vendredi 14 janvier 2011

L'organisation du milieu rural.










Le milieu rural offre des possibilités énormes quand a l'organisation de notre indépendance envers les systèmes de supports.
Quand bien même les possibilités sont ici vastes, cet environnement n'est aucunement vacciné contre certaines tensions.

L'avantage du milieu rural est dans sa durabilité.
La ou le citadin est plus ou moins soumit a dépendre de notre infrastructure pour ses besoins quotidiens en eau, en nourriture et en énergie par exemple, ceux la qui vivent dans une maison avec un bout de terre, ont la possibilité de pouvoir mettre en place des méthodes soutenables et durables.

Puisque la terre elle même est une richesse de premier ordre, puisque la terre elle même est mère nourricière et promesse du lendemain, elle est par conséquent synonyme d'indépendance.
Lorsque nous possédons une terre plus ou moins fertile, plus ou moins riche de matières premières et de ressources, plus ou moins riche politiquement, stratégiquement, nous possédons une richesse de premier ordre.

De cette richesse de premier ordre, découle la richesse de second ordre, et qui est ce que la terre même fournie ou abrite. Métal précieux, pétrole, agriculture, gaz naturelle, charbon et bois sont des exemples de cette richesse de second ordre.

A qui appartient cette terre ?


La richesse de troisième ordre est assez récente, car elle se définie par la valeur monétaire que l'Homme place sur une richesse de second ordre, et donc de premier ordre. La richesse de troisième ordre est cependant d'une subjectivité parfois complexe, car elle est soumise a des paramètres et des fluctuations de nos marchés mondiaux impossibles a prédire a 100%. 
Cette richesse est de la bourse, de l'investissement et du placement…de tout ce qui est d'une richesse "virtuelle", que nous ne pouvons pas mettre dans une brouette.

"Etre riche", désigne alors une position plus ou moins réelle et palpable, puisque posséder une richesse de premier ordre n'est pas la même chose que de posséder une richesse de troisième ordre.

Le meilleur investissement sur terre, est la terre même…une richesse de premier ordre. Avoir des millions de notes sur un compte Suisse est sans aucun doute a ce moment même "être riche", mais cette richesse est une richesse de troisième ordre, et ceux la qui gouvernent, possèdent tous des richesses de premier et de second ordre.


Si nous observons le monde de l'Homme et son histoire a partir de la règle des trois richesses, il devient simple de voir et de constater certaines réalités.
Notre relation a la terre et a sa possession, est d'ailleurs une source de réalisations pertinentes pour le survivaliste.
Il n'y a pas si longtemps, un citoyens français par exemple, ne pouvait, sans titre et sans être taxé, posséder une terre. 
La possession de la terre, richesse de premier ordre, était réservé a une minorité.




Une des conséquences de cette pratique, est l'exile de l'Europe vers l'Amérique. A une époque ou les terres d'Europe sont hors de portées de la populace, l'Amérique est non pas cette terre d'exile et de tolérance pour ceux la qui fuient la persécution religieuse, mais bien cette possibilité de pouvoir posséder une terre sans taxation et sans titre.
Cette possibilité nouvelle de liberté et d'indépendance, est le fondement de la culture Américaine, et cette fondation sera la force motrice de la révolution et de la déclaration d'indépendance de ce pays quelques années plus tard, quand par l'événement du "Tea Party" a Boston en 1773, le peuple résolu rejette les pratiques de taxations du roi Georges.

Les Américains jettent le cargo du bateau de thé dans la rivière, a Boston...pour protester de la taxe. Cet événement devient le "Tea Party".


Aujourd'hui, l'enjeu de la domination mondiale s'exprime au travers de la chine qui achète entre autre l'Afrique, de compagnies comme Monsanto qui s'approprient par le biais de manipulations génétiques les graines même, de gouvernements et de monopoles qui achètent les fermes du monde, et qui forcent des familles entières, des villages entiers autrefois autonomes et indépendants a migrer vers nos villes toujours plus grandes, toujours plus dépendantes, toujours plus fragiles...car il est extrêmement difficile pour nos gouvernements, de gouverner, et donc de contrôler un individu si celui-ci est autonome, si celui-ci n'a pas besoin du gouvernement ou d'un monopole pour tendre a ses besoins en eau, en nourriture, en énergie et en sécurité.

