lundi 4 juillet 2011

Liberté et Indépendance.







Ce n'est pas un hasard si le sceau de l'état du Delaware, sur lequel s'inscrit "Liberté et Indépendance", s'organise autour d'un chasseur et d'un fermier.
Cette réalité aujourd'hui des plus obscure et parfois abstraite, est pourtant un axe déterminant quand a l'intention du survivaliste.

Le 4 juillet est par chez nous une date anniversaire importante, puisqu'elle commémore l'adoption en 1776 de la déclaration d'indépendance vis-a-vis du Royaume de la Grande-Bretagne.

Bien sur, les libertés civiles a elle seules, les déclarations, ne peuvent être suffisantes pour sécuriser une certaine indépendance personnelle, et il serait sans aucun doute naïf de croire que nos gouvernements sont les seuls et uniques dangers en relation avec notre liberté.
Nous restons, et ceci quelle que soit notre histoire, tout autant si ce n'est plus, influencés et dépendants des autres, économiquement et psychologiquement parlant.

La question de savoir si, ou dans quelles mesures, de telles dépendances peuvent être soulagées ou évitées, aura d'ailleurs été l'une des force motrices derrière la philosophie politique de Rousseau…



1- Le chasseur.




Si aujourd'hui le chasseur est souvent cette caricature d'un "criminel" qui se sert d'une arme pour tuer Bambi, c'est sans doute que "la volonté générale", comme dirait Rousseau, s'est cimentée, tant physiquement que psychologiquement, dans un dédale urbain ou nos besoins alimentaires sont offert en partage sur l'hôtel de la dépendance.

"Chasser", est aujourd'hui et pour la plupart d'entre nous, synonyme d'une course de grande surface ou la nourriture rangée et plastifiée ne ressemble a rien, et ou nos systèmes sont capables d'imposer une dépendance qui touche a une multitude de sphères, tant sociales que politiques.




Cette absorption de dépendance dans nos pratiques d'obtention et de distribution, nous auront en quelques générations seulement, complètement coupées d'une certaine relations a notre univers.

Sans angoisses aucunes, sans théories paranoïaques et foireuses, il n'est pas difficile de comprendre que l'exode massif de ces dernières années vers nos centres urbanisés, est un pas vers une dépendance nutritionnelle des plus remarquable…et que cet acte de dépendance, bénéficie entre autre ceux la qui ont le monopole de la sphère agro-alimentaire, tout en contribuant a des pratiques douteuses et dangereuses, telles que l'utilisation massive de produits chimiques, la construction systématique de barrages sur nos rivières, ou encore la monoculture.

Pour les profiteurs de cette effrayante et massive entreprise, un chasseur est un extrémiste révolutionnaire, et il nous faut faire attention ici de ne pas tomber dans le piège complexe et subtile de la politique soit disante "bienveillante et verte", qui voudrait nous faire croire que le milieu urbain et la modernisation de nos méthodes d'agriculture sont sources de solutions adaptées a nos problèmes.

Création d'espaces naturels gouvernementaux (parcs et protection de la nature = migration progressive mais forcée vers les villes, ou l'individu devient invariablement dépendant), traités soit disant "verts", comme celui de Kyoto (soit une manière efficace d'inventer et de créer de nouvelles taxes pour le citoyen, et donc de le rendre encore plus dépendant au travers du maintient de son pouvoir d'achat tout en enrichissant les mêmes qui détruisent la fabrique écologique de la planète), ou encore manipulation des zones urbaines pour la création d'un avenir "équilibré et harmonieux" (beaux espaces verts et vélos pour tous = être dépendant et prisonnier d'un système fondamentalement pourrie tout en étant sur et certain d'être sur la bonne voie), ne sont que des exemples de cette manipulation sournoise qui se dit "progressive".




Mais le chasseur est aussi et peut être surtout, un détenteur d'arme.

