lundi 15 novembre 2010

Une interview avec Mark.




Mark est un ami.
Quand bien même nous avons parfois des opinions différentes concernant certains sujets en rapport a la préparation, nos directions sont les mêmes et se résumes a tendre vers une vie axée sur l'indépendance et l'autonomie.

Mark a été policier, pompier, et il a aussi contribué a la construction du livre "Patriots" de James Wesley, Rawles.
Il vit aujourd'hui dans le Colorado ou il vient d'acheter une maison. Tranquillement et intelligemment, il applique et affirme son indépendance par la mise en place d'une vision autonomes et indépendantes des systèmes de supports.



-Est-ce que tu te considères "prepper", survivaliste, ou autre, et qu'est-ce qui ta décidé de ce chemin ?

Je suppose que j'ai commencé comme survivaliste…je me considère aujourd'hui "prepper", mais en fin de compte, je suis maintenant a la poursuite d'une manière de vivre plus autonome.
Tout a commencé en 1985, quand je suis tombé sur un livre de mon camarade de chambre a l'université: "Nuclear War; What's in it for you?" C'était un livre propagande anti-guerre froide typique sur comment des millions d'individus allaient mourir durant une guerre atomique avec les Russes, et je suppose que j'étais déjà a l'époque un cynique.
Les chiffres que j'ai extrapolés du livre laissaient 100 millions de survivants aux Etats Unis, et quand bien même ce scénarios auraient été tragique, il me semblait cependant fascinant que toute ma vie j'avais supposé (comme beaucoup autour de moi) que tous le monde allait mourir dans une énorme explosion de lumière.
Tout ça…c'était avant les théories d'hiver nucléaire de scientifiques comme Carl Sagan par exemple, et il me semblait étrange que nous soyons passés d'une préparation active dans les années 50 et 60, a une acceptation résolue de notre inévitable mort dans les années 80.

Tout au moins, ce livre m'aura fait entreprendre une certaine recherche qui m'aura conduit a mes premières préparations qui n'ont fait que grandir quand je suis devenu plus vieux, et que j'ai eu plus de possibilités financièrement. 
J'ai aussi commencé a m'intéresser a la survie en milieu naturel parce que mon premier boulot d'adulte était au sein d'une équipe de prévention du feu de foret avec les services forestiers des US.
Des mon deuxième été avec l'équipe, je passais plus de 150 jours par an dans mon sac de couchage, soit au travail soit pour le plaisir. Les bases telles que la régulation de la température dans des conditions extrêmes, faire du feu dans des conditions pourries et les premiers soins étaient devenues une manière de vivre après mes 4 premières années avec le USFS (United States Fire Services).
En 1990, je commençais une carrière brève dans la police. Combinée avec l'influence de la famille de mon ex-femme qui était tous LDS (Later Day Saints) Mormons, en 1992 j'avais une maison dans les rocheuses du Colorado avec un an de nourriture d'avance composé principalement des "Mormon 4" (sel, sucre, blé et lait en poudre).

En y repensant, je n'étais pas aussi prêt que j'aurais aimé le croire. Premièrement, mes compétences de bases étaient assez étroites, secondement, je vivais dans l'une des régions les plus inhospitalières des 48 Etats du sud, et pour finir, j'avais des trous énormes dans mes préparations pour n'importe quelle cassure soutenue des carburants fossiles.
Quand bien même j'avais un four a bois, je n'avais aucun moyen de faire marcher une tronçonneuse sans essence. Quand bien même j'avais une année de nourriture pour la famille, je n'avais aucune compétence ou endroit pour faire pousser ma propre nourriture. Quand bien même j'avais prévu de tuer des cerfs et des élans pour nous nourrir, j'avais 7 ans de chasse infructueuse sous ma ceinture.

