mercredi 30 novembre 2011

Le Titanic.






Pour la majorité d'entre nous les Occidentaux, la vie moderne a, jusqu'à présent, été la promesse d'un voyage outre attentif sur un bateau d'apparence insubmersible.
L'opulence, travaillée au corps jusqu'à l'épuisement par des générations ayant fait deux guerres, aura propulsée les baby boom dans l'ivresse de la consommation, l'ivresse mécanique du toujours plus, et ceci toujours plus vite.

Cette démonstration titanesque de l'effort, de l'ampleur et de ce sentiment d'invincibilité, aura fait naitre un peuple voyageur…un peuple rêveur.




Peu importe la nature ou même la taille de l'iceberg…ce qui importe est la réaction des passagers, et les outils pouvant les aider a gérer l'impact.
Car ne soyons pas snobs envers le matériel, et donc le matérialisme, une barque de sauvetage est essentiellement un moyen adaptée au naufrage, et sans elle la vie sur l'océan est dépourvue de durabilité; c'est la noyade.

Ne sommes-nous pas ces voyageurs, riches ou pauvres, de première ou de troisième classe, de droite ou de gauche, de familles aisées ou modestes, d'investisseurs impitoyables ou de rôtisseurs, embarqués et véhiculés vers un avenir inconnu, et sur un océan imperceptible ?


La capitaine est fier.
Comment pourrait-il ne pas l'être ?
Apres tout, il dirige un empire. 
Il distille de sa machine, consommatrice de contribuables (c'est a dire ceux la qui possèdent un billet fiscalisé), un rêve, une possibilité…car au bout du voyage, il existe parait-il une terre fertile, ou l'argent, l'or et bien d'autres richesses encore, nous parviennent sans même labourer, sans même se fatiguer…une retraite bien méritée !

Les passagers, ayant été avisés des prouesses du navire, ayant été amenés a lire et a visionner une propagande omniprésente du grand voyage, se seront bousculés aux nombreux pontons encore vert…la plupart auront d'ailleurs hypothéqués leurs maigres libertés et droits, telles que la terre de leurs ancêtres, la ferme familiale ou encore les outils du grand-père. 
D'autres encore se seront endettés.




Tous auront fait des concessions.
Les lois, a bord comme a tribord, sont toutes les mêmes…et les marchands de lois se seront assurés d'une chose; que les passagers soient le plus possible dépendant du navire.
D'ailleurs, ce navire est capable de répondre a n'importe quel besoin…tout du moins, dans un certain ordre. 
Et bien sur, en cas de catastrophe, ce qui est impossible et qui n'arrivera jamais, et selon les lois maritimes, il serait question de faire passer les femmes et les enfants d'abords.


Puisque le navire s'occupe de tout, les passagers n'auront pas fait de vagues plus importantes qu'une fête ou deux au sous-sol 68.
C'est toléré ici et la, il faut bien que le peuple évacue un peu d'idioties capricieuses et désordonnées, car sans ces maladresses occasionnelles et impétueuses ce serait l'hystérie collective, et un navire est tout de même beaucoup plus tranquille sans que l'équipage soit réellement menacé de passer par dessus bord, c'est déjà arrivé parait-il…sur d'autres navires moins publicités.
Juste pour être tranquille sur le pont supérieur, prévoyance oblige, seul l'équipage aura véritablement le droit d'avoir accès a l'armurerie…


La machine même est une vraie merveille…poulies et tuyauterie, câbles et manivelles, antennes et rivets, les systèmes s'étirent et s'entrelacent dans des dédales complexes, pour finalement former le support flotteur.
Gigantesque bête métallique, chaque système a sa place, et chaque système dépend du tout pour exister…qu'on se le dise, un four a énergie sans l'homme charbon pour y jeter de sa sueur ne servirait pas a grand chose.




Puisque tout fonctionne, puisque la bête flotte, puisque l'équipage est d'une longue lignée de professionnels, puisque les billets sont vendus, les passagers n'emportent qu'un nécessaire de bal…un costume de theatre pas-que-beau.
Même les plus pauvres devront impressionner…car l'impression attire les idées, et les idées définissent les tendances.




C'est pour ces raisons que les passagers restent a contempler la préparation et l'anticipation, la prévoyance et l'indépendance, comme un édifice de l'esprit n'ayant aucune raison d'être.
"Il serait stupide et tordu de se préparer a la noyade sur un navire insubmersible ! S'exclame la foule. "De plus, regardez, il y a quelques barques sur les cotés…"




Quand le navire percute la masse gelée, au plus profond des sommeils, normal, les réactions sont toujours les mêmes.
Un tiers des passagers, devenus malgré eux des participants, cesse d'exister, de fonctionner…ceux la souffrent de paralysie tant l'événement est inimaginable. Ils se recroquevilles sur l'espoir ou la détresse, la peur ou la prière, mais leurs corps ne s'impliquent pas plus que cela.

Un autre tiers se retrouve prisonnier des grilles sociales, de quelques carcans et traditions, ceux la, précipités, iront soit sauver leur or, dans l'espoir d'acheter la vie ou de marchander la mort, soit descendre au fin fond de l'abysse animal, a ramper, mordre et griffer jusqu'à l'épuisement.

Et encore un autre tiers, qui lui aura compris qu'il est tant d'agir, de réagir, et que la solution immédiate et adaptée est la simple cadence de gestes radicaux et résolus, appliqués et disciplinés.
Préparer les barques, organiser l'évacuation, compter, gérer, anticiper...