Posséder une terre, est en fait tout comme hier, une révolution et une possibilité d'indépendance.




Pour le survivaliste, et puisque notre intention est de réduire notre dépendance envers les systèmes de supports, le milieu rural détient un potentiel pertinent quand a nos besoins physiologiques.


1- Eau.

La ou le milieu urbain élimine toute possibilité de nous voir être indépendant du services des eaux sur le long terme, service des eaux qui repose sur une quantité impressionnante d'organisations fragiles, le milieu rural, lui, offre certaines possibilités d'autonomie.

Ce besoin vitale qu'est l'eau, devrait être la première considération quand a nos organisations rurales et urbaines, et devrait trouvé une place primordiale quand a l'achat ou la location d'une propriété. La pertinence d'avoir un apport en eau complètement autonome de nos systèmes de supports, et donc a l'abri de la fragilité de notre infrastructure moderne, a été et continuera d'être déterminante pour notre indépendance.

Le puits est sans doute la méthode la plus efficace et la plus propice a nos installations en milieu rural. Ce puits devrait également pouvoir fonctionner sans électricité au besoin.


Une organisation tout aussi pertinente, est la récupération des eaux de pluies, et donc la mise en place de moyens de stockages importants.
Enormément de maisons en Californie du sud avant la deuxième guerre mondiale étaient construites sur un bassin plus ou moins large et profond en béton, et toutes les gouttières desservaient ce bassin, donnant au propriétaire des possibilités de stockage importantes pouvant être utilisées pour des besoins physiologiques, sanitaires, ou tout simplement pour maintenir le jardin, mais aussi réguler la température de la maison.



Quand bien même ce design n'est plus utilisé aujourd'hui, un choix énorme de réservoirs de tailles différentes existe sur le marché.
Ces réservoirs peuvent être d'un système simple au dessus du sol et alimentés par les gouttières, ou d'un système plus complexe, ou les réservoirs sont enterrés et liés aux gouttières mais aussi a l'arrivée d'eau principale, que celle-ci soit un puits ou non.




Cette méthode plus complexe et permanente, donne la possibilité de créer un trop-plein pouvant servir a la création d'un plan d'eau, et donc d'incorporer une organisation Permaculturique, avec la construction de zones plus propices a certaines espèces animales et végétales.


La mise en place d'un tel système est d'un rendement exceptionnel, puisque nous augmentons les possibilités de nos organisations.
Une réserve d'eau n'est plus qu'une simple assurance par rapport a un événement catastrophique anticipé…elle prend part ici a la construction d'un environnement durable et intelligent pouvant nous nourrir, elle est de la construction d'une manière de vivre qui tend a l'utilisation maximale de nos ressources, de la minimisation du gâchis, et d'un rendement pertinent.






2- Nourriture.

Même si il ne se passe jamais rien de catastrophique, pouvoir contrôler la qualité de notre nourriture est aujourd'hui un privilège. 
Même si il ne se passe jamais rien de dramatique, mettre nos mains dans la terre, pêcher, chasser, préserver, est au minimum un rapport a la terre qui nous apprend la patience, l'observation, l'attention, et quelques savoir faire indispensables au survivalisme.

Si vous achetés votre nourriture en grande surface, je vous mets au défi des aujourd'hui de regarder sa provenance. 
Un poisson de Chine, un raisin du Chili, une orange du Maroc…sans même parler de la qualité nutritive de l'aliment, de son développement, notre nourriture est aujourd'hui d'un voyage monstrueux et d'une relation aux ressources qui n'est pas soutenable.

Le milieu rural offre ici une possibilité pertinente qui est de la production de notre propre nourriture.
Bien sur, cette production a le potentiel d'être d'une complexité et d'une dépense énergétique incompatible avec le survivalisme.
Machines, terres irrigables et donc plus ou moins plates et fertiles, main d'oeuvre lourde, pesticides, fongicides, engrais…la liste de paramètres prouvant la difficulté et la disharmonie de nos méthodes d'agricultures est alarmante, surtout au sein d'une situation difficile, ou le pétrole manque, ou les systèmes de distributions sont cassés, et ou la stabilité de notre fabrique et de notre morale par exemple est menacée.

Pour le survivaliste rural le défi est de pouvoir produire, sans pour autant attirer l'attention, dépendre de certains systèmes, et sans devoir travailler ses organisations continuellement.