20 ans plus tard, je réalise que j'ai grandement amélioré mes compétences, et même si j'ai toujours des trous ici et la dans mes préparations, je suis conscient des plus grosses failles et je travaille a les combler. 
Mes buts sont maintenant beaucoup plus simples; je n'essaie pas de survivre la fin du monde, j'essaie de construire une manière de vivre plus indépendante et autonome ou je ressens moins l'impact des inévitables disruptions de nos systèmes de supports.
Que ce soit une panne de courant due a une rupture des lignes électriques, ou quelque chose de plus long terme comme une chute de la confiance dans nos monnaies qui affecte le prix de l'énergie et de la nourriture; je veux une isolation et les outils pour m'en remettre.

Si il y a un concept unificateur pour les preppers et les survivalistes, il devrait être de créer plus de résistance dans nos vies. Ce que le soutenable est pour les environnementalistes, la résistance devrait être pour les preppers.


-Toi et moi parlons souvent des armes a feu. Ayant été un policier et aujourd'hui un citoyen, qu'est ce que l'arme veux dire pour toi, et comment intègre t'elle tes préparations ?

Dans la communauté prepper, les armes a feu me mettent un peu dans l'embarras. Dans un sens, il est certainement important d'être capable de se protéger, et de protéger nos familles des risques les plus probables, et vu d'ici, je vois les armes a feu comme des outils apportants une certaine sécurité, tout comme un outil pouvant fournir de la nourriture.
Cependant, ce n'est pas vraiment la ou la plupart des gens amènent cette conversation. La plupart des survivalistes semblent vouloir argumenter que certaines menaces très rares seraient possibles, et demanderaient l'usage de fusils militaires noirs.

Je tente de vivre dans le monde réel, et quand bien même je garde un esprit ouvert quand a certaines possibilités, les menaces les plus probables ne sont pas des films de science fiction.
Alors, une petite et puissante arme de poing facilement dissimulée est la meilleur arme pour le plus probable des scénarios. Evidement, un entrainement adapté, l'efficacité de l'outil et les lois sont des choses primordiales…ainsi qu'un état d'esprit approprié. 

Porter une arme a feu ne veux pas dire que tu deviens soudainement un flic. Ton rôle en tant que citoyen armé est de protéger ta famille et ta personne de dangers mortels, et non de tenter d'arrêter tous les crimes que tu observes. Il y a des moments ou un citoyen armé qui témoigne du vol de sa voiture devrait prendre son portable et appeler le 911, et non entrer dans un conflit possiblement mortel.
Un Colt .45 a 1806 kilos par mètre carré d'énergie, une Honda Civic roulant a 30 kilomètres par heures a environ 366 000 kilos par mètre carré d'énergie.

La force mortel n'est pas justifiée pour la protection de nos objets, elle est justifiée quand nous faisons face a un danger mortel dirigée vers nous ou une autre personne, et nous n'avons aucun moyen d'échapper a la situation.

Je pense qu'il est aussi nécessaire d'aborder les limitations de l'arme de poing dans la même conversation. Les films ont une influence nauséabonde sur les individus. Si tu penses qu'une arme de poing d'un calibre quelconque au monde déploie une force telle que le corps humain est projeté en arrière, il est temps pour toi de prendre des cours de physiques.
Un de mes instructeurs qui a tué pendant la guerre, me disait qu'il avait été surpris quand un homme, après avoir reçu une balle de son Colt .45 en pleine poitrine, s'était simplement arrêté pour faire demi-tour et s'enfuir (probablement pour aller mourir ailleurs, mais dans tous les cas, il n'est pas mort sur le coup et aurait pu continué de se battre).

Les carabines sont d'un monde différent, mais elles sont gênantes a porter. Si tu sais que tu vas participer a un combat armé, tu veux avoir une carabine ce jours la. C'est plus précis, ça tir plus loin, et ces outils délivrent beaucoup plus d'énergie sur la cible qu'une arme de poing.
Pareil avec les fusils.
Cependant, et même quand j'étais policier, je ne me suis jamais réveillé un matin pour me dire, "merde, aujourd'hui est le jour ou je vais me faire tirer dessus, je ferais mieux de prendre mon AR". Au final, la plupart d'entre nous portons ce qui est le moins encombrant et le moins gênant.

