lundi 20 décembre 2010

Le renard.





Seul ce matin...




C'est alors qu'apparut le renard :
Bonjour dit le renard.
Bonjour, répondit poliment le petit prince, qui se retourna mais ne vit rien.
Je suis là, dit la voix, sous le pommier...
Qui es-tu? dit le petit prince. Tu es bien poli...
Je suis un renard, dit le renard.
Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste...
Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé.
Ah! pardon, fit le petit prince.
Mais, après réflexion, il ajouta :
Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ?
Tu n'es pas d'ici, dit le renard, que cherches-tu?
Je cherche les hommes, dit le petit prince. Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ?
Les hommes, dit le renard, ils ont des fusils et ils chassent. C'est bien gênant ! Il élèvent aussi des poules. C'est leur seul intérêt. Tu cherches des poules?
Non, dit le petit prince. Je cherche des amis. Qu'est-ce que signifie "apprivoiser"?
C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ca signifie créer des liens..."
Créer des liens?
Bien sûr, dit le renard. Tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits gerçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde...
Je commence à comprendre, dit le petit prince. Il y a une fleur... je crois qu'elle m'a apprivoisé...
C'est possible, dit le renard. On voit sur terre toutes sortes de choses...
Oh! Ce n'est pas sur terre, dit le petit prince
Le renard parut très intrigué :
Sur une autre planète?
Oui.
Il y a des chasseurs, sur cette planète-là?
Non.
Ça, c'est intéressant! Et des poules?
Non.
Rien n'est parfait, soupira le renard.
Mais le renard revint à son idée :
Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent. Toutes se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent. Je m'ennuie donc un peu. Mais, si tu m'apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sur terre. Le tien m'appellera hors du terrier, comme une musique. Et puis regarde! Tu vois là-bas, les champs de blé? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c'est triste! Mais tu as des cheveux couleur d'or. Alors ce sera merveilleux quand tu m'auras apprivoisé! Le blé qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j'aimerai le bruit du vent dans le blé...
Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince :
S'il te plaìt... apprivoise-moi, dit-il.
Je veux bien, répondit le petit prince, mais je n'ai pas beaucoup de temps. J'ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaìtre.
On ne connaìt que les choses que l'on apprivoise, dit le renard. Les hommes n'ont plus le temps de rien connaìtre. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi!
Que faut-il faire? Dit le petit prince.
Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe. Je te regarderai du coin de l'œil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près...
Le lendemain revint le petit prince.
Il eût mieux valu revenir à la même heure, dit le renard. Si tu viens, pas exemple, à quatre heures de l'après-midi, dés trois heures je commencerai d'être heureux. Plus l'heure avancera, plus je me sentirai heureux. A quatre heures, déjà, je m'agiterai et m'inquiéterai; je découvrirai le prix du bonheur! Mais si tu viens n'importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m'habiller le coeur... Il faut des rites.
Qu'est-ce qu'un rite? Dit le petit prince.
C'est quelque chose de trop oublié, dit le renard. C'est ce qui fait qu'un jour est différent des autres jours, une heure, des autres heures. Il y a un rite, par exemple, chez mes chasseurs. Ils dansent le jeudi avec les filles du village. Alors le jeudi est jour merveilleux! Je vais me promener jusqu'à la vigne. Si les chasseurs dansaient n'importe quand, les jours se ressembleraient tous, et je n'aurais point de vacances.
Ainsi le petit prince apprivoisa le renard. Et quand l'heure de départ fut proche :
Ah! dit le renard... Je pleurerai.
C'est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t'apprivoise...
Bien sûr, dit le renard.
Mais tu vas pleurer! dit le petit prince.
Bien sûr, dit le renard.
J'y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé. Puis il ajouta : Va revoir les roses. Tu comprendras. Tu comprendras que la tienne est unique au monde. Tu reviendras me dire adieu, et je te ferai cadeau d'un secret.
Le petit prince s'en fut revoir les roses : Vous n'êtes pas du tout semblables à ma rose, vous n'êtes rien encore, leur dit-il. Personne ne vous a apprivoisées et vous n'avez apprivoisé personne. Vous êtes comme était mon renard. Ce n'était qu'un renard semblable à cent mille autres. Mais, j'en ai fait mon ami, et il est maintenant unique au monde. Et les roses étaient bien gênées. Vous êtes belles, mais vous êtes vides, leur dit-il encore. On ne peut pas mourir pour vous. Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu'elle vous ressemble. Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes, puisque c'est elle que j'ai arrosée. Puisque c'est elle que j'ai mise sous globe. Puisque c'est elle que j'ai abritée par le paravent. Puisque c'est elle dont j'ai tué les chenilles (sauf les deux ou trois pour les papillons). Puisque c'est elle que j'ai écoutée se plaindre, ou se vanter, ou même quelquefois se taire. Puisque c'est ma rose.
Et il revient vers le renard : Adieu, dit-il...
Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple: on ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux.
L'essentiel est invisible pour les yeux, répéta le petit prince, afin de se souvenir.
C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.
C'est le temps que j'ai perdu pour ma rose... fit le petit prince, afin de se souvenir.
Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l'oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose...
Je suis responsable de ma rose... répéta le petit prince, afin de se souvenir.
Le petit Prince - Antoine de Saint-Exupéry.




mardi 7 décembre 2010

Le récipient.






