mardi 6 septembre 2011

Notre monde moderne.







Notre monde moderne, celui qui nous concerne et dans lequel nous évoluons, repose sur une promesse de confort jusqu'ici plutôt stable et fleurissante.

Nos supermarchés abondent de produits divers et ceci toute l'année, nos hôpitaux sont a la pointe des possibilités de traitement, nos axes routiers, nos lignes de chemins de fer, nos ports et nos aéroports permettent une distribution, un approvisionnement, et un échange économique constant, nos technologies nous propulsent toujours plus rapidement et efficacement vers un futur automatisé et aisé, nos cinémas sont climatisés, nos rues éclairées, nos poubelles ramassées, notre linge lavé, notre eau délivrée…bref, nous vivons une époque des plus confortable.




La construction de cette promesse, de cette course a un confort toujours plus optimisé, toujours plus élaboré, n'est pas une anomalie, mais bien l'expression de nos biologie.

Apres tout, l'optimisation de notre univers, de notre quotidien, même si souvent irréfléchie, est une facette de certains principes évolutifs, et cet axe aura propulsé notre espèce vers des possibilités autres, tant physiques qu'intellectuelles, et ceci depuis toujours.




Si nous demandions a nos femmes de retourner 500 ans en arrière par exemple, la plupart d'entre elles nous expliqueraient gentiment que nos pensées sauvages ne sont que l'expression de frustrations mâles qui n'avantageraient personne…et surtout pas elles.
Cette sensibilisation dualistique et souvent sexuée a la modernité, est d'ailleurs la source de problèmes sociaux importants dans des régions du monde ou les jeunes femmes demandent maintenant de s'extirper d'une organisation purement mâle, et de rejoindre leurs soeurs du 21e siècle.




Pantalons, tampons hygiéniques, contraception, modernisation des foyers, intégration sociale, diversification des rôles, éducation…sont autant d'optimisations et donc de conforts, que les femmes du monde veulent apprécier, et qui pourrait leur en vouloir.


La Chine et l'Inde, tous deux berceaux d'une population qui aujourd'hui se réveil a cette modernité consommatrice, tels des géants soudainement affamés, expriment au travers de leur collectif respectif de milliards de consciences, cette soif évolutive basée sur un confort toujours plus optimisé.

Cette course au confort, basée principalement sur le développement de systèmes de support toujours plus complexifiés et un rapport de dépendance aveuglant envers ceux-ci, nous aura cependant propulsée vers une relation au monde des plus instable.


Aujourd'hui, seulement 2% de la population nourrit le reste de l'humanité.
Aujourd'hui, les fermiers reçoivent plus d'argent de la part de nos gouvernements pour produire du carburant que de la nourriture.

Mais la complexité de nos systèmes de support et de nos infrastructures modernes, est d'une influence bien plus englobante qu'une simple statistique agricole.

Notre monde moderne est d'une fragilité qui reflète sa complexité…et l'éventail d'événements ayant eu un impact plus ou moins important sur nos systèmes de support et nos infrastructures ces dernières années le prouve.

Le survivaliste n'a aucunement besoin de s'essouffler a des possibilités événementielles extraordinaires telles qu'une pandémie, une guerre atomique ou l'effondrement de l'économie mondiale. 
Cette année seulement, 10 catastrophes naturelles d'un cout supérieur a 1 milliard de dollar auront frappées les US, le tremblement de terre au Japon aura complètement déstabilisé l'une des nations les plus modernisée au monde, sans parler des inondations en Australie ou de la sécheresse en Afrique, condamnent des millions a l'exode et la famine.




Notre monde moderne est d'ailleurs si fragile, que nos gouvernements nous demandent a présent de nous préparer a la possibilité de les voir incapables de répondre a nos besoins les plus basiques dans certaines situations.
La préparation et l'anticipation n'est plus une histoire d'ermites anti-sociaux avec trop de flingues sous le lit, la préparation et l'anticipation est aujourd'hui une affaire de bon sens…de responsabilisation personnelle reflétant la nature même de nos infrastructures.




Cette infrastructure moderne, se résume a des chaines d'approvisionnement extrêmement complexes et longues.
Electricité, eau, nourriture, médicaments, pièces mécaniques, énergie, consommables, matières premières…tout ce que nous consommons a la maison vient de plus ou moins loin, et tout ce qui nous parvient est d'une multitude de traitements plus ou moins complexes.

D'une certaine manière, le survivalisme dénonce cette complexité fragilisante, et tend vers la simplification des systèmes les plus vitaux.