Les plus fortunés, auront tout simplement été ceux la qui n'auront jamais achetés de billet. Ceux la qui auront été capable de réaliser que les paquebots, aussi modernes soient-ils, sont capables de prendre l'eau, et surtout de nous condamner a des choix difficiles et brusques.

Notre maison et notre terre, si peu fertile soit-elle…notre clan et nos savoirs faire, notre indépendance et notre courage, sont les seuls paquebots valables et durables aujourd'hui.


Stay Safe.




51 commentaires:

  1. Bravo, belle metaphore.

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  2. Merci.
    Peut être que ça peut aider avec les personnes de nos familles encore retissantes.

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  3. Excellent Volwest, notre maison brule et nous regardons ailleurs ( : c'est de monsieur Hulot ).
    Effectivement tu as trouvé la plus "belle" représentation de l'état de notre société. Ne pense tu pas ( avec les événements actuels )que nous avons heurté l'iceberg ?
    A bientôt.

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  4. "Notre maison brûle et nous regardons ailleurs", n'est pas de Hulot mais de Chirac.

    Tant que le Titanic n'a pas heurté l'iceberg il est tant d'en descendre. Soyez attentifs et ne loupez pas le chalut qui vous ramènera sur la terre ferme.

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  5. Effectivement, c'est bien de Chirac ( comme le discours avait été écrit par Hulot je me suis mélangé les pinceaux ).
    A bientôt.
    Greg

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  6. Oui une belle métaphore très parlante. D'ailleurs la certitude de la quasi totalité des passagers que le navire est insubmersible se retrouve dans un cas comme dans l'autre.
    Nous avons déjà heurté l'iceberg et nous sommes dans les heures de calme relatif qui précèdent le naufrage. Il est temps d'agir. Grand temps.

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  7. Et dernier détail, le travail productif de discipline et de préparation pour organiser "l'après évènement" sera mis à mal par ceux qui n'auront pas levé le petit doigt, mais seront prêt à tout saccager, contre toute logique, contre toute morale, pour maximiser leurs propres chances.

    Sinon très belle métaphore.

    Tu es toujours très juste dans tes réflexions.

    T'as tout un comité qui bosse pour toi ou quoi ? :p

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  8. très bien écrit ! chapeau !

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  9. ce qui est effrayant c'est que nos familles amis voit l'iceberg mais continu a danser.
    Auront nous l force d'etre egoiste et de monter dans notre barque et regardez notre propre famille et amis couler,parfois je me demande comment nous pourrons nous regarder en face par la suite...

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  10. Petite anecdote perso.

    Je suis "survivaliste" sans le savoir depuis mon adolescence (j'ai presque 40 ans...). J'ai accumulé les bouquins de survie, le matériel ;), les connaissances et même le job qui va bien, sans vraiment me poser la question de savoir pourquoi. Depuis peu je réalise.

    je commence à convaincre (difficilement) mon épouse. L'autre jour elle m'a dit "nous ne pouvons pas garder ça pour nous". Nous avons donc invité des amis proches que nous pensions susceptibles de comprendre. Ils se sont divisés en deux groupes. D'un côté ceux qui se sont poliment foutus de notre gueule, de l'autre ceux qui étaient globalement d'accord avec notre analyse. Mais qui ne feront rien de concret pour se préparer à ce qui vient en dehors de voter pour tel ou telle...

    C'est désespérant. Et je sais pertinemment que tout ce petit monde viendra sonner à notre porte le jour où...

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  11. il est la le souci ,comment reagir face aux famillz et amis qui viendront chez nous.ma solution c'est se preparer un point de chute connu de personne j'ai fait comme toi jai essaye de convaincre des amis de la famille et aucun ne reagit.
    La reponse general c'est l'etat s'occupera de nous...effrayant le monde n'apprend pas des catastrophe precedentes

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  12. Bonjour volwest merci pour ton blog j en apprend tout les jours, je tient a mettre au courant les gens qui viennent sur ton blog au sujet d un livre qui viens de sortir: Survivre a l effondrement economique, de Piero San Giorgo disponible aux editions le retour aux sources,code isbn 978-2-35512-040-4, pour d abord expliquer la chute de notre societe actuel, la destruction de l equilibre ecologique, puis apres avoir bien exposer les problemes et les consequence l auteur nous livre les base d une bonne preparation, (desoler pour les fautes) merci de donnez vos avis si vous l avez lue

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  13. Depuis peu je me prépare. Le bug économique semble possible et j'adopte une attitude de "bon père de famille", en préparant des caisses pour un Bug In, des réserves d'essence pour la mobilité, quelques munitions de plus, un jardin....bref, ma conscience s'éveille. En plus je vis sur une ile, la pénurie peut nous impacter très rapidement. J'en ai parlé à ma femme qui s'est foutue de ma g..., ne comprennant pas comment mon naturel optimisme pouvait se laisser déborder par des scénarios aussi noirs. En discutant un peu elle a admit que mon raisonnement était censé mais qu'elle préferait que je NOUS prépare sans lui en parler. Indirectement, se préparer au pire est déjà reconnaitre sa potentielle existence et je comprends que ca puisse effrayer quelques'uns. Mais la politique de l'autruche n'a jamais sauvé personne...