Le monde de l'Homme, notre monde, s'organise autour de la nourriture.
Quand bien même cette organisation est de méthodes et d'outils variées, sa fondation est de ce récipient d'une alchimie capable de transformer un tas de produits en nourriture adapté au manque…en énergie.

Notre rapport a l'énergie est une histoire qui s'aligne avec nos besoins, et un besoin, quel qu'il soit, n'est pas quelque chose que nous pouvons ignorer, ou encore atrophier.

Si la nature est l'expression pure du chemin le plus court, d'une relation a l'énergie impeccable, du geste adapté, alors, l'outil qui prépare notre énergie au quotidien se doit être lui aussi de cette expression, de cette relation, et de ce geste.

Le survivalisme n'est pas de l'objet aux qualités nées d'un laboratoire de l'anticipation, le survivalisme est de l'objet qui s'aligne a l'économie d'énergie et a la préservation et le maintient de la vie.
A tort ou a raison, le modèle le plus souvent convoité pour comprendre l'univers de la survie est le monde militaire…mais ce monde n'est pas d'une représentation honnête et englobante puisque son organisation est d'une spécialisation et d'une logistique extrêmement complexe et précise.

Le monde de la survie n'est pas une projection ou une anticipation, le monde de la survie n'est pas d'une planification aléatoire ou d'une imagination farfelue…la survie est d'aujourd'hui, elle est palpable et réelle.
Combien d'hommes, de femmes et d'enfants survivent, au moment même ou ces mots vous parviennent ?
Combien d'hommes, de femmes et d'enfants doivent luter pour s'approprier une énergie vitale, la, maintenant ?
Des milliers ? Des millions ? Des milliards ?



Si nous voulons comprendre la survie, si nous voulons la regarder droit dans les yeux, il nous faut admettre que nous n'avons pas bien loin a aller. Plus pertinemment encore, cette survie n'est pas de la machine militaire, mais de la survie de familles telles que la votre, la mienne.
Cette survie est englobante, parce qu'elle prend en compte des besoins que l'armée n'a jamais eu a prendre en compte, tels que les besoins alimentaires des nouveaux nés par exemple.

L'approche du rapport énergétique de l'armée est de l'individu…du soldat.
L'approche du rapport énergétique de la vie est de la famille, de la communauté.
La louve n'est pas d'une biologie la dotant d'un seul téton, et la vie n'est pas d'une ration individuelle ou l'apport calorique est calculé en quart.

N'importe ou dans le monde ou la vie s'organise, le récipient pouvant nourrir la famille est présent. Jamais, vous ne rencontrerez un Darfourien ou un Haïtien s'essayant a la survie de sa famille avec un quart.
Les réfugiés du monde, les survivants du monde, sont les experts qu'il nous faut étudier, parce que leur survie est d'une relation a l'énergie qui est, qui doit être, impeccable et adaptée.



Le rôle du récipient est donc de la gestion efficace de nos besoins.
Nos besoins alimentaires et en eau sont plus ou moins importants selon notre gabarit, notre environnement, notre âge, notre sexe et les conditions de survies.




La survie est cette organisation qui s'aligne alors avec les lois de l'économie d'énergie. Le récipient, est donc la fondation de cette compréhension quand a nos besoins.
D'ailleurs, si nous étudions les organisations des survivants du monde, nous voyions principalement des récipients…encore et toujours des récipients.




Cette culture du récipient adapté a la survie est pour nous étrangère, parce que nos récipients ont petit a petit été soumis a nos organisations "juste-a-temps", a la réduction des familles, et a la disparition de la communauté.
C'est la culture de l'individualité…et nos systèmes reflètent cette individualité. 

La survie devient alors pour nous celle du soldat qui doit se suffire a lui même, et quand bien même cette approche est certainement valide au sein du combat, elle ne l'est pas si nous considérons que le maintient de la vie sans nos systèmes de supports est d'une nature qui prend sa source dans la communauté et la coopération.

Quand je pars camper, le premier outil essentiel a mes systèmes est la popote de 2 litres. Quand je dois purifier l'eau de rivière par l'ébullition pour mes besoins au quotidien, 2 litres est un minimum. Imaginez devoir bouillir vos besoins en eau quart par quart ? Imaginez maintenant devoir faire de cette opération une routine, jours après jours pendant 1 semaine, 1 mois, 6 mois, 1 an ?
La nourriture est de la même opération.
Comment parler de survie, comment organiser nos besoins alimentaires sans les possibilités de pouvoir faire un ragout de petit gibier ou de préparer certaines plantes dans des quantités suffisantes et adaptées a nos besoins caloriques ?




