mardi 29 mars 2011

L'or et l'Argent.






Le pouvoir d'achat d'une pièce en argent de 31 grammes (1 Troy once) en 1970, est approximativement le même aujourd'hui.

L'or et l'Argent métal, se résumes en temps normaux a un moyen efficace et pertinent de négocier l'impact de l'inflation, qui n'est autre qu'une baisse durable et continue de la valeur de la monnaie, avec pour conséquence la montée de l'ensemble des prix.

Cette simplification économique qui j'en suis sur énervera certains, est pourtant la réalité pragmatique de nos organisations monétaires.
Si papa et maman avaient mit 100 francs de coté a notre naissance en 1970 pour nous faire un cadeau le jour de nos 40 ans, nous serions j'en ai bien peur a mastiquer un carambar.
Si par contre ils avaient mit de coter une valeur égale a 100 francs mais en Argent, nous aurions aujourd'hui l'équivalent d'environs 100E de pouvoir d'achat.

L'inflation du monde.


Si cette simplification démontre l'utilité de voir nos organisations financières intégrer certains métaux en rapport a l'inflation, il n'en est pas moins que l'or et l'Argent ont pour le survivaliste des rôles bien plus larges qu'une simple méthode de conserver dans le temps notre pouvoir d'achat.

L'or et l'Argent, sont avant tout d'une histoire humaine qui repose sur l'échange, et le premier métal utilisé comme monnaie aura été l'Argent, avec des lingots servant pour le commerce datant de plus de 4000 ans. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard, si nous continuons d'appeler notre monnaie fiduciaire "argent".

L'Argent, est resté le métal monétaire le plus fréquent pour les transactions courantes jusqu'au XXe siècle, et on le retrouve encore aujourd'hui dans certaines pièces bimétalliques, comme la pièce de 20 pesos au Mexique par exemple.


La force économique des métaux précieux, réside dans le fait que ce sont des ressources limitées. Il n'y a qu'une certaine quantité d'or et d'Argent métal au monde, et cette limitation influence en retour la valeur et la stabilité de ces produits.

En contrepartie, notre économie moderne fiduciaire du "papier-monnaie", est capable d'être arbitrairement émise par un Etat par exemple, et se base principalement sur la confiance (dépendance ?) du public.
Cette organisation économique, est alors extrêmement susceptible d'être soumise au phénomène d'inflation, et comme nous avons été capable de l'observer ces derniers mois en Egypt et en Tunisie, se prête facilement a l'aggravation ou le déclenchement de troubles sociaux plus ou moins sévères.

30 ans de l'or.

30 de l'Argent.



Le rôle de l'or et de l'Argent au sein de troubles sociaux par exemple, ou plus généralement lors d'une situation difficile voir critique, est alors une raison de plus de se pencher sur l'aptitude de ces métaux a stabiliser nos besoins d'échanges, et conserver un pouvoir d'achat pouvant être pertinent en cas de crise.

Quand bien même il nous est impossible de manger ou de boire notre organisation or-Argent (argument fatidique de ceux la qui n'envisagent qu'une survie des plus apocalyptique), quand bien même cette organisation n'est pas de la réduction immédiate d'un besoin physiologique vital, il nous est impossible de nier que le monde de la survie n'est pas linéaire et prédicable, et que des lors, il est possible que nos besoins, que notre survie, repose effectivement sur un pouvoir d'achat et d'échange adapté a un monde ou nos systèmes de support, et donc notre économie fiduciaire, n'est plus reconnue ou utilisable pour une raison ou pour une autre.

Apres tout, il nous faut bien admettre que la totalité des crises et des événements catastrophe de notre histoire n'a pas encore fait naitre l'apocalypse!

Comment pourrions-nous d'ailleurs nier le pouvoir de l'or et de l'Argent au sein d'une situation de survie telle que la deuxième guerre mondiale par exemple, ou beaucoup auront utilisés ces métaux pour survivre une persécution ethnique, religieuse, ou plus largement les conséquences d'une guerre mondiale sur la population civile.


La troisième influence et utilité du métal précieux pour le survivaliste, s'exprime au travers d'une philosophie et d'une manière d'aborder notre monde, qui invariablement vise une maximisation de notre liberté, de notre pouvoir personnel, et de notre indépendance.

Si les réserves nationales et les banques du monde ont décidées de quitter une organisation économique basée sur l'étalon-or il y a environs 50 ans pour s'affirmer au travers d'une monnaie-papier, c'est que cet arrangement sert l'intérêt des plus riches, et accroît sensiblement la dépendance des "autres".

