vendredi 26 août 2011

Les amis chasseurs...







Pour le survivaliste, la transmission de connaissances est un don du moment.

Ce n'est d'ailleurs que nos générations actuelles, se réclament a la pointe de la modernité et du "qui est in" branché, qui auront eu la malchance de voir peu a peu disparaitre cette transmission "naturelle" et droite…d'Homme a Homme, et souvent dans le silence d'une prairie ou d'un bois.


Si la chasse est, pour certain, synonyme de violence et de tuerie, c'est qu'ils n'ont pas encore trouvé le chasseur qu'il m'a été donné de rencontrer, ou qu'ils n'ont pas encore visités nos usines a bouffe.
C'est aussi peut être qu'ils n'ont pas eu le privilège de vivre une relation a la nature des plus primitive, mais aussi et surtout des plus attentive et respectueuse.




Un chasseur, un vrai chasseur, ne prend a la nature que ce dont il a besoin…ni plus ni moins. Un chasseur ne parle pas beaucoup…car il est occupé a écouter, a humer et a toucher. Un chasseur se moque de la compétition, du trophée et des émotions attachées a nourrir sa propre importance.

Marcher un moment avec ce chasseur, c'est redécouvrir une connexion au monde que beaucoup auront perdu au détour de nos technologies gadgets, au détour de nos allées de supermarchés, ou la nourriture et surtout la viande, ne ressemble plus a rien, et ou la connexion entre l'animal et le consommateur repose sur un bout de Cellophane.




Chasser sa propre énergie, et si cette chasse prend sa source non pas dans l'exultation d'un certain pouvoir mais bien dans la réalisation de notre impact sur notre espace, de nos besoins physiologiques et de notre petitesse, est d'ailleurs probablement le dernier bastion d'une relation sincère avec le monde.

Cueillir, c'est d'abords s'instruire de la terre même.
Ce n'est donc plus cette instruction mentalisée et arborée de colorations humaines plus ou moins abstraites telles qu'elles nous sont commandées a l'école, mais bien l'instruction d'un vital dénué de toute pesanteur torturée.

D'ailleurs, si nos écoles apprenaient a nos enfants le monde tel qu'il se vit, et non tel que nous aimerions le vivre, nous serions beaucoup plus prêt a abandonner cette paroisse tordue que nous nommons humanité, et serions plus apte a passer a une relation autre…tant interne qu'externe, puisque le conditionnement qui s'opère de plus en plus rapidement et profondément au sein de notre espèce est un suicide collectif…un précipice béant qui finira par avaler la totalité de notre biologie.


Mr. White et son père, tout deux chasseurs depuis leur enfance, sont de bons chasseurs. Non pas qu'ils soient seulement bon tireurs, mais que la relation qu'ils entretiennent avec la nature, avec l'animal, est une relation sincère et droite.

Ces dernières semaines, ils m'emmènent régulièrement faire du Ball-trap, puisque la chasse aux oiseaux commence le premier septembre, et que comme toute discipline elle requiert un entraînement particulier.

D'un point de vue survivalistique, il ne fait aucun doute que l'univers de la chasse est important.
Non seulement nous avons l'opportunité d'acquérir ici des compétences pouvant nourrir nos familles, mais surtout, nous nous exposons a une multitude de sphères ayant de prêt ou de loin une influence déterminante par rapport au survivalisme.

La manipulation systématique d'une arme a feu sur le terrain par exemple, est une instruction qui pour le survivaliste devient extrêmement intéressante.
Faire du tir au stand est un excellent moyen de tester certains systèmes ou encore d'approfondir certaines techniques, mais cet univers ne nous offre pas la résolution tactile du terrain, ou encore la logistique du déplacement en groupe tout en étant armé et prêt a tirer.



Ce n'est pas pour rien que les milices du temps de la révolution Américaine étaient extrêmement efficaces lors d'embuscades ou d'affrontement asymétriques.
Leur entrainement aura été la chasse.