Le récipient est du nécessaire.
Qu'il soit en aluminium, en Titane ou en fonte, il doit répondre efficacement a nos besoins. Ces besoins, devraient être organisés en deux catégories. Une catégorie visant le déplacement, et une catégorie visant le retranchement.

1- La marmite en fonte.

La marmite en fonte est un outil pertinent quand a nos systèmes "sur place". 
Bien trop lourde (6 kilos) pour pouvoir assumer un rôle adapté quand a l'évacuation, elle est cependant d'un rôle primordiale a la maison, étant capable de répondre aux besoins de toute la famille, et ceci dans des conditions ou les systèmes de supports ne sont plus.
Quand bien même son poids est conséquent, elle a cependant sa place dans nos systèmes d'évacuations motorisés (voiture).

La notre est d'un diamètre de 27cm, et elle cuit notre pain au quotidien. L'avantage de la marmite en fonte est qu'elle peut être utilisée au four, mais aussi directement au contact du feu.




2- La popote de "camping".

Dans une situation ou le maintient de la vie dépend de l'évacuation, et que cette évacuation n'est pas possible en voiture, nos besoins alimentaires et en eau sont pris en charge par des popotes d'un volume de 2 litres.

Quand bien même le titane est extrêmement léger, son prix est lui extrêmement lourd…et le survivalisme étant tout autant des finances que des préparations, je ne peux décidément pas justifier cette dépense. 
En plus du prix exorbitant des récipients en titane, ils sont souvent inférieur a 2 litres.

Le choix est ici du volume. Je préfère avoir un minimum de 2 litres de possibilités en inox ou en aluminium, que d'avoir un quart léger en titane, mais qui ne répond qu'a un quart de mes besoins caloriques, et qui ne prend pas en compte la famille.

Comparaison en grammes avec le RAT-7.



A ces deux catégories de base, nos systèmes sont aussi de la cache réciproque. Chaque module est donc doté d'une marmite plus conséquente que la popote de camping, mais beaucoup plus légère que la marmite en fonte.
Ces marmites a 5$, doivent pouvoir répondre efficacement aux besoins de la communauté, et son donc de 3 litres.




Au final, le récipient est le pilier de toute organisation prétendant maintenir la vie. C'est un outil social et adapté a nos besoins, qui s'aligne avec les lois de l'économie d'énergie.




dimanche 5 décembre 2010

Une introduction a l'attention.






Au centre de la survie se tient l'attention.

L'attention, est d'un rapport a notre univers qui influence radicalement nos chances de survie. En fait, l'attention, est avec notre héritage biologique et instinctif, le pilier de la survie le plus pertinent. 

L'attention influence nos possibilités bien avant la construction de systèmes, bien avant les connaissances, les savoirs faire, la planification et que sais-je encore, parce que sans elle, nous évoluons au sein de notre univers en déconnexion totale avec notre environnement, mais aussi et surtout peut être avec nous même, et donc avec la totalité de nos moyens de communication avec le monde qui sont nos sens.
Notre niveau d'attention joue alors un rôle prédominant dans notre quotidien, mais aussi durant une situation d'urgence.

L'attention est une discipline. Comme toute discipline, l'attention se travaille.

Aujourd'hui, nos vies s'organisent autour d'une surcharge de l'information sensorielle laissant très peu de place au maintient d'une attention accrue.
Une simple promenade en foret suffit d'ailleurs, pour que nos sens et notre attention reviennent plus ou moins soudainement a un fonctionnement engagé et présent…nous sommes des lors d'une attention plus intense et soutenue.

Etre attentif, être de l'attention, c'est d'abords être du présent.

Quand bien même je me promène sur les grandes rues marchandes d'une ville, quand bien même j'existe pour l'autre, et l'autre existe pour moi, quand bien même mes pas sont du lâcher prise et que mon souffle est de l'instant, je ne suis pas la plupart du temps du présent, de l'attention.


L'information, ou plus précisément la surinformation, éblouie mon attention de ses lumières artifices, de ses sons colporteurs, de ses intentions écartelantes et de ses odeurs mémoires. C'est un détournement continu de mes sens et de mon attention…de mon présent et donc de ma présence.
Mais cette surinformation ne s'arrête pas au monde "extérieur". En moi, ce détournement s'opère tout aussi facilement et inconsciemment. Une odeur attire une mémoire, une idée s'invite, une pensée roule et prend de la vitesse…

Nous évoluons alors dans un monde personnalisé et défait d'attention. 