    Pour la petite histoire, j'ai équipé depuis peu les voitures. Il y a 15 jours le petit a vomi ses tripes sur le siège arrière. Elle était plutot heureuse de trouver des gants, du sopalin, de l'eau, un sachet plastique..... ;o)

    Portez vous bien

    Damien

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  14. Oui très bon bouquin à mettre en toutes les mains. Déjà évoqué dans les commentaires de ce blog et, si je ne m'abuse, sujet d'un prochain post de notre pote Volwy (!!:D)...
    Ecoutez ses interview sur http://piero.com/

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  15. Au sujet du bouquin... il est super complet, très pédagogique et didactique, notamment sur les origines de la crise. Seul défaut, notre ami Piero semble faire partie de ces personnes très favorisées qui peut se permettre d'acheter une ferme à la campagne équipée de tout ce qu'il faut (et plus...) en terme d'autonomie durable. Ce qui n'est pas le cas de tout le monde, loin de là. Je n'ai pas l'impression que l'auteur en ai conscience.

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  16. Ben disons que j ai eu le bouquin par mon beau frere qui est libraire il va essaye de faire venir l auteur pour une dedicace, disons que si il est favorise c est un plus, apres il pose les conditions ideale d une base autonome durable, je lui poserai la question et vous tiendra au courant si cette dedicasse ce fait

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  17. Je suis sur que nous aurons l'occasion d'en parler avec Piero lors de son interview ici même.

    Ceci étant dit, il y a d'autres solutions pour ceux qui n'auraient pas les moyens (la majorité)…que nous allons explorer au travers d'articles.

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  18. Bonjour a toutes et a tous,
    premier post sur ce site - que je navique encore que partiellement, et qui m'a l'air très bien, bien que malheureusement j'ai peu de temps, pour l'instant, de voir et de commenter in extenso entre voyages (il faut paye la BAD..) et justement travail dans la BAD.
    j'aurais immense plaisir de discuter avec vous de vos expériences - qui sont sûrement toutes très valables et de partager la mienne - finalement très modeste.
    J'ai bien conscience d'avoir monté une BAD avec une petite équipe d'amis et de membres de ma famille (militaires, anesthésistes, etc.) et que ce que je décrit dans mon livre est plutôt orienté "upper scale". on ne se refait pas: on décrit ce qu'on connait. donc la critique est non seulement valide, mais tout à fait acceptée (et elle le serait même si pas valide) et pertinente. D'ailleurs il serait intéressant de développer une mini-version de mon livre pour les personnes moins fortunées et plus "système D" et de la mettre a disposition gratuitement.

    anyways, je tartine... alors a plus tard ou sur d'autres threads.

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  19. je suis l’anonyme qui parle ton livre Piero. Je l'ai énormément apprécié et recommandé autour de moi. Encore une fois une somme d'analyses et de connaissances jamais vu dans un même bouquin (francophone en plus!). Un très bon travail de condensation du survivalisme qui évoque aussi les causes de ce qui vient. A mettre entre toutes les mains donc.

    Le seul (petit) bémol c'est que bien peu d'entre nous ont les moyens de réaliser la majeur partie de ce que tu préconises dans ce livre. Cela peut sans doute créer une certaine frustration chez les plus modestes d'entre tes lecteurs, bien incapables ne serait-ce que de provisionner deux mois de nourriture.

    J'ai la chance de faire partie de la classe moyenne et de relativement bien gagner ma vie mais moi-même je ne peux prévoir tout ce que tu conseilles, loin s'en faut.

    Alors je rajouterai mon préambule en disant de faire selon ses moyens et que chaque pansement que vous mettrez de côté, chaque cartouche, chaque paquet de pâte sera un peu plus de chance de survie pour vous et votre famille.

    Et achetez ce livre!!!

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  20. Salut Volwest, mieux encore que d' habitude.

    "la vie moderne a, jusqu'à présent, été la promesse d'un voyage outre attentif sur un bateau d'apparence insubmersible.": -attentif rentre ici dans le 'cadre' de la métaphore, suis je mal réveillé, ou alors est ce un simple lapsus?

    Bonne continuation!
    japy.

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  21. J'ai aussi lu le livre de Piero.
    Que dis-je, je l'ai dévoré.
    Vraiment hyper interessant ce bouquin, on y apprend plein de choses.

    C'est le tout premier livre que je conseillerais avant de spécialiser ses connaissances dans tous les autres domaines cités.
    Il est très complet même s'il reste généraliste.

    Dans un tout autre genre, largement moins documenté, mais qui peut être une première approche vers ceux qui ne connaissent pas encore le survivalisme, le livre de Neil Strauss "Emergency", assez rigolo en plus et agréable à lire. Cela ressemble à une experience initiatique du survivalisme vu par un journaliste qui est rentré à fond dans le trip. Mais on y apprend quasiment rien de pratique.


    Au fur et à mesure où j'avançais dans ma lecture du livre de Piéro, j'ai réalisé le budget conséquent qu'il fallait pour avoir une BAD digne de ce nom.
    Et c'est devenu vite assez frustrant.

    C'est une mise en place qui semble ne jamais prendre fin si on veut maximiser ses chances de survie, et encore, on peut essayer de tout anticiper, il y'aura toujours cette part de hasard et d'imprévu qu'on ne maitrisera jamais.

