lundi 29 août 2011

Les courses de dernière minute.







L'ouragan Irene est le dernier événement a venir se confronter a nos systèmes de support et nos organisations.
Dans la majorité des cas et pour la plupart d'entre nous, une telle tension signifie un tour au supermarché pour y faire des courses de dernière minute et sécuriser quelques ressources.


Que nous soyons forcé par les services d'ordre d'évacuer nos résidences, ou que nous ayons décidé de rester sur place et d'endurer pendant quelques jours l'événement annoncé et ses conséquences, les courses de dernière minute restent, pour 99% de la population, la seule solution capable de répondre a nos besoins dans l'immédiat.

La logistique de devenir soudainement autonome pendant quelques jours voir une semaine, c'est a dire s'octroyer les moyens de ne plus dépendre de la totalité de nos systèmes de support pour nos besoins les plus vitaux, est une affaire de priorité.



Si 99% de la population est aujourd'hui dépendante d'une cueillette de la dernière minute, c'est que la plupart d'entre nous ne peuvent concevoir l'utilité de tendre vers la mise en place de moyens pouvant nous offrir une certaine autonomie.

Cette réalité cultivée, est d'ailleurs dans bien des cas ce qui transforme une simple démonstration météorologique par exemple, en événement dramatique…en catastrophe.
Si nous étions tous plus ou moins prêt a endurer l'effondrement ou la disruption momentanée de nos systèmes de support tels que les réseaux d'eau et d'électricité, les réseaux de transport en commun, les services de santé et de protection civile ou encore la distribution de toutes nos ressources vitales, il me parait évident que le monde du dramatique serait d'une nature complètement différente.

Irene est sans doute le parfait exemple ici, puisque cet ouragan, plus tard renommé "tempête tropicale", a démontré qu'une simple exultation météorologique pouvait encore aujourd'hui complètement déstabiliser nos infrastructures et nos systèmes de support…plonger plus de 4 millions de foyers dans l'obscurité, stopper le métro New Yorkais et installer en quelques heures la pénurie de certaines ressources telles que l'essence, l'eau potable et la nourriture.




Avec des centaines de milliers de familles évacuées, des centaines de milliers de voitures prenant les routes vers des terres moins humides, c'est toute l'histoire de la non préparation du collectif qui se répète une fois de plus sur nos petits écrans.




Pour beaucoup donc, propulsés violemment dans les bras de la responsabilisation et la course a l'autonomie, la tension s'organise principalement sur les courses de dernière minute…soit le pillage résolu et symbolique d'une mère nourricière devenue menacée.


Le plus important ici, en tout cas le point de départ, devrait être d'avoir la possibilité d'acquérir notre autonomie, et ceci rapidement et efficacement.
Cette acquisition, se doit d'être d'une méthode d'échange pouvant fonctionner, et ceci dans n'importes quelles conditions.

Le liquide est ici roi.
Le plastique étant dépendant du bon fonctionnement de nos réseaux de distribution électrique, beaucoup se retrouvent sans avoir la possibilité même de sécuriser une autonomie de dernière minute.
Personnellement, il me parait prudent et intelligent de toujours avoir une petite réserve de liquide a la maison, et ceci en petites coupures.
Le montant exacte devrait refléter vos besoins et votre condition familiale…mais par chez nous, nous nous basons sur 100$ par jours et par personne.

Essence, nourriture, eau, énergie et logement (hôtels), les dépenses peuvent s'accumuler rapidement.


Une fois arrivé au supermarché, il nous faut bien nous rendre a l'évidence que la nature même de l'environnement dans lequel nous nous trouvons n'est pas la même que celle vécue un dimanche matin quand tout va bien.




La peur du manque change bien des choses…mais elle influence surtout nos comportements.
Psychologiquement, le collectif sera beaucoup plus tendu, et nous devons ici redoubler d'attention et savoir faire marche arrière si la situation se détériore, comme il est d'ailleurs souvent le cas quand la demande pour une ressource perçue comme étant vitale (essence, eau, nourriture et premiers soin) excède les réserves ou la possibilité d'un approvisionnement immédiat.

L'eau a été, est et sera toujours la ressource la plus convoitée.




Au lieu de risquer une confrontation, ou de se voir être propulsé au milieu d'un débordement de foule, il est plus intéressant ici de se pencher sur l'obtention d'une méthode de purification que sur la ressource même.
Notre première cible devrait donc être l'eau de Javel.

