux sont des Beta inhibiteurs avec les mêmes mécanismes d'action.

L'autre médicament qui n'est pas stocké en grandes quantités sont les antibiotiques.
Selon le pharmacien, les antibiotiques seraient épuisés après seulement quelques jours…

Notre hôpital possède aussi un "kit chimique" qui contient un stock limité d'antibiotiques et de médicaments anti-agent neurotoxique, pour l'éventualité d'une attaque chimique et/ou biologique impliquant l'utilisation d'agents comme Sarin ou Anthrax.



2- Si une pandémie telle que "la grippe Espagnole" de 1918 qui a tuée des millions d'individus faisait son apparition au sein de nos communautés, l'impact sur nos systèmes de support serait inimaginable. Un taux d'infection de 50% par exemple, serait sans aucun doute désastreux pour ton hôpital.
Est-ce que vous êtes prêts a gérer ce genre d'événement ?

A mon humble avis, le paramètre le plus déstabilisant d'une pandémie serait la logistique du personnel. L'hôpital pourrait facilement être inondé de patients, et non seulement nous perdrions un nombre important du personnel a cause de l'infection, mais ceux la capables d'aider se retrouveraient face a un dilemme éthique ou venir travailler pourrait être dangereux.

Le personnel hospitalier prendrait un risque énorme, potentiellement, il délaisserait aussi sa propre famille, ses propres enfants, ses propres parents, et ne pourrait s'occuper de ses propres animaux si il se proposait sans ressources externes.

Heureusement, le comté a un plan assez solide dans le cadre d'un événement catastrophique, qui inclus un pseudo tampon qui viendrait soulager certains problèmes, permettent au personnel hospitalier de venir travailler.
Le comté a mit en place un refuge animalier et des services de garde d'enfants pour le personnel qui prend soin des personnes âgées, des malades et des personnes déplacées.
Le plan du comté inclus aussi un partenariat avec la croix rouge qui offre des tentes, avec la banque alimentaire qui offre de la nourriture, et l'armée du salut qui préparerait et distribuerait la nourriture.

Dans le cadre d'une pandémie, des alertes seraient diffusées, conseillant les gens sur qui devrait venir a l'hôpital et qui devrait rester a la maison, réservant ainsi l'hôpital pour les plus critiques.

Pour ce qui est de l'hôpital même, les 86 lits pourraient être utilisés rapidement, mais encore une fois, les bureaux et les couloirs pourraient servir en cas d'urgence. Dans le cadre de la grippe, le seul traitement est de gérer les symptômes.
Il est certain que les patients recevraient ici de grandes quantités de fluides pour l'hydratation avec le médicament Tamiflu, un antiviral.

Le pharmacien confirme que nous avons une pièce pleine de fluides comme du physiologique salé qui pourrait duré des mois. Par contre, le Tamiflu disparaitrait en quelques jours si nous perdions l'accès a nos ressources quotidiennes.
Puisque la grippe est un virus, il n'y a pas grand chose pour la combattre a part notre propre système immunitaire, raison pour laquelle peu de médicaments seraient en demande ou risqueraient de disparaitre, a part un antiviral comme le Tamiflu et peut être l'Acetaminophen pour la fièvre.

L'autre problème qui se pose dans le cadre d'une pandémie est de l'équipement.
Pour les individus qui deviendraient critique et souffrants d'un système respiratoire en péril, l'hôpital est limité en quantité de ventilateurs disponibles.
La question de comment les allouer et a qui pourrait survenir.
Tel qu'il en est aujourd'hui, la télémesure est extrêmement limitée a tous les étages de l'hôpital. Il ne faudrait, et il ne faut pas énormément de trop-plein pour épuiser notre équipement.

Je ne pense pas qu'il y ai un seuil spécifique pour casser le système, mais tout dépend du personnel et de l'exécution du système d'urgence qui aura été mit en place. Je ne connais pas le chiffre exact d'employés a notre hôpital, mais nous sommes sans aucun doute d'un nombre minimal pour pouvoir opérer au jour le jour et dans des conditions normales. Dans le cadre d'une pandémie, l'hôpital devra compter sur la totalité du personnel, prévu ou non, pour coopérer et exécuter nos taches avec abnégation, et aller bien au delà de nos rôles requis pour que le système fonctionne.

Entre parenthèse, plus de la moitié des patients que j'ai traitée cet hiver exhibants les symptômes de la grippe ont indiqué qu'ils avaient reçu le vaccin annuel, ce qui prouve, que nous ne pouvons savoir quelle souche émergera pour devenir la plus virulente et la plus abondante de la saison.



3- L'ouragan Katrina a été un désastre qui a eu un impact dévastateur sur les systèmes de santé de la Nouvelle Orleans et de toute la région. Une grande partie du personnel médical tel que les médecins, les infirmières, les ambulanciers et les techniciens de laboratoire par exemple, ont quittés leurs hôpitaux pour s'occuper de leurs familles ou évacuer.

L'hôpital universitaire, un des plus large de la Nouvelle Orleans a été complètement inondé en quelques heures, et les patients ont dus être évacués et refusés, avec des conséquences catastrophiques pour certains d'entre eux.

En tant qu'infirmière, et sachant que les soins médicaux pourraient être hors de portés ou indisponibles durant une urgence quelconque, qu'aimerais-tu avoir chez toi en tant que matériel médical ?

L'urgence, est un univers extrêmement situationnel et particulier, et chaque événement demande certaines spécificité plutôt que d'autres.
Par exemple, certaines situations demandent des réponses qui s'orientent vers la traumatologie, alors que d'autres pourraient demander une préparation orientée vers l'hygiène et la maladie.
Si je devais planifier un kit de premiers soins, et si je voulais me préparer a l'éventualité d'un désastre quel qu'il soit, j'aurais quelques suggestions que je garderais dans un endroit sec et a l'abri.



-Bandes adhésives stériles de toutes tailles (pansements).
-5 x 5cm compresses stériles (de 4 a 6).
-10 x 10cm compresses stériles (de 4 a 6).
-ABD compresses (tampons plus d'absorbants que les compresses - de 3 a 4).
-1 rouleau de sparadrap hypoallergénique.
-Bandage triangulaire (3).
-Bande de gaze stérile de 5cm de large (3).
-Bande de gaze stérile de 7cm (3).
-Bande de contention (2).
-Ciseaux.
-Pince a écharde/épiler.
-Aiguille a coudre.
-Serviettes antiseptiques (alcool).
-1 tube de crème antiseptique.
-1 thermomètre.
-2 abaisse langue.
-1 tube de vaseline.
-Epingles a nourrisse de différentes tailles.
-Savon.
-Gants médicales (pas de Latex).
-Crème solaire.
-Aspirine (douleurs cardiaques).
-Acetaminophen (fièvre et douleurs).
-Ibuprofen (anti-inflammatoire).
-Imodium (anti-diarrhée).
-Anti acide (pour l'estomac).
-Sirop d'Ipéca (utilisé pour induire le vomissement).
-Laxatif.
-Charbon activé (pour l'empoisonnement).
-Coussin hémostatique QuikClot.
-Solution saline normale.
-Médicaments que la famille utilise quotidiennement (tension artérielle, thyroïde, diabète…).
-1 masque de protection bouche a bouche.