jeudi 30 septembre 2010

Se préparer.










"Se préparer a", est un geste naturel qui tend a la résolution de certains besoins et de tensions dans le temps. Nos vies sont d'ailleurs cet ensemble de gestes qui germent d'un héritage biologique vieux de milliers d'années. Il est remarquable par exemple, que certaines personnes aujourd'hui, font l'expérience d'une "anxiété fantôme" de la nuit ou d'une clairière exposée, ou que nos réflexes démontres une intention particulière lors d'une agression de protéger nos artères carotides et notre système respiratoire en haussant les épaules et les avant-bras dans l'anticipation d'un coup.

Même si notre espèce a subi un développement unique quand a notre sphère imaginative, nous sommes cependant gouvernés par l'anticipation des réalités de la vie. Nous naissons déjà avec un stock de nourriture plus ou moins important dans l'anticipation d'un manque, et certains instincts et réflexes accompagnes nos premiers pas dans ce monde prédateur.

La préparation est donc d'une biologie qui se transmet par l'héritage, et qui s'exprime dans la Prévention, la Réduction et l'Elimination de certaines Tensions (P.R.E.T.).

La préparation est un geste varié qui peut être conscient ou inconscient.
La préparation au sain du survivalisme est un geste plus ou moins conscient qui repose souvent sur une anticipation précise telle que se préparer a un tremblement de terre ou le "bug" de l'an 2000 par exemple…mais cette approche n'est pas viable, car elle ne repose que sur un événement particulier. Ce serait un pompier qui ne se prépare qu'au feu de foret, ou un médecin qui ne se prépare qu'au traitement des brulures.

La préparation a une situation de survie doit être systémique.
Elle doit prendre en compte 3 niveaux.
1- Une situation de survie allant de 1 a 10 jours ou "niveau vert".
Ce niveau est celui qui est le plus probable. Cette situation est commune, et englobe la plupart des urgences que nous rencontrons au fil de nos vies. Les hivers très dur les systèmes de supports sont interrompus sont un exemple du niveau vert.

2- Une situation de survie allant de 10 a 90 jours…ou "niveau orange".
Ce niveau est plus rare, mais il reste le niveau le plus dangereux pour la population de pays développés. L'ouragan Katrina est une de ces situations de survie de niveau orange. 

3- Le "niveau rouge", est une situation de survie allant de 90 jours a une date de résolution indéterminée et indéterminable. Le tremblement de terre a Haiti par exemple, est une catastrophe de niveau rouge, avec une population affectée sur une durée indéterminée.

Ces trois niveaux s'alignent avec une gestion du risque qui prend ses racines dans une évaluation intelligente du risque avec comme point de départ les situations les plus probables. Cette évaluation est intelligente car elle s'appuie sur la raison.
Il y a 5 sphères concernant le risque.
1- Personnelle.
2- Locale.
3- Régionale.
4- Nationale.
5- Globale.

Ces sphères s'alignent avec les 3 niveaux de préparations.
Se préparer a un risque globale de niveau rouge est un geste qui ne couvre pas forcement un risque personnel de niveau vert. Avoir un masque a gaz dans l'anticipation d'une guerre biologique, chimique ou nucléaire, ne tend pas a la prévention, la réduction ou l'élimination de tensions telles qu'un accident de la route, la perte d'un emplois ou un cambriolage…pourtant, le risque personnel est une situation beaucoup plus plausible et bien plus haute sur l'échelle du risque qu'une attaque nucléaire.

Les niveaux vert, orange et rouge, servent donc a la priorisation de la préparation, tout comme la règle des 3 (3 secondes sans attention, 3 minutes sans air, 3 heures sans abris, 3 jours sans eau et 3 semaines sans nourriture) sert a la priorisation des besoins.
Même si cette priorisation n'est pas absolue, elle demeure importante au coeur de nos préparations parce qu'elle définie une démarche et une direction et fait tampon avec notre sphère imaginative, qui sans cette priorisation devient incontrôlable.