    Pour en revenir au livre de Piéro si l'on suit tout son plan ultra prévoyant, il vaut quand même mieux être millionnaire et avoir du temps, beaucoup de temps. Nous en reste t'il encore suffisamment??

    C'est flippant de se dire que même si on est peut être un peu mieux informé que la plupart des gens, qu'on peut donc réagir et anticiper,on peut tout de même se sentir impuissant car bloqué pour des raisons financières.
    L'idée de base, c'est quand même d'avoir la possibilité d'acheter une batisse avec un peu de terrain autour, et une source, le tout situé dans un endroit stratégique.
    Et ça c'est déjà une dépense lourde.

    Alors certains dirons qu'on peut faire une BAD en ville, personnellement sur du long terme, et si la crise durait j'y crois pas trop.
    Reste la solution de trouver une personne qui possède une maison à la campagne et de la convaincre du bien fondé d'une BAD ce qui n'est pas forcément évident à l'heure actuelle vu que la majorité des gens ne veulent rien entendre.

    Enfin, comme c'est très justement dit un peu plus haut, à chacun de faire selon ses moyens, même petit et si ça nous donne un avantage de survie, alors tant mieux. Ce sera toujours ça.

    Quant aux proches, j'ai cessé de leur en parler.
    Soit les gens se foutent de votre gueule, soit ils ne préfèrent pas voir la réalité en face.
    Dans les deux cas, vous passez pour un oiseaux de mauvaise augure.
    Après, il y'a ceux qui écoutent, qui sont d'accord, mais qui ne feront rien pour autant.

    Ce qui est embêtant dans cette histoire, c'est le jour où vous, vous aurez un minimum prévu la situation en faisant un peu de stockage de nourriture et d'eau par exemple, et que les autres n'auront rien.
    Je me vois mal personnellement ne pas partager mes maigres réserves avec mes proches, j'aurais trop mauvaise conscience.
    Mais je ne peux pas pour autant prévoir pour tout le monde, et dans ce cas précis, si vous aidez vos proches vous vous mettez vous même en péril vu que vous n'avez pas prévu pour eux.

    Les survivalistes "fourmis" que nous sommes devront un jour ou l'autre être confrontés aux demandes des "cigales" qui ne nous auront pas écoutées.


    Encore bravo pour ton blog Volwest.
    (ça a vraiment l'air très beau le Montana ;o)

    Et désolé pour la tartine ;o)

    @+ Vincent

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  22. Les temps deviennent tellement durs que je commence à taper dans mes réserves de nourriture.

    Malgré tous mes efforts et ma préparation matérielle, j'ai bien peur que je n'en finisse par couler moi aussi avec le titanic, que voulez-vous c'est la vie, tout le monde n'aura pas la chance d'y échapper non plus sur la durée, il vous faudra alors même accepter ma propre perte aussi sur les premières années.

    Hélas seuls les plus nantis, pourront y échapper et pourtant je ne suis pas du tout cigale, loin de là bien au contraire.

    Très bon article, mais faut pas trop rêver
    non plus ce serait d'ailleurs trop long à vous expliquer, il y a beaucoup trop de facteurs
    qui détermineront si oui ou non enfin bref.

    En fait j'en suis arrivé à me dire que l'humanité est en train de s'autodétruire à petit feu, quelle grande cocote minute mondiale, ce n'est pas seulement le titanic qui va couler, car à force cela en finira bien par devenir de plus en plus invivable sur terre.

    Je crois surtout que ce sont les premiers Marchands de la terre qui détruisent le plus les lois, bien sur avec les premiers technocrates de la terre ce n'est pas mieux à voir non plus, tant de conflits d'intérêts partout, et ça prétend encore enseigner la probité, la droiture, l'honneur, la liberté et la responsabilité dans les plus hautes écoles de commerce de ce monde, allons, allons arrêtons surtout de se voiler la face, bien peu de personnes en fait pourront y échapper.

    Aussi bien même les plus fourmis et autres nombreuses espèces en voie de disparition forcée.

    Vous verrez on ricanera beaucoup moins demain.

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  23. On peut se consoler en se disant qu'il y aura des "chaloupes" et qu'on a peut-être une chance de survivre au bottleneck qui ne manquera pas d'arriver dans les décennies à venir. On peut augmenter ses chances de survivre en étant prévoyant, hence la raison d'être du survivalisme !

    Pour ce qui est du livre de Piero, il est vrai que le budget nécessaire à une préparation aux petits oignons peut faire peur. En lisant le livre je me disais "Trop de la balle !" et puis je me suis rendu compte que sans sous, ce sera "Peau d'balle !" ; après on se demande pourquoi j'ai fait un post sur le Loto dans mon blog LOOOL...!

    Mais il ne faut surtout pas désespérer. On peut survivre sans pour autant posséder une hacienda fortifiée autonome, même si ça peut grandement aider. :-)

    Avec une certaine discipline et en gardant la tête froide on peut mettre en œuvre un système de support autonome qui pourra assurer un minimum de nos besoins. À défaut de pouvoir déménager ou d'acheter un pied à terrain rural, on peut essayer d'en toucher mot aux membres de la famille qui habitent dans un coin plus propice à l'indépendance.

    Pour convaincre les gens, il ne faut pas leur parler de catastrophe, ils vont s'imperméabiliser à vos arguments. L'angle de Volwest qui est l'indépendance est beaucoup plus doux et attirant que des scénarios noirs. Montrons aux gens à quel point ils sont dépendants du "système" et pointons leur les solutions pour s'extirper de cette situation.