Il n'est pas étonnant des lors, de comprendre que l'agenda de ceux la qui évoluent dans la matrice de l'agro-alimentaire, de ceux la même qui organisent des diners avec les gradés de nos républiques, soit aussi a combattre l'arme au sens large.




Ceux la qui proposent de nouvelles taxes "écologiques" par exemple, pour bien entendu "sauver la planète", sont souvent les mêmes qui votes pour la réduction, la restriction, et l'interdiction de l'arme.
Le but est simple, le plus nous sommes, nous les citoyens, dépendant du système en place, et le plus ils profitent.

Un citoyen qui n'est pas a même de se procurer sa propre nourriture est un bon début, mais si ce citoyen est armé, il reste un problème au cas ou il se réveillerait soudainement un matin, et déciderait d'aller bruler Versailles en criant "Du pain!", avec un fusil "de guerre" sur l'épaule.
Ce scénario n'est pas de la science fiction, puisque nos ressources alimentaires et nos systèmes de distributions sont d'une fragilité assez étonnante si nous prenons le temps d'y regarder de plus prêt.


De plus, et s'est ennuyeux, un chasseur exprime une certaine indépendance qu'il refile souvent a sa progéniture.




Et nous revoilà a l'aube de l'adoption de la déclaration d'indépendance de mon pays d'accueil.
Le chasseur et sa progéniture, aura été le problème le plus décisif pour les Anglais et leur intention de refus de voir les "Etats Unis" adopter leur propre monnaie d'échange, source indiscutable mais souvent incomprise de cette révolution.

Le chasseur et son fusil, est ce qui aura concrétisé la déclaration d'indépendance.
Pas de chasseur et son fusil, pas de milice, et donc pas d'indépendance, et ceci a l'échelle d'une république, d'un village, d'une famille.




Mais nous ne sommes plus en 1776 me direz-vous, et l'armée Anglaise est occupée a célébrer un mariage de Prince.
L'enjeux actuel, même si il n'est pas aussi visible qu'une occupation du territoire par une force étrangère en manteaux rouges voulant imposer sa monnaie et quelques taxes, est de ma fenêtre tout autant important, puisque sa nature est toujours d'une pression basée sur la dépendance du peuple, de la famille, de l'individu.

Faire du vélib dans Paris direction la coulée verte peut paraitre une sublime manière de se réclamer d'un mouvement vert a part entière, d'une solution, mais le fait est, que ce qui nourrit énergétiquement cette promenade bucolico-urbaine est, entre autre, une monoculture omniprésente, les usines a poulets, et un système de distribution "juste-a-temps".

Aller a la chasse avec son fusil, conjure une tout autre relation au système…et au travers de cette liberté, nous sommes en mesure de sécuriser et de revendiquer une certaine indépendance.

La possession d'une arme par le citoyen, est alors bien plus complexe et subtil qu'une simple mesure de protection personnelle, elle agit directement et indirectement sur la qualité même de la volonté générale, influence les décisions politiques, et d'une manière générale freine l'avancée d'une machine déterminée a nous voir le plus dépendant possible.




2- Le fermier.




Qui est le fermier d'aujourd'hui ?
Nous ne le connaissons pas. Il était autrefois notre voisin, et nos fils lui prêtaient leurs bras durant les foins.

Nos fils s'emmerdes aujourd'hui…et quand les jeunes hommes s'emmerdes, dans nos citées ou ne pousse que l'ennui et ou le blé n'est qu'une métaphore pour designer une promesse matériel, ils détruisent et refusent dans l'espoir inconscient de surmonter leurs peurs.


Le fermier d'aujourd'hui est tracteur et faucheuse.
Gigantesques insectes mécanisés, qui mangent de la monoculture pour ravitailler les besoins toujours plus grand d'autres inconnus…ceux de la ville.




Ils ne sont d'ailleurs plus fermier…car rien de ce qu'ils exploitent ne ressemble a cette relation a la terre qui les rendaient fiers.
La terre n'est même plus de la vraie terre…et le végétale qui s'y étire est seulement conforme a une étude chimique et biologique qui a pour but la croissance économique d'une industrie, et non la croissance de nos enfants.