Le moyen le plus aisé pour répandre et accroître la dépendance du citoyen, reste l'endettement, et l'endettement est une des conséquence que l'économie fiduciaire cristallise. 
Non pas que l'endettement n'existait pas au temps de l'étalon-or, mais que notre endettement est devenu beaucoup plus simple et rapide a installer, et ceci que ce soit au niveau individuel, ou au niveau de nos pays…mais ceci est un autre sujet.


Pratiquement, l'or et l'Argent protègent notre pouvoir d'achat dans le temps contre le phénomène de l'inflation, nous permettent une méthode d'échange et de commerce stable et reconnue dans le monde entier et ceci quand bien même nos organisations économiques s'effondrent ou en cas de crise, et nous invitent a poursuivre une intention d'indépendance économique et philosophique, la ou les organisations fiduciaires nous emprisonnent dans une cellule fiscale des plus perverse et convulsée.


Il y a environs 5 ans, mon organisation économique était d'une décentralisation systématique de nos finances. Un peu dans une banque, un peu dans une autre, et beaucoup "sous le matelas", soit pour nous dans nos coffres (au passage, si vous pouvez, achetez un coffre fort!).

Seulement, un billet de 100$ perdait inévitablement de sa valeur chaque année, victime d'une inflation asservissante…
Je voulais absolument posséder du liquide a la maison, juste au cas ou nous aurions eu a évacuer notre domicile, ou une situation quelconque telle qu'une urgence médicale (nous n'avons pas d'assurance ici, et nous payions le plus possible en liquide quoi qu'il arrive)…ou encore l'impossibilité de retirer notre argent; coupure de courant, crise économique, émeutes et autres tensions ayant le pouvoir de nous interdire le retrait bancaire.

L'importance d'avoir du liquide chez soi est sans aucun doute d'une préparation intelligente et d'une gestion du risque prévoyante et englobante, mais la nature de notre économie fiduciaire est telle, que nous sommes forcés d'admettre que "sous le matelas", devrait être d'une diversification adaptée au monde de la survie, et donc inclure non seulement du liquide, mais aussi une certaine quantité de métaux précieux tel que l'or et l'Argent.


1- Forme.

L'or et l'Argent s'achètent sous plusieurs formes…les deux principales étant les lingots et les pièces.
Quand bien même les lingots offrent des possibilités plus large quand a l'équation valeur/volume/cout, ils ne sont que très spécialisés pour le survivaliste qui se doit de contempler une organisation pouvant répondre a une multitude de paramètres tel que le déplacement, l'évacuation, l'échange et le commerce de petites valeurs et la discrétion par exemple.

Les pièces sont alors extrêmement pertinentes, car elles offrent une multitude d'avantages au sein d'une situation dramatique.




De part leur taille, les pièces sont généralement de valeurs plus petites, et donc se prêtent facilement a l'échange et l'achat d'objet ou de services ne demandant pas des sommes extraordinaires.
Eau, nourriture, allumettes, savon, produits hygiéniques, vêtements, piles électriques, bâches et tarps, outils, munitions, cartes routière, gants de travail, corde, popote et containers…il serait difficile d'imaginer ici un commerce s'appuyant sur des valeurs allant au delà de quelques onces.

Les lingots, sont par contre un excellent moyen d'obtenir ces métaux a des prix extrêmement compétitifs, et cette forme invite une organisation des plus redoutable quand a la minimisation du phénomène d'inflation et du stockage de volumes importants.

L'autre avantage des pièces, est qu'elles sont d'une nature qui ressemble notre monnaie fiduciaire (en circulation jusqu'en 1980 pour les pièces en Argent) et d'une dénomination et de marques qui rend le collectif beaucoup plus a l'aise et empreint a l'échange.





2- Or, Argent métal, ou les deux ?

Quand bien même l'or est souvent l'objet de notre convoitise, il me semble beaucoup plus pertinent aujourd'hui de se pencher sur l'Argent métal.

Même si il ne fait aucun doute que l'or a sa place au sein de nos organisations financières, il ne fait aucun doute non plus que ce métal a atteint des prix exorbitants.
Personnellement, il m'est difficile de justifier une telle dépense aujourd'hui, et quand les prix se stabiliseront, nous pourrons peut être envisager de réintégrer l'or a notre effort de diversification économique.