La préparation, est donc avant tout une étude relativement complexe de notre situation…et la mise en place d'un certain questionnement qui doit s'aventurer dans notre quotidien, tout en gardant un oeil sur notre imagination débordante.

L'étude de notre situation et la mise en place de nos préparations est concentrique. Tous les objets qui sont en rapport avec l'évaluation des risques partagent le même centre, mais tous ne disposent pas de la même portée tant dans l'intensité que dans l'ampleur et l'étendue.

Cette étude devrait systématiquement nous confronter a une certaine dépendance tant mentale que physique, puisque "se préparer a" devient facilement au travers de la sphère imaginative une dépendance tout aussi valide et paralysante que notre dépendance a l'énergie ou aux systèmes de supports. Pour ne pas tomber dans le piège de l'extrémisme et d'une préparation compulsive, un effort de sincérité doit être constant.
Si le survivalisme tend a l'indépendance, les préparations, elles, ont la possibilités de faire basculer l'individu dans une relation au monde plus ou moins difficile. En effet, nous avons tendance a vivre le monde tel que nous le percevons, et le maintient d'une perception négative de notre univers de jeu rend parfois l'individu susceptible a un retranchement compulsif dans le rapport.

Nous avons alors tendance de voir le monde d'un oeil méfiant et calculateur, et de tomber dans une préparation égocentrique voir même puéril, surtout pour les célibataires sans enfants. La préparation et le survivalisme doit prendre en compte notre voisin…et dans l'anticipation doit s'aligner au future de nos enfants.








mercredi 29 septembre 2010

Sawvivor.









La scie, est un outil qui occupe une place importante dans la sphère de la survie car elle tend a l'énergie. L'histoire de l'énergie en rapport a notre espèce est une histoire de dépendance nécessaire. Du bois au charbon, et du charbon au pétrole, l'énergie a toujours eu une place au sain de nos besoins.



Il me parait évident, que l'anticipation d'une situation difficile est une vision qui doit prendre en compte l'énergie sous sa forme la plus rustre mais aussi la plus répandue…le bois.
Le bois est un carburant et une matière première incontournable, et le traitement de cette énergie est donc lui aussi incontournable.

Puisque nous parlons d'énergie, le principe de l'effort/rendement doit être ici encore plus adapté, car le bois touche de prêt ou de loin les 5 bases de la survie.
- Eau.
- Nourriture.
- Abris.
- Sécurité.
- Feu / énergie.

La scie est un de ces outils qui tend au traitement du bois en respectant le rapport effort/rendement. La scie est donc en rapport étroit avec les 5 principes de la survie.
Si le traitement du bois est difficile, couteux en énergie, ou même impossible, c'est tous les besoins physiologiques qui subissent une tension.


Un exemple pertinent de l'importance de cette énergie nous vient de l'Ile de Pâque…ou l'homme aura en quelques générations épuisé cette matière première, et s'est vu devoir abandonner cette terre devenue inhabitable...








Le milieu urbain est aussi une "ile de pâque", ou le carburant et l'énergie est distribué. Une interruption de cette distribution est souvent le début d'une recherche interminable d'un carburant pouvant maintenir la vie. Les exemples ici sont multiples, comme les habitants de Beirut qui se sont vu cannibaliser leurs maisons, leurs meubles et tout ce qui pouvait bruler. 


Un exemple plus récent et tout aussi dramatique est la fermeture de la centrale nucléaire d'Ignalina en Lituanie, et le monopole de la distribution du gaz naturel sur l'Europe par la Russie. L'Allemagne par exemple, est a 40% dépendante du gaz naturel venant de la Russie…





L'importance du traitement du bois est donc une sphère qui mérite une attention et une préparation particulière.

Apres avoir fait l'expérience de plusieurs méthodes de traitement du bois, la scie me semble un outil adapté a l'effort. L'énergie utilisée pour le traitement du bois est impressionnante…et le rendement doit ici être maximisé.

