mercredi 29 juin 2011

TF1, 2012, et le catastrophisme.






Il y a quelques jours de cela, une journaliste de TF1 me contactait…

Aujourd'hui, hier pour certains, une émission intitulée "Fin du monde en 2012 ? Enquête sur le business de l'Apocalypse", se bouscule sur mes boites numériques.


Il ne fait aucun doute que cette histoire d'une supposée fin du monde en 2012, est le parfait tremplin pour certains de s'abandonner au catastrophisme.
Ce catastrophisme primaire et débordant, cette maladresse collective et collecti-visée, met le doigt sur une relation au monde qui nous verrais, nous les survivalistes, nous préparer a cette fameuse date du 21 décembre 2012.

Tout d'abords, et pour écarter toute confusion possible, le 21 décembre 2012 ne m'intéresse aucunement d'un point de vue survivalistique.
Mes organisations ne sont pas d'un bunker, d'une montagne de bouffe pouvant me nourrir pendant des années, et encore moins d'une prophétie, et ceci quelle qu'elle soit.

Mon investissement quand au survivalisme, n'a jamais été et ne sera jamais de l'anticipation d'une catastrophe quelconque, mais bien d'un travail systématique et holistique qui tend, entre autre, a réduire notre impact écologique, a proposée et réfléchir des méthodes durables et adaptées, a étudier et mettre en place des systèmes basés sur les principes de la Permaculture, et a se rapprocher d'une manière de vivre qui s'aligne avec les lois naturelles de l'économie d'énergie.

Ces tentacules du geste, s'étirent pour une raison et une raison seulement; travailler mon indépendance, et ceci qu'elle soit physique, énergétique, spirituelle, ou encore émotionnelle.


L'esclavagisme dans toutes ses promesses, ses superstitions, se retrouve des lors être le contraire de mon intention.









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Bonjour, 

Dans le cadre d'un reportage "tous différents" diffusée sur NT1, je recherche des personnes pratiquant le survivalisme en vue des catastrophes prévus pour 2012

Pouvez-vous m'aider dans mes recherches ?!

Bien à vous

Ludivine Viaud Journaliste
Tf1 productions

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Bonjour,


Tout d'abords, je voulais vous remercier de me contacter, et par conséquent de me donner l'opportunité de peut être influencer votre démarche en ce qui concerne votre reportage.

Il ne fait aucun doute à mes yeux, que la médiatisation du survivalisme est une entreprise des plus délicate. Beaucoup de "pratiquants" comme vous dites, sont encore de concepts survivalistiques venant d'une époque où la guerre froide par exemple, aura gouvernée un émotionnel fragile et apeuré. 

Cette anticipation collectivisée d'une catastrophe dramatique et annihilante, se fait encore ressentir aujourd'hui…et de cette anticipation germe une image du survivaliste qu'il me faut combattre chaque jour sur mon blog.

Hier nous avions l'an 2000...et demain 2012.
L'humain se fascine d'une fin "Biblique".


Si certains de mes camarades survivalistes, et j'en connais beaucoup, se passionnent et s'abandonnent à ce catastrophisme Hollywoodien, il n'en est pas moins que le survivalisme évolue et réfléchit, s'ouvre et surmonte petit à petit ses tendances à percevoir le monde comme un enfant perçois son monstre placard.

Ne serait-il pas des lors, plus sain et engagé, plus audacieux peut être, de médiatiser ce survivalisme qui ne fait que très rarement l'objet d'une émission…d'une transmission ?
Ce survivalisme qui s'écarte consciemment et intelligemment d'une dramatisation systématique de tout et de rien, d'une mystification systématique de notre univers ?
Ce survivalisme qui tend à l'indépendance saine et résolue de l'individu ?
Ce survivalisme qui s'exprime de gestes pouvant révolutionner notre relation à l'énergie, à l'agro-alimentaire ?
Ce survivalisme qui projette une responsabilisation du citoyen tournée vers le futur de nos enfants ?

Je ne suis pas en mesure de prédire notre demain, ni même de prétendre avoir les solutions à nos problèmes tant ils sont complexes et tentaculaires…par contre, je suis entièrement convaincu qu'un reportage sur ceux la qui se préparent à une soit-disante fin du monde en 2012 est une erreur, car il serait question ici de perpétuer un état d'esprit qui ne me convient pas.


Je reconnais le pouvoir que les médias peuvent avoir sur un collectif déjà stressé et fatigué, et si vous et moi avions la chance, la sagesse, de faire l'ébauche d'une manière de vivre capable de secouer le malaise installé dans nos foyers, de bouleverser des consciences, alors vous et moi découvrirons que nous ne sommes pas si "tous différents" que cela après tout.