Au même moment, ceux de la ville ne semble pas comprendre l'urgence et le drame qui se déroule dans nos campagnes. 
Si la qualité de nos ressources alimentaires est aujourd'hui plus que douteuse, la stabilité du système agro-alimentaire dans son ensemble, est lui extrêmement bancale.

Le fait que la Russie, premier pays exportateur de blé au monde a été obligé l'année dernière de suspendre sa contribution mondiale suite a des problèmes de sécheresse, est un de ces paramètres qui rend la disponibilité et la stabilité du marché de certains produits bruts des plus précaire.

Le système de distribution a lui seul, et tel qu'il opère aujourd'hui, nous condamne a voir nos grandes surfaces vides après environs 72 heures de l'interruption du flot qui relie nos centres de traitements a nos centres de distributions…flot qui se base sur une énergie non renouvelable, et elle aussi basée sur la dépendance.

Cette interruption du flot de distribution, s'observe chaque année dans certaines régions touchées par d'extrêmes et prolongées chutes de neiges par exemple, ou encore des régions subissant une tension naturelle ou humaine, ou la distribution devient difficile voir impossible tel qu'il a été le cas a Haiti ou au Japon.




Mais la dépendance qui fait la plus grande partie de notre histoire n'est pas d'une tension soudaine et catastrophique…le fermier, est avant tout d'un passé lourd et déterminant en rapport a notre indépendance, et donc notre liberté.

Il faudra que le fermier Européen attende la découverte de l'Amérique, pour que celui-ci puisse devenir propriétaire de sa propre terre.
En fait, la totalité de la construction de notre univers politique, social, économique et géographique, a pour noyau la terre cultivable (et donc irrigable) et son propriétaire.

Blé, maïs, pomme de terre, riz, canne a sucre, betterave a sucre et soja, sont aujourd'hui d'une agriculture industrielle qui se base principalement sur une monoculture a grande échelle.


Cette agro-industrie massive pratiquée aujourd'hui, cet agribusiness, est bien loin de notre fermier du Delaware, symbole d'une indépendance pertinente pour le survivaliste.
Si les produits "Bio", par exemple, sont a la mode aujourd'hui, ils restent une facette de cet agribusiness…qui continu de trouver des moyens plus ou moins détournés pour s'assurer de conserver son monopole sur la nourriture et les produits bruts.

Le bio, est tout simplement un produit pouvant être vendu plus chère, visant une population ayant un pouvoir d'achat conséquent (généralement une classe moyenne urbaine avec peu d'enfants), et une compréhension agricole limitée.

Le bio est une manipulation intellectuelle qui prend ses racines au sein d'un état d'esprit particulier…d'ailleurs, si nous avions proposé cette astuce financière a notre fermier du Delaware, il aurait sans doute trouvé cela amusant.




A partir du moment ou le bio envahi nos grandes surfaces, il concrétise une coupure sociale entre ceux la qui ont un certain pouvoir d'achat, et ceux la qui bouffe de la merde…tout en validant la totalité de nos méthodes d'agricultures, puisque l'agro-alimentaire, a maintenant une arme pour se défendre de certaines accusations, en faisant promouvoir le choix du bio.

Du génie économique.
Pourquoi vendre une tomate pour 1$, quand nous pouvons la vendre a 3$…car le bio n'est pas la vente d'un produit qui n'a jamais été en contact avec un produit chimique, ou encore qui n'a jamais été du même système de distribution qu'un produit "non-bio", non, le bio est tout simplement une appellation subjective qui varie d'un produit a l'autre.

Certains produits bio ont été traités "naturellement", d'autres ont poussés sur une terre traitées pendant des années (mais rassurez-vous elle ne l'est plus), et d'autres encore sont arrosées de pesticides "bio".
On ne s'en sort pas.