La "trail blazer sawvivor" est un bon point de départ car elle est portable, légère et fait un travail adapté. La mienne a d'ailleurs trouvée une place permanente au sain de mon sac d'évacuation ou BOB.



La scie est disponible en plusieurs versions.
38 ou 45 centimètres.
Son poids est de 270 grammes, et la lame se range dans la scie quand celle-ci est pliée. Les lames peuvent être de deux natures…une qui s'adapte au bois, et une a l'os pour le traitement et la préparation de la viande. 
Plusieurs lames peuvent se ranger dans la scie.

La version 38 centimètres est a 30$.

La construction en aluminium est solide, et après avoir traité différents bois depuis plusieurs années, elle reste rapide d'exécution, ce qui est primordiale pour la réduction de l'effort.












mardi 28 septembre 2010

Mythes et mensonges-1







Aujourd'hui, je voudrais adresser un article concernant le survivalisme.
Le titre de cet article est: "Le survivalisme pour contrer la fin du monde ?"…avec un sous-titre, puisque le titre n'est apparemment pas assez lourd qui dit : "Se préparer a l'Apocalypse annoncée depuis des millénaires."

Même si il me semble évident que le titre sous-titré est l'annonce flamboyante d'une compréhension limitée de ce que le survivalisme propose, il me faut cependant bien voir ici une manipulation perverse et l'objet de notre premier mythe.

Ce mythe est de l'association du survivalisme, a la fin du monde et l'Apocalypse.
Cette approche sous-entend un terrain psychologique névrosé, qui tend a une relation au monde qui ne peut être que farfelu et instable.
La fin du monde et l'Apocalypse sont des événements Biblique…et quand bien même cette croyance, car il est ici question de la croyance, est une réalité pour des millions d'individus, il serait dommage de faire une soupe des le départ, en mélangeant des ingrédients tels que les religions, le survivalisme et les prophéties.

Inévitablement, l'image qui accompagne le titre, est une photo de promotion du film 2012…pourquoi pas, continuons la construction d'un fanatique névrosé ayant un gout cinématographique quelque peu puéril.



"De folles rumeurs circulent a propos du 21 décembre 2012, annoncée par certains comme la fin du monde. Les survivalsites en profitent pour recruter de nouveaux adeptes…
Depuis le déluge biblique et l'Arche de Noé, l'imaginaire humain est teinte de craintes apocalyptiques. Les hommes n'ont cessé de s'interroger, de chercher a anticiper des catastrophes. Certains se sont tournés vers la religion, la philosophie, d'autres plus matérialistes apprennent a se protéger."

Personnellement, étant survivaliste, je ne crois pas plus a la fin du monde le 21 décembre 2012 qu'a l'Arche de Noé. L'imaginaire de l'Homme (avec un grand H madame), est effectivement teinté de craintes. Que ces craintes soient d'une nature apocalyptique ou du rapport a l'autre, il me semble naturel dans un monde prédateur et construit sur une biologie de l'héritage, que nous entretenions une certaine sensation au travers de l'imagination. Que ceci soit harmonieux ou non, c'est un débat philosophique et/ou métaphysique qui n'a pas sa place ici.

Maintenant, conclure de cette analyse superficielle que les survivalistes profitent de notre patrimoine biologique a des fins de recrutements d'adeptes…je rigole.
Il ne faut pas confondre ici survivalistes et marchand de place publique. Les deux existent, mais ils sont rarement au même endroit et au même moment…et quoi qu'il arrive, leurs intentions sont immuablement différentes.

Pour ce qui est de la dernière phrase gratuite, il n'y a a ma connaissance, aucune organisation ou mouvement plus matérialiste et gardé que la religion et la philosophie.
Les deux germes d'une vision qui prône l'esclavage et la dépendance, et ne font qu'entretenir la crainte et la sphère imaginaire chez l'Homme. L'un est un esclavage du corps, et l'autre une dépendance intellectuel.
Le survivalisme, est justement contraire a ce genre de vision, et tend, même si parfois maladroitement, a une indépendance physique et psychique qui passe par la responsabilisation de l'être face a ses craintes justement.