L'Argent métal, en revanche, a des avantages sur l'or qui ne sont pas a négliger.

Un des avantages qui me tient a coeur, est tout simplement que l'Argent est financièrement accessible a la majorité d'entre nous, et que sous la forme de pièces telles que le 50F Hercule par exemple, il n'est pas soumit a la TVA, car les pièces démonétisées ayant eu cours en France ne peuvent être taxées.

En plus d'éviter la TVA a 19,6% (quand même)…il est facile et accessible d'acheter une pièce en Argent ici et la, et de se construire une réserve au fur et a mesure sans prendre trop de risques, ou devoir se séparer d'une somme importante d'un coup.


3- Combien ?

Puisqu'il est question d'une diversification de notre portefeuille et d'une méthode d'échange qui se base sur une économie personnelle responsable, prévoyante et engagée, il me semble important de ne pas succomber a la fièvre d'une monnaie métal.

10% maximum de notre capital en or et/ou en Argent me semble être une stratégie raisonnable.
Les deux métaux peuvent être combinés, mais encore une fois, et certainement ces temps-ci, s'orienter vers l'Argent métal me semble être plus intéressant que l'or, surtout pour ceux qui n'ont jamais étudié cet univers.

Pour vous donner une idée…mon premier pas dans l'achat de monnaie métal a été de 20 pièces "Silver Eagle" en Argent de 1 Troy once chacune, soit environs 31 grammes.
Puisque l'Argent métal n'est pas taxé aux US, la transaction en liquide et non enregistrée a été de 400$ il y a maintenant quelques années.

Aujourd'hui, mon Argent a plus que doublé de valeur.


4- Quelles pièces ?

Les pièces les plus répandues et reconnues mondialement devraient nous offrir ici une excellente manière de nous assurer que notre méthode de commerce puissent être aisément acceptées en cas de transaction, et ceci dans n'importe quel milieu.

Les pièces en Argent qui nous intéressent sont alors les "Maple Leaf" du Canada, les 50F Hercule Français (les 50F Hercule son d'un poids fin de 27g d'Argent, alors que les 10F Hercule sont eux d'un poids fin de 22,5g d'Argent), les "Mexico Libertad", et les "Silver Eagle" Américain.

Au passage, le 50F Hercule est au cours d'aujourd'hui a 22,87E…cette pièce reste sans doute le meilleur choix pour la France.






Lien;

-Site permettant d'observer les cours de l'or et de l'argent sur 5 ans, mais aussi de connaitre le prix des pièces les plus répandues:






dimanche 27 mars 2011

Le nucléaire aujourd'hui.






En parcourant les places publiques ces derniers temps, il nous est difficile d'ignorer la lourde présence du nucléaire. 
L'événement Japonais qui perdure, est sans aucun doute l'expression d'une angoisse mondiale quand au rôle du nucléaire aujourd'hui, mais aussi et surtout de ses dangers demain.

Quand nous parlons du "nucléaire", nous parlons avant tout d'énergie.
Cette énergie, qui s'exprime en toute chose, représente un certain potentiel d'action et de possibilité qui influence la totalité de notre position par rapport a notre univers.

Pour vivre, nous avons besoin d'énergie…pour vivre "mieux", non seulement nous avons besoin d'énergie, mais surtout, nous avons besoin d'une énergie optimisée et adaptée a nos besoins.
Le plus nos besoins sont importants, et le plus notre énergie se doit d'être optimale pour répondre a la demande.




Ce rapport entre nos besoins et l'énergie est pertinent, car il défini le rôle du nucléaire aujourd'hui, mais aussi nos besoins a venir…et nous nous retrouvons alors face a un problème des plus complexe.


Le terrain énergétique sur lequel nous évoluons est extrêmement réduit si nous l'opposons a la demande globale croissante.
Non seulement la demande globale en énergie augmente chaque jour a un taux exceptionnel, mais en plus, cette demande s'oriente invariablement vers une organisation générale fondée sur une consommation énergétique des plus large.

Nos besoins en énergie sont alors exponentiels, et le rapport production/demande qui impact notre monde moderne, se métamorphose en une machine infernale qui ne peut faire autrement que de se nourrir d'elle même.




Tchernobyl, Three Mile Island et aujourd'hui Fukushima par exemple, ne sont que les effets d'une relation a l'énergie gouvernée par nos besoins toujours plus important, et par la rationalisation systématique d'une demande toujours plus pressante.