La solution est encore et toujours la Permaculture.
-Un potager qui ne ressemble pas a un potager.
-Une production diversifiée et donc génétiquement solide.
-Une main d'oeuvre réduite.
-Un rendement optimal.
-Une organisation durable.
-Un impact sur la nature intelligent.
-Un apport constant.




La Permaculture, est une agriculture-cueillette, qui s'aligne avec les grands principes d'autonomie et d'indépendance.
Tout ce que nous plantons doit aujourd'hui être comestible, et/ou avoir un rôle déterminant pour une plante comestible voisine. Un exemple de cette organisation est des "3 sœurs", et de la relation entre le mais, le haricot et la courge que les indiens d'Amérique du nord ont utilisés et développés il y a bien des vies.

Les 3 soeurs.


Planter un arbre fruitier par exemple, est un investissement a long terme qui a du sens. Notre "jardin", est bien plus qu'une simple organisation de produits alimentaires, c'est aussi un moyen efficace d'influencer nos finances. 

Il m'est impossible de parler d'une production conséquente de légumes et de plantes, sans parler de méthodes de préservations.
Quand nous faisons de la monoculture (des champs entiers d'une même espèce), nous sommes gouvernés par une quantité massive de produit qui murit en même temps. Ce rendement énorme et d'une durée très courte oblige l'Homme a dépendre d'un équipement lourd et couteux, a dépendre de moyens de transports conséquents, a dépendre de méthodes de préservation agressives, et bien sur a dépendre de possibilités de stockages imposantes.

Quand bien même la Permaculture réduit plus ou moins cette récolte massive et courte en manipulant l'environnement par le biais de la mise en place de micro-climats et l'utilisation d'espèces variées par exemple, il est évident qu'a un moment ou un autre, nous allons devoir gérer une quantité plus ou moins imposante d'un certain produit.

La détérioration de nos produits alimentaires est inévitable.
Le survivaliste rural doit alors se pencher sérieusement sur quelques méthodes de préservations, si il veut réduire les pertes associées avec un rendement imposant et rapide, et continuer de manger en Janvier.
Les 2 méthodes qui me semble être les plus adaptées ici sont le séchage (déshydratation) et les bocaux.

Sécher ou déshydrater, est une méthode extrêmement efficace et simple. Nos ancêtres séchaient les fruits, les légumes, la viande et le poisson, en placent les produits coupés finement sur de grandes pierres plates au soleil.
Cette méthode de séchage existe toujours…mais elle a été améliorée avec la construction de séchoirs pouvant optimiser l'énergie du soleil.

Exemple de "séchoir" fait maison...


Même si faire des bocaux est une méthode de préservation un peu plus compliqué que la déshydratation, elle devrait faire partie de nos savoir faire et de nos organisations rurales. 
Tout comme nous stockons de la nourriture, nous stockons aussi tout le matériel nécessaire a la préservation de la nourriture.

Bocaux et couvercles...


Préserver était hier un geste pilier…vitale.
Pour le survivaliste, ce geste est d'une pertinence qui surpasse bon nombre de sujets quand a la survie et le maintient de la vie.

En plus de la production végétale, le milieu rural nous offre la possibilité d'enrichir notre patrimoine alimentaire et énergétique par l'insertion au sein de nos systèmes Permaculturiques de certains animaux.
Les 3 principaux qui nous intéresse sont ici les poules, les cochons et les chèvres, du fait que ces 3 espèces ont un rôle déterminant sur le monde végétale, qu'elles sont faciles a élever, et sont d'un rendement qui s'aligne parfaitement au survivalisme.




Les poules par exemple, sont sans aucun doute d'une relation a l'univers de la survie qui mérite d'être explorée en long, en large et en travers.
Quand bien même il existe énormément de méthodes pour optimiser la contribution des poules a nos organisations Permaculturiques, un exemple est ici la construction d'une simple serre avec un poulailler intégré.
Non seulement les poules produisent entre autre de la nourriture, mais elles produisent aussi de la chaleur, pouvant ainsi optimiser les dispositions d'une production en serre pour les climats froid.

Différentes variétés de poules = différentes variétés d'oeufs.


La chasse et la pêche sont pour le survivaliste des sphères incontournables.
Quand bien même la mise en place d'un potager et d'une agriculture répond a des besoins et des situations que nous ne pouvons ignorer, notre biologie exprime une organisation axée sur la consommation de protéines.