Cette "condition", est appelée "condition blanche".
La condition blanche reflète une attention minime. La plupart de nos "accidents", sont d'ailleurs le résultat de ce niveau d'attention.
Si la condition blanche est sans doute acceptable devant nos télés et derrière nos portes verrouillées, elle ne l'est pas ailleurs.

Un contributeur important de la non-attention est l'automatisme.
L'automatisme, est l'évolution dans notre environnement en condition blanche, et s'avère être le plus souvent d'une routine qui nous plonge dans le geste inconscient. L'automatisme et la routine, est un fonctionnement qui se repose sur une utilisation minime de nos sens.

Alors, "faire attention", est pour le survivaliste la première "règle". 
Si le survivaliste rentre dans un magasin, et puisqu'il est attention, il fera l'inventaire de toutes les sorties de secours par exemple. 

Un "jeu" s'installe alors, et ce jeu est de l'attention, de la présence.

La survie en milieu urbain ou en montagne est d'abords de l'attention. Si j'évolue en condition blanche, que ce soit en plein milieu de Toronto ou seul en foret, il n'y a aucune différence quand a mes responsabilités au sein de mon univers, et 3 secondes sans attention est souvent la différence entre la vie et la situation de survie.
Puisque nous sommes plus que jamais destinés a ne pas utiliser notre attention pleinement, nous mettons en place des systèmes qui anticipes plus ou moins nos automatismes.

L'outil est alors souvent un substitut pour l'attention.
Si je ne fait pas attention quand je prépare un feu, et que je me coupe la main, alors mes systèmes de premiers soins viennent soigner l'effet du manque d'attention.


Il me semble tout aussi important de développer notre attention, que de mettre en place des systèmes pouvant prolonger la vie…



vendredi 3 décembre 2010

Les femmes et les armes.








"La protection personnelle n'est pas seulement un droit naturel, mais un devoir moral: du fait que les femmes sont plus vulnérables que les hommes, leurs besoins et leurs obligations de se défendre sont encore plus importantes que celles des hommes."
Dr. Thomas S. Szasz.
Professeur de Psychiatrie, Université de Syracuse.



Il n'y a pas dans notre univers d'égalité.
L'histoire de la relation homme/femme, est une histoire principalement axée sur la domination. Cette domination est sans aucun doute le produit d'une vision influencée par la construction d'une compréhension simpliste de nos rôles respectifs au sein de nos sociétés et de nos cultures.

Cette simplification est de la force.
Les différences physiques entre les hommes et les femmes prouvent être des attributs qui s'organisent autour de spécialisations quand a la survie.
Par exemple, les hommes ont généralement une musculature plus imposante des parties supérieurs du corps, une peau plus épaisse, une musculature qui se développe aisément et une boite crânienne presque toujours plus épaisse que celle d'une femme.

Nous sommes tout simplement construit pour la confrontation et l'utilisation de la force.

Ma femme fait 1m70 et pèse 47 kilos. Quand bien même sa détermination et sa force de caractère sont des atouts pertinents quand a son évolution professionnelle et sociale, son physique reste d'une fragilité évidente au sein de la confrontation.

Même si les statistiques sont toujours plus ou moins manipulées, il me semble important d'en énumérer quelques unes…qui pour la plupart représentent des chiffres a l'échelle mondiale.

-Les femmes ont 50% de chances d'être les victimes d'un crime violent avant l'âge de 30 ans.
-Mondialement, 1 femme ou fille sur 3 est battue ou sexuellement abusée (Etude des Nations Unis sur le statut de la femme datant de 2000, dans mon article sur l'arme, j'ai élevé ce chiffre par erreur a 1 femme sur 4).
-L'acte de violence perpétué contre les femmes le plus commun est la gifle (WHO - World Health Organisation).
-Les "meurtres d'honneur", prennent la vie a de milliers de femmes chaque années (UNFPA).
-4 millions de femmes et de filles par an sont les victimes d'un trafique humain (UN - UNICEF).
-Plus de 90 millions de femmes et de filles en Afrique sont les victimes de mutilations sexuelles (Heise - 1994).
-Toutes les 2 minutes, quelque part en Amérique, une personne est la victime d'une violence sexuelle (U.S. Department of Justice - 2000). 


Cet environnement prédateur, est une réalité que les femmes du monde doivent affronter au quotidien. Alors, grosso merdo, deux philosophies s'opposent.
Une philosophie tend a dépeindre l'homme comme étant responsable de la défense du "sexe opposée"…et une philosophie tend a donner aux femmes leurs propres moyens de défense.

La première philosophie, ne devrait pas être ici du sexe de l'individu, mais d'un comportement engagé quand a la dérive de certains éléments, et de certaines idées. Il me parait évident, qu'il est important pour nous aujourd'hui d'admettre, qu'un être malintentionné par exemple est tout simplement un être malintentionné, et non un individu désavantagé, défavorisé, d'une enfance difficile ou que sais-je encore.