La seule véritable agriculture "bio", est celle qui se pratique dans nos jardins…la ou nous pouvons contrôler la totalité du système, de la terre a la graine choisie, en passant par nos méthodes d'irrigations jusqu'aux méthodes de récoltes (non mécanisées donc).




Le bio de nos grandes surfaces, n'est qu'une technique de marketing qui n'influence en rien la manière avec laquelle nous approchons notre agriculture, mais qui a tout a voir avec la maximisation du profit de ceux la qui gouvernes la sphère de l'agro-alimentaire…et qui gouverne cette sphère gouverne le monde.




"Il n'est pas nécessaire d'une majorité pour réussir, mais plutôt d'une furieuse, infatigable minorité désireuse de déclencher des feux de brousse dans les esprits."

Samuel Adams.





21 commentaires:

  1. Salut !
    Tout à fait d'accord. La plupart des gens ont confiance dans le système, et ne se rendent pas compte de sa fragilité.
    Exemple : le parisien lambda n'a pas conscience que les stocks de ses supermarchés habituels ont une espérance de vie inférieure à 4 jours en cas d'interruption des approvisionnements.
    Sans sombrer dans l'extrême catastrophisme, ça fait quand même un peu froid dans le dos...

    RépondreSupprimer
  2. Je conviens que la seule nourriture dont on peut être plus ou moins sûr qu'elle soit "bio" est celle qui pousse dans notre jardin. Seulement voilà le challenge de produire tout ce que l'on mange, ce n'est pas une mince affaire !!!
    C'est un bel objectif vers lequel tendre mais c'est difficilement atteignable. On peut toujours faire des échanges avec les voisins si on rate une culture, et en dernier recours se nourrir de plantes sauvages (acorns & the like).

    L'autarcie est une utopie, mais on peut s'en rapprocher pour s'affranchir le plus possible du système, devenir résilient.

    Likewise, un monde non-violent est utopique, mais on peut s'efforcer de pacifier notre environnement social du mieux que l'on peut, et éviter de consommer des produits qui ont de l' "embedded violence" :-D (la liste est loooooongue).

    RépondreSupprimer
  3. http://www.zeitgeistmovie.com/
    :)

    RépondreSupprimer
  4. Salut 570112.

    Ah…Zeitgeist.
    Sans doute l'objet d'un article a venir…du bon et du moins bon pour le coup.

    RépondreSupprimer
  5. Salut Volwest,

    D'abord bravo pour ton blog très complet, je trouve notamment ta réflexion sur les armes très intéressante (c'est rare sur ce sujet) et je la partage complètement.

    Après sur la question du bio que tu abordes dans ce post, je regrette que tu généralises l'idée du "faux" bio, qui envahit les médias et les grandes surfaces, car je suis moi-même paysan en bio, et l'immense majorité des petits producteurs bio le sont vraiment. La magouille et le mensonge sont là où est l'intérêt, c'est à dire dans l'industrie agro-alimentaire, pas chez eux. Si les gens faisaient l'effort d'accorder plus d'importance à leur bouffe qu'à leur écran plat, ils iraient l'acheter (ou la troquer?) chez les petits paysans. Cela profiterait aussi grandement à ces derniers, car ils sont ruinés par les intermédiaires (et les banques) parasites et improductifs. Bref, c'était juste pour nuancer un peu cette histoire du bio.

    RépondreSupprimer
  6. Salut Martial…

    Je suis content que tu es eu le temps de venir nous raconter ton bio.
    Peut être que je n'ai pas été assez claire dans mes propos, ou dans la forme.
    Tu es donc ce fermier du Delaware…petit producteur bio.

    Tu es celui que je prône dans cet article.