Pour ce qui est de comment les armes intègrent mes préparations, elles ne sont pas en haut de ma liste. La nourriture et l'abri par contre...pouvoir se chauffer même si le réseau électrique tousse, avoir assez d'habits chauds pour être confortable et pouvoir s'assoir dehors pendant deux heures dans la nuit la plus froide de l'année, avoir les outils et les moyens pour le stockage ou la récupération de l'eau pour une durée de 14 a 90 jours sont tout autant de choses qui sont bien plus importantes a mes yeux.
La sécurité est importante a un moment. Dans certaines circonstances la bombe lacrymogène est parfaitement adaptée pour 99% des dangers, dans d'autres, il est très difficile de survivre un seul jour sans un AK-47 a tes cotés (Tora-Bora quelqu'un ?).

Je pense qu'il est facile de mettre en place un petit arsenal pour toutes les situations si nous évaluons nos besoins correctement. Pour certains, une seule arme est totalement adaptée si nous nous basons sur le style de vie et la géographie. Généralement, les 4 de bases sont une carabine de calibre .22LR, une arme de poing de défense, un fusil de chasse, et un fusil de guerre. Cependant, je pense que cette formule fait abstraction de la géographie et d'autres paramètres.
Si je ne vis pas dans une région peuplée de gibier d'eau, mais que j'ai du cerf dans mes prés tous les jours, il me faudrait considérer une carabine et peut être ignorer le fusil de chasse.
Si je suis limité par mon budget, mais que je veux suivre un entrainement poussé pour les dangers du milieu urbain, un pistolet en .22LR en plus d'une arme de poing de défense serait un investissement judicieux.

Aussi, il nous faut accepter que les armes a feu sont des outils, et que chaque outil est d'une spécialisation. Quand bien même une arme de guerre comme le AR-15 est adaptée pour tuer l'homme, elle est limitée si elle est utilisée pour l'ours ou l'élan. Pour cette raison, la situation de chaque individu doit être observée, et quand cet individu déménage, ses besoins doivent être réévalués.
Un déménagement d'un milieu rural a un milieu urbain pourrait voir un calibre 30-06 se transformer en fusil de chasse a canon court. Cet énorme .44 magnum qui était impeccable pour l'ours pourrait être échangé pour un 9mm compact.

Simplement parlant, il est primordial d'évaluer la situation de l'individu, de recevoir un entrainement approprié, de maintenir les compétences du tireur, et de faire des ajustements si nécessaire.


-Si tu avais quelques conseils a donner a une personne qui s'engage dans la préparation, quels seraient-ils ?

Reconnaitre les dépendances de la société quand aux systèmes de supports.
Prends une photo d'une de tes journées typiques et imagine ce qui pourrait arriver si un seul maillon de la chaine cassait.
En 2008, un tout petit maillon a cassé; le marché global du crédit et le chômage aux US est passé de 4,6% en 2007 a plus de 10% en 2009. Ceci n'est qu'un seul problème d'un monde extrêmement interconnecté.
Tu pourrais même faire le lien entre ce problème et un autre problème…pendant l'été 2008, le prix du pétrole est monté a plus de 145$ le baril, et les gens qui étaient péniblement capables de payer leurs prêts étaient soudainement confrontés a des factures d'essences de plus de 100$ par semaines, et un accroissement terrifiant du prix de la nourriture.

Ceci illustre simplement que nous vivons dans un monde hautement connecté, et que nous sommes hautement dépendant d'un système extrêmement complexe pour son bon fonctionnement.
Arrêtes le flots de gaz naturel Russe qui dessert l'Europe de l'ouest et combien de jours avant qu'il y est une crise ? Une seule mine Iranienne dans les détroits de Hermuz et combien de jours avant que le pétrole s'épuise ? Si il n'y a plus de pétrole pour toi, comment est-ce que l'agriculteur fait pour la récolte ?

Il y a une opportunité pour la responsabilisation aussi. Nous avons développés un standard de vie dans la plupart de nos villes modernes qui rendraient les rois de notre histoire envieux, et il n'y a rien de négatif a cela. Pourtant, il est important de reconnaitre que nous sommes vulnérables et qu'il nous faut mettre en place une certaine résistance.
A partir du moment ou tu reconnais que tu pourrais très bien être tout seul pendant une semaine ou peut être plusieurs mois avant un retour a la normal, il me semble important de prendre des mesures pour s'isoler des besoins de nos systèmes.

Un de mes instructeurs de survie en nature rabâchait la règle de 3. Tu peux vivre 3 minutes sans oxygène. Tu peux vivre 3 heures sans abri adéquate. Tu peux vivre 3 jours sans eau. Tu peux vivre 3 semaines sans nourriture. Chacune de ses règles a ses exceptions, mais en tant que règle, ça marche.
Alors la première règle est de continuer de respirer. Offrons nous la santé et la sécurité. Si tu travailles dans un immeuble, tu dois savoir ou les escaliers sont et les routes d'évacuations, achètes un masque pour la fumée et garde une bonne lampe de poche ou une frontale sur toi.
Ceci est aussi valable pour la sécurité, offrons-nous alors les moyens de nous défendre ou de s'échapper des menaces les plus probables. Parfois cela veux dire tendre l'autre joue, et parfois cela veux dire une confrontation mortelle, mais dans tous les cas, survivre.

L'abri est souvent oublié en terme de priorité, mais tu peux très bien mourir de froid beaucoup plus vite que tu peux mourir de soif (même si la déshydratation contribue a l'hypothermie). Dans la plupart des cas, la construction dans laquelle tu te trouve est suffisante, mais as-tu l'énergie pour la garder confortable ? Il nous faut comprendre que même les immeubles et les maisons avec un système de chauffage qui marche au gaz ou au charbon dépendent dans la plupart des cas de l'électricité pour faire circuler l'eau par exemple.
As-tu une alternative, et si oui, combien de temps avant que ton système soit en panne d'énergie si tu maintiens la température de ton abri a 20 degrés ? 15 degrés ? 10 degrés ?
Il nous faut penser a tout cela et toute autre préparation capable de maintenir ton confort et ta santé.
Si il te faut évacuer pour avoir les meilleurs chances de survie, sais-tu ou aller ? Est-ce que tout le monde dans ta famille est capable de se contacter l'un l'autre dans une situation difficile ? Avoir quelques numéros de téléphone d'amis ou de parents en dehors de la région qui servent de points de contacts et qui peuvent relayer les messages, pourrait être pertinent si les systèmes portable échouent.

L'eau est aussi souvent négligée en tant que nécessitée, et c'est certainement l'une des préparations les plus difficiles a stocker dans des quantités satisfaisantes.
L'adage du 4 litres par jour et par personne n'est pas très réaliste si nous parlons d'une situation qui dure plus d'une semaine ou deux. Cuisiner, laver et l'hygiène doivent être de nos considérations. Il nous faut donc stocker l'eau, mais aussi penser a des sources en dehors de notre maison. Il nous faut donc faire du repérage, connaitre a quelle saison les petits ruisseaux sont approvisionnés, ou se trouve les bassins et les étangs, et nous devons avoir les moyens de filtrer et de purifier, mais aussi les moyens de transporter. Rappelons-nous aussi, que si les systèmes des eaux ne marchent plus, les systèmes de santé seront débordés et qu'il est donc important de maintenir une certaine discipline quand a l'hygiène.
4 litres d'eau de Javel peut traiter 37 000 litres d'eau et nettoyer 100 salle de bains, ne soyez pas sans.

Le stockage de nourriture est généralement la première chose a laquelle les gens pensent dans l'anticipation d'une situation d'urgence, mais souvent, ils stockent de la nourriture qui ne leur est pas familière. Si tu ne mange pas de riz, n'en achète pas! Si tu aimes les pâtes mais que tu as peur de ne pas avoir une alimentation complète, achètes des pâtes, et ce sera toujours une préoccupation en moins.
Généralement, je conseille de 4 a 6 semaines de produits consommés au quotidien sous des formes variées tels que déshydratées ou en boites. Faire tourner régulièrement, achetez en soldes, et ayez un minimum a la maison quoi qu'il arrive.
Apres les 4 a 6 semaines, il est plus facile de stocker le grain et les légumes. Les plus communs sont le blé, les haricots et le riz, mais même la encore, si ces produits ne sont pas de vos habitudes alimentaires, ne les achetez pas.
Rappelons nous aussi qu'il soit probable que nous ne puissions faire du pain sans le four électrique par exemple, donc préparez-vous. Tout le blé du monde sans four devient très vite un gaspillage certain.