Mes salutations les plus distinguées.
volwest




mardi 28 juin 2011

Le jardin surélevé ( 2 )






Deuxième partie sur le jardin surélevé, ou Mato et moi parlons entre autre du "mulching" et de l'importance d'utiliser et de se procurer des graines d'héritage...

















samedi 25 juin 2011

#8 - Le plan d'évacuation.






Dans les couloirs de nos immeubles de travail, les plans d'évacuations sont sensés nous montrer les routes d'évacuations en cas de problème.

Seulement, lors d'un incendie par exemple, il devient difficile voir impossible de les étudiés; visibilité réduite, peur et panique, foule, emplacement trop élevé avec la présence de fumées toxiques ou impossible a atteindre…

Un truc qui me parait utile est de prendre une photo du dit plan avec notre portable. En cas d'évacuation, et ceci même si nous devons être a genoux ou ramper, le plan est disponible sur notre téléphone, et ceci ou que nous nous trouvions a l'étage.


Stay safe.




mardi 14 juin 2011

#7 - La lampe de jardin solaire.






Pour moins de 5$, nous pouvons aujourd'hui profiter d'une organisation solaire des plus pertinente.




Une petite lampe de jardin solaire est un système d'éclairage simple et efficace qui ne demande aucun effort, et qui a l'avantage de pouvoir nous donner une pile AA en cas de besoin (soyez sur que la lampe fonctionne avec une pile compatible avec d'autres outils…mes organisations reposent sur du AA).




Ces "lampes de jardins" sont de plus en plus petites, de plus en plus efficaces, et peuvent intégrées nos systèmes de caches réciproques, ou encore nos kits voitures.





dimanche 12 juin 2011

Le jardin surélevé.






Pour le survivaliste, être capable de s'approprier sa propre nourriture est primordiale. Que cette appropriation soit de la cueillette, d'une vaste organisation Permaculturique, de la chasse, ou d'un petit potager de balcon parisien, tendre a une indépendance nutritionnelle reste un geste pilier qui devrait s'exercer a des pratiques variées.

Si nous explorons l'histoire de l'humain, cette quête d'indépendance quand a notre nourriture peut être observée dans toutes les facettes géopolitiques de notre histoire…et elle sera incontournable dans le futur.

Il n'est pas étonnant des lors de voir le survivaliste adopter des techniques d'agricultures pouvant influencer intelligemment ses besoins.


Le "jardin surélevé", est une méthode pertinente et adaptée de faire pousser certaines ressources alimentaires, car cette organisation se prête parfaitement au développement de systèmes d'agricultures complexes qui utilisent des principes et des méthodes proposées par la Permaculture.

Cette méthode est donc propice a une utilisation optimale et systématique de notre cercle d'influence immédiat; environnement, exposition, espace, besoin, rendement, énergie, indépendance, ressources…et répond intelligemment aux problèmes d'une culture plus traditionnelle en offrant certains avantages;


a) Compactage du sol.




Probablement l'un des avantages les plus important d'une culture surélevé est l'élimination d'un sol compacté comme il se développe lors d'une culture traditionnelle.

Les racines des plantes ont besoin d'air. 
Un potager traditionnel sera la victime d'un foulage du sol incessant, et ceci durant toute sa vie; préparation, plantation, maintient, arrosage, récolte…

Un potager surélevé, de part sa nature, nous permet de tendre a nos cultures sans jamais poser le pied dessus.


b) Espace et rendement.




Dans un potager surélevé, les plantes peuvent être placées très proches les unes des autres, parce que nous n'avons pas besoin d'avoir un chemin ou un passage au milieu de chaque rangées pour pouvoir tendre aux plantes.

La productivité au m2 est donc optimisée, et généralement, une organisation surélevée produit jusqu'à deux fois plus de produits comparé a une organisation traditionnelle d'une taille similaire.

En plus d'un gain d'espace et de rendement pertinent, la proximité des plantes permet l'éclosion et le maintient d'un micro climat (conservation de l'humidité et ombrage) qui, entre autre, réduit l'apparition des mauvaises herbes.


c) Saison de croissance.




Un jardin surélevé, permet aussi de rallonger la saison de croissance.
La terre tend a se réchauffer plus tôt au printemps, et demeure productive plus tard comparé a une culture traditionnelle.

Puisque cette organisation est surélevée, le réchauffement de la terre s'opère plus facilement et rapidement qu'un potager a même le sol.


d) Eau et disposition.




Un jardin surélevé tend, de part sa respirabilité, a drainer l'excès d'eau bien mieux qu'un jardin ordinaire souvent compacté…influençant positivement les racines.

La consommation d'eau est aussi améliorée, due principalement au fait que cette organisation est contenue, et que l'eau n'est pas gaspillée comme il peut être le cas pour les cultures traditionnelles.