    Sinon…tu t'intéresses a la Permaculture ?
    a+

    RépondreSupprimer
  7. Ah…Zeitgeist.
    Sans doute l'objet d'un article a venir…du bon et du moins bon pour le coup. oui c'est sur...
    Sinon niveau permaculture que penses tu ce ce genre de livre?
    http://www.passerelleco.info/article.php?id_article=880

    RépondreSupprimer
  8. Je me fais l'avocat du diable pour évoquer la souffrance des bêtes lorsqu'on les abat. Sommes nous obligés de manger de la viande ? ... J'ouvre la discussion :)

    RépondreSupprimer
  9. je suis pas certains que sans viande des carences n'apparaitrait pas on peut certainement remplacer la viande par certaines plantes mais est ce que cela poserait un probleme car en cas de penurie si tu t'entete a ne pas manger de viande tu vas avoir des probleme et puis qui cracherait sur un bon steak

    RépondreSupprimer
  10. En cas de survie en milieu sauvage, oui c'est certain cela paraît compliqué ... mais dans la position du fermier, il est tout à fait possible de produire des oeufs,des légumes secs sans pour autant manquer d'énergie à la fin ... Enfin, dans mon projet de "fermier du delaware" justement, je n'inclus pas de chasse ou d'élevage, si ce n'est un grand poulailler ...

    RépondreSupprimer
  11. Salut,

    En ce qui concerne la permaculture, c'est notre objectif sans cesse perfectible, car c'est un processus un peu long pour une ferme complète. On a la base, c'est à dire qu'on a un peu de tout (un des principes de la biodynamie, que l'on pratique), à savoir vignes, blé, colza, poules, vaches, pigeons domestiques, cheval de travail, pommes, poires, abeilles, etc.. (la vigne étant notre principale source de revenus). Nos besoins et ceux de la ferme en eau sont assurés par notre source, et les 2/3 de l'énergie par deux toitures solaires, et bientôt une petite éolienne nous mettra en excédent. Le chauffage est fourni par le bois de nos haies, et la voiture est encore au gazole, mais on est sur liste d'attente pour un fourgon à air comprimé. Donc on en est là, et en fait on n'a pas l'impression que ce soit beaucoup plus de travail qu'en monoculture parce que les pommes et les céréales se récoltent lors des périodes "creuses" dans le travail de la vigne, cela permet de se changer les idées, et fournit aussi une atmosphère très saine et apaisante. On a des collègues qui sèment certaines plantes entre les vignes pour les "bons" insectes ou contre les maladies, d'autres y font brouter les vaches. Ce cheminement est en tout cas une vraie exploration, et une remise en question permanente.
    Si tu es intéressé par l'agriculture, je te conseille "Le sol, la terre et les champs" de Claude Bourguignon, "Revivre à la campagne" de John Seymour, et le "Cours aux agriculteurs" de Rudolf Steiner.

    RépondreSupprimer
  12. "Revivre à la campagne" de John Seymour est vraiment bien!!! J ai eu l'occasion de tester un paquet de trucs!

    RépondreSupprimer
  13. Le chasseur est bien cet homme qui tue la maman de Bambi au calibre 12... N'y voit pas un préjugé sur la chasse : c'est indéniable, les chasseurs tuent des bêtes qui n'ont rien demandé. Ce qui ne m'empêche pas de loucher sur le permis de chasse.
    Cependant... Le végétarianisme ou le végétalianisme sont tout à fait envisageables comme régime, ce sont les ascètes qui vivent le plus longtemps, ceux qui évitent la graisse, la viande et autres nourritures en dehors du végétal et parfois du poisson. Mais être végétarien pour éviter la souffrance de la bête... Quel décision absurde dans un monde de vie et donc de mort, où la prédation se retrouve de l'infiniment petit (lutte éternelle entre virus et système immunitaire) à 'infiniment grand (les étoiles ne se bouffent-elles pas entre elles, d'autant celles qui finissent en trou noir), en passant bien sûr à notre échelle où chaque jour des millions de bêtes finissent bouffées dans de terribles souffrances par des prédateurs qui n'ont rien d'humain ! Que proposer pour réduire la souffrance des gazelles dévorées plus ou moins vives par de méchants méchants méchants lions qui n'ont pas même la décence de les tuer bien proprement avec un coup de jus/un marteau pneumatique/un coup de couteau dans la gorge ? Enfermer tous les carnivores dans des box et les nourrir de viande synthétique ? Et que faire pour cette pauvre pauvre pauvre chèvre qui s'est tuée en tombant dans ses montagnes rocheuses ? Aplanir toutes les hauteurs et combler tous les gouffres ?
    La mort et là où il y a la vie. La douleur est là où il y a la conscience. La peur est là où il y a la liberté. Si ce n'était pas le cas, pour citer le film Full Metal Jacket, on serait vraiment dans un monde de merde. Et je vous assure qu'il y a vraiment un rapport entre FMJ et ce que je viens de dire.