Notre rôle, en tant qu'être humain (homme ou femme), en tant que conscience, est donc de participer intelligemment a notre univers. Cette participation implique naturellement une relation a l'autre qui ne peut être uniquement basée sur un axe individualiste.
Quand bien même cet axe/instinct "individualité" est important au sein de la survie (gravir l'échelle du travail, s'affirmer socialement, instincts de nos besoins basiques…), si il n'est pas balancé par l'axe/instinct "communauté" (soins et prise en charge des enfants, instincts de troupeau et réciprocité par exemple…) alors nos pays deviennent dépravés, faibles, dégénérés, dépendants, malades et sans directions. 

La deuxième philosophie, germe alors du cerveau de la première, car elle propose une solution basée sur un axe/instinct individualiste. Cette solution est d'ailleurs synonyme du proverbe "Aides-toi, le ciel t'aidera!", qui exprime très bien notre "âge de l'individualité" né il y a environ 500 ans, quand en Europe, un changement dramatique dans nos structures sociales s'opéra.
Petit a petit, nous avons ces derniers siècles amplifiés le rôle de l'individu, alors que la société et ses pressions conformistes ont demeurées inchangées. Cette dichotomie nous a de plus en plus poussés a devenir des "personnalités divisées", puisque les pressions de conformer, et les pressions de se réaliser nous divisent, et souvent nous font nous sentir étranger de nos sociétés et de nos communautés.

Vu sous cet angle, la sphère de la protection personnelle ne devrait pas être d'une discussion visant a déterminer quel sexe devrait assurer ce rôle, mais sans doute nous amener a comprendre que la sécurité est de l'individu, mais au sein de la communauté.
Nous sommes donc tous responsables de notre propre conscience, mais cette conscience est, et qu'elle que soit notre manière de vivre (urbaine ou rurale, ultra consumériste ou réductrice), de l'univers que nous avons crée…de la société.

Chacun d'entre nous devrait alors se sensibiliser avec la sphère de la protection personnelle, non seulement pour affirmer notre conscience, mais pour l'affirmer au sein de la société, et donc exercer une pression collective sur la violence. Ceux la qui pensent que les solutions a nos problèmes de violences sont du peace and love, du désarmement du citoyen ou de la régulation des armes, ne font que nourrir et favoriser sa présence, par l'édifice et le maintient d'une position de victime.

Puisque cette violence est de statistiques qui expriment une vulnérabilité importante quand a la sécurité des femmes, il me parait nécessaire que nos femmes et nos filles, nos mères et nos soeurs, se donnent tous les moyens possibles pour ne plus être des victimes.




Il y a 500 ans, les moyens pour une femmes de ne pas devenir une victime étaient limités. Les armes de cette époque étaient généralement lourdes et difficilement maniable pour des gabarits tels que celui de ma femme, et la confrontation physique une décision extrêmement désavantageuse.

Aujourd'hui, ma femme a les moyens d'affirmer sa conscience et son indépendance, et les outils de ne plus être la victime d'un rapport de force basé sur la dominance physique.
Puisqu'il me faut organiser ces outils au sein de la violence, il me parait logique de le faire suivant une organisation axée sur la distance…du plus proche au plus éloigné.




1- Le combat d'opportunité.




Difficile de mettre un titre englobant sur la sphère de la confrontation ou le corps est le principal outil. Le self-défense, le muai tai, le kung fu, le karaté, le judo…sont autant de disciplines qui se traduisent de ma fenêtre par la mise en place de gestes pouvant nous donner de meilleurs chances de survie au sein d'une confrontation physique, mais aussi développer une certaine attitude psychologique.

La confrontation physique, est pour moi un combat d'opportunité, ou chaque seconde est la construction d'actions et de réactions…d'opportunités.
Quand bien même ces disciplines sont toutes plus ou moins efficaces, toutes plus ou moins intéressantes et "fortifiantes" tant physiquement que psychologiquement, elles n'offrent qu'un avantage limité pour les femmes par rapport a la confrontation, et la violence physique rapprochée.

Il nous faut aussi prendre en compte, que la plupart de ces disciplines sont devenues des "arts", et sont alors synonymes d'une formation extrêmement lente et lourde, et parfois le sujet d'une formation théorique qui ne ressemble en rien a la confrontation telle qu'elle peut se rencontrer dans nos rues.
Comme pour tous les systèmes de protection personnelle, une fausse sécurité est alors un ennemi redoutable.

Le choix de la discipline doit alors être le plus que possible adapté a la réalité de la violence, doit prendre en compte la personne dans sa totalité (âge, gabarit, évaluation des risques, problèmes de santé, peurs…), et se conformer a une formation relativement rapide.
La seule discipline qu'il m'est alors possible de recommander ici est le self-défense, qui s'appui sur des méthodes simples et efficaces, et pouvant avoir la capacité d'être un atout relativement adapté pour nos femmes et nos filles, nos soeurs et nos mères.