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  24. Bonjour wolfest, voici quelque temps que je parcours votre blog avec intérêt.
    Mon attention a été d’abord attiré par une série d’articles de « paris match » sur des citoyens US dont un certain ex-trader parti vivre avec sa compagne dans les bayous ,un autre vivant en totale autarcie en pleine nature avec femme et enfants , intéressé j’ai fais une recherche sur le net et j’ai découvert ce blog .
    Si je regarde en arrière je me rends compte que nos parents, grands-parents etc. vivaient beaucoup plus en phase avec la nature même si la vie était plus dure physiquement et moins confortable.
    Eux au moins étaient autonomes et aguerris. Je suis peut être un vieux shnock (48 balais) mais je pense que la plupart des jeunes seront totalement dépourvus si une crise aigue survient, sans leurs portable, console de jeux i pad ils sont a poils !! Il n’y a pas que les ados dans ce cas d’ailleurs ! La société de consommation a bien rempli son œuvre ! On se marre devant la pseudo télé réalité mais le jour viendra ou Kohl Lanta sera dans la foret de Rambouillet et ce ne sera plus la même chanson !
    Le confort dont nous profitons depuis en gros, les trente glorieuses, nous a rendus totalement dépendants, moi le premier même si j’essaie de faire gaffe.
    Dépendants et égoïstes l’atterrissage risque d’être dur !

    Merci pour votre blog a bientôt et continuez.

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  25. Volwest, change de pseudo...

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  26. Bonjour à tous, je viens apporter ma petite contribution aux témoignages rapportés ici. Je confirme que le livre de Piero est vraiment très bien fait, et malgré ses descriptions apocalyptiques du déroulement de l'effondrement, je le trouve au final assez optimiste. Très complet, il lui manque cependant un chapitre essentiel : comment convaincre vos proches de l'urgence de la situation et comment les mobiliser pour préparer une BAD.
    Nous avons une maison de famille dans laquelle nous nous rendons tous les étés. Un parc, un grand emplacement pour un potager et des dépendances. De plus nous sommes propriétaires de prés loués à des fermiers ainsi que des bois. Nos voisins proches sont des éleveurs que nous connaissons bien. Le lieu idéal pour aménager une BAD. Seulement il y a tout de même pas mal de boulot : installer du chauffage, raccorder le circuit d'eau au puit, faire du stock, réfléchir à une système électrique autonome etc.. Bref, de l'énergie à mobiliser et du temps à sacrifier. Et bien, ce n'est même pas un problème financier qui empêche ma famille de me suivre, juste que ces messieurs dames refusent de changer quoi que ce soit de leur vie actuelle pour anticiper un scénario qu'ils trouvent de toute manière "exagéré". C'est du pur déni. Le pire c'est qu'ils ne cherchent même pas à vraiment s'informer, se contentant juste de ce que leur disent la télé et le journal. Et ce sont eux qui viennent me dire que je me trompe, que je fais une fixette, et que je ferais mieux de penser à autre chose.
    Je traverse une vraie période de découragement. L'actualité est déjà assez accablante, avec son flot incessant de mauvaises nouvelles, et nous voila tous condamnés en plus à cause de notre conformisme, notre paresse, notre lâcheté et notre égoïsme.
    Ben je vais vous dire un truc : j'ai bien les boules.

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  27. Salut Cecilum,

    Bienvenue au club !
    Tu vois, au moins, tu n'es pas tout seul…

    Je crois, comme il est souvent dit sur ce blog, que la solution n'est pas de convaincre, mais de faire et d'amener par des voix "détournées".
    On ne construit pas une BAD, on s'intéresses a l'indépendance énergétique par exemple, pour non seulement réduire nos dépenses, mais aussi influencer notre impact sur l'écologie !!!

    Les termes du survivaliste (BAD, BOB, BOL, Kit, Effondrement…) ne sont pas pour nos "civiles". C'est un langage de l'entre nous.

    Si il est difficile de convaincre certains d'installer des panneaux solaires pour "la fin du monde" ou "l'effondrement économique", il devient beaucoup plus facile ces temps-ci de leurs dire que nous n'allons plus avoir de facture d'électricité, et que notre impact écologique sera réduit ! Apres tout, c'est une grande mode que de vouloir "sauver" la planète, et si en plus nous allons faire des économies !!!

    Il ne faut pas jouer sur la peur et le catastrophisme…avec cet axe d'urgence qui rend les gens inconfortable, mais bien sur l'indépendance, la force, le pragmatisme, l'autonomie, l'économie et l'écologie.
    La permaculture est tout cela…et elle ne concerne pas que le travail de la terre !

    Pour ce qui est de l'ami Piero, vous aurez l'occasion de lui adresser vos questions et vos remarques quand nous ferons l'interview, et donc sur l'article qui lui sera dédié.

    Courage, et stay safe.

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  28. @cecilum

    Ca ne va pas te rassurer, mais sache que tu n'es pas seul dans ton cas.
    J'ai des fois envie de laisser mes proches, et les Français en général, dans leur crasse intellectuelle et changer de pays (style Nouvelle-Zélande) pour construire quelque chose qui ne sera pas tout de suite parasité par les feignants.

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  29. En plus du vocabulaire on peut éviter "l'attaque frontale" et jouer sur les associations.