Survivre, est le signe d'un environnement hostile.
Non pas que cette hostilité soit obligatoirement de la menace et de la violence, mais plus certainement du manque et de la contrainte physique.
Survivre, est dans la plupart des cas d'une tension extreme sur nos capacités physiques. Couper, scier, garder, planter, semer, marcher, transporter, pousser, tirer, fendre, réparer, construire…sont autant de gestes qu'il nous faut anticiper.

Ajoutons a cet effort physique un peu de trop froid, un peu de trop chaud, un peu de stress, et notre métabolisme est alors d'une consommation calorique qui va bien au delà de 3 feuilles de salades par jours.
La chasse et la pêche ont été, sont, et seront pour l'humain une activité prépondérante et centrale pour plusieurs raisons.
La plus pertinente pour notre histoire d'anticipation, et que cela soit du milieu urbain ou rural (mais surtout pour le survivaliste rural qui a tendance a penser que son paradis ne sera jamais soumit a une tension déracinante), est que nous ne pouvons pas être sur a 100% d'avoir la chance de rester sédentaire dans une situation difficile, et donc de pouvoir profiter de nos organisations telles que nos potagers et nos réserves par exemple.

Chasser et pêcher est adapté a la vie sédentaire, mais aussi a une situation qui nous oblige, qui nous pousse, a devenir des nomades, et donc a quitter nos sources d'approvisionnement.

Pour la chasse, le survivaliste rural doit observer, étudier et répertorier les animaux qui habitent sa région. Cette étude doit pouvoir orienter ses systèmes de chasses. Si vous vivez dans une région ou le sanglier est roi, il ne vous sert a rien d'avoir un fusil de chasse de calibre .410.
Si par contre votre région est largement habitée par du faisan et des cailles par exemple, une carabine en 30-30 winchester ne vous servira pas a grand chose.
Succinctement, on ne part pas a la chasse au sanglier avec un élastique, tout comme nous ne partons pas a la chasse au faisan avec un tank.

La .22LR est un outil de chasse capable et pertinent dans une situation de survie.


Avoir le bon outil, est une promesse de mettre quelque chose a manger sur la table. Pour ceux la qui pensent pouvoir chasser avec des outils fantaisistes tels que des sarbacanes (sans poison), ou des couteaux de lancer, bon courage.
Pour ceux la qui sont méfiant des armes a feu, et qui ne veulent pas s'investir intellectuellement dans cet outil…bonne pêche.

Etudiés votre environnement, étudiés vos possibilités, et préparés vous en conséquences. Un outil pertinent par exemple, est un simple piège a rat.
Ce genre d'outil, bon marché, simple et efficace, élargit considérablement vos chances de mettre un peu de viande sur vos 3 feuilles de salade.





3- Energie.

La régulation de la température de notre corps est une question de vie ou de mort. La plupart des "accidents" qui découlent sur un décès dans la nature, sont appelés "exposition".
Le terme "exposition", désigne pudiquement une régulation de notre température maladroite. Si il y a une chose qui devrait être prioritaire dans l'apprentissage de la survie en milieu naturel, c'est la compréhension du monde thermique, et des méthodes pouvant palier a "l'exposition".

Si la survie désigne un environnement hostile, cette environnement est d'abords de la régulation thermique et de tout ce que cela implique.
La survie en milieu rural n'est aucunement immunisée de ce rapport constant a la température, et nos préparations devraient être ici orientées vers des méthodes pouvant maintenir la température de notre corps a un confortable 37.2.

Maintenir cette température dans des variations acceptables est une condition essentielle au fonctionnement de nos cellules et donc a notre survie.

Avant même de penser a l'installation d'un générateur pouvant nous donner l'impression d'exister dans un monde toujours "ensoleillé", avant même de penser a quelques organisations stratégiques et militaires dans le but de défendre notre château, le survivaliste se doit de se pencher sur le maintient de sa température.

Si nous nous débranchons de nos systèmes de supports, le feu redevient maitre de la régulation thermique.
La cheminée, est ici une solution durable, économique, polyvalente et complémentaire a la plupart de nos préparations.

