mardi 12 octobre 2010

La ferme de Pete.







Hier nous sommes allés visiter une ferme tenue par "Pete" et sa famille.
Je visite le plus possible les fermes et les ranchs de la région parce que j'y trouve toujours une relation humaine intéressante, et j'y trouve aussi souvent une vision soutenable qui s'aligne avec le survivalisme.
Pete et sa famille sont aussi éleveurs de vaches (miniature Hereford), de chiens de chasse (Labradors) et de chevaux.

Son "opération" de plus de 20 ans est assez petite, et la ferme familiale semble ne pas avoir été touchée par la bulle socio-économique qui aura ces dernières années stressée un nombre incalculable d'autres familles.

La "dirt road" qui mène a la ferme est d'ailleurs comme une machine a remonter le temps, et les animaux divers de part et d'autre de la route sont comme des platanes broyeurs d'herbes.
Pete est un homme approchant la cinquantaine. Son chapeau de cowboy noir feutré renforce son physique impressionnant, et sa boucle de ceinture couronne la culture du blue-jean qu'il représente.
Son sourire et sa poignée de main invite une vie travailleuse. 

Sa fille d'environs 15 ans se tient a ses cotés et semble exister avec aisance entre le monde de la ferme et le monde moderne. Elle porte des fringues typique d'une fille de 15 ans, et pourtant ses bottes en caoutchouc ce plantent fermement dans la boue, comme pour dire qu'elle est de la terre, et que le T-shirt rose et le vernis a ongle fuchsia n'est qu'une manière de s'inventer une palette de couleur pour les autres filles dans la cour de ré-création.

Ses chiens de chasse sont envoyés aux quatre coins du monde, et Pete se délecte de nous montrer un album photo de familles ou des chiens fiers comme des bars-tabac posent pour la camera avec leurs humains. Le Japon, l'Allemagne, l'Irlande, l'Argentine…une carte du monde au dessus de son bureau explose de petits boutons rouges pour chaque chien vendu.

Nous parlons une heure ou deux, et après avoir été voir les derniers chiots nous acceptons d'en prendre un. Le fils de Pete revient du poulailler et nous offre des oeufs de poules, de dindes et de poules naines ou Bantam. Ils refusent notre argent.

Le développement d'une relation avec les fermiers de la région est pour moi important. C'est une route direct aux produits de consommations, et les fermiers sont souvent enclin au troque.
La ferme est aussi une source intarissable de savoir faire qui ne peuvent qu'intéresser le survivaliste que je suis.
Alors, la prochaine fois que vous passez devant une ferme…arrêtez-vous et allez serrer la main du fermier.








4 commentaires:

  1. Quand on le lit, ça semble tellement évident mais alors pourquoi n'y ai-je pas penser avant ?
    Les relations de bons voisinages en France sont, en général, catastrophique à cause de l'individualisme.
    Peut être que ce pays est trop épargné par les catastrophe pour avoir un esprit de solidarité.
    Merci

    RépondreSupprimer
  2. Encore une fois, tu montres l'exemple Vol West! Je ne peux qu'aller dans ton sens, ayant moi-même une démarche comparable de mon côté, même si je ne rencontres pas encore autant que je le voudrais. Donc, merci à toi pour cet article tout à fait motivant, en espérant qu'il inspirera de nombreux lecteurs, et les poussera à oser sauter le pas...
    Au plaisir,
    Svava

    RépondreSupprimer
  3. Salut
    Je ne vais pas raconter ma vie mais j'ai quitté la ville pour aller vivre à la campagne avec une fille de la terre. Dans ma famille cela a était trés mal vécu, comment moi un garçon éduqué, cultivé avait pu...Les reflexions "avant tu sentais Armani aujourd'hui la pissse de vaches", le fossé se creusait, au début c'était difficile.
    Mais je me suis senti libre de toutes entraves, la vie prenait un autre sens, je pourrais écrire des heures sur se nouveau mode de vie mais je vais m'arrêter là.
    Renouer le contact avec la terre est quelques choses de sacré.
    Stay safe.

    Neville

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. De mon côté également depuis que j'ai quitté la ville pour la campagne, je suis une "bouseuse"...Mais sans rien répondre, je pense très fort = "vous ne savez pas ce que vous loupez"...

      Supprimer