    Mon projet maison est basé sur la simplicité d'entretien, l'autonomie et l'écologie.
    Ma femme adhère.
    Pour le stock de nourriture et l'arme à feu c'est pas encore ça mais je lui ai expliqué les problèmes de grèves de routiers, d'ouragan, d'inondation, ou simplement l'inflation (3 mois de stock c'est consommer des produits au prix d'il y a 3mois) et l'idée fait son chemin pour le stock de nourriture. D'ailleurs je regarde les rack can là, y a des trucs sympa avec plan inclinés pour faire les rotations.
    J'ai parlé d'un poulailler et d'un jardin aux enfants qui sont très enthousiastes.
    Reste l'arme à feu, mais j'ai des potentiels futur voisins chasseurs, faut que je fasse gouter du sanglier à ma femme ;)

    C'est progressif
    Certains diront insidieux ;)

    Par contre la solution élevage/agriculture pour une maison où on est pas là la majeure partie de l'année ça me semble difficilement applicable.
    Par contre des arbres fruitiers variés (qui demandent moins d'entretien que des plantations) quelques notions, des graines, un stock d'eau (eau de pluie, source, puits) pouvant desservir une surface pas trop éloignée et suffisamment ensoleillée et assez de stock pour voir venir, ça c'est jouable.

    Pour les arbres ça coute pas grand chose de les planter maintenant. On peut toujours avancer que les fruits seront là aux prochaines vacances.
    A partir de là ça justifie le stock d'eau. Ensuite le carré potager. Et puisque carré potager pourquoi ne pas acheter les graines tout de suite, ça évitera l'inflation. Etc ...

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  30. @ stoute

    "J'ai des fois envie de laisser mes proches, et les Français en général, dans leur crasse intellectuelle et changer de pays (style Nouvelle-Zélande) pour construire quelque chose qui ne sera pas tout de suite parasité par les feignants."

    La belle mentalité à l'égard de vos compatriotes, quand bien même vous iriez en nouvelle zélande recontruire un peu la même chose, vous continueriez à juger d'autres gens.

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  31. @NOE
    Je ne juge pas je subie.
    Avez vous déjà crée une entreprise ?
    Sinon, quand vous prévoyez et êtes capables de résoudre des problèmes, mais que vous avez les mains liés par la mentalité et la politique ; que vous avez les arguments et rassemblés les faits, mais qu'on ne vous entend pas par idéologie, ce n'est pas du jugement, mais du ressentiment.

    C'est valable pour le survivalisme, comme pour d'autres choses.

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  32. Ok, donc si je comprends bien, il faut être un peu manipulateur quand on est survivaliste ;)
    Merci pour vos conseils et vos encouragements, sérieux, heureusement qu'internet est là sinon on se sentirait très seul (en même temps, sans internet on ne serait pas informé donc on n'aurait pas de raison de se sentir seul).
    Je vais réfléchir à ma stratégie, et tâcher de ne pas trop stresser même si les nouvelles donnent l'impression que l'effondrement aura lieu la semaine prochaine.
    Bon courage à tous, et bravo pour ton blog Volwest, tout ce savoir et ce travail offert gracieusement aux internautes, ça c'est du désintéressement :)

    @Stoute : Ce n'est pas en Nouvelle Zélande que vient de sortir une loi réglementant l'usage des jardins potagers ?

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  33. Manipulateur je ne sais pas. C'est peut être un peu excessif comme terme.

    Disons qu'en règle générale et surtout en France, les gens sont rassurés par l'omniprésence de l'état, de la société de consommation, des services, qu'ils préfèrent croire que rien ne pourra, pas nécessairement mettre un terme, mais ne serait-ce que suspendre le cours des choses.

    Alors quand tu tente une approche qui peut s'apparenter à une forme de folie paranoïaque pour quelqu'un qui n'aurait pas sérieusement réfléchi à la question (à savoir 99,9999999% de la population), il faut quand même y mettre les formes et penser à son approche.

    Sinon on risque de finir avec une camisole de force ;)

    Foirer une argumentaire et passer pour un parfait abruti ou un fou avec un inconnu c'est pas grave.

    Avec sa famille c'est nettement plus gênant ;)

    @NOE pas de procès d'intention : si vous êtes choqué par ce que dit stoute, demandez lui simplement de s'expliquer.

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  34. Je disais manipulateur pour plaisanter :)
    Le terme plus approprié serait psychologue, ou encore diplomate.

    Ce qui m'étonne, c'est à quel point les gens n'imaginent pas devoir vivre une autre vie que la leur. Après tout, 39-45 n'est pas si loin, il aura fallu à peine 2 générations pour que chacun oublie que tout peut basculer du jour au lendemain ni ce que signifie vivre dans un monde de pénurie, de danger et de prédation. Tous nos réflexes les plus élémentaires ont été anesthésiés par 60 ans de consumérisme effréné assaisonnée d'une idéologie individualiste mortifère. Moi-même, j'ai l'impression de sortir d'un long sommeil (c'est l'élection de Sarkozy qui m'a réveillée). Ça fait mal, c'est flippant, mais dans le fond, maintenant je me sens mieux, bien plus vivante qu'avant.

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  35. Un membre de ma belle famille a connu le rationnement. Il nous en reparle régulièrement. Et pourtant il ne voit pas l'intérêt de stocker !

    Comme quoi ...