Au lieu d'être dépendant d'une eau qui prend sa source a des centaines de kilomètres de son logement, et qui est donc gouvernée par une infrastructure extrêmement complexe et lourde, le survivaliste met en place des méthodes d'approvisionnements directes telles que la construction de puits ou de cuves de récupération des eaux de pluie.
Au lieu d'être dépendant d'une nourriture qui germe a des centaines voir des milliers de kilomètres de son logement, le survivaliste adopte une culture de l'alimentaire qui s'efforce de réduire les distances entre les champs et son assiette, soit par la mise en place d'un jardin, soit par le développement d'une relation saine avec des fermiers qui n'habitent pas au Chili.




Notre monde moderne est une machine fantastique, et capable de sauver un enfant du cancer, ou d'extirper une femme de la soumission…mais cette machine, de part sa complexité, est aussi la source d'un malentendu des plus sournois.

La conviction installée, est que nos systèmes de support fonctionneront quoi qu'il arrive. Nous sommes tellement habitués a dépendre de la machine, que nous sommes aujourd'hui obligé de nous convaincre de sa durabilité, de sa fiabilité…
Cette auto-manipulation psychologique est si puissante, que beaucoup appréhendent le survivalisme, la responsabilisation et la préparation comme une maladie mentale.

Le déni…comme tout mécanisme de défense, s'inscrit des lors sur le collectif comme une gestion de la réalité maladive elle, puisque même la machine nous chuchote timidement qu'elle n'a pas les moyens de faire face a des tensions plus sévères qu'une simple interruption de quelques jours de nos systèmes de distribution par exemple.




Katrina, le Japon, Irene, les inondations en Australie, les émeutes ici et la…sont ces réalités de notre monde moderne que le collectif se refuse a entendre.







9 commentaires:

  1. Toujours aussi bien rédigé et criant de vérité, merci Volwest.
    Je pense sincèrement que tu contribue a créer un monde meilleur et plus autonome.

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  2. Merci pour cette réflexion si proche de la vérité .
    Ayant moi même abordait ce sujet avec certaines personnes de mon entourage,il mon prit pour un dingue et mon répondu que le gouvernement avait des solutions et que l'on était a l'abri.
    Les gens vivent vraiment dans un cocon sinon merci de nous faire avancer.

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  3. Très bon résumé de notre mode de vie. Pense tu Volwest qu'une décroissance, qu'une dé-capitalisation donc un retour à un mode de vie plutôt moyenâgeux soit possible ? Finalement, nous nous sommes habitués à un certain confort comme tu le résume bien et nos générations ne sont elles pas destinées au toujours plus ? Peut être que la situation est devenue irréversible ?
    Greg

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  4. les incas , les romains, les égyptiens, les grecs anciens... toute au sommet un temps...toute disparut (en partit ok mais...) les civilisation ne sont pas immortel la notre a peut être passé sont apogée.

    une longue agonie commence..., ou pas ;) restons positif

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  5. Très bon article, une fois de plus Volwest.

    Comme Greg, je pense que pour beaucoup de gens la situation est devenue irréversible.
    Personnellement, en cas d'évacuation qui durerait plusieurs jours, je me demande combien de temps mon système digestif capricieux arriverait à tenir avec les barres de céréale qui garnissent mon bob...

    Mettons qu'une situation nous force à remettre en cause nos habitudes hygiéniques et alimentaires, ce serait un choc radical que beaucoup (dont moi) auraient énormément de mal à assumer.

    Il est plus qu'urgent de commencer dès aujourd'hui (avant un possible revirement de situation) à prendre un nouveau rythme de vie.

    Au plaisir de te lire prochainement Volwest.

    Nikos38

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  6. Mes chers amis internautes, Pensez-vous que notre situation précaire d'aujourd'hui soit irréversible? À un point où tout le monde n'a qu'à mettre ses mains en l'aire, nier toute faute et responsabilité personnelle, et ne rien faire à par se préparer individuellement pour le pire?
    N'avons-nous pas une responsabilité chacun d'entre nous à agir pour le futur, pour la planète, pour nos enfants, pour les autres espèces qui y habitent?

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  7. Cet article me fait penser à cette étude d'un chercheur Américain qui avait étudié en détail les systèmes de sociétés du passé. Il en ressortait que plus un système de société est complexe, plus son effondrement est rapide et brutal!

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  8. Ben, moi, je n'ai pas connu grand chose d'autre :-)
    Chacun pour sa peau .
    Bye les gens et A+.
    "ID naze"

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  9. Le monde moderne n'est qu'un grand miroir aux alouettes, paix et sécurité se disent-ils tous
    entre eux.

    Pendant plusieurs années, la terre ne produira rien. Beaucoup périront et paliront de peur en tous lieux.

    Priez, prenez soin de vous, mais pas seulement de votre corps, du matériel, ce qui va bientôt tomber va en faire chanceller plus d'un !

    Désormais ce moment n’est plus très loin.

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