vendredi 17 septembre 2010

Le troc.




Le troc s'oppose au concept d'achat-vente qui repose sur la monnaie. 
La crise économique de l'Argentine ou l'effondrement de l'URSS, tout comme la situation des citoyens de Cuba prouve que le troc prend une place importante au sain d'une survie ou la monnaie n'est plus le centre de notre intérêt pour des raisons variées.
Il n'est d'ailleurs pas rare que les équipes de tournage ou les journalistes qui voyagent a Cuba se voient payer leurs informants en savon, en médicaments et en piles.

Dans les périodes de pénuries, le troc redevient un mode d'échange répandu, surtout pour le citadin. Il ne m'est pas concevable, surtout dans cette atmosphère économique "instable", de tendre a une survie individuelle qui ne prendrait pas en compte le troc.

Prévoir le troc, c'est avant tout comprendre la valeur de certains produits. Cette valeur repose bien sur sur le besoin, la demande et la rareté, mais aussi sur la nature et la longévité du produit.
Les produits de consommation sont ici l'objet d'une attention particulière, car ils ont une place importante dans la vie de tous les jours, mais ont une durée de vie relativement courte. 

Ces produits sont aussi généralement assez petits et donc se prêtent facilement au troc. Une de leur particularité est aussi qu'ils sont difficiles a fabriquer, surtout dans un univers ou les matières premières sont rares.

Un de ces produits de consommation qui fait l'objet d'une convoitise insatiable par les troupes Américaines sur le champs de bataille en Iraq et au Pakistan est la pile, qui a aujourd'hui une place prédominante dans l'équipement du soldat moderne. 

La liste ci-dessous est donc un aperçu de produits de consommation que le survivaliste aura tendance a stocker. Nous avons accumulés pas mal de produits comme les savons, le shampoing, et le dentifrice aux cours de nos voyages. Ces produits a la taille de l'échantillons sont parfait pour le troc ou le partage, ils ne prennent pas de place et sont "gratuit".



-Savon.
-Piles (AA/AAA/9v./CR123).
-Allumettes.
-Briquets BIC.
-Lampe de poche.
-Gants.
-Bougies.
-Lampe a pétrole.
-Essence.
-Outils divers.
-Clous/vis.
-Corde/ficelle.
-Réchaud.
-Eau de javel.
-Pots en verre/couvercles.
-Matériel d'électricité.
-Médicaments.
-Sel.
-Sucre.
-Huile.
-Farine.
-Alcool/tabac.
-Outils de communication/radios.
-Tuyaux de jardin.
-Bâches.
-Matériel de couture.
-Balles/douilles/amorce/poudre.
-Munitions (surtout 22lr.).
-Produits d'hygiène féminine.
-Matériel de premiers soins.




Une attention particulière aux médicaments et aux soins en générale est sans doute une démarche intéressante, surtout pour les personnes qui ont des besoins spécifiques. 

Le troc est aussi une manière légitime de réduire notre rapport a la monnaie, et donc aux taxes. Il n'y a pas longtemps, un ami avait besoin de mes connaissances en charpenterie pour refaire le toit de sa grange, et au lieu d'échanger de la monnaie pour un certain travail, nous avons fait du troc basé sur des outils qu'il avait en double.

Non seulement ce troc était plus intéressant pour mon ami qui n'avait pas assez d'argent pour payer un charpentier mais un surplus d'outils, mais il était aussi plus intéressant pour moi, car les outils sont un investissement sur le long terme, ils me permettent de faire mon travail, et il n'y a aucune taxe attachée a l'opération même.

Le troc est donc un rapport intéressant a l'opération économique qui n'est pas forcement de la pénurie, mais aussi de la réduction de notre "empreinte taxe" au quotidien, et qui vient compléter la mise en place d'énergies renouvelables, la production de notre propre nourriture, ou la conversion de l'argent en investissements tangibles par exemple.