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  36. En cas de crise grave, tout nos stocks peuvent disparaître du jour au lendemain, en cas d'évacuation, ou autre... Des années d'efforts réduits à néant en quelques secondes peuvent laisser un certain goût amer, c'est un euphémisme. Le maelström de l'histoire est une vague impitoyable. Stocker peut devenir un problème si l'on s'imagine que c'est une fin en soi et que le processus s'accompagne d'une sorte de "repos sur ses lauriers". N'oublions pas au milieu de tout ça de continuer à produire du concret et de l'utile, pour le corps et pour l'esprit, créer et cultiver des savoir-faire. Ces choses au moins, une fois acquises, sont en nous et ne se perdront jamais, pas de notre vivant tout au moins.

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  37. @ Stoute

    "Avez vous déjà crée une entreprise ? "

    Oui, mais vous savez ce n'est pas non plus que les plus bureaucratiques ou les gens de votre propre génération qui vous en privent le plus d'en avoir de plus grosses pour votre femme ou votre maîtresse, mais bien les plus grands renards tout-puissants de ce monde en faillite, et cela à la tête de beaucoup de grands groupes firmes et autres, c'est en cela voyez-vous que je ne me fait plus guère d'illusions aussi bien pour beaucoup de petites Pme en sursis. Vous savez il n'y a pas non plus de nombreuses espèces animales et végétales en grande voie de disparition forcé dans les sociétés, mais également beaucoup de petites Pme, de petits artisans, etc...

    C'est pourquoi si un jour vous en finissez vous aussi par ressembler à un autre en matière de survivalisme, alors s'il vous plaît n'allez pas plus le juger surtout dans un tel contexte de monopole mondial partout dans les affaires.

    Car je sais ce que c'est aussi que de vouloir essayer d'entreprendre quelque chose surtout face à de grands groupes de commerciaux, de tueurs, de cains, de traitres et qui en réalité ne sont pas plus libéraux et moins socialistes que vous et moi en société.

    Vous verrez tous les beaux discours officiels n'y changeront rien,

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  38. @ Guillaume

    " Disons qu'en règle générale et surtout en France "

    Ben voyons si cela concernait uniquement la France.

    " @NOE pas de procès d'intention : si vous êtes choqué par ce que dit stoute, demandez lui simplement de s'expliquer."

    Oh vous savez plus grand chose ne me surprend de nos jours aussi bien venant de la part de gens issus du survivalisme.

    Pas de procès d'intention non plus à mon égard s'il vous plait, je ne viens pas non plus de la dernière pluie.

    Alors pour vous faire plaisir disons qu'en règle générale et surtout en France enfin vous connaissez le refrain, c'est tellement aussi la tendance en ce moment.

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  39. Et Volwy c'est quoi cette nana? T'es amoureux ou quoi? En tous cas on lit moins bien les commentaires. Remarque si ça peut nous éviter les post soporifiques des 2/3 habitués qui squattent ce blog (dont je tairais les pseudo) pour ne rien dire... Il y en a qui n'ont visiblement que ça à foutre. Merci aux nouveaux et bienvenue.

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  40. @cecilum
    Bonjour, encore un qui partage ce que tu as dû subir de la part de proches ou amis, c' est très difficile, ça isole, et comme certains l' ont dit, l' ambiance actuelle n' améliore pas les choses.
    Depuis plusieurs années, je suis sensibilisé à cet avenir des plus incertains, le révélateur fut pour moi un problème d' emploi duquel s' en suivi une remise en question plus globale sur ma façon de voir les choses, la vie. Je n' arrive toujours pas à 'décrocher' du système de consommation, mais j' ai surement un regard plus lucide que beaucoup.
    L' indifference de parents dont j' ai la charge fait que j' ai un sentiment d' isolement quasi total et heuresement que j' ai internet et le blog de Volwest pour me sentir moins seul, au moins virtuellement!
    De plus cette charge(parents dépendants) me lie les mains et ne me rassure pas quand à l' avenir, car aucun moyen de fuite ne sera possible en cas de crise grave. Alors je continue de lire, ici ailleurs, d' apprendre, mais cela reste trop virtuel à mon gout, il faut que je redouble d' effort pour m' entrainer physiquement, et sur certaines techniques développées ici.

    Vois tu Cécilus, tu n' est pas seule.
    Merci Volwest.

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  41. @ Japy. a dit...
    @ Cecilum

    respect, écoute, compréhension.

    @ Guillaume
    " Un membre de ma belle famille a connu le rationnement. Il nous en reparle régulièrement. Et pourtant il ne voit pas l'intérêt de stocker !
    Comme quoi ..."

    Il l'a connu de quel manière le rationnement ?
    Avec beaucoup de sacrifices ou pas en amont ?
    Il n'y a pire sourd que celui ne veut entendre, soit vous serez catalogué trop ceci ou cela, et quand bien même vous essayerez de faire passer un propos moins "TITANIC", voir plus axé sous l'angle économique, non les gens préféreront se conduire comme on leur demande si gentiment à l'image.

    C'est le grand déni du monde, très bien décrit par vol ce qui me rassure néanmoins c'est que même des gens bien plus avancés que moi sur la question survivalisme se rendent compte de cela mais pas seulement dans le pays.