La réalité est ici que le combat d'opportunité favorise largement l'homme, surtout lorsque la distance est réduite a un minimum. De ma fenêtre toujours, il me semble pertinent alors de poursuivre certaines disciplines complémentaires telles que la sensibilisation a l'environnement, les méthodes de désescalade de la confrontation et l'étude du comportement.

Quand bien même les disciplines de combat peuvent avoir un rôle prédominant au sein de la survie, il me faut insister sur le fait qu'une femme de 50 kilos, ou de 50 ans, n'aura jamais ici les mêmes chances de survie qu'un homme de 100 kilos, construit pour la confrontation. La discipline de combat est alors un outil extrêmement délicat, qui devrait au mieux compléter une attitude défensive et largement portée sur la conscientisation de notre environnement quand a notre évolution au sein de notre univers. 
Cette conscientisation est de l'évitement de se retrouver dans une situation de conflit, et donc de minimiser au maximum nos chances de devenir des victimes du combat d'opportunité.

Notons ici, que ces solutions sont pour beaucoup de pays, les seules solutions légales quand a la protection personnelle. Ironique, puisque ces solutions sont aussi les moins adaptées et les plus désavantageuses pour les femmes.


2- Les armes percutantes, tranchantes et sensorielles.




Sur une confrontation physique toujours rapprochée, la deuxième catégorie nous propose un éventail plus ou moins adapté d'armes visant a invalider l'adversaire ou le rendre inopérant, et nous donnant donc une chance de nous extraire de la confrontation.
Ces armes sont parfois légales dans certains pays, et parfois illégales dans d'autres. 

Il y a pour simplifier les choses, 3 catégories.
-les armes percutantes, destinées a "casser" le cadre de l'adversaire, et donc de l'immobiliser.
-les armes coupantes, destinées a une perte de sang conséquente de l'adversaire.
-les armes sensorielles, destinées a brouiller les sens de l'adversaire.

Les armes percutantes sont du bâton télescopique par exemple, ou de tout objet d'opportunité pouvant servir a empêcher la mobilité de l'adversaire. Quand bien même c'est une arme populaire au sein de notre espèce depuis la création du bout de bois, cette arme est principalement gouvernée par la force inhérente de l'utilisateur. 

Les armes coupantes, sont d'une spécialité et d'une formation aussi lente et lourde que les disciplines de combat. Si nous parlons de protection personnelle, cela veux bien dire que nous sommes ici a parler de l'univers de la réaction, et non de l'action. Dans la réaction, notre adversaire est alors dans une position d'alerte optimisée…l'adrénaline et l'attention nourrissent son corps, et il devient extrêmement délicat d'engager cet individu avec un outil tranchant, sans soit même risquer des blessures graves.

Sortir un couteau durant une situation de conflit, est un geste qu'il nous faut pleinement assumer et comprendre. Un conflit au couteau est affreux, et sans un entrainement spécifique, les chances de sortir indemne de cette situation sont ici extrêmement douteuses.

Les armes sensorielles sont elles de la bombe lacrymogène ou de la lampe torche par exemple.
Le sens qui fait l'objet de cette catégorie est principalement la vue. Si l'agresseur est privé de la vue, il devient extrêmement difficile pour lui de poursuivre son attaque.
Le taser fait aussi partit de cette catégorie.
Les armes sensorielles, sont les outils les plus adaptés a la protection personnelle pour les femmes.
Ils ne demandent aucune prouesses physique, et sont généralement simples et efficaces quand a leur déploiement. 

Les forces de l'ordre utilisent d'ailleurs la bombe lacrymogène, la lampe torche et le taser pour des rôles neutralisants.
Nous pourrions ici rajouter un système auditif, tel qu'un sifflet ou une alarme électronique par exemple, mais ce genre d'outil reste plus dissuasif et passif qu'actif, et donc devrait être complémentaire.

Personnellement, je pense que nous devrions tous avoir une méthode de défense non-mortelle telle qu'une bombe lacrymogène, le meilleur système étant le gel. Cette outil doit cependant, comme tout autre outil pouvant éventuellement servir a la protection personnelle, faire l'objet d'une formation.
La bombe lacrymogène ne peut en aucun cas être perçue comme un outil fiable et efficace dans 100% des cas…elle reste dépendante de facteurs tels que le vent et l'environnement par exemple, et il est donc possible pour l'utilisateur d'être lui même affecté par cette arme.





La bombe lacrymogène utilisant le gel plutôt que le gaz est donc intéressante, puisque ce système réduit l'influence de paramètres tels que le vent et l'environnement (pièces fermées, densité de population importante…), tout en se collant au visage de l'agresseur, multipliant et prolongeant ainsi l'effet des produits irritants utilisés. A savoir cependant, que certains individus sont toujours capable de poursuivre leur attaque, gel ou gaz.