Les chiffres associés au développement de l'énergie nucléaire dans le monde reflètent d'ailleurs cette inévitable course-poursuite qui s'opère devant nos yeux.
En 2009, le nombre de centrales nucléaires opérationnelles et commerciales dans le monde était de 436. 
Aujourd'hui, nous avons plus de 440 centrales opérationnelles, et reparties dans 30 pays différents, avec une production continue de 14% de l'électricité globale.
56 pays utilisent plus ou moins 250 réacteurs de recherche en plus des 440 centrales, et plus de 140 navires sont propulsés par 180 réacteurs.




Demain, la Chine et l'Inde a elles seules, rajouteront plus de 200 centrales aux 400 déjà présentent.
Au total, le nombre de centrales nucléaires dans le monde atteindra les 900 en très peu de temps.




Que nous soyons d'accord ou pas avec l'utilisation commerciale et/ou militaire de l'énergie nucléaire, n'a eu et n'aura aucun impact sur l'avenir de son développement…celui-ci est inévitable, parce que la demande est inévitable.

Comment pourrions nous d'ailleurs, nous qui bénéficions directement ou indirectement de l'énergie nucléaire depuis quelques dizaines d'années maintenant, interdire ou réguler l'utilisation de cette promesse énergétique a des millions de chinois par exemple, qui de leur muraille observent et souhaitent une manière de vivre pouvant leur offrir les mêmes opportunités énergétiques que sont les nôtres.


Le problème énergétique qui nous menace n'est pas a proprement parler de telle ou telle source…pour la plupart d'un potentiel pouvant menacer l'équilibre précaire de notre monde, mais bien de notre propre rapport a l'énergie même, et il nous faut  des lors étudier notre consommation.




Le roi soleil, avait lui une consommation énergétique des plus fantastique. Des jardiniers aux cuisiniers, des cochets aux bucherons, des servantes aux aristocrates, des charpentiers aux artisans, la dépense énergétique produite et maintenue pour faire vivre l'univers du roi était des plus importante.

Aujourd'hui, nous sommes des millions, des milliards de rois soleil.
De nos machines a laver a nos voitures, de nos avions a nos ordinateurs, de nos ampoules électriques a nos fours a micro-ondes, de nos trains a nos frigidaires, de nos supermarchés a nos systèmes des eaux, notre dépense énergétique brute, rivalise et/ou dépasse largement celle du roi soleil.


Si l'événement de la centrale nucléaire de Fukushima nous amène aujourd'hui a douter de la nécessitée et du rôle de l'énergie nucléaire, il me parait essentiel dans un premier temps de remettre en cause notre rapport personnel au monde de l'énergie.

Avant d'aller acheter des pilules d'iodes, avant de penser a une protection personnelle plus ou moins adaptées a l'incident nucléaire, avant de protester, avant même d'avoir peur et de s'interroger sur la portée et la direction d'un nuage radioactif venant de l'autre bout de la planète, ou la possibilité d'un autre incident plus proche, plus sévère…nous nous devons de contempler notre propre impact énergétique.

Si nous voulons que nos enfants, et leurs enfants après eux puissent évoluer dans un monde qui n'est plus basé sur une surconsommation énergétique suicidaire, une remise en question me semble inévitable pour nous donner les moyens d'explorer des énergies renouvelables telles que le solaire, et de réduire intelligemment notre consommation générale.

Puisqu'il est question ici de survivalisme…cette remise en question ne peut que nous diriger encore et toujours, vers une manipulation consciente de nos rapports énergétiques pouvant nous dégager d'une relation de dépendance qui menace directement ou indirectement un bien être globale, tout en influençant nos possibilités de réactions face a une catastrophe telle que Fukushima.

Tout comme nos gouvernements n'ont de cesse de nous répéter que nos pays respectifs doivent tendres a une indépendance énergétique des plus efficace, nous nous devons individuellement de tendre a cette même indépendance.

La seule différence, est que contrairement aux solutions proposées et installées par nos gouvernements, notre indépendance se doit d'être durable, intelligente et responsable.