"Le survivalisme est une technique qui consiste en diverses préparations pour survivre face à une hypothétique catastrophe. Si, dans les années 1960, la dévaluation puis l’inflation inquiétèrent les populations, notamment américaines, les années 1970 devaient, avec la crise pétrolière, devenir un terrain fructueux pour les auteurs de manuels de survie et autres spécialistes en matière de prévention de catastrophes ( Don Stephens, Kurt Saxon, Mel Tappan).
Les tremblements de terre des années 1980, le bug annoncé de l’an 2000, les attentats du 11-Septembre et le tsunami de 2004 ne firent que renforcer les idées de protection forts présentes dans certaines contrées du monde."
Non…le survivalisme n'est pas une technique pour survivre une hypothétique catastrophe. 
Le survivalisme est une manière de vivre qui tend a l'indépendance et a la liberté…même si ce terme est relatif. Survivre a une hypothétique catastrophe est naturellement ce a quoi notre biologie nous prépare, et cette réponse est de l'instinct. Les techniques de survie, ne sont pas le survivalisme.
Le survivalisme est un terme qui désigne un état d'esprit qui découle d'une certaine relation a la vie même. Cette vision est systémique et englobe la totalité des gestes produits par l'individu. De la relation humaine a notre impact écologique, de nos droits en tant que conscience a l'exploitation intelligente de la terre par des méthodes comme la permaculture par exemple.

Les auteurs de manuels de survie ne sont qu'une partie de la réflexion quand a l'état de santé de notre monde. D'ailleurs, si nous regardons attentivement les dernières décennies, ce ne sont pas que les manuels de survie qui sont devenu populaire, mais aussi les livres d'entraide, la multiplication des livres de santé physique et psychique, l'approche métaphysique, anthropologique, ésotérique, et toute la gamme "vie pratique" ou "self-help".

Le survivalisme, même si le terme est assez récent, est aussi vieux que le monde. Il n'apporte rien de nouveau que nos ancêtres ne pratiquaient pas déjà.
Une tribu chasseur/cueilleur pratiquait le stockage et la prévention, ils appliquaient des méthodes de survie et avaient une approche intelligente de la nature qui s'alignait avec la loi de l'économie d'énergie. Ils envisageaient les catastrophes puisque les catastrophes sont de ce monde…et qu'il faudrait être aveugle, sourd et muet pour ne pas les voir ou les anticiper.

C'est a croire qu'il nous faut nous convaincre que le monde va bien, et que l'anticipation et la préparation aux catastrophes est une maladie. Alors, renforcer les idées de protection est il me semble une idée qui a du sens…surtout quand cette idée s'aligne avec une intention d'indépendance et de responsabilisation quand a notre conscience.


"De nombreux risques sont considérés comme des menaces pour la société mondiale :
- les catastrophes naturelles : séismes, blizzards, ouragans, tornades, tsunamis;
- les conflits humains, armés : guerre bactériologique, guerre nucléaire;
- les catastrophes économiques : misères, krachs boursiers.
Englobant largement les risques auxquels l’homme doit faire face, le survivalisme s’adapte tout particulièrement aux prophéties qui annoncent la fin du monde et qui remplissent autant les magazines scientifiques que les ouvrages plus légers qui flottent sur la vague du scoop, du sensationnel."
"La société mondiale" ?
Je me demande ce que c'est que cette bête la…et ce que les Indiens d'Amazonie en pense.
Evidement, la liste ne prends en compte que le spectaculaire médiatique. Le survivalisme, c'est aussi prendre en compte la perte d'un travail, le décès d'un parent, la voiture qui casse, l'incendie de foyer, la coupure d'électricité, la grève de métro, les systèmes juste-a-temps et que sais-je encore.

