jeudi 30 septembre 2010

Se préparer.










"Se préparer a", est un geste naturel qui tend a la résolution de certains besoins et de tensions dans le temps. Nos vies sont d'ailleurs cet ensemble de gestes qui germent d'un héritage biologique vieux de milliers d'années. Il est remarquable par exemple, que certaines personnes aujourd'hui, font l'expérience d'une "anxiété fantôme" de la nuit ou d'une clairière exposée, ou que nos réflexes démontres une intention particulière lors d'une agression de protéger nos artères carotides et notre système respiratoire en haussant les épaules et les avant-bras dans l'anticipation d'un coup.

Même si notre espèce a subi un développement unique quand a notre sphère imaginative, nous sommes cependant gouvernés par l'anticipation des réalités de la vie. Nous naissons déjà avec un stock de nourriture plus ou moins important dans l'anticipation d'un manque, et certains instincts et réflexes accompagnes nos premiers pas dans ce monde prédateur.

La préparation est donc d'une biologie qui se transmet par l'héritage, et qui s'exprime dans la Prévention, la Réduction et l'Elimination de certaines Tensions (P.R.E.T.).

La préparation est un geste varié qui peut être conscient ou inconscient.
La préparation au sain du survivalisme est un geste plus ou moins conscient qui repose souvent sur une anticipation précise telle que se préparer a un tremblement de terre ou le "bug" de l'an 2000 par exemple…mais cette approche n'est pas viable, car elle ne repose que sur un événement particulier. Ce serait un pompier qui ne se prépare qu'au feu de foret, ou un médecin qui ne se prépare qu'au traitement des brulures.

La préparation a une situation de survie doit être systémique.
Elle doit prendre en compte 3 niveaux.
1- Une situation de survie allant de 1 a 10 jours ou "niveau vert".
Ce niveau est celui qui est le plus probable. Cette situation est commune, et englobe la plupart des urgences que nous rencontrons au fil de nos vies. Les hivers très dur les systèmes de supports sont interrompus sont un exemple du niveau vert.

2- Une situation de survie allant de 10 a 90 jours…ou "niveau orange".
Ce niveau est plus rare, mais il reste le niveau le plus dangereux pour la population de pays développés. L'ouragan Katrina est une de ces situations de survie de niveau orange. 

3- Le "niveau rouge", est une situation de survie allant de 90 jours a une date de résolution indéterminée et indéterminable. Le tremblement de terre a Haiti par exemple, est une catastrophe de niveau rouge, avec une population affectée sur une durée indéterminée.

Ces trois niveaux s'alignent avec une gestion du risque qui prend ses racines dans une évaluation intelligente du risque avec comme point de départ les situations les plus probables. Cette évaluation est intelligente car elle s'appuie sur la raison.
Il y a 5 sphères concernant le risque.
1- Personnelle.
2- Locale.
3- Régionale.
4- Nationale.
5- Globale.

Ces sphères s'alignent avec les 3 niveaux de préparations.
Se préparer a un risque globale de niveau rouge est un geste qui ne couvre pas forcement un risque personnel de niveau vert. Avoir un masque a gaz dans l'anticipation d'une guerre biologique, chimique ou nucléaire, ne tend pas a la prévention, la réduction ou l'élimination de tensions telles qu'un accident de la route, la perte d'un emplois ou un cambriolage…pourtant, le risque personnel est une situation beaucoup plus plausible et bien plus haute sur l'échelle du risque qu'une attaque nucléaire.

Les niveaux vert, orange et rouge, servent donc a la priorisation de la préparation, tout comme la règle des 3 (3 secondes sans attention, 3 minutes sans air, 3 heures sans abris, 3 jours sans eau et 3 semaines sans nourriture) sert a la priorisation des besoins.
Même si cette priorisation n'est pas absolue, elle demeure importante au coeur de nos préparations parce qu'elle définie une démarche et une direction et fait tampon avec notre sphère imaginative, qui sans cette priorisation devient incontrôlable.

La préparation, est donc avant tout une étude relativement complexe de notre situation…et la mise en place d'un certain questionnement qui doit s'aventurer dans notre quotidien, tout en gardant un oeil sur notre imagination débordante.

L'étude de notre situation et la mise en place de nos préparations est concentrique. Tous les objets qui sont en rapport avec l'évaluation des risques partagent le même centre, mais tous ne disposent pas de la même portée tant dans l'intensité que dans l'ampleur et l'étendue.

Cette étude devrait systématiquement nous confronter a une certaine dépendance tant mentale que physique, puisque "se préparer a" devient facilement au travers de la sphère imaginative une dépendance tout aussi valide et paralysante que notre dépendance a l'énergie ou aux systèmes de supports. Pour ne pas tomber dans le piège de l'extrémisme et d'une préparation compulsive, un effort de sincérité doit être constant.
Si le survivalisme tend a l'indépendance, les préparations, elles, ont la possibilités de faire basculer l'individu dans une relation au monde plus ou moins difficile. En effet, nous avons tendance a vivre le monde tel que nous le percevons, et le maintient d'une perception négative de notre univers de jeu rend parfois l'individu susceptible a un retranchement compulsif dans le rapport.

Nous avons alors tendance de voir le monde d'un oeil méfiant et calculateur, et de tomber dans une préparation égocentrique voir même puéril, surtout pour les célibataires sans enfants. La préparation et le survivalisme doit prendre en compte notre voisin…et dans l'anticipation doit s'aligner au future de nos enfants.








1 commentaire:

  1. bjr vol west il est de meme pour les cyclones de differents types et forces selon les pays chez moi ici a l'ile de la reunion chaque année nous sommes confrontés a ce type d'alerte on fait du survivalisme sans le savoir ....

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