8 commentaires:

  1. Je ne suis pas sur qu'en cas de bug le troc s'installe rapidement. En conséquence, les réserves en vue de réaliser du troc ne me semblent utiles que dans le cas où le bug durerait plus d'un moi. Lors de la seconde guerre mondiale, le troc ne s'est pas installé avant plusieurs mois de restrictions

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  2. Salut…

    Tout est relatif en effet.
    Il me faut tout de même préciser que la deuxième guerre mondiale a touchée une génération qui était tout de suite bien plus préparée a une vie difficiles, et qui faisait du stockage une manière de vivre. Nos parents / grands parents étaient beaucoup plus "survivalistes" que les générations X,Y,Z.
    Aujourd'hui, nos populations ne sont pas celles de la guerre…le juste-a-temps (concept des années 60/70) est devenu notre manière de vivre, et notre rapport a la vie même est complètement différent.

    24 heures après Katrina, les gens faisait déjà du troc par exemple. Pareil avec le tremblement de terre a Haiti.
    La rapidité d'installation du troc dépend du niveau de préparation de la population…préparation minime (indépendance minime) = mise en place du troc rapide (besoin immédiat).

    Dans la plupart des cas, je suis d'accord que ce genre de préparation tend a une situation sur le long terme. Mais plus nous sommes dépendant des systèmes de supports, et plus le troc devient une sphère importante dans l'immédiat.

    @+

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  3. Difficile de faire du troc lorsqu'on voit une famille qui ne possède plus rien, suite à la destruction de sa maison. Je crois que mon cœur pencherait pour le don. Il vaut mieux emporter plus que prévu, plutôt que devoir donner de ses propres ressources vitales. Situation difficile.

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  4. En effet…situation délicate.
    Nos préparations prennent en compte nos voisins…cet "autre".
    Cette approche a ses avantages et ses inconvénients, mais c'est dans ma nature, et je ne me vois pas faire autrement.

    Maintenant, il est évident que même si le troc ce base sur le commerce, il n'empêche en rien le partage et le don.

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  5. Oui je parlais vraiment d'un contexte extrême.
    Si il y a matière à faire du troc alors pratiquons le comme il se doit.
    Car je pense que dans la nature, il faut un équilibre. Un objet donné = un objet rendu (même si il est d'une qualité inférieure)

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  6. Tout d’abord bravo Volwest tu fais du super boulot avec ton blog et je ne me lasse pas de le parcourir.

    Je vais juste rajouter deux anecdotes issues d’expériences réelles qui vont abonder dans ton sens et confirmer l’importance de stocker des produits tels que du savon du dentifrice etc.…

    En premier je citerais le cas de ma grand-mère qui en plus d’accumuler de la nourriture avait toujours un stock impressionnant de savon dans ces armoires. En effet durant la deuxième guerre mondiale la Suisse (parce que je suis Suisse) c’est retrouvée enclavée et dans l’incapacité d’importer des matières premières. Et si la nourriture manquait. Ce qui manquait aussi beaucoup c’était le savon. L’huile qui manquait déjà était utilisée en priorité pour la nourriture et pas pour fabriquer du savon. Donc très vite cette denrée c’est raréfiée et les prix ont augmenté. Depuis cette expérience elle en avait toujours un stock important.

    Si j’y repense aujourd’hui c’est que l’autre jour, j’ai discuté avec un collègue partit récemment en vacances à Cuba. Ce dernier m’a expliqué que ce qui était le plus recherché là bas étaient les produits d’hygiène manufacturés (savon, dentifrice, brosses à dents, rasoirs, etc…). L’importation de ces produits est difficile là bas et les prix pratiqués par rapport au salaire sont exorbitants.

    Pour cela je rejoins l’avis de Volwest sur le fait qu’il faut stocker ces produits. Qui sont difficile à fabriquer. Qui sons très peu stocké par le citoyens lambda (je doute que les gens aient plus d’un ou deux gels-douche ou flacons de produits vaisselle d’avance chez eux). Qui ont pris et prendrons de la valeur en cas de crise même de « moyenne intensité » (situation de la Suisse durant la WW2 ou de Cuba aujourd’hui). Qui sont quasi indispensable pour garder un semblant d’humanité. Et qui ne coute presque rien pour le moment. Chez moi un peu trouver des lots de 5 savonnettes de 100g pour l’équivalent d’un euro.

    Merci a Volwest pour son super blog.

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  7. Oui merci beaucoup à toi Volwest j'aime beaucoup cet article!
    Si on prenait plus l'habitude de troquer dans notre vie de tous les jours, tout comme nos grands-parents et nos ancêtres en général, on serait moins dépendant du système...et donc bien plus résilient en cas de problème...
    @+

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