Notre deuxième cible devrait toujours concerner l'eau, et l'obtention de containers comme des glacières de différentes tailles peuvent réduire les difficultés de logistiques concernant la transportation, le traitement et le stockage.
De plus, ces containers étanches peuvent servir de "coffre" expéditifs pour sécuriser et protéger nos papiers importants et nos albums photos par exemple.

Assiettes en cartons, sacs poubelles, sacs "ziploc", allumettes, briquets, lampes électriques, piles, duct tape, masques a poussière, gants, ouvre boite manuel, pinces, marteaux, cordes et bonbonnes de gaz sont des exemples de matériel extrêmement pertinent et pouvant influencer largement notre situation.

La sphère du soin et de l'hygiène personnelle devrait aussi faire l'objet d'une attention particulière.
Les tensions sont généralement d'un univers ou nos habitations, nos rues, se retrouvent parsemées de débris et de dangers.
Pouvoir soigner une coupure, une brulure ou une plaie, devrait être d'une organisation solide et adaptée.




Les trousses de premiers soin déjà organisées et souvent vendues en supermarché peuvent être une bonne base, mais elles devront être complétées.
Crème antibiotique, compresses et bandages, ce matériel est ici indispensable et devrait être présent en quantités importantes.
N'oublions pas non plus le savon et/ou un produit désinfectant, et bien sur les produits hygiéniques féminin…une boite de tampon pourra d'ailleurs servir a une filtration grossière de l'eau ou encore comme compresse sur une coupure importante.


Pour la nourriture, les boites de conserve restent adaptées a ce genre de tension, puisqu'elles ne sont pas gouvernées par certains besoins énergétiques ou hydriques.
Certains produits comme le beurre de cacahouète ou le nutela par exemple, peuvent venir supporter nos besoins énergétiques tout en nous offrant des containers hermétiques en plastique.


Stay safe!







8 commentaires:

  1. Vous êtes au top
    Laruche

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  2. Salut !

    Ca fait un moment que je consulte régulièrement ton blog et je tenais à te féliciter !
    Enfin quelqu'un qui offre de vrais infos pragmatiques et ne joue pas sur "la fin du monde en 2021, AAAAAAAAAHHH !!!".
    Le survivalisme est un mode de vie qui tiens seulement compte de l'idée qu'il faut d'abord compter sur soi pour survivre et non sur les institutions faussement sécuritaire.

    Merci encore pour la qualité de ton blog !

    Amicalement,

    Flo

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  3. salut juste un petit détaille par rapport a la vidéo pour matos qui parler de l'alcool pour désinfecter en France l'alcool a 90° et vendu sou ordonnance donc ça marche pas pour les course de dernier minute. et pour volwest on dit pas carte plastique mais carte bancaire. sinon a par ça votre blog et super j'attente chaque article avec impatience.

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  4. salut
    je super le blog je viens de tomber amoureux,sinon pour l'eau de javel en France les berlingots son a 9.6%.

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  5. Super conseils comme d'habitude,
    quand j'ai vu les news sur Irene j'ai tout de suite pensé à ton blog !
    Sinon pour les lampes et les piles vous n'avez pas de lampes qui se rechargent avec une manivelle ?
    http://www.decathlon.fr/torche-dynamo-nomade-id_8176544.html
    http://www.youtube.com/watch?v=DC-DKSOdwKw
    je ne fais pas de pub pour ce magasin mais je trouve que c'est super pratique pas de probleme de piles à changer, trouver... j'en ai quelques'unes

    Bye Gilles

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  6. Salut Gilles…

    Nous avons ce genre de matériel…mais pas dans les supermarchés.
    a+

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  7. Pour rajouter un truc, j'ai pu m'apercevoir lors de La Grande Grève des routiers qui avait paralysé la France (1991 ?) de l'importance de l'Information. En effet tout et n'importe quoi avait été dit, ce qui avait contribué à un début de panique. Ainsi alors que tout les accès étaient sensés être complètement paralysés par l'enchevêtrement de camions, nous on sortait en boite en passant au milieu des accès laissés libre par les routiers. Paysage et ambiance impressionnants.
    Sinon les rayons sucre et café avaient été totalement pillés à cette époque.
    J'avais noté aussi un certain temps de latence avant que les gens réalisent la situation, puis se ruent dans les hypermarchés. En cas de retard peut-être vaut-il mieux privilégier les magasins de proximité au lieu de se retrouver au milieu de la mêlée.
    Merci pour ton blog. Au plaisir

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