Quand bien même l'énergie nucléaire offre un rendement pertinent et adaptée a la demande actuelle et future, elle reste dangereuse et instable…et le risque d'une catastrophe est inévitable, parce que nos organisations nucléaires sont susceptibles d'être les victimes d'un séisme, d'une attaque terroriste, d'une erreur humaine, d'une simple usure ou encore d'un événement tel qu'une pandémie, pouvant réduire dangereusement le nombre de personnes qualifiées et capables de maintenir nos centrales…

L'indépendance au sens large, offre alors un moyen efficace et rationnel de limiter l'impact d'un incident nucléaire prêt de chez nous.
Fukushima, devrait ici non pas réveiller en nous une peur éparpillée par rapport a l'événement critique nous propulsant dans une série de gestes maladroits et complètement inadaptés, mais servir de support pour réaliser que notre dépendance au sens large, ne fait de nous que des victimes.

Pénurie d'eau potable, pénurie de nourriture, instabilité sociale, effondrement économique, surcharge des services de santé, interruption totale ou partielle de la majorité de nos systèmes de support…que l'événement soit d'une catastrophe naturelle ou d'une urgence nucléaire, notre dépendance limite nos chances de survie, mais aussi invariablement contribue au désastre, et a notre future.

Si l'incident de la centrale de Fukushima doit nous apprendre quelque chose, c'est que notre dépendance nous condamne invariablement a subir les conséquences d'événements faisants pressions sur nos organisations humaines toujours plus nombreuses, toujours plus densifiées, toujours plus fragilisées.


Les solutions sont alors d'une priorité environnementale qui s'organisent selon le niveau de risques de chacun, mais quoi qu'il arrive, et quel que soit notre environnement ou la distance qui nous sépare d'une centrale nucleaire, les fondations restent ici la construction d'un kit de survie, la construction d'un sac d'évacuation, et la mise en place d'un plan d'action.

En parallèle a cette préparation, il me semble donc pertinent de nous orienter vers une réduction systématique de notre consommation énergétique, et de mettre en place des moyens durables pouvant influencer directement ou indirectement notre niveau d'autonomie…notre niveau d'indépendance.





mardi 22 mars 2011

Le bout de neige.





Regardant Kira se dé-penser dans plus de 20cm de neige fraiche ce matin de printemps, le monde de l'événement dramatique m'est apparut bien loin de mon Montana.

L'immensité des montagnes, m'a alors soufflé au détour d'un pas-a-pas détaché, l'importance du moment.

C'est souvent durant ces quelques kilomètres journaliers que la nature se révèle des plus improbables, et de surprises en surprises, elle m'invite a son rythme…a son dessein.

Aujourd'hui, j'ai trouvé nos constructions de la vallée dénuées de cohérence…un empilage maladroit d'une organisation de lignes qui ne peuvent être que la représentation mystifiée de nos champs de blé, de nos champs de classe d'école, de nos champs de bureaux cubiques.
Cette semence de la ligne droite, semble parfois se propager jusque dans nos coeurs, jusque dans nos relations et nos directions.

A me pencher sur les plantes natives jetées la comme un enfant jette ses jouets, sans retenue ni complications géométriques, sans calcule ni prétentions intellectuelles divisibles, je me suis demandé ce que nous pensions récolter de cet effort de plusieurs siècles.

L'intelligence de l'humain, ne se trouve pas dans nos rues électrifiées, dans nos maison chauffées d'une manipulation d'atomes ou encore dans l'agencement de nos champs…non, l'intelligence de l'humain se trouve la ou se trouve la pierre et l'arbre, dans la surprise du moment.


Il est sans aucun doute facile de s'abandonner a la complexité de notre univers…il est sans doute facile de se laisser aller a quelques pensées radioactives, a quelques idées dramatiques, a quelques images sarcastiques d'une espèce malade et farfelue telle que la notre…mais le défi qui se présente alors a nous, est tout simplement de respirer le moment, de se surprendre soi même a n'entrevoir que le bout de neige sur son propre nez.





lundi 21 mars 2011

La cigale, la fourmi, et l'organisation alimentaire.







Sur la pointe d'une herbe
devant l'infini du ciel
une fourmi

Ozaki Hôsai


La cigale et la fourmi, est cette fable qui au premier abords nous raconte l'imprévoyance. L'imprévoyance, s'oppose ici a la prévoyance, comme on oppose deux caricatures ne pouvant exister pleinement sur un terrain de jeu qui s'affirme de certaines réalités.

Les réalités de notre monde, sont bien sur d'une multitudes de loi que nous ne pouvons tricher sans certaines conséquences plus ou moins désastreuses pour notre bien être. Bien avant de pouvoir argumenter d'une philosophie ou d'une autre des sujets plus ou moins existentiels, il nous faut bien admettre que notre machine a penser, notre machine a édifier, doit être pour fonctionner d'un apport plus ou moins régulier en nutriments.

