vendredi 24 septembre 2010

Le FP-45 Liberator.







Cet article est dédié a tout ceux et celles qui ont résisté et poursuivi la lutte contre l'axe Rome-Berlin-Tokyo et ses relais collaborationnistes sur le territoire Français et ailleurs.



Pendant la deuxième guerre mondiale, un problème fondamentale préoccupait l'armée Américaine. Même si les conflits tels que la deuxième guerre mondiale sont gouvernés et résolus par les armées, le rôle de la résistance et du peuple reste primordiale.

Ce rôle est primordiale car il influence d'abords le climat psychologique du conflit.
Une force envahissante qui s'affronte au quotidien avec une guérilla appliquant des combats d'unités mobiles et flexibles, et pratiquant une guerre de harcèlement, d'embuscades, de conflits sans ligne de front et de sabotage, rend le climat éprouvant et extrêmement difficile a gérer pour les troupes et ceux qui commande.

C'est une guerre dissymétrique (a ne pas confondre avec asymétrique) qui est dévastatrice pour une armée organisée et entraînée a une certaine forme de combat.
Cette forme de combat, peut entre autre rendre prohibitif le cout de maintient d'un envahissement et d'une présence qui tend a la force, et donc entrainer le retrait ou la capitulation de la force en question.
Dans notre cas, l'utilisation de méthodes dissymétriques par la résistance aura contribué a la défense du pays, et en conséquence sa libération.



Bien sur, qui dit résistance, dit arme.
Le problème de l'armée Américaine, était que les armes étaient plutôt rares en France. La Suisse ayant protégé (et protège encore) le droit de ses citoyens de posséder des armes a feu, n'aura elle pas connu l'occupation. 

Le comité psychologique de l'armée Américaine répond a ce problème en 1942 avec le FP-45 Liberator.

De calibre .45 ACP, ce pistolet est fabriqué a 1 million d'exemplaires par 300 ouvriers, et de sa conception a sa réalisation, le projet prend 6 mois, avec 11 semaines pour sa fabrication.

C'est une arme a 1 coup, d'une portée limitée, qui était délivrée dans une boite en carton avec 10 balles pouvant être stockées dans la poignée du pistolet, un petit bout de bois pour enlever la douille, et une feuille d'instructions en forme de bande dessinée montrant comment utiliser l'arme.

Le Liberator, est alors pris en charge par l'OSS (Office of Strategic Services) ou le bureau des services stratégiques, avec comme rôle principale de collecter des informations et conduire des actions clandestines.

L'intention derrière le FP-45 Liberator était de pouvoir donner a son utilisateur un moyen efficace et peu coûteux d'obtenir une arme plus conséquente, et par la même occasion démoraliser l'axe même. Le Liberator était surtout une arme psychologique.

L'OSS ne verra jamais le coté pratique d'une dispersion massive sur l'Europe, et seul les Chinois et les Philippins reçoivent le Liberator dans des quantités plus importante.




Même si le FP-45 n'a jamais vraiment été distribué en masse sur l'Europe, il reste un symbole important de la résistance et d'une certaine indépendance face a une menace quelconque.
Le Liberator a été remplacé dans les années 60 par le "Deer gun"…une version plus moderne en 9mm destinée au peuple Sud Vietnamien.











2 commentaires:

  1. J'ai beaucoup aimé cette idée de larguer de nombreux pistolets jetables sur l'Europe, même si en pratique je ne sais pas si cela aurait eu un grand impact.
    Tout survivaliste qui se respecte devrait avoir un outil de ce genre dans ses caches : un bidule petit, ne nécessitant pas d'expérience pour l'utiliser et pouvant incapaciter immédiatement une cible. On pourrait penser à une dague mais dans ce cas-là il faut de la technique et une certaine force pour s'en servir, contrairement au Liberator.
    Sur le marché français, il n'existe pas d'outil semblable à la portée du premier venu, sauf si on considère l'option des shokers ou des munitions less-than-lethal.

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  2. Le Bon vieux Cal.12 monocoup et recoupé à 40cm peut être utilisé dans cette optique ... bien que l'instrument n'est pas légal on parle là de situation extrème, disons que pour rester politiquement correcte l'arme doit être stockée dans sa forme légale en compagnie d'une scie à métaux.

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