mardi 7 décembre 2010

Le récipient.






Le monde de l'Homme, notre monde, s'organise autour de la nourriture.
Quand bien même cette organisation est de méthodes et d'outils variées, sa fondation est de ce récipient d'une alchimie capable de transformer un tas de produits en nourriture adapté au manque…en énergie.

Notre rapport a l'énergie est une histoire qui s'aligne avec nos besoins, et un besoin, quel qu'il soit, n'est pas quelque chose que nous pouvons ignorer, ou encore atrophier.

Si la nature est l'expression pure du chemin le plus court, d'une relation a l'énergie impeccable, du geste adapté, alors, l'outil qui prépare notre énergie au quotidien se doit être lui aussi de cette expression, de cette relation, et de ce geste.

Le survivalisme n'est pas de l'objet aux qualités nées d'un laboratoire de l'anticipation, le survivalisme est de l'objet qui s'aligne a l'économie d'énergie et a la préservation et le maintient de la vie.
A tort ou a raison, le modèle le plus souvent convoité pour comprendre l'univers de la survie est le monde militaire…mais ce monde n'est pas d'une représentation honnête et englobante puisque son organisation est d'une spécialisation et d'une logistique extrêmement complexe et précise.

Le monde de la survie n'est pas une projection ou une anticipation, le monde de la survie n'est pas d'une planification aléatoire ou d'une imagination farfelue…la survie est d'aujourd'hui, elle est palpable et réelle.
Combien d'hommes, de femmes et d'enfants survivent, au moment même ou ces mots vous parviennent ?
Combien d'hommes, de femmes et d'enfants doivent luter pour s'approprier une énergie vitale, la, maintenant ?
Des milliers ? Des millions ? Des milliards ?



Si nous voulons comprendre la survie, si nous voulons la regarder droit dans les yeux, il nous faut admettre que nous n'avons pas bien loin a aller. Plus pertinemment encore, cette survie n'est pas de la machine militaire, mais de la survie de familles telles que la votre, la mienne.
Cette survie est englobante, parce qu'elle prend en compte des besoins que l'armée n'a jamais eu a prendre en compte, tels que les besoins alimentaires des nouveaux nés par exemple.

L'approche du rapport énergétique de l'armée est de l'individu…du soldat.
L'approche du rapport énergétique de la vie est de la famille, de la communauté.
La louve n'est pas d'une biologie la dotant d'un seul téton, et la vie n'est pas d'une ration individuelle ou l'apport calorique est calculé en quart.

N'importe ou dans le monde ou la vie s'organise, le récipient pouvant nourrir la famille est présent. Jamais, vous ne rencontrerez un Darfourien ou un Haïtien s'essayant a la survie de sa famille avec un quart.
Les réfugiés du monde, les survivants du monde, sont les experts qu'il nous faut étudier, parce que leur survie est d'une relation a l'énergie qui est, qui doit être, impeccable et adaptée.



Le rôle du récipient est donc de la gestion efficace de nos besoins.
Nos besoins alimentaires et en eau sont plus ou moins importants selon notre gabarit, notre environnement, notre âge, notre sexe et les conditions de survies.




La survie est cette organisation qui s'aligne alors avec les lois de l'économie d'énergie. Le récipient, est donc la fondation de cette compréhension quand a nos besoins.
D'ailleurs, si nous étudions les organisations des survivants du monde, nous voyions principalement des récipients…encore et toujours des récipients.




Cette culture du récipient adapté a la survie est pour nous étrangère, parce que nos récipients ont petit a petit été soumis a nos organisations "juste-a-temps", a la réduction des familles, et a la disparition de la communauté.
C'est la culture de l'individualité…et nos systèmes reflètent cette individualité. 

La survie devient alors pour nous celle du soldat qui doit se suffire a lui même, et quand bien même cette approche est certainement valide au sein du combat, elle ne l'est pas si nous considérons que le maintient de la vie sans nos systèmes de supports est d'une nature qui prend sa source dans la communauté et la coopération.

Quand je pars camper, le premier outil essentiel a mes systèmes est la popote de 2 litres. Quand je dois purifier l'eau de rivière par l'ébullition pour mes besoins au quotidien, 2 litres est un minimum. Imaginez devoir bouillir vos besoins en eau quart par quart ? Imaginez maintenant devoir faire de cette opération une routine, jours après jours pendant 1 semaine, 1 mois, 6 mois, 1 an ?
La nourriture est de la même opération.
Comment parler de survie, comment organiser nos besoins alimentaires sans les possibilités de pouvoir faire un ragout de petit gibier ou de préparer certaines plantes dans des quantités suffisantes et adaptées a nos besoins caloriques ?