Les loi incontournables sont alors d'une priorité physiologique et donc énergétique: respirer, s'abriter, boire, se reposer et manger, sont des piliers de vie qui, si il ne sont pas respectés, nous interdisent la participation.


La cigale et la fourmi, exprime une loi particulière qui nous invite a visiter l'univers énergétique de la nourriture, et plus précisément de l'organisation alimentaire au sein de nos foyers.
Sans nous égarer dans le contexte culturel, politique et social de l'époque ou cette fable est née, il me parait pertinent de noter qu'a la lecture du récit, nous sommes invités a prendre partit pour l'une des deux bestioles. Certains pencheront pour un rapport au monde prévoyant, et d'autres s'aligneront avec un sentiment qui nous dirige invariablement vers un partage et une relation au monde plus "souple", et synonyme de "bon-vivant".

Quel que soit notre penchant, il nous est rarement donné la possibilité pragmatique d'aller au delà de l'effet de caricature, et d'entrevoir l'organisation alimentaire de la fourmi. Au final, nous sommes amenés aujourd'hui a quelques conclusions sentimentales, ou le refus de la fourmi de s'adonner au partage, donne a la cigale un charme désinvolte et bohémien venant conjurer une situation de manque délicate quand a nos idées sociales et plus largement humaines.

La profondeur de champs de beaucoup, sera alors d'une manipulation et d'une projection, qui transformera la cigale en une image pouvant s'impressionner d'un émotionnel accusateur; "Mais, alors toi, si un jour une famille avec des enfants qui meurent de faim vient frapper a ta porte pour te demander de l'aide, tu fais quoi…tu les laisse mourir ?"

Cette proposition est bien évidement farfelue…mais surtout, elle expose un terrain culturel, psychologique et intellectuel, qui refuse de voir le pragmatisme d'une relation au monde basée sur la prévoyance et la responsabilisation, et s'obstine a rationaliser la dépendance par la négation systématique des loi énergétiques…par la négation systématique de la réalité de notre univers.

Haiti.




1- Nourriture = énergie.

"Eh bien: dansez maintenant."

Voila comment se termine la fable de la cigale et la fourmi…
L'action, n'est possible que si nous avons l'énergie nécessaire pour l'accomplir.

Nous sommes cette bouteille d'eau trouée.
Quand bien même certains sont de capacités volumiques plus importantes que d'autres, quand bien même certains sont de fuites moins importantes que d'autres, nous sommes tous gouverné, et ceci quel que soit notre manière d'agiter le monde, par la perte énergétique.

"Se remplir", est alors une nécessitée. 
Ce que la fourmi ne dévoile pas, c'est que la nourriture n'est pas d'une constance énergétique ou de valeurs égales.
Un pot de confiture, n'est pas d'une valeur énergétique égale a une tranche de pain…et une tranche de pain, n'est pas d'une valeur énergétique égale a une poire.

Non seulement ces produits ne sont pas de valeurs énergétiques semblables, mais ils ne sont pas non plus d'efforts énergétiques égales dans leur production, leur fabrication, leur impact écologique, leur consommation, leur rendement, leur préservation, et leur longévité par exemple.




Quand le survivaliste/fourmi que nous sommes se penche sur son organisation alimentaire, il doit alors comprendre la nourriture pour ce qu'elle est véritablement…de l'énergie.

A son état brut, l'alimentaire est le produit d'un effort et d'organisations qui sont elles aussi de la dépense énergétique. Que nous soyons chasseur, éleveur, agriculteur ou cueilleur par exemple, l'effort fourni pour résoudre la tension "faim", est a confrontée au rendement nutritionnel du produit.

Cette mathématique de l'alimentation, est alors primordiale au sein des organisations survivalistiques, et devrait nous amener a une organisation alimentaire influencée par une gestion "effort+rendement" des plus optimal.



2- Planification et objectif.

L'organisation alimentaire de la fourmi, est avant tout de pouvoir nous permettre une certaine autonomie nutritive. 
Quoi qu'il arrive dans le monde, quel que soit notre statut social, notre adhérence politique ou religieuse, nos rêves ou nos tendances, notre environnement ou encore nos anticipations, nous devons manger régulièrement.

Cette loi, cette réalité, est une constance de tous les jours qui devrait se réfléchir sur nos listes de priorités quand a nos préparations.