La cheminée, ou l'organisation du feu a l'intérieur de nos structures, de nos abris anti-exposition, a été et restera la méthode la plus disponible et la plus simple pour maintenir une température ambiante raisonnable pour notre survie. Des grottes de nos ancêtres aux tipis de l'Amérique du nord a l'appartement Parisien, cette méthode de chauffage, mais aussi de préparation de la nourriture est parfaitement adaptée au survivalisme. Charbon, gaz naturel et énergie nucléaire sont des énergies qui nous demande d'être dépendant d'une organisation…la sphère du feu, est elle a la portée de tous.

Le milieu rural est de la cheminée.
Tout comme nous avons des stockes de nourriture et d'eau, nous devrions ici avoir une réserve conséquente de carburant.
Un minimum est d'une possibilité de bruler pendant 6 mois. Une attention particulière est donc de la préparation du bois, de son stockage et de nos outils pouvant couper, scier et fendre.

NRJ


Bougies, lampes a pétrole et carburants de toutes sortes devraient eux aussi être des fondations de nos possibilités énergétiques.

Les technologies quand a l'énergie sont aujourd'hui impressionnantes.
Les 2 qui devraient intéresser le survivaliste rural sont les panneaux solaires et les groupes électrogènes.

L'énergie solaire est bien plus que nos organisations électriques. Elle est a l'origine du cycle de l'eau, du vent et de la photosynthèse et donc influence nos chaines alimentaires. Elle est de toutes les énergies sur terre a l'exception de l'énergie nucléaire, marémotrice, et de la géothermie…géothermie qui devrait aussi être étudiée pour les organisations du survivaliste rural.

Pour ce qui est de l'énergie solaire et de son utilisation, nous pouvons distinguer ici le solaire passif, le solaire photovoltaïque, et le solaire thermique.

L'énergie solaire passive est sans aucun doute la plus utilisée, et elle consiste a bénéficier de l'apport direct du rayonnement solaire. Cette énergie est principalement d'une conception architecturale qui optimise l'énergie solaire passive par l'orientation de l'habitat, l'utilisation des surfaces vitrées, et l'isolation thermique par exemple.

Le survivaliste devrait ici utiliser au maximum l'énergie solaire passive dans la planification et la conception de ses organisations rurales.

L'énergie solaire thermique consiste a utiliser la chaleur du rayonnement solaire en usage direct ou indirect.
Chauffe eau et sécheuses solaires (déshydratation de la nourriture) sont des exemples de l'utilisation de l'énergie solaire thermique.

Dans les années 70, le développement de la cuisine solaire fait aussi son apparition. Les petits fours solaires permettent d'atteindre des températures d'environs 150C. L'utilisation de l'énergie solaire pour la cuisson et la préparation des aliments, au delà d'être gratuite et abondante dans certaines régions, permet également de réduire notre consommation de bois.
Ces "fours solaires" tel que le "Cookit" sont extrêmement efficaces et simples a construire.




L'énergie solaire photovoltaïque est l'électricité produite par la transformation d'une partie du rayonnement solaire avec une cellule photovoltaïque. 
Plusieurs cellules sont reliées entre elles sur un module solaire photovoltaïque. Plusieurs modules sont ensuite regroupés pour former une installation solaire.
Cette installation solaire peut alimenter, avec un moyen de stockage telle que des batteries de stockage ou de voiture, un besoin sur place (outils, frigo, lampes…), ou être injectée, après transformation en courant alternatif, dans un réseau de distribution électrique ou le stockage n'est pas nécessaire, mais reste pertinent pour le survivaliste.




Un outil ici indispensable a toute organisation, est le transformateur/convertisseur.
Un convertisseur de tension de 3000 watt devrait trouver sa place au sein de nos préparations.
Grace a cet outil, nous pouvons a partir de batteries 12V (voiture par exemple), alimenter différents appareils électriques fonctionnant en 220V tels qu'un petit réfrigérateur, un ordinateur ou des outils.




Le groupe électrogène, est un outil intéressant mais qui ne peut être que d'un support a plus ou moins court terme, puisqu'il dépend pour son fonctionnement d'un carburant.
Ces carburants sont l'essence, le gazole, le gaz naturel, le GPL et les bio-carburants.
Quand bien même cette source d'électricité est gouvernée par notre réserve de carburant, il me semble pertinent d'inclure cet équipement a nos organisations pour palier a une éventuelle coupure d'alimentation électrique, ou être utilisé en complément d'une alimentation telle que nos panneaux solaires.