Un outil devenu extrêmement populaire ces 10 dernières années est le taser tel que le C2, une version civile d'un taser utilisé par les forces de l'ordre. Ce taser est extrêmement efficace, mais ses limitations sont de tailles. La plus importante et pertinente est ici que le taser ne prend en compte qu'un seul agresseur. 




La lampe torche d'aujourd'hui, ne ressemble en rien au lampes torches d'il y a seulement quelques années. Petites, légères et très puissantes, les lampes torches telles que la Fenix LD10 par exemple ont des possibilités impressionnantes et aveuglantes. Toute lampe torche pouvant projeter un faisceau de lumière de plus de 100 Lumens et étant équipée d'une fonction "stroboscope", devient un outil extrêmement pertinent au sein de la protection personnelle. 
Une lampe torche doublée d'un système de défense tel qu'un gel lacrymogène, un bâton télescopique, ou une arme a feu est extrêmement efficace, et donne un avantage certain contre ceux la qui se laisses aller a la prédation.


3- L'arme de poing.




La décision d'obtenir une arme de poing est une décision importante, qui ne raisonne pas seulement sur la sphère de la protection personnelle, mais aussi sur notre relation au monde.
Cet outil, est sans aucun doute, de part sa taille, sa simplicité, son fonctionnement et son efficacité, l'outil le plus adapté quand a la protection personnelle rapprochée

L'arme de poing, est d'une influence sur la sphère de la force qui élimine les différences physiques, et qui efface les frontières psychologiques entre les proies et les prédateurs.
Simplement, elle nous donne des moyens efficaces de ne plus être des victimes.

Cette révolution physique et psychologique quand a notre présence dans ce monde est de l'affirmation de notre conscience, et une prise de position qui influence la totalité de notre être.
Puisque la confrontation physique favorise l'homme, les femmes doivent activement influencer leurs chances de survie, et intégrer des systèmes capables de stopper une menace tout en limitant au maximum les possibilités d'une confrontation physique basée sur le combat d'opportunité.

Une arme de poing fiable, robuste et adaptée aux caractéristiques et aux préférences de l'individu devrait être de nos systèmes. 

Deux catégories se présentent alors a nous quand au choix de la plateforme.
Les semi-automatiques, et les revolvers.

Les semi-automatiques sont des armes de poings utilisants des chargeurs, et sont donc d'une construction permettant d'avoir des possibilités plus importantes quand aux quantités de munitions immédiatement disponibles (de 10 a 17 balles en moyenne), et une rapidité de rechargement extrêmement pertinente.
Ils demandent généralement une formation plus poussée, et dans l'ensemble ils font l'objet d'un maintenance et d'une manipulation plus complexe.

Les revolvers, eux,  sont d'une fiabilité irréprochable et d'une solidité a toute épreuve. Le désavantage ici est de la quantité restreinte de munition immédiatement disponible (5 ou 6 balles) avant de devoir être soumit a un rechargement plus ou moins lent.

Le choix se doit ici d'être de la préférence de la personne. Certaines femmes sont plus a l'aise avec un semi-auto, et certaines femmes préféreront un revolver. Cette préférence devrait être respectée, indépendamment des qualités offertes par l'un ou l'autre système, puisque les deux sont destinés a faire le même travail.



Apres avoir éliminé le choix de la plateforme, il nous faut considérer le calibre.
Ma règle est la suivante : Toujours choisir l'arme la plus adaptées a vos caractéristiques et vos besoins, mais dans le calibre le plus imposant que vous pouvez tirer confortablement.

"Confortablement", inclus ici la sphère de la confidence. Si je ne suis pas confortable avec un calibre tel que le .45 par exemple, cela veux dire que je ne suis pas au stand de tir fréquemment, et que ma confidence avec mon arme se voit diminuée.
Alors, le mot d'ordre quand au calibre se résume a "pas trop gros, pas trop petit". 

Pour les semi-autos, le 9mm (Luger 9x19, et non 9x18 Makarov) me semble parfait, si vous pouvez tirez plus confortablement, alors le .40S&W est sans doute le bon choix. Si en revanche le 9mm est trop inconfortable, alors le .380 est sans doute la bonne direction.
Dans un esprit axé sur le survivalisme, le 9mm offre le plus d'avantages parce que ce calibre est répandu, et bon marché.

Pour les revolvers, le calibre est soit du .357 Magnum, soit du .38 Spécial. L'avantage de ces calibres est qu'un revolver chambré pour le .357 Magnum tire aussi le .38 Spécial. Par contre, un revolver chambré pour le .38 Spécial n'accommode pas une cartouche de .357 Magnum. Ma femme par exemple, utilise un revolver .357 Magnum, mais utilise principalement le calibre .38 Spécial. Au passage, son choix aura été un Ruger SP101. 