La planification de l'organisation alimentaire peut des lors anticiper 4 objectifs. Ces objectifs sont pertinents, car ils peuvent servir de support pour la mise en place d'une indépendance nutritive graduelle.

Avant de nous pencher sur ces 4 objectifs, il me parait essentiel de prévoir et d'intégrer avant toute chose une ou plusieurs méthodes autonomes de préparer notre nourriture, et une organisation en eau potable capable de soutenir notre effort alimentaire.
Posséder 1 ans d'indépendance alimentaire avec une réserve de 3 jours d'eau potable est un paradoxe insurmontable…de même que d'avoir 100 kilos de pâtes sans un moyen indépendant de nos systèmes de support pour leur préparation.

Rechaud + carburant.



a) l'immédiat (1 semaine).

Notre "immédiat".


L'immédiat est ici d'une organisation simple et souvent déjà présente dans la plupart de nos foyers. Cette indépendance nutritive répond a un besoin immédiat lors d'une urgence personnelle ou localisée telle qu'une maladie passagère, ou une coupure momentanée de nos systèmes de support due a une tension météorologique par exemple. 

Il est alors question ici d'une simple étude de nos habitudes alimentaires, pour pouvoir déterminer la nature des produits les plus utilisés, et donc les plus aptes a être d'une rotation et d'une assimilation pragmatique.

La règle fondamentale d'une organisation alimentaire intelligente et basée sur la fonction plutôt que l'anticipation, sur la raison plutôt que sur l'imagination, est de stocker ce que nous mangeons régulièrement, et de manger régulièrement ce que nous stockons.

Si votre foyer ne consomme que très rarement voir jamais de sardines, il me parait inconcevable d'intégrer ce produit a nos organisations, et ceci quelle que soit ses propriétés nutritives.
Si en revanche votre foyer consomme du riz au minimum une fois par semaine, alors ce produit est capable d'être assimiler a votre quotidien, et sera d'une rotation pertinente et pragmatique.

Puisqu'il est question ici d'une préparation axée sur une courte durée (7 jours), et une rotation continue, l'importance des propriétés conservatrices et/ou énergétiques de ces produits n'est pas une priorité.
Nous n'envisageons pas a ce stade de la planification un portefeuille de produits pouvant résister et faire valoir une guerre atomique globale, mais la mise en place d'une gestion de la nourriture qui reflète une certaine routine, et une décision de se voir influencer notre aptitude a résister une urgence des plus probable.

A ce stade de notre organisation alimentaire, nous influençons aussi tout un éventail de paramètres plus ou moins symboliques. C'est l'invité surprise, la réduction de nos dépenses énergétiques telles que l'essence, et la réduction de nos dépenses alimentaires puisque nous sommes maintenant a l'affut d'affaires souvent liées a un achat plus ou moins "en gros" par exemple.

Pratiquement, la ou nous achetions une boite de ravioli 2 fois par semaine, nous achetons maintenant le paquet de 6 boites en promotion.



b) La rallonge (1 mois).

A partir du moment ou le premier pas de l'organisation alimentaire de l'immédiat est cristallisé, a partir du moment ou nous réalisons le véritable impact financier, écologique et pragmatique de l'organisation fourmi, nous pouvons des lors appréhender la mise en place d'une organisation "rallonge".

Etendre nos possibilités nutritives a 1 mois, signifie que nous pouvons maintenant faire face a une tension beaucoup plus importantes telle qu'une catastrophe naturelle par exemple, ou une pénurie quelconque ayant un impact plus ou moins important sur nos systèmes de support a un niveau personnel et/ou régional.
Mais étendre notre indépendance nutritive a 1 mois, signifie aussi que nous devons maintenant intégrer au sein de nos possibilités alimentaires des produits pouvant affirmer une alimentation diverse, et de propriétés conservatrices et énergétiques adaptées.

Il est donc toujours question ici de respecter la règle de stocker ce que nous mangeons régulièrement, et de manger régulièrement ce que nous stockons, mais d'élargir ce potentiel rotatif a des produits plus brut tels que farine, sel, sucre, huile et levure par exemple, ainsi que de privilégier des produits ayant un rendement nutritif important, une durée de vie optimisée, et ne demandant pas une préparation lourde.

6 litres d'huile d'olive.


Nous ralentissons des lors notre taux de rotation, et nous élargissons notre portefeuille d'investissement dans des produits souvent susceptible d'être la base d'une alimentation qui reflète un univers plus difficile.