La relation tactique et orientée vers la défense personnelle que nous entretenons avec nos armes, devient beaucoup plus englobante et naturelle si elle est supportée par la totalité des expériences que nous pouvons obtenir lors de la chasse, ou de l'entrainement dédié a celle-ci.


Bien sur, la chasse est avant toute chose une discipline nutritionnelle…et pour ceux la qui s'intéressent de prêt ou de loin a l'obtention d'une nourriture saine, il m'est difficile de trouver plus "bio" qu'un cerf ayant ruminé du trèfle pendant tout l'été !

Outre les avantages de pouvoir cueillir une nourriture saine et d'acquérir certaines compétences "naturelles" telles que pouvoir traiter notre propre nourriture, nous avons ici la possibilité de nous détacher d'un système alimentaire des plus douteux.

Comme je le disais dans un autre article, pouvoir choisir notre propre nourriture est aujourd'hui un privilège. Il me parait étrange sur ce point, d'avoir élu des comités dont le seul travail est de nous dire ce qui est bon pour nous.
L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS - WHO) par exemple, est un de ces comités qui nous dit, très sérieusement, que le lait non pasteurisé n'est pas bon pour nous, mais que le sirop de maïs est tout a fait acceptable !!!




Il n'est pas étonnant des lors, de voir ce genre d'organisation extrêmement puissante militer pour l'interdiction et la restriction des armes de chasse. Un poulet aux hormones pompé aux antibiotiques est ce qu'ils veulent que vous mettiez sur votre table ce dimanche, et non un faisan déniché par votre chien au détour d'une clairière.




Financièrement, économiquement, la chasse est aussi un avantage certain.
Vu la santé de l'économie mondiale, il me semble intéressant d'intégrer des aujourd'hui la chasse et plus largement la cueillette a nos possibilités.

Si "l'investissement" or et autre métal précieux est une manière saine et pertinente de parer a l'inflation, l'investissement "chasse" est lui d'une influence directe sur nos estomacs et nos portefeuilles !





5 commentaires:

  1. Hi,

    Et kira, tu vas l’emmener pour l'ouverture? Comment réagit-elle à coups de feu?
    Petrus.
    PS: Un truc pour descendre l'ensemble des plateaux (TOUS): tu tires dans la cabane.... ;)

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  2. Salut l'ami.

    Kira m'accompagne de temps a autre au stand.
    Depuis toute petite elle n'a aucun problème avec les coups de feu…

    Elle nous accompagnera donc…après tout, c'est son boulot!
    Au passage, elle a déjà attrapée un canard, et elle nous a ramenée un oeuf de canard entier et intact dans sa gueule pendant que nous campions au lac.

    a+

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  3. Yep, pas mal comme article(comme d'hab!!), étant chasseur moi même, je ne peu que approuver, mais (ha ce satané mais!!!) dans une certaines mesure.
    Car si tous le monde se mettaient a la chasse, il n'y aurais plus alors suffisamment de ressource naturel pour nourrir tous le monde....commencerais alors la chasse a l'homme....(un début de la route??.....).
    Amicalement Alex...

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  4. Bonsoir,

    Volwest, je me permets d' intervenir ici, car c' est grace à cet article que j' ai vu la video intitulée "Une journée au stand de tir".

    A la toute fin de la vidéo, tu 'réprimende'gentilement Mato, qui recule de façon pas pas assez dense et qui fait des pas trop amples ayant pour effet de monter et descendre sa tête. Je pense que ce mouvement de la tête aurai pour effet de rendre celle ci plus difficile à atteindre par l' opposant. Mais peut être que quelque chose m' échappe, étant complètement novice en la matière.

    Merci encore à vous deux et au nouveau figurant nommé White Man!

    Jappy.

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  5. Salut Japy…

    Le tir, c'est avant tout une question de stabilité visuelle.
    Si la tête monte et descend, nous ne pouvons que difficilement aligner nos mires avec la cible.

    a+

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