Indirectement, cet avantage permet un travail de la terre sans pour autant nous voir évoluer dans la boue, et rendre l'accès aux produits difficile pour des personnes plus âgées (le fait que cette organisation soit surélevée est extrêmement pertinente pour ces personnes, car nous n'avons pas, selon la hauteur du jardin, a nous baisser pour tendre a la terre...).


e) Nature du terroir.




Pour beaucoup, la nature même du terroir rend l'agriculture difficile voir impossible; terre argileuse, balcon, terrasse, terre compactée et morte, terre traitée chimiquement ou polluée comme il est souvent le cas lors d'événement dramatiques tel que le Japon ou Katrina (radioactivité, pollution de la terre par des eaux contaminées…)
Puisque le potager surélevé est simplement posé sur le sol (une barrière peut être ajoutée entre le sol et le jardin), nous sommes capables de fabriquer un terroir personnalisé et adapté au type de culture de notre choix.

Cette indépendance du terroir rend la culture possible la ou elle ne l'était pas.


f) Rotation.




Une sphère rarement discutée quand au jardinage est le principe de rotation des espèces basé sur 9 familles, sur lequel il me faudra revenir plus tard.

Simplement, il est plus facile d'intégrer un programme de rotation de nos cultures dans un jardin surélevé, parce que nous pouvons plus facilement compartimenter nos espèces.

Les familles sont des plantes étroitement liées, et donc sujettes aux mêmes maladies et ravages.
Planter nos patates au même endroit pendant plus de 3 saisons rend cette famille susceptible d'être atteinte par certaines maladies directement liées a cette espèce (voir la famine de l'Irlande).

La rotation des 9 familles permet de réduire la probabilité de voir nos cultures diminuées, tout en optimisant le sol selon l'ordre ou la séquence que nous choisissons (beaucoup s'alignent sur le principe des 9 familles et construisent 9 jardins surélevés).

La rotation répond aux problèmes liés a une monoculture systématique, et le jardin surélevé concrétise un effort de bio-diversité.



g) Adaptation




Puisque le jardin surélevé se compose de formes généralement rectangulaires (carré marche aussi), il est facile d'agencer plusieurs cadres pour donner forme a un jardin diversifié et adapté a notre environnement, tout en respectant les lois désignées par la Permaculture.

Cette construction est souvent en bois (pierre, parpaing, pneus…sont aussi des matériaux pertinents), permettant le jardinier de manipuler l'environnement même des plantes, par l'ajout d'armatures fixées au cadre pour les plantes grimpantes par exemple, ou l'intégration de systèmes de protections comme la création de mini serres.





Au final, la mise en place de jardins surélevés a la place de nos cultures traditionnelles est une pratique peu couteuse, et qui de part sa configuration offre un rendement pertinent.

Le maintient d'une telle culture, ainsi que nos dépenses en énergie, en eau et en place est minimisé, tout en construisant un environnement optimisé pour nos ressources alimentaires.










jeudi 9 juin 2011

La cueillette - une spécialisation sauvage de taille.






Si la Permaculture s'oppose a la monoculture de part son principe…le survivalisme doit s'opposer a l'individualisme.

Il m'est impossible de considérer la survie, mais aussi et peut être surtout un future harmonieux et construit sur des principes durables, sans une dimension collective et clanique.

Une idée qui transparait systématiquement quand au survivalisme, est cette obsession d'espérer tout connaitre, tout faire, tout penser, tout prévoir, tout gérer…
Il me parait bien plus efficace et pragmatique de tendre a un travail d'équipe intelligent, que de se borner a ne jamais devenir "un Homme a tout faire", surtout lorsqu'il est question de s'attaquer a un univers aussi vaste et délicat que celui de la cueillette.
Cette relation a l'énergie dépensée durant la totalité des gestes considérés pour maintenir la vie (chasser, cueillir, laver, préparer…) est une fondation absolument primordiale dans une situation ou chaque goutte d'énergie devient une promesse de vie.




La survie, est d'ailleurs dans la majorité des cas, la découverte de méthodes et de techniques pouvant réduire notre dépense énergétique.

Une solution ici est alors de partager les taches, nous permettant la mise en place de solutions plus variées et plus finement explorées, mais aussi pouvant influencer le rapport entre la dépense énergétique de chacun et le rendement du tout.



"Les filles" sont donc allées a la cueillette ce dimanche, car ce domaine leur appartient.
Même si la cueillette ne peut être une solution unique a nos besoins en énergie pour une simple raison de mathématique de quantité calorique, la cueillette offre un apport certain quand a la diversité des nutriments dont nous avons besoin.