Si vous pouvez tirer confortablement un calibre plus important que le .357 Magnum, la même logique s'applique et vous pouvez passer a un revolver chambré pour le .44 Magnum, qui accommodera le .44 Spécial. Personnellement, ce calibre est bien trop puissant pour être confortable, mais il a sa raison d'être si comme nous vous vivez dans une région ou la faune sauvage est peuplée d'animaux tels que les ours par exemple.

357 Mag Gold Saber, 38SPL Gold.Dot, 9mm Hydra-shok.


La liste ci-dessous propose certaines armes de poing selon le calibre dans un ordre décroissant de puissance.

.45 ACP
Le Glock 30, Colt Officer's ACP et le Springfield XD serait mes premiers choix.
Pour les munitions, CorBon 185g Sierra, Federal 230g Hydra-shok.

.40S&W
Glock 23 ou 27, Sig P229, H&K USP40, Springfield XD.
Pour les munitions, CorBon 135g. ou 155g.

.357SIG
Glock 32 ou 33, SIG P229 et Springfield XD.
Ce calibre est intéressant et beaucoup d'officiers l'utilise aujourd'hui au sein des forces de l'ordre, mais il reste un calibre rare et assez chère.

9x19 (9mm Luger)
Glock 19 (mon choix et ce que j'utilise depuis des années), Glock 26, SIG P226-228, H&K USP Compact, Kel-Tec PF-9, Springfield XD.
Pour les munitions, CorBon 115g+P, TAP 124g, Hydra-Shok 124g+P ("+P" signifie ici plus de "pression", et l'arme doit être récente pour pouvoir utiliser ce genre de munition).

9x18 (9mm Makarov)
Makarov, qu'ils proviennent de l'Allemagne, de la Bulgarie ou de la Russie c'est une arme fiable. CZ.
Pour les munitions, CorBon 95g JHP.

.380 ACP
SIG P230, Walther PP, PPK, PPKS, Ruger LCP, Kel-Tec P3AT, Beretta 84/85, CZ-83
Pour le munitions, Federal 90g Hydra-Shok et CorBon 90g JHP

.32 ACP
Seecamp LWS32, Beretta Tomcat.
Pour les munitions, Glaser Blue Safety Slug, Silvertip JHP.

.22LR
Beretta 21A, Walther TPH (Allemand), Ruger Mark I, II, III, 22/45.
Pour les munitions, CCI copper-plated 37g, et CCI mini-mag.


Pour ce qui est du monde du revolver, le choix est beaucoup plus simple.

.357 Magnum et .38SPL
Smith & Wesson 640, 66, 19, 65, 13 par exemple, Taurus, ou Ruger comme le GP100 ou le SP101.
Pour les munitions, Golden Saber 125g JHP et Federal 110g JHP pour le .357 Magnum, et Gold.Dot 125g +P, CorBon 125g JHP pour le .38SPL.

Au final, ma recommandation reste ici un semi-auto comme le Glock 19 ou le Glock 26 (les deux en 9mm), avec une préférence pour le 19. Simple, robuste, fiable…que demander de plus.


4- Le fusil de chasse.



Le fusil de chasse est absolument intouchable pour ce qui est de la protection personnelle rapprochée, et en ce qui concerne le stoppage d'un individu malintentionné. Le fusil de chasse est l'outil que nous utilisons au sein de notre domicile pour notre protection. 
Ayant déjà fait un article a son sujet (le Shotgun), le choix du calibre devrait ici être du 16 ou du 20, et pour minimiser encore d'avantage le recul, en semi-auto pour les individus fragiles.

Primordial pour la sécurité au sein du foyer.




5- Les carabines.



Ma femme est beaucoup plus a l'aise et tire beaucoup mieux avec les carabines. 
Les principaux calibres qui nous intéressent ici sont du .22LR, du .223 et du 7.62x39. Je préfère la voir confortable et mortellement précise avec une .22, qu'inconfortable et médiocre avec une .308.

Nos armes, sont a l'exception du fusil de chasse de calibre 12, toutes adaptées a l'utilisation confortable de ma femme. Cette philosophie, n'est que du pragmatisme, car il est fort possible que l'utilisation de nos armes pour notre défense ou de la chasse soit exclusivement de son rôle.
Si je suis blessé, malade ou absent, ma femme devrait pouvoir se défendre et se procurer de la nourriture sans mon aide. Puisqu'il m'est facile de m'adapter a des calibres plus dociles, il est donc de mon devoirs de faire en sorte que ces outils soit avant tout adaptés a son physique et ses capabilitées, et non les miennes.

Vu sous cet angle, nous avons choisis des carabines en .22LR et en .223. Des calibres communs, bon marchés, et adaptés a la plupart de nos besoins défensifs et nutritifs. 
Les outