mercredi 13 octobre 2010

Le besoin et la sélection naturelle.








Même si tout et n'importe quoi influence l'issue et la résolution des situations difficiles, le succès d'une certaine survie n'est pas dépendant de l'étendu de nos savoirs faire, de la quantité des connaissances accumulées et retenues, ou de la quantité et de la qualité de certains objets en notre possession…mais d'abords et surtout, de la nature et de la quantité des besoins qui évoluent au sein de notre être.

Une quantité de besoins réduite, est le signe d'autres chances de survie.
La mathématique est ici simple, et s'aligne a l'énergie et a la consommation de celle-ci.

Le besoin est inévitable. Nous avons évidement besoin de respirer, de boire, de manger, et de maintenir la température de notre corps par exemple. Ces besoins sont physiologiques et vitaux au maintient de la vie, mais nous avons aussi des besoins psychologiques ou psycho-sociologiques comme le besoin de protection, d'amour et d'appartenance.

Un besoin, est d'une nature nécessaire. 
Le besoin se distingue du vouloir, car une déficience dans cette sphère découlerait sur un résultat négatif tel qu'une certaine dysfonction et détérioration émotionnelle et/ou physique, voir la mort de l'individu.
Il est cependant intéressant de noter ici que bon nombre de dysfonctions peuvent être observées aujourd'hui dans nos rapports psycho-sociologiques et en relation avec la poursuite et la garantie de certains besoins.

De l'esclavagisme émotionnel au vol, le besoin gouverne certaines boussoles, et le nord devient un cape difficile a tenir, engendrant bien des conflits dans notre monde.


Pyramide des besoins de Maslow.


Beaucoup semblent s'éterniser aussi dans un malentendu quand au concept de "la survie du plus apte".
A première vue, nous pourrions ici détecter la présence d'une tautologie, mais la n'est pas le sujet. 
Même si Herbert Spencer fut le premier a utiliser cette phrase, elle est brutalement entrée dans le collectif au travers de Charles Darwin, et fut principalement utilisée comme synonyme de la sélection naturelle.

Cette phrase est souvent comprise comme une description scientifique, mais cette interprétation est fallacieuse et tend a dépeindre "apte" comme étant une série d'artifices physiques tels que fort, rapide et imposant. Bien sur, Darwin prenait aussi et surtout en compte la sphère reproductive, puisque la survie n'est qu'une seule composante de la sélection, et n'est pas nécessairement synonyme d'une certain succès quand a la reproduction.

Une autre interprétation populaire et sans aucun doute pertinente pour l'univers du survivalisme, voudrais nous faire croire ici que seulement ceux qui sont le mieux équipés peuvent survivre.
Cette croyance est évidement ce qui alimente la vente d'équipement spécialisé dans la survie. De l'équipement de survie "dernier-cri" (paradoxale), a nos téléphones portables ultra moderne, et que ce soit dans la nature, dans l'anticipation d'une situation difficile ou dans la vie de tous les jours, nous voyions l'objet comme un moyen d'améliorer nos chances de survie.

Aujourd'hui, nos besoins sont plus importants que jamais…certains ont même continués de construire le rempart du besoin sur la pyramide de Maslow (Abraham Harold Maslow était un psychologue Américain et considéré comme le père de la psychologie humaniste, mais bien sur plus connu pour sa pyramide des besoins.) en y ajoutant un environnement de travail sans danger, l'éducation, un logement satisfaisant, des services de santé appropriés, un environnement aseptisé du danger, une économie stable…

Notre quête pour le confort ne s'arrête cependant pas a des observations socio-politiques plus ou moins valides de notre époque, les objets et les idées ont inondés nos vies, nous donnant l'illusion d'une nécessitée de plus en plus importante.
Le message est ici simple, si vous n'avez pas un téléphone portable aujourd'hui, vous en avez besoin d'un, tout comme vous avez besoin d'une polaire ceci, ou d'un réfrigérateur cela.
La consommation est devenue une affaire de nécessitée.

"Survivre" aujourd'hui.


Certains besoins sont cependant plus complexes.
Nous avons tous besoin d'un abri par exemple, mais tout abri n'est pas adapté au besoin "moderne".
Cette tension (un besoin est une tension) échappe plus ou moins a notre conscience, mais nous construisons nos abris en relation avec le temps.
Le plus durable la structure, et le plus cette structure résistera au temps…comme si le temps était la tension ultime, dans un monde ou le besoin et le vouloir ont été délibérément mystifiés a un point tel que nous ne pouvons plus faire la différence entre les deux.


Comprendre les implications et les conséquences de nos manières de construire des structures telles que nos maisons est tellement important, que cette compréhension affecte notre vision de la mortalité, et donc de la place et du rôle de nos personnes âgées au sein de nos sociétés modernes et surtout Occidentales.
Simplement, il nous faut bien nous rendre a l'évidence qu'aujourd'hui, nous n'acceptons plus d'être exposés a la décomposition, quelle que soit sa nature, organique ou non, et qui dans une situation de survie se traduit plus ou moins par la montée de certaines préoccupations psychologiques. 


Cette confrontation difficile du temporaire, de la décomposition et donc de la mort, est aujourd'hui un axe qui influence une grande partie de notre univers, et devient encore plus symbolique et pertinent au coeur d'une situation de survie.
Les conséquences des tremblements de terre a Haiti et au Chili sont des exemples de cette confrontation par la décomposition soudaine et violente de structures construites "en-dur". L'impact psychologique d'un tel événement est l'expression de sentiments de vulnérabilité face au temps et a la nature.



Le plus nous nous dirigeons vers la construction de besoins "en-dur", et le plus nous devenons vulnérables et sensibles. Le plus nos besoins sont importants, et le plus nous sommes dépendants.
Avoir besoin de, est être dépendant de.

Vue d'ici, "la survie du plus apte" ne peux que pointer du doigt notre relation au besoin et notre niveau de tolérance face aux "aller-a" de la vie.




5 commentaires:

  1. "Aléas" et "au sein de" ;-)
    commentaire à supprimer merci, je n'ai pas trouvé de mail pour envoyer ça... sorry :-(

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  2. Salut Samuel, et merci de corriger mon orthographe…je suis nul !
    Pour "Aller-a" par contre, c'est un jeu de mot.
    a+

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  3. oups, je me suis bien fait avoir :-)

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  4. Un grand bravo pour ton blog que je dévore cela dit en passant^^

    Un autre bravo pour cet article vraiment intéressant et pertinent! Ton analyse me semble juste ou tout du moins en accord avec ma pensé alors je te souhaite de continuer encore longtemps!

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