-Quel a été le meilleur et le pire de cette manière de vivre ?

Le meilleur est sans doute notre nouvelle maison. La quête de cet endroit m'a fait me rapprocher de mon amie, a déclenché certaines discussions sur les valeurs, les directions et ou nous nous voyions dans 10 ans…aussi, travailler sur la maison nous a appris a être de meilleurs partenaires.

Le pire a été de constamment penser qu'il y avait un désastre a tous les coins de rues. Ca a toujours l'air d'être le cas, et cet état d'esprit découle toujours sur des décisions a la con, qui au fil des années m'ont coûtées des milliers de dollars. Il y a toujours le temps, et il serait presque plus intelligent d'avoir de l'argent a la banque pour gérer les inévitables urgences de la vie, que de s'approprier le dernier gadget, outil ou que sais-je encore, et qui ne sert qu'une urgence peu probable.
Il nous faut faire la part des choses…le désastre le plus probable est personnel, et il n'a aucun effet sur notre voisin. La perte d'un emploi, une maladie grave, la perte d'un conjoint, une blessure grave qui nous empêche de travailler…ces catastrophes sont du quotidien, et pourtant nous ne sommes pas prêt a les affrontées.
Mais la solution est la même, si tu mets en place une certaine résistance, peu importe la nature de la catastrophe. Si tu perds ton emploi et que tu n'a pas de dettes, que tu as de 3 a 6 mois d'économies a la banque, et de 3 a 6 mois de nourriture, n'es-tu pas dans une positions bien meilleur que si tu n'avais rien de tout cela ?
Si il y a une pandémie telle que la grippe Espagnole de 1918, est-ce que tu n'es pas dans une meilleur position si tu a la possibilité d'appeler ton patron et de ne pas aller bosser pendant 4 a 6 semaines en attendant que le plus gros du problème passe ? Aurais-tu ces possibilités si tu avais une montagne de dettes et pas de nourriture a la maison ?


-Nous sommes souvent compris comme étant des individus paranoïaques attendant et préparant pour la fin du monde…tu en penses quoi ?

Est-ce que je peux t'en reparler dans 20 ans ? Peut être que je me prépare pour un désastre qui ne viendra jamais, et peut être que je construis une manière de vivre qui m'isole de la montée des prix de l'énergie et de la nourriture tout en diversifiant mes atouts en ressources qui me font vivre. Je sais qu'une chose est sur dans la vie, il y a des défis. Certains de ces défis seront de mes choix, comme faire des courses en Mountain-bike, et d'autres seront du destin.

Soit je construis de la résistance dans ma vie et j'absorbe les coups et les défis qui ne sont pas de mes choix, soit je me cogne aux événements que je n'ai pas prévus et je laisse ces défis être la ponctuation de ma vie. 
Merci beaucoup, mais je prends le chemin de la préparation pragmatique et je crée une manière de vivre soutenable et autonome.
Peut être que mes panneaux solaires ne réduiront que la pollution et ne me sauveront jamais des inconvénients des pannes d'électricité quand le réseau est surtaxé par les voitures électriques après le pic pétrolier. Peut être que mes nouvelles fenêtres et portes ne sont que des investissements qui auront un sens dans 5 ou 10 ans, ou peut être que cet investissement m'économisera des dizaines de milliers de dollars quand les énergies seront hors prix, et que mes préparations m'offriront une retraite confortable quand mes investissements boursiers seront détruit a cause d'un crash boursier.

Je ne sais pas de quoi est fait le futur, mais je sais que ce que je fais maintenant me donne plus de contrôle sur ma destinée, et c'est la seule chose qui m'intéresse.

Mark.




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