En plus de pouvoir apporter a nos corps certaines vitamines et minéraux indispensables au bon fonctionnement de celui-ci, les plantes sont les fondations de la pharmacie du survivaliste.

Le désavantage de taille de cet univers cueillette, reste cependant la quantité requise des connaissances qu'il nous faut pour réellement et surement pouvoir tirer profit du monde des plantes.

La ou le monde de la chasse et de la pèche demande un investissement en temps, en connaissances, et en équipement plus ou moins calculable, le monde de la cueillette et de la médecine naturelle requiert un investissement personnel considérable voir infinie.

Nous pourrions passer nos vies a étudier pleinement cet univers, sans pour autant acquérir une connaissance des plus subtil et complète.

La solution de nos ancêtres, a alors été de spécialiser certains individus au sein du clan. D'une certaine manière, cette tradition se reflète aujourd'hui dans nos systèmes d'éducations, ou les docteurs en herbes par exemple, doivent s'investir pendant plus de 7 ans dans l'étude du corps humain, et sont obligés de ce spécialiser a l'intérieur même de ce métier.

Chasser et pécher semble ici enfantin, même si cette activité demande, et ceci spécialement avec l'utilisation d'outils rudimentaires (pas d'armes a feu), une charpente physique adaptée.




Connaitre une plante, c'est connaitre son développement; sa forme a l'état de graine, de pousse, a l'état de maturation, et a l'état d'adulte. C'est connaitre ses possibilités pharmaceutiques et nutritionnelles, et ceci des racines aux fleurs, mais, c'est aussi connaitre son pouvoir d'influence chimique et biologique sur son environnement (attire les abeilles, repousse les parasites, donne de l'azote a la terre…).




Connaitre une plante est un investissement énorme, pour un rendement parfois des plus bénin, et malheureusement dans certains cas des plus mortel, car le monde des plantes est avant tout le monde du poison, système de défense a part entière pour la flore.




Nous n'avons ici pas le droit a l'erreur, et l'erreur est extrêmement probable, surtout dans une situation de survie ou nos estomacs réclament, et notre prudence s'en voie atténuée.

Il n'est pas étonnant des lors, si nous considérons l'ensemble des attributs physiques, biologiques, et psychiques pouvant influencer les aptitudes et les outils de chaque sexe, de trouver grossièrement les filles a la cueillette, et les garçons a la chasse.

Cette tendance a la spécialisation projetée par nos sexes ne devrait pas faire l'objet d'une polémique sociale et culturelle, ni même d'un débat politiquement correcte axé sur le rôle de la femme et de l'homme…mais devrait nous orienter vers une organisation et une distribution intelligente de l'énergie.

Les femmes et les hommes ont tout simplement des dispositions énergétiques différentes et complémentaires, et ces différences devraient être exploitées intelligemment, surtout si il est question de survie.




Il me parait évident que le monde de la cueillette devrait faire partit des outils du survivaliste, mais il faut bien comprendre que cette ressource demande un investissement énorme pour un rendement limité.
Cette limitation aura d'ailleurs poussé l'humain a "apprivoiser" certaines plantes, et le pas vers une monoculture désaccordée était sans aucun doute inévitable.




Pour le survivaliste, approcher l'univers de la cueillette sauvage est souvent de l'achat d'un ou deux livre sur le sujet, ou des pages et des pages de photos plus ou moins douteuses montrent une diversité biologique des plus effarante.
Les livres ont des lacunes énormes, et ne montrent jamais, par exemple, les plantes aux différents stades de leurs développement!

Mais les lacunes s'étendent aussi a l'omission de certaines précautions sanitaires et écologiques, telles que la présence de parasites et de maladies comme l'echinococcose, transmise par l'urine du renard, ou le fait qu'une cueillette irresponsable peut perturber le biotope, et donc compromettre les cueillettes ultérieures.

Même si nous possédons certains livres sur le sujet, la meilleur méthode reste ici de trouver quelqu'un pour nous montrer…et ceci une plante a la fois.




Une autre stratégie est de ce limiter a un certain nombre de plantes (5 est déjà beaucoup), mais d'explorer celles-ci a fond.
Il me parait préférable de vraiment connaitre 5 plantes, plutôt que de penser en connaitre 20, et de nous faire un "Christopher McCandless", soit confondre 2 espèces similaires, mais avec des propriétés complètement différentes.




Il est inutile aussi, tout du moins dans un premier temps, d'explorer des plantes sauvages qui ne sont pas de notre environnement immédiat.
Tout connaitre sur une plante native du Brésil est fantastique, mais ça ne sert pas a grand chose si nous résidons dans une région du monde ou cette espèce est introuvable.

Comme cadeau en plus des champignons, les filles ont trouvées ce fan de quelques heures...