    Tout à fait d'accord avec ce que tu dis Volwest, à part que je maintiens que le citoyen armé est inutile aujourd'hui : a-t-il stoppé Bush ? Pas plus que le citoyen désarmé a stoppé Sarko... Et bien moins que le citoyen désarmé a viré Ben Ali à coups de pompe au cul ! Simplement parce que le Tunisien a eu la bonne idée de lever son cul de son fauteuil et de sortir le bouquet de jasmin, alors que l'Américain, le Français, l'Anglais, le Candadien, etc, attendent tranquillement dans son fauteuil en bouffant des chips, calibre 12 à portée, à se plaindre tranquillement de la crise du libéralisme en acclamant d'une voix remplie de postillons à la pomme de terre ses instigateurs les plus dévoués...
    (Je suis démasqué : je suis de gauche)

    RépondreSupprimer
  14. Salut Martial…

    Tu vois…si j'habitais en France, je ferais un tour par chez toi!

    Je note pour les livres…Steiner est plutôt bien connu chez moi, ma compagne ayant fait ses études dans une de ses écoles.
    a+ et prends soin


    A.

    Tu as vraiment comparé la Tunisie avec la France, l'Angleterre, les US et le Canada la ?!?!?!? lol (le Canada…tu y vas fort quand même…).

    Le citoyen armé aurait eu a stopper Bush ?
    Tu sais, la politique c'est vraiment pas mon truc, tout ce que je sais, c'est que l'un n'est ni pire ni meilleur que l'autre…Bush ou Obama, ce sont des présidents qui d'une manière ou d'une autre se ressemble.
    Maintenant, les US ne sont pas la Tunisie…et nous avons élu un président "de gauche", et cela sans révolution...donc tu vois, on est pas si pire quand même!!!

    a+

    RépondreSupprimer
  15. Salut 570112…

    Je note celui la aussi !
    a+

    RépondreSupprimer
  16. Je ne dis pas que les gouvernements occidentaux ressemblent à celui de Ben Ali. Je dis juste que tous ces régimes ont un point en commun : ce sont de mauvais régimes. Qui ne méritent que de dégager.
    Bush n'a peut-être pas les méthodes de Ben Ali, mais il a fait plus de dégâts : il était, en son temps, l'homme le plus puissant du monde. Et quand l'homme le plus puissant du monde ne songe qu'à étendre son pouvoir et celui de ses successeurs pour, à plus ou moins long terme, ça donne la guerre d'Irak, le Patriot Act... Quant à Obama, comme tu le dis, il n'est pas réellement différent. Légèrement moins pire, peut-être, comme nos socialistes le sont à l'égard de Sarko.
    Il y a, en France du moins, un consensus chez les gens de bienpensée comme quoi "le libéralisme c'est pas bien et les patrons y sont des méchants"... et ils ont raison !
    Si je me moque d'eux, c'est que, comme les Tunisiens, ils sont face à un régime de merde (moins que celui de Ben Ali, je l'accorde), comme les Tunisiens, ils le savent (à l'exception de ceux qui continuent à voter UMP), et à l'inverse d'eux, ils ne foutent rien ! À part voter un poil plus à gauche ou plus à droite, ce qui ne change rien.
    Enfin, il vaut mieux arrêter le débat, parce que savoir si le libéralisme c'est bien ou c'est pas bien n'a plus de réel rapport avec le débat...
    Je l'admets, je me suis éloigné du sujet et j'ai haussé le ton, je m'en excuse.
    Pour en revenir à la permaculture, je pense que contrôler ses propres cultures est, aujourd'hui, impossible. Les pesticides s'évaporent ou se dissolvent dans le sol, les pluies acides peuvent tomber à plusieurs centaines de kilomètres de leur lieu de formation, les OGM se reproduisent sans complexe avec les autres plantes. Même en cultivant seul son jardin, à l'écart de la ville, les infiltrations de pratiques agricoles de masse sont inévitables, à moins de se trouver en pleine forêt vierge.