Pâtes, riz, lentilles, haricots secs, couscous, boites de conserves (viande, fruits et légumes), et produits servant a la cuisson tels que l'huile végétale et l'huile d'olive par exemple, font ici l'objet d'une organisation alimentaire parfaitement adaptée a ce niveau de préparation.

Pates, lentilles, riz et haricots font parties de nos routines alimentaires.

Les conserves offrent une methode de stockage stable et pertinente.

Le sel est un pilier de l'organisation alimentaire.

Le miel est un des rares produits qui a une durée de vie illimitée.

Les supplements énergétiques et fibreux a mélanger a l'eau peuvent être extrêmement pertinents.

Les rations de combat et la nourriture lyophilisée peuvent nous permettre une alimentation qui ne demande pas une préparation lourde.



c) Long terme (de 3 a 6 mois).

Quand bien même certains expriment une indépendance alimentaire basée sur le stockage de plus de 6 mois, il me parait extrêmement difficile de défendre cette pratique, pour la simple raison que cet investissement est extrêmement lourd financièrement, que les risques de perte sont assez important, et que la logistique de stockage et de rotation est ici des plus complexe.

Avoir 100 kilos de blé dans la cave est sans aucun doute une prouesse de fourmi, mais faire de cette organisation une démarche fonctionnelle et utilitaire me laisse aujourd'hui perplexe.

6 mois, est ici une date charnière.
Au delà de 6 mois, nous sommes confrontés a une baisse exponentielle du rapport "investissement/rendement", due principalement au fait qu'il nous est difficile de prétendre pouvoir affirmer la stabilité d'un monde ou nous sommes dans l'incapacité de compter sur nos organisations sociales pour une période aussi longue, et qu'il est aussi difficile de prédire la sécurité de notre foyer, et donc de notre garde mangé.

Eau - place - avenir - mobilité - protection - rotation - environnement - carburant - risques - décentralisation - instabilité - destruction - contamination - sont autant de sphères qui viennent se confronter a une réserve de nourriture dépassant les 6 mois.




Une autonomie de 3 a 6 mois, me semble être un bon compromis entre une préparation pouvant nous offrir une autonomie pertinente en cas de troubles divers et soutenus (pénurie de certains produits, hausse des prix, tensions et événements dramatiques, maladie…), et un investissement au sens large (cout, place, effort, organisation, logistique…) qui n'est pas d'un engagement très risqué.

Puisque nous devrions déjà avoir 1 mois de réserves avant de contempler une organisation fourmi de 3 a 6 mois, nous devrions être intimement familier avec notre consommation, et la nature des produits qui se prêtent a notre logistique personnelle de la rotation.

Les mêmes produits servant a l'organisation de la rallonge servent donc cette tranche d'autonomie, et seule la quantité disponible est travaillée et ajustée.




A ce stade de nos préparations, il me parait évident que notre organisation se doit d'être d'une logistique englobante en ce qui concerne les méthodes de préparations de notre nourriture, et nous devrions nous assurer en parallèle du stockage de nos possibilités énergétiques.
-Réserve de carburant pour nos réchauds.
-Possibilités de réparation des réchauds.
-Possibilités de préservations par la déshydratation ou la mise en place de bocaux.
-Four solaire.

En plus d'une attention particulière concernant l'énergie, il nous faut aussi nous pencher sérieusement sur nos besoins en eau potable.
Si nous comptons sur une réserve de nourriture nous permettant une autonomie de 6 mois, il me parait logique de pouvoir subvenir a nos besoins en eau pour une durée égale ou supérieur a 6 mois.

La récupération des eaux de pluie, la filtration et le recyclage, sont alors des sphères devant appartenir a une organisation "long terme".



d) A durée indéterminée.

Au bout du compte, il me parait normal de réfléchir a une organisation pouvant nous conduire a une indépendance des plus définitive.

Passé les 6 mois, nous évoluons vers une organisation plus ou moins pérenne qui demande un rapport au monde des plus versatile et adapté a nos besoins énergétiques, et donc un environnement capable de supporter cette organisation (terre et source d'eau pour commencer).

Quand bien même certains produits pertinents sont capables d'atteindre des durées de conservations élevées voir indéterminées (miel, sucre, blé, sel…), cette organisation n'est possible que si nous mettons en place plusieurs méthodes de productions.

Chasse, pêche, piégeage, cueillette, cultivation et préservation, sont donc ici les principales méthodes pouvant nous assurer une autonomie a durée indéterminée.