Le récipient est du nécessaire.
Qu'il soit en aluminium, en Titane ou en fonte, il doit répondre efficacement a nos besoins. Ces besoins, devraient être organisés en deux catégories. Une catégorie visant le déplacement, et une catégorie visant le retranchement.

1- La marmite en fonte.

La marmite en fonte est un outil pertinent quand a nos systèmes "sur place". 
Bien trop lourde (6 kilos) pour pouvoir assumer un rôle adapté quand a l'évacuation, elle est cependant d'un rôle primordiale a la maison, étant capable de répondre aux besoins de toute la famille, et ceci dans des conditions ou les systèmes de supports ne sont plus.
Quand bien même son poids est conséquent, elle a cependant sa place dans nos systèmes d'évacuations motorisés (voiture).

La notre est d'un diamètre de 27cm, et elle cuit notre pain au quotidien. L'avantage de la marmite en fonte est qu'elle peut être utilisée au four, mais aussi directement au contact du feu.




2- La popote de "camping".

Dans une situation ou le maintient de la vie dépend de l'évacuation, et que cette évacuation n'est pas possible en voiture, nos besoins alimentaires et en eau sont pris en charge par des popotes d'un volume de 2 litres.

Quand bien même le titane est extrêmement léger, son prix est lui extrêmement lourd…et le survivalisme étant tout autant des finances que des préparations, je ne peux décidément pas justifier cette dépense. 
En plus du prix exorbitant des récipients en titane, ils sont souvent inférieur a 2 litres.

Le choix est ici du volume. Je préfère avoir un minimum de 2 litres de possibilités en inox ou en aluminium, que d'avoir un quart léger en titane, mais qui ne répond qu'a un quart de mes besoins caloriques, et qui ne prend pas en compte la famille.

Comparaison en grammes avec le RAT-7.



A ces deux catégories de base, nos systèmes sont aussi de la cache réciproque. Chaque module est donc doté d'une marmite plus conséquente que la popote de camping, mais beaucoup plus légère que la marmite en fonte.
Ces marmites a 5$, doivent pouvoir répondre efficacement aux besoins de la communauté, et son donc de 3 litres.




Au final, le récipient est le pilier de toute organisation prétendant maintenir la vie. C'est un outil social et adapté a nos besoins, qui s'aligne avec les lois de l'économie d'énergie.




6 commentaires:

  1. Salut Volwest,

    Merci pour l'article traçant les lignes du récipient en survie.

    Que penses-tu des MSR Stowaway ? La 1,6L pourrait me suffire (550g argh !).

    J'avais trouvé des modèles à anse "hillbilly" (pour suspendre au dessus d'un feu) mais le Vieux Campeur ne les affiche plus au catalogue.

    Si t'aimes les grands volumes ET le titane, MSR a fait pour toi l'Exo 2 Pot ! (poids plume 260g)
    Fiche produit

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  2. Salut à tous,

    Je me permet de mettre un peu "d'eau au moulin"... :
    Pour les modèles à suspendre en bivouac, on peut trouver les tatonkas. (1.6 l pour 445 g à 25€ ou 6 l pour 36 € sur un autre site en Allemagne).
    J'en suis content :-)

    A+

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  3. Trop chère pour moi le Titane...
    Merci a vous deux pour ces pistes...

    a+

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  4. Bonsoir,

    Superbe post!

    Il aura moins de succès que ceux sur les flingues mais c'est un point tout aussi (voir plus à mes yeux) important.

    Un bon indice de son importance est son importante dans les objets de traites. Une marmite en cuivre était un "must have" (léger, très conducteur, réparable...) à coté de la couverture de laine, des aiguilles+fil, des couteaux, des fusils et des haches.

    Un autre indice c'est de regarder l'impedimenta des légionnaires sous l'Empire.On pourrait ajouter le trépied et la crémaillère d'ailleurs à la marmite.

    A défaut un modèle avec des pieds et un couvercle acceptant les braises est pratique.

    D.

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  5. Bonjour, j'ai acheté une marmite Lacor - 50119 - Marmite Basse Chef Inox - Diamètre 20 cm pour 25€, pensez vous qu'elle résiste bien au feu de bois, feu de camp, exemple pour y mettre du poisson, des pommes de terres, ou dois je acheter une marmite en fonte ?
    Merci

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  6. Le mieux reste la fonte pour chez toi... Mais essaie la sur un feu assez longtemps pour être fixé.

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