Le survivalisme ne s'adapte pas tout particulièrement a quelque chose de précis, il tend simplement a une indépendance qui influence notre rapport avec le monde, et ce qui s'y passe.


"Le mouvement survivaliste est alimenté par des crises majeures de plus en plus nombreuses. Les tremblements de terre meurtriers, les risques d’épidémies, les dérèglements climatiques, le terrorisme, les menaces nucléaires sont autant de facteurs d’appréhension qui font que de plus en plus d’individus se rallient à l’idée d’apprendre à survivre. En effet, on ne s’improvise pas survivaliste : des formations sont dispensées à travers le monde pour lutter et anticiper les risques (apprentissage des technique de survie et rudiments de notions médicales)."

Normal non ?


"Que la menace soit énergétique, climatologique ou sociétale, l’homme se doit de se préparer activement à survivre dans un monde susceptible de lui devenir hostile. C’est ainsi que de nombreux américains envisagent le survivalisme et prévoient leur avenir.
Alimentés par toute une armada de films ou de livres aux scénarios catastrophes ( "Le jour d’après", "2012", "The Road", etc.), mais aussi par des conférences et des interventions de grands spécialistes des théories apocalyptiques, le survivalisme est devenu un business florissant pour les fournisseurs d’équipements de survie (boussole, appareil de positionnement GPS, paquetage d’urgence) et pour les constructeurs de bunkers, de cylindres, et de souterrains habitables."
"Un monde susceptible de lui devenir hostile" ?
Et notre système immunitaire il est en réponse a un monde non-hostile ? La vie repose sur une organisation ou l'un mange l'autre. A moins de passer a une organisation différente, c'est ici que nous sommes.

Le business de la peur, profite bien plus a nos gouvernements qu'aux fournisseurs d'équipement de survie. On se demande pourquoi ?
La peur sert le contrôle…l'indépendance est l'ennemi numéro un de nos gouvernements, car c'est bien le business de la peur et non le survivalisme que nous questionnons ici. Le survivalisme ne travail pas pour la peur, mais bien pour la prise en main et la confrontation intelligente d'une peur quelconque.
Pour ce qui est des bunkers, a moins d'être très riche et/ou excentrique, cette sphère est d'une idée du survivalisme a laquelle je ne m'abonne pas.


"Le 21 décembre 2012, selon les prévision mayas, la fin du monde arrivera. Il convient donc de préparer sa survie et pour cela les bases élémentaires sont :
- de rejoindre un abri construit (souterrain ou en hauteur) selon des normes précises pour se protéger de toutes attaques (avec radios à ondes courtes pour communiquer avec les survivants environnants, compteur radioactif pour anticiper une réaction nucléaire);
- accumuler suffisamment de vivres pour être capable de vivre en autarcie pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois.
- s’armer pour lutter contre d’éventuels pillards ou individus moins prévoyants désireux de sauver leur peau (armes, masque à gaz)."
1- Vraiment ?
Il y a des normes précises ?
J'ai du rater le film.

2- Je suis toujours étonné de lire ce genre de raisonnement quand au stockage de la nourriture, encore une fois comme ci ce geste était d'une maladie contagieuse…comme si d'être capable de nourrir sa famille pendant quelques mois sans être dépendant de nos systèmes de supports était complètement inadapté et mentalement incohérent.

3- Ah…l'arme. Attention nous voila dans une sphère glissante et éprouvante. 
Retournons a notre système immunitaire. Si un virus par exemple attaque notre corps, la réponse de notre système immunitaire est simple. Eliminer le danger.
Personnellement, un individu qui menace ma vie, ou celle de ma famille, sera la victime de mon système immunitaire. Point final.
Si j'anticipe cette possibilité, ce n'est pas dans un esprit de violence gratuite, mais bien dans la réalisation que toute conscience s'affirme, et que la prédation est une réalité.