Le choix du groupe électrogène est pour moi du carburant qui l'alimente.
Certains de ces carburants sont extrêmement instables et difficiles a stocker en quantités suffisantes et sur des durées importantes.

Le seul groupe électrogène qui me semble pertinent quand a une organisation qui tente de réduire notre dépendance, est celui qui marche au gaz naturel.
Le gaz naturel en bouteille est tout simplement adapté a être stocké sur des durées importantes, il est la troisième source d'énergie la plus utilisée dans le monde (gaz naturel = 23%, charbon = 24%, pétrole = 37%) et donc répandu, et comparé aux autres carburants, il est extrêmement stable.






La survie en milieu rural est sans aucun doute le sujet d'une attention particulière, car il me parait évident que vivre dans ce milieu suppose déjà une relation au monde qui limite une dépendance aveuglante et paralysante.
La ou il est rare de trouver une pelle dans un appartement a Paris, il est rare de ne pas en trouver une dans une ferme des Cévennes, ou une maison de campagne en Normandie.
La ou il est rare de trouver une tronçonneuse dans un appartement a Bruxelles, il est rare de ne pas en trouver une dans un chalet Suisse.

Le milieu rural est une opportunité de nous voir gagner en indépendance, et de nous voir être plus apte a maintenir un certain équilibre au sein d'une situation qui aurait un impact important sur nos systèmes de supports.

Imaginez devoir survivre une catastrophe comme le tremblement de terre a Haiti, non seulement l'événement, mais aussi et surtout l'âpres événement.
Ne serait-ce que de gérer nos excréments et nos déchets sans la prise en charge quotidienne de nos poubelles, est pour le milieu urbain un défi qui s'annonce être des plus redoutable.

La ou le milieu urbain est plus ou moins limité a une préparation qui se réduit au stockage et a l'évacuation, le milieu rural est lui une opportunité de mettre en place des systèmes durables.

Toilettes sèches, modules photovoltaïques, chauffage solaire passif, Permaculture, récupération des eaux de pluie, poulailler…sont autant d'opportunités qui rendent le milieu rural adapté a une intention d'indépendance…

Le milieu rural a cependant quelques faiblesses qu'il nous faut explorer.

Si nous nous éloignons ici de nos systèmes de supports, nous nous éloignons aussi  de certaines possibilités quand au maintient d'organisations pouvant être d'une importance pertinente quand au maintient de la vie.

L'effondrement de l'URSS, est un exemple de tensions inversées quand a la dualité ville/campagne.
Pour le milieu rural Russe, cet événement a été extrêmement plus difficile a gérer du en partie a l'impossibilité d'obtenir et de recevoir certains services.
Les transports ont cessés du jour au lendemain de ravitailler le milieu rural. Les services de maintient des routes ont cessés du jour au lendemain d'entretenir les artères vitales a la propagation de produits divers et de ressources nécessaires.
Les petits hôpitaux, les maisons de retraites, les magasins et les stations essences par exemple, ont été des secteurs qui ont énormément souffert…

Le maintient des égouts, du réseau électrique et des systèmes de distributions des eaux et du gaz naturel a été particulièrement touché, laissant des millions d'individus sur la touche.
Paradoxalement, les systèmes de transports en commun n'ont jamais cessés de fonctionner a Moscow. Ceci a permit a ses habitants de continuer de se rendre au travail, de continuer d'approvisionner la capitale en gaz naturel, en eau courante et en ressources.

Quand bien même le milieu rural est cette opportunité de nous voir être plus indépendant et autonome, il est aussi d'une isolation qui le rend propice a l'oubli. 
Cet oubli n'est pas nécessairement un mal, mais il est a prendre en compte, surtout si nous sommes toujours un rien dépendant de certains systèmes de supports, ou si nous avons certains besoins qui nous oblige a rester plus ou moins connecté aux services de santés par exemple.

Etre a deux heures de route du premier "zombie urbain", veut aussi dire que nous sommes a deux heures de route du premier hôpital, du premier réparateur de panneaux solaires, du premier roi merlin.

Une autre considération qui a le mérite d'exister, est de la sécurité.
Défendre un point A, dans un milieu ouvert tel que le milieu urbain, est d'une logistique qui se résume au nombre.
Il est impossible pour un seul individu de tendre au jardin, de cueillir, de chasser, de laver, de réparer, de scier, de préserver, de dormir, de manger et que sais-je encore, tout en ayant un pouvoir conséquent sur la sécurité de sa terre.