    A vrai dire seul les gens ayant un peu connus l'envers du décors, du beau monde contemporain pourront vous comprendre, vous écouter en matière de survivalisme, de préparation, de responsabilité individuelle, mais pas vraiment des gens ayant une double retraite, ayant travaillé à la banque de France, surtout pas non plus les premiers médias du monde et qui vous font bien souvent passer pour des ....... enfin bref.

    Et puis qu'est-ce que j'ai vraimenr rien à foutre en ce moment, ça flotte si peu dehors !

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  42. @NOE la France est un pays riche ET au climat tempéré relativement épargné par les catastrophes ET qui est plus que fourni en matière de services. Les conditions sont réunies pour favoriser l'individualisme et la confiance envers papa état.
    Si le problème est que tu te sens visé, je pense pouvoir dire que ce n'était pas le but des messages. Ou alors tu estime que les français ont un bon niveau d'entraide et de préparation. Ma foi, chacun est libre d'avoir une appréciation, c'est très subjectif, mais comprends aussi que ce soit un point de vue qui ne fasse pas l'unanimité ;)

    Et petite parenthèse, je ne crois pas que le but soit de décrocher du système de consommation ! Le but est d'être prêt à ce qu'il soit défaillant. Comment ? Entre autre en stockant, en achetant du matériel, et donc en consommant et en se tenant au fait des dernières nouveautés.

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  43. Convaincre les gens qu'ils ont tort peut nécessiter beaucoup de temps et d'énergie. Pour ma part, j'essaie d'être le plus diplomate possible quand j'aborde le sujet avec mes concitoyens inconscients du "problème". Si je n'aboutis pas rapidement, je laisse tomber, mon temps libre m'est trop cher pour que je le gaspille à convertir envers et contre tout des consommateurs abrutis par les mainstream media. Ce serait comme essayer de vider l'océan à la petite cuillère.

    Tout le monde n'a pas vocation à être "sauvé" !

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  44. @Guillaume
    Effectivement 'decrocher'pourrait être remplacer par consommer de façon plus raisonnée, ce à quoi la tendance du moment et même depuis de longues decennies ne nous pousse vraiment pas.

    @Loup Espiègle
    "tout le monde n' a pas vocation à être sauvé"
    je dirais peut être oui dans le sens général, mais l' indifference dont de mes proches dont je parlais plus haut, provient plutôt du grand age que de l' individualisme. Par contre si on considère des gens, comme d' autres de mes proches que l'on peut considérer comme faisant partis de la classe active, là oui, pour ne pas voir 'l'état des choses', il y a comme de l' inconscience(qui fut mienne auparavant).
    Mais je n' irais pas à dire qu' ils n' ont pas vocation à être sauvés, car justement cette conscience peut survenir à tout moment, enfin je le pense et je leur souhaite de la découvrir le plus tôt possible. Pour les autres OK...

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  45. @ Guillaume

    La France n'est pas le seul pays riche ayant un
    climat tempéré, faut voyager de temps en temps.

    Voir La france comme un pays plus différent
    ou plus paternaliste des autres, ce n'est pas mieux voir non plus dans le même temps le propre maternalisme Etatique d'autres pays.

    Oh je me sens pas vraiment visé, j'ai surtout l'impression de dialogué avec quelqu'un qui ne veut pas vraiment répondre aux premières questions que je lui pose en matière de rationnement vécus par d'autres autrefois.

    Sans trop chercher non plus à te viser si tu vois ce que je veux dire, ce qui bien sur n'est pas le premier but de tes messages, cela va de soi. Ou alors tu estimes peut-être que la plupart des gens du monde sont beaucoup mieux préparés que la plupart des français ce qui m'étonnerait fort quand même après avoir un peu voyagé et vus d'autres pays du même genre.

    Oui à chacun sa propre appréciation des choses,
    c'est plus subjectif, décidément qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre sur le moment.

    Pour le reste, je ne crois pas que les gens
    les plus fourmis et survivalistes de la terre puissent toujours y échapper, quand bien même en voulant stocker plus de matériel à la maison ou autre part, évidemment les dernières petites nouveautés gadget, ça nous amène peut-être à mieux nous sentir plus enfin bref ...

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  46. Ce n'est pas tant une question de préparation que d'habitude et de décalage.

    Un occidental qui a accès à tout vie dans la facilité. Pas de stock, pas de préparation, même pas d'entraide. Les gens autour de lui ne sont que des obstacles qui l’empêchent de mieux consommer.

    Dans les pays un peu plus sauvages, les gens s'entraident car les galères sont fréquentes. Ils stockent car ils n'ont pas de supermarché à proximité et qu'ils ont tous expérimenté le manque.

    Dans les pays pauvres les gens ne font même pas partie de la société de consommation. A la limite, si cette société périclitait un beau machin ce serait peut être même bénéfique pour eux, car il n'y aurait plus personne pour acheter leurs productions à des prix qui la rendent inaccessible pour les locaux (c’est pratique d'être riche).

    Le français figure, sauf cas exceptionnel, dans la première catégorie. Et c'est certainement pas lui qui aurait les meilleures chances de s'en sortir.

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  47. Superbe !
    Et suite à ce texte, je trouve le rapport avec "Survivre à l'effondrement ..." pertinent ... J'attends avec impatience une autre interview de Piero-San-Giorgio ... Les autres m'ont laissé un peu sur ma fin après avoir lu deux fois son bouquin, il me reste encore certaine question !
    Amicalement,

    Fred

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  48. Parfait, c'est claire, propre avec de l'esprit

    Merci pour tous

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