En tant que survivaliste, et affirmant donc ma conscience et mon intention d'indépendance, il m'est difficile de reléguer mon système immunitaire a quelqu'un d'autre.
Ceci dit, l'article ne propose pas non plus l'utilisation de l'arme pour la procuration de nourriture, ou la négociation des forces…


"Avec cet instinct de survie, seuls ceux qui se seront prémunis contre le danger auront le droit d’être sauvés. C’est en ces termes que certains citoyens américains voient les choses pour l’après chaos. Ainsi dans l'Utah qui serait, d’après de savants calculs, l’Etat des Etats-Unis le plus sûr, car loin des zones les plus peuplées, s’est construit un site, Freedom Ranch. L'accès au lieu est interdit aux curieux. L'endroit regroupe une quarantaine d’habitations dont les occupants vivent en autarcie (maison ultra-modernes, écologiques et protectrices, panneaux solaires, etc.). Ils refusent d’envoyer leurs enfants à l’école car ils estiment que la civilisation a déjà sombré et n’ont aucune confiance dans l’institution publique. Une suprématie de certains individus qui n’est pas sans rappeler un certain sectarisme et à l’opposé de l’idée d’entraide dans les pires cas de tragédies. Il est même question pour eux de recréer une nouvelle société avec les survivants, selon des règles sélectives strictes.
Info ou intox, fin du monde ou non, nombreux sont ceux qui préparent leurs arrières et s'enrichissent avec la vente de produits censés protéger d'une Apocalypse annoncée depuis des siècles."

"Une suprématie" ? Si certains veulent acheter une maison avec des panneaux solaires, et ne veulent pas envoyer leurs enfants a l'école, et bien qu'ils le fassent. Devrions nous tous vivre dans le conformisme ? Comme l'article commence par une soupe, il doit ce terminer par un dessert religieuse-au-survivalisme. 

dimanche 26 septembre 2010

Pic pétrolier.








Hier soir, la télévision me regardait, jusqu'à ce que je tombe au milieu de plus de 500 chaines sur Mad Max "the road warrior".
Mad Max, est un de ces films qui passé les costumes, les voitures et les coupes de cheveux post-apocaliptiques, explore un monde ou le pétrole est devenu rare.

Cette vision d'un future ou le pétrole n'est plus en abondance est troublante…et raisonne a droite et a gauche sous le nom de "pic pétrolier".
Le film est intéressant a plusieurs niveaux, et semble surtout brutalement exposer notre dépendance a cette énergie, et son impact sur nos vies.

Si nos manières de vivre sont ce qu'elles sont aujourd'hui, si nos vies sont ce que plus de 2 milliards de Chinois et d'Indiens désirent maintenant, c'est que le pétrole a été et est plus que jamais une énergie déterminante dans le développement de nos pays.

Nos possibilités agricoles, nos chaines de productions, nos chaines de transportations, de traitements, d'extractions, de fabrications…tout ce qui défini notre statut et notre manière de vivre est dépendant du pétrole. Et non seulement nous sommes dépendant de cette énergie, mais en plus nous sommes dépendant du maintient constant de sa production dans l'essor.

Cette dépendance au pétrole va de nos modes de transports, a l'emballage en plastic de notre viande au supermarché. Elle va de la machine agricole, a la mise en place d'une centrale nucléaire et l'extraction de l'uranium. Elle va de notre apport en électricité, au traitement des eaux usagées. De la seringue du docteur, a la fabrication de nos ordinateurs.

Le pétrole gouverne notre confort, et maintient nos modes de vies. Il n'est alors pas étonnant que plus de 2 milliards d'individus sur cette terre tendent a ce confort, et demandent leur part d'une énergie "libératrice" et donc paradoxale.

Le pic pétrolier fait souvent l'objet d'un débat émanant d'un malentendu.
Simplement parlant, le pic pétrolier semble designer un moment plus ou moins précis dans le temps, qui exprime le sommet de la production pétrolière dans le monde, avant que cette production subisse plateau, puis un déclin, puis s'arrête.
Il me parait tout a fait logique, que l'on puisse observer une courbe de production quand au pétrole, puisque cette énergie n'est pas renouvelable sur le court terme.

Ce moment est donc le pic de notre production.
C'est souvent sur la date d'un tel événement que le débat a lieu…certains diront 2010 (la compagnie Ford par exemple), et d'autres diront 2030 (le gouvernement Français et Shell), mais tous sont d'accord pour dire que le pic pétrolier est une réalité.

Pour bien comprendre le pic pétrolier et ce que cela veux dire, il nous faut comprendre que pour avoir du pétrole, il faut d'abords le trouver, puis l'extraire, le raffiner et le transporter.
Le pic de la découverte de gisements de pétrole conventionnel (soit 95% du taux d'exploitation jusqu'ici) date d'environs 40 ans. Ce qui veux dire, que cela fait 40 ans que nous nourrissons notre appétit pour cette énergie sur plus ou moins les mêmes gisements.

Les méthodes d'extractions de gisements découverts plus récemment (le pétrole subconventionnel) sont très couteuses, car ces gisements sont principalement situés dans des zones difficiles d'accès telles que les gisements offshore profonds et polaires, qui demandent des méthodes et une logistique beaucoup plus lourde.

Pour illustrer le pic pétrolier, le gisement du Cantarell au Mexique (le plus grand champ pétrolier du pays) découvert en 1976 a atteint une production de 2,2 Mbls par jour en 2004, et aujourd'hui ne produit plus que 973 000 barils par jour, et ce déclin ne fait que continuer.
Notons que le Mexique est un des plus grand producteur de pétrole dans le monde.



Alors nous arrivons au problème de la demande, et c'est ici que le pic pétrolier prend tout son sens, et que des pays tels que l'Allemagne se voient aujourd'hui tirer le signal d'alarme.

Même si nous ne sommes pas encore a un pic de la production du pétrole, la demande pour cette énergie est croissante. Cette demande est entre autre 2 milliards de Chinois et d'Indiens qui regardent notre train de vie, et qui veulent comme nous le faisons vivre dans le confort pétrolier.





samedi 25 septembre 2010

MRE - RCIR - La ration de combat.






MRE - Meal Ready to Eat


Les rations alimentaires ou rations de combats, restent un moyen efficace de répondre a certains besoins, surtout lors d'une évacuation et donc au sain du BOB (Bug Out Bag).

L'avantage principale de la ration de combat est qu'elle est le produit d'une longue histoire et d'une réflexion adaptée a un environnement particulier ou l'alimentation doit être rapide, discrète et simple dans sa préparation, mais aussi nutritive.
Elles peuvent être mangées froide si les conditions ne permettent pas la cuisson, ou réchauffées a l'aide de méthodes simples et efficaces…L'apport calorique est plus ou moins basé sur une journée, et surtout, il n'y a pas besoin d'eau pour leur préparation.

La MRE (Meal Ready-to-Eat - repas prêt a la consommation) et la RCIR (Ration de Combat Individuelle Réchauffable), sont toutes deux d'un emballage résistant et compartimenté, ce qui les rendent idéales pour la consommation dans le mouvement, et les possibilités d'organisation et de personnalisation.

Un autre avantage est qu'elles sont des unités autonomes. Elles ne dépendent de rien d'autre pour leur préparation et leur consommation, ce qui est primordiale pour une situation demandant une adaptabilité conséquente qui réduit tant que possible le besoin.

Dans l'anticipation d'une situation difficile, les solutions alimentaires doivent être d'une nature qui tend a l'économie de l'eau. Même si le riz, les haricots et les lentilles par exemple sont d'une nutrition pertinente et donc souvent présents dans les sacs d'évacuations, ces aliments restent dépendant d'un apport en eau conséquent, et d'une préparation qui demande du temps et des outils.
Ces aliments s'alignent avec une situation plus ou moins sédentaire, et sont parfait pour une logistique comme le BI (Bug In - ou s'abriter sur place), mais ils ne sont pas adaptés au mouvement et a la réduction du besoin qui est la nature même de l'évacuation. 

Pouvoir manger dans le mouvement, pouvoir manger sans préparations et dans l'économie de l'eau est un avantage primordiale qui s'aligne avec le rôle du BOB.

Les repas lyophilisés sont généralement meilleurs et d'un poids ridicule, mais leur soif est un problème. Pour ceux qui anticipent un manque d'eau, c'est une solution inadaptée. Pour moi qui réside dans un paysage ou l'eau est abondante et de qualité, c'est une solution intéressante et qui fait donc partie de mon système d'alimentation, sans en être l'acteur principale car ces repas dépendent d'une préparation plutôt lente.

Mon approche de la ration de combat est "cannibalisante".
Le poids d'une MRE complète va de 500 a plus de 700 grammes. La RCIR complète fait 1500 grammes !!!…pour une application dans le mouvement, la ration doit être cannibalisée. Le gain en poids et en place est incontournable, et je ne connais aucune personne familière avec les rations de combats qui ne cannibalisent pas le système.

Cette "cannibalisation" systématique est d'ailleurs une approche a part entière de tous les systèmes de survie, et dans une vision plus large du survivalisme.
La cannibalisation de nos dettes, de nos besoins, de nos maisons, et de nos rapports avec les systèmes de supports est une pression plus ou moins indispensable sur le superflu.

La cannibalisation de la ration de combat permet un gain en volume et en poids énorme qui se traduit pour la MRE d'une réduction de poids de presque 200 grammes et d'une réduction d'environs 40% du volume sans pour autant compromettre son autonomie. La ou nous avions 2 rations de combats, nous pouvons en avoir 3.

Avant et après la cannibalisation


Les différences entre la MRE et la RCIR sont importantes.
La ration de combat individuelle et réchauffable (7 Euros par ration) est sans doute la plus complexe au monde. Son poids est donc de 1500 grammes et son apport nutritif de 3200 calories dont 13% de protides, 32% de lipides et 55% de glucide.
14 menus différents sont proposés.

Elle contient entre autre un petit réchaud pliant avec 6 tablettes de carburant, des allumettes, et 6 comprimés pour le traitement de l'eau.
Très complète, elle offre un apport calorique impressionnant et des solutions variées comme le traitement de l'eau par exemple. De part son poids et son volume, la cannibalisation est cependant primordiale…a 1,5 kilos c'est un parpaing!

La MRE (7 $ par ration) est tout de suite ridicule au niveau de l'apport calorique comparé a la RCIR, avec seulement 1200 calories. L'entente commune est qu'une seule MRE ne constitue pas une alimentation suffisante pour un homme dans l'action…il en faut 2.
La cannibalisation est ici une notion qui tend au 2 c'est 1, et 1 c'est 0.

Nous y trouvons entre autre un plat principale, un plat d'accompagnement, un dessert, un cracker et une pâte a tartiner. Quelques boissons en poudre, une cuillère en plastic, des allumettes, et une serviette en papier.
Son avantage est dans son poids et son volume.



Ayant mangé la RCIR a l'armée, et la MRE en vadrouille, la mathématique est simple.
L'une est lourde et encombrante mais caloriquement adaptée, et l'autre est légère et petite mais caloriquement inadaptée.
L'une est meilleur que beaucoup de restaurants, et l'autre a carrément été refusée par mon chien.

Les deux, après une certaine cannibalisation et personnalisation, sont la réponse idéale a une situation dans le mouvement. Les deux offrent une autonomie adaptée et une économie d'eau pertinente. Une préparation minime voir inexistante et une organisation "décentralisable" et "cannibalisable", fait que la ration de combat reste un système qui devrait facilement trouver sa place au sain de nos préparations.