L'organisation de villages, est née d'un besoin spécifique et largement influencé par une nécessitée de pouvoir accéder rapidement a un nombre important de corps.
Ce regroupement est d'autant plus pertinent dans une situation ou,  poussé par le manque et le besoin, le risque de violence augmente.




La stabilité de l'univers rural est tout aussi complexe que celle du milieu urbain. Ni l'un, ni l'autre, ne peut nous promettre de meilleurs chances de survie tant les paramètres sont ici d'une mathématique qui n'a aucune logique quand a l'événement dramatique et ses conséquences.

Par contre, le milieu rural est d'un potentiel pertinent et intéressant quand a notre indépendance, si celui-ci est utilisé intelligemment.





13 commentaires:

  1. Excellent article comme toujours.

    Un grand merci à vous.

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  2. Un tour d'horizon impressionnant... thanks :-)

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  3. Merci Volwest pour cet article qui nous apprend encore beaucoup.
    Vivant dans une petite ville rurale, je vais suivre tes conseils à la lettre.
    Mais où vas-tu chercher tous ces bons conseils ?
    Amicalement.

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  4. Merci a vous, de lire et de faire vivre ce blog !
    Content que vous puissiez trouver dans ces articles matière a construire…
    Stay safe!

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  5. dans le chapitre " chasse ", tu parle d' arme à feux. Mais on peut aussi utilisé des arbalètes et arc ( moderne ), non ?

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  6. Salut Anonyme…

    Oui bien sur…Les méthodes de chasse sont ici vastes.
    Arbalètes et arcs sont des outils de chasse pouvant être efficaces, même si ils demandent un entrainement un peu plus poussé que nos armes a feu, et sont limités a des animaux d'une certaine taille, et a une distance plus réduite.

    Chasser du canard avec une arbalète est tout de suite extrêmement difficile par exemple. Encore une fois, tout dépend de la nature du monde animal dans ta région, et d'un rendement énergétique pertinent.

    Nos populations d'animaux de grande taille comme le cerf par exemple, qui se prête a la chasse a l'arc, n'est plus du même nombre qu'il y a 50/100/200 ans.
    Abattre un cerf, est aussi synonyme de moyens de préservations adaptés a la quantité de viande fournie par l'animal. Dans un esprit survivaliste, et donc si nous considérons l'ensemble de la sphère chasse dans sa totalité, il me semble plus pertinent de se pencher sur la mise en place de systèmes qui s'orientent vers le petit gibier, les rongeurs et les oiseaux…et ici, l'arme a feu telle qu'un fusil de chasse ou une .22LR est d'une efficacité difficilement contestable.

    a+

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  7. Dans le même esprit que la permaculture, je suis d'accord pour dire qu'il faut penser à long terme pour ce qui est de la chasse aussi.

    Préserver, et donc veiller à repeupler et renouveler certaines espèces animales va donc dans le sens d'un esprit survivaliste à mon avis.

    Hors sujet, mais Volwest : pourrais-tu activer la version mobile de ton blog ?
    Je ne suis pas souvent à portée de mon pc, et le navigateur de mon smartphone galère à afficher certains articles de ton blog (le dernier en date selon lui étant "C'est quoi un survivaliste", du 8 septembre 2010).
    Pour un petit tuto sur la façon de faire, Soufiane de LeBlogger.com l'expliquer très bien ici :http://www.leblogger.com/2010/12/activer-version-mobile-blog-blogspot.html

    Amicalement.

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  8. Effectivement, dans le cas du petit gibiers l' arbalète et l' arc ne sont pas tellement l' arme approprié. Le piégeage me semble être une bonne solution, dû moins dans ma région ( lapin / lièvre, fessant, rat musqué, ect )

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  9. Salut Shooter…c'est fait pour la version mobile!
    a+

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  10. Site tres intérréssant. J'en fais la pub du coup...
    Au passage, mon site qui regroupe beaucoup de ressources sur la permaculture:
    http://www.dzogchen.fr/

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  11. Salut Volwest,

    Venant du milieu rural, vivant actuellement en tant que locataire sur une île et devenant propriétaire dans quelques mois en retournant dans le milieu rural, je vais suivre l'exemple et tenter la permaculture que je ne connaissais pas du tout.

    Merci de nous donner toutes ces informations précieuses.

    A bientôt.

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