    RépondreSupprimer
  17. hi,
    je suis chasseur (et tres fier de l'etre!), et j'ai bosser dans le bio.....et dans le bio, on a un dicton:
    " bio, c'est pas écolo!"
    ce qui veut dire, que dans le bio, hé bé...........on traite, on met de l'engrais, on exporte d'afrique du sud (pas de "locavore" dans le bio), enfin, la seule chose, c'est que tous les traitements sont naturels!! youpi!! le cyanure et l'uranium aussi sont naturels.......................
    tres bon article volwest, mes félicitations.
    best regards,
    nico

    RépondreSupprimer
  18. Salut.Je suis agriculteur et jusqua apeu, je vendais ma production sur les marché locaux au alentour de chez moi.

    Je proposait , non pas du bio a mes client, mais des cultures raisonnée.
    Le bio est un argument de vente , mais les consomateur achetant du bio en grande surfance, devraient pour la plupart, s interressé a la façon dont se soit disant bio est cultivé.
    Certain insecticide bio agissent comme de veritable lanceflamme sur la totalité des insecte present dans les cultures tandis que certain insecticides chimique , cible un ravageur bien precis et laisse en paix les insectes"utiles" a la dites culture.
    Je parle la d une agriculture destinée a produire un exedent et a pouvoir vivre"aujourdh ui" decement de son travail.
    Mieux vaut appliquer un traitement utile a la plante a un momment adequat pluto que balancer du cuivre, principal outil de traitement de beaucoup de culture bio, a tout va. Ce meme cuivre commence a etre trouvé dans nos sol, c est un metal lourd......
    C est en premier lieu au consomateur a ouvrir les yeux et a raisonné ses habitude alimentaire, pourquoi manger des fraise en hiver lorsque l on vit en france??? l hiver notre organisme a besoin de chose apporté par des pomme des poire ,des fruit sec et quelque oranges ou citron.
    La clientele lambda ne trouve pas ca etrange de trouver des melon en fevrier alors que la pleine saison de la production nationale est a partir de juin?? le consomateur veut plier la nature a ses envie, pas forcement a ses besoin...
    Nos anciens avaient un mode de vie bien plus en adequation avec la nature et les saisons, c est clair qu un Ipad ou un Ipod tend a devenir un must have ou un objet a posseder si on veut pas passer pour un ringard, mais c est I machin vont etre de quel utilité en cas de pepin???

    RépondreSupprimer
  19. Ce blog est excellent a par quand ça parle politique... comme quoi il vaut mieux parler de ce qu'on connait :)

    RépondreSupprimer
  20. Salut Vol west, je suis d'accord avec toi sur beaucoup de points mais quand tu parles de ces "fermiers" qui n'ont plus de rapport avec la terre, tu parles plutôt des USA? Parce qu'en Suisse la taille moyenne des exploitations est d'une vingtaine d'hectares, et même si nous utilisons des engins à pétrole pour cultiver ce n'est pas vraiment un choix. C'est ou ça, ou on crève... Alors déjà que c'est pas facile tous les jours d'être agriculteur (mon père l'est, moi pas (encore)), sans machines à pétrole on pourrait juste pas s'en sortir. Mais je voulais donc juste savoir si tu parlais plutôt des fermiers américains avec leurs fermes de centaines d'hectares ou de tous les fermiers dans le monde?

    RépondreSupprimer