jeudi 9 juin 2011

La cueillette - une spécialisation sauvage de taille.






Si la Permaculture s'oppose a la monoculture de part son principe…le survivalisme doit s'opposer a l'individualisme.

Il m'est impossible de considérer la survie, mais aussi et peut être surtout un future harmonieux et construit sur des principes durables, sans une dimension collective et clanique.

Une idée qui transparait systématiquement quand au survivalisme, est cette obsession d'espérer tout connaitre, tout faire, tout penser, tout prévoir, tout gérer…
Il me parait bien plus efficace et pragmatique de tendre a un travail d'équipe intelligent, que de se borner a ne jamais devenir "un Homme a tout faire", surtout lorsqu'il est question de s'attaquer a un univers aussi vaste et délicat que celui de la cueillette.
Cette relation a l'énergie dépensée durant la totalité des gestes considérés pour maintenir la vie (chasser, cueillir, laver, préparer…) est une fondation absolument primordiale dans une situation ou chaque goutte d'énergie devient une promesse de vie.




La survie, est d'ailleurs dans la majorité des cas, la découverte de méthodes et de techniques pouvant réduire notre dépense énergétique.

Une solution ici est alors de partager les taches, nous permettant la mise en place de solutions plus variées et plus finement explorées, mais aussi pouvant influencer le rapport entre la dépense énergétique de chacun et le rendement du tout.



"Les filles" sont donc allées a la cueillette ce dimanche, car ce domaine leur appartient.
Même si la cueillette ne peut être une solution unique a nos besoins en énergie pour une simple raison de mathématique de quantité calorique, la cueillette offre un apport certain quand a la diversité des nutriments dont nous avons besoin.




En plus de pouvoir apporter a nos corps certaines vitamines et minéraux indispensables au bon fonctionnement de celui-ci, les plantes sont les fondations de la pharmacie du survivaliste.

Le désavantage de taille de cet univers cueillette, reste cependant la quantité requise des connaissances qu'il nous faut pour réellement et surement pouvoir tirer profit du monde des plantes.

La ou le monde de la chasse et de la pèche demande un investissement en temps, en connaissances, et en équipement plus ou moins calculable, le monde de la cueillette et de la médecine naturelle requiert un investissement personnel considérable voir infinie.

Nous pourrions passer nos vies a étudier pleinement cet univers, sans pour autant acquérir une connaissance des plus subtil et complète.

La solution de nos ancêtres, a alors été de spécialiser certains individus au sein du clan. D'une certaine manière, cette tradition se reflète aujourd'hui dans nos systèmes d'éducations, ou les docteurs en herbes par exemple, doivent s'investir pendant plus de 7 ans dans l'étude du corps humain, et sont obligés de ce spécialiser a l'intérieur même de ce métier.

Chasser et pécher semble ici enfantin, même si cette activité demande, et ceci spécialement avec l'utilisation d'outils rudimentaires (pas d'armes a feu), une charpente physique adaptée.




Connaitre une plante, c'est connaitre son développement; sa forme a l'état de graine, de pousse, a l'état de maturation, et a l'état d'adulte. C'est connaitre ses possibilités pharmaceutiques et nutritionnelles, et ceci des racines aux fleurs, mais, c'est aussi connaitre son pouvoir d'influence chimique et biologique sur son environnement (attire les abeilles, repousse les parasites, donne de l'azote a la terre…).




Connaitre une plante est un investissement énorme, pour un rendement parfois des plus bénin, et malheureusement dans certains cas des plus mortel, car le monde des plantes est avant tout le monde du poison, système de défense a part entière pour la flore.




Nous n'avons ici pas le droit a l'erreur, et l'erreur est extrêmement probable, surtout dans une situation de survie ou nos estomacs réclament, et notre prudence s'en voie atténuée.

Il n'est pas étonnant des lors, si nous considérons l'ensemble des attributs physiques, biologiques, et psychiques pouvant influencer les aptitudes et les outils de chaque sexe, de trouver grossièrement les filles a la cueillette, et les garçons a la chasse.

Cette tendance a la spécialisation projetée par nos sexes ne devrait pas faire l'objet d'une polémique sociale et culturelle, ni même d'un débat politiquement correcte axé sur le rôle de la femme et de l'homme…mais devrait nous orienter vers une organisation et une distribution intelligente de l'énergie.

Les femmes et les hommes ont tout simplement des dispositions énergétiques différentes et complémentaires, et ces différences devraient être exploitées intelligemment, surtout si il est question de survie.




Il me parait évident que le monde de la cueillette devrait faire partit des outils du survivaliste, mais il faut bien comprendre que cette ressource demande un investissement énorme pour un rendement limité.
Cette limitation aura d'ailleurs poussé l'humain a "apprivoiser" certaines plantes, et le pas vers une monoculture désaccordée était sans aucun doute inévitable.




Pour le survivaliste, approcher l'univers de la cueillette sauvage est souvent de l'achat d'un ou deux livre sur le sujet, ou des pages et des pages de photos plus ou moins douteuses montrent une diversité biologique des plus effarante.
Les livres ont des lacunes énormes, et ne montrent jamais, par exemple, les plantes aux différents stades de leurs développement!

Mais les lacunes s'étendent aussi a l'omission de certaines précautions sanitaires et écologiques, telles que la présence de parasites et de maladies comme l'echinococcose, transmise par l'urine du renard, ou le fait qu'une cueillette irresponsable peut perturber le biotope, et donc compromettre les cueillettes ultérieures.

Même si nous possédons certains livres sur le sujet, la meilleur méthode reste ici de trouver quelqu'un pour nous montrer…et ceci une plante a la fois.




Une autre stratégie est de ce limiter a un certain nombre de plantes (5 est déjà beaucoup), mais d'explorer celles-ci a fond.
Il me parait préférable de vraiment connaitre 5 plantes, plutôt que de penser en connaitre 20, et de nous faire un "Christopher McCandless", soit confondre 2 espèces similaires, mais avec des propriétés complètement différentes.




Il est inutile aussi, tout du moins dans un premier temps, d'explorer des plantes sauvages qui ne sont pas de notre environnement immédiat.
Tout connaitre sur une plante native du Brésil est fantastique, mais ça ne sert pas a grand chose si nous résidons dans une région du monde ou cette espèce est introuvable.

Comme cadeau en plus des champignons, les filles ont trouvées ce fan de quelques heures...





2 commentaires:

  1. Super article Wolwest,comme à ton habitude.
    Je suis ton blog journalièrement et je prend toujours le même plaisir,que je partage avec ma femme.
    Merci car sur ce point j'ai pour ma par une grosse lacune et bien que tu donnes pas de solution miracle,tu nous montres l'importance de connaître son biotope pour savoir ce qu'on peux et ne peux pas utiliser.

    Cordialement David (pan48)

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  2. Salut l'ami, et salut a la Miss!

    Oui…pas de solution miracle avec les plantes, seulement des heures et des heures sur le terrain.

    Merci de lire et a+

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