Il y a quelques jours de cela, une journaliste de TF1 me contactait…
Aujourd'hui, hier pour certains, une émission intitulée "Fin du monde en 2012 ? Enquête sur le business de l'Apocalypse", se bouscule sur mes boites numériques.
Il ne fait aucun doute que cette histoire d'une supposée fin du monde en 2012, est le parfait tremplin pour certains de s'abandonner au catastrophisme.
Ce catastrophisme primaire et débordant, cette maladresse collective et collecti-visée, met le doigt sur une relation au monde qui nous verrais, nous les survivalistes, nous préparer a cette fameuse date du 21 décembre 2012.
Tout d'abords, et pour écarter toute confusion possible, le 21 décembre 2012 ne m'intéresse aucunement d'un point de vue survivalistique.
Mes organisations ne sont pas d'un bunker, d'une montagne de bouffe pouvant me nourrir pendant des années, et encore moins d'une prophétie, et ceci quelle qu'elle soit.
Mon investissement quand au survivalisme, n'a jamais été et ne sera jamais de l'anticipation d'une catastrophe quelconque, mais bien d'un travail systématique et holistique qui tend, entre autre, a réduire notre impact écologique, a proposée et réfléchir des méthodes durables et adaptées, a étudier et mettre en place des systèmes basés sur les principes de la Permaculture, et a se rapprocher d'une manière de vivre qui s'aligne avec les lois naturelles de l'économie d'énergie.
Ces tentacules du geste, s'étirent pour une raison et une raison seulement; travailler mon indépendance, et ceci qu'elle soit physique, énergétique, spirituelle, ou encore émotionnelle.
L'esclavagisme dans toutes ses promesses, ses superstitions, se retrouve des lors être le contraire de mon intention.
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Bonjour,
Dans le cadre d'un reportage "tous différents" diffusée sur NT1, je recherche des personnes pratiquant le survivalisme en vue des catastrophes prévus pour 2012
Pouvez-vous m'aider dans mes recherches ?!
Bien à vous
Ludivine Viaud Journaliste
Tf1 productions
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Bonjour,
Tout d'abords, je voulais vous remercier de me contacter, et par conséquent de me donner l'opportunité de peut être influencer votre démarche en ce qui concerne votre reportage.
Il ne fait aucun doute à mes yeux, que la médiatisation du survivalisme est une entreprise des plus délicate. Beaucoup de "pratiquants" comme vous dites, sont encore de concepts survivalistiques venant d'une époque où la guerre froide par exemple, aura gouvernée un émotionnel fragile et apeuré.
Cette anticipation collectivisée d'une catastrophe dramatique et annihilante, se fait encore ressentir aujourd'hui…et de cette anticipation germe une image du survivaliste qu'il me faut combattre chaque jour sur mon blog.
Hier nous avions l'an 2000...et demain 2012.
L'humain se fascine d'une fin "Biblique".
Si certains de mes camarades survivalistes, et j'en connais beaucoup, se passionnent et s'abandonnent à ce catastrophisme Hollywoodien, il n'en est pas moins que le survivalisme évolue et réfléchit, s'ouvre et surmonte petit à petit ses tendances à percevoir le monde comme un enfant perçois son monstre placard.
Ne serait-il pas des lors, plus sain et engagé, plus audacieux peut être, de médiatiser ce survivalisme qui ne fait que très rarement l'objet d'une émission…d'une transmission ?
Ce survivalisme qui s'écarte consciemment et intelligemment d'une dramatisation systématique de tout et de rien, d'une mystification systématique de notre univers ?
Ce survivalisme qui tend à l'indépendance saine et résolue de l'individu ?
Ce survivalisme qui s'exprime de gestes pouvant révolutionner notre relation à l'énergie, à l'agro-alimentaire ?
Ce survivalisme qui projette une responsabilisation du citoyen tournée vers le futur de nos enfants ?
Je ne suis pas en mesure de prédire notre demain, ni même de prétendre avoir les solutions à nos problèmes tant ils sont complexes et tentaculaires…par contre, je suis entièrement convaincu qu'un reportage sur ceux la qui se préparent à une soit-disante fin du monde en 2012 est une erreur, car il serait question ici de perpétuer un état d'esprit qui ne me convient pas.
Je reconnais le pouvoir que les médias peuvent avoir sur un collectif déjà stressé et fatigué, et si vous et moi avions la chance, la sagesse, de faire l'ébauche d'une manière de vivre capable de secouer le malaise installé dans nos foyers, de bouleverser des consciences, alors vous et moi découvrirons que nous ne sommes pas si "tous différents" que cela après tout.
Mes salutations les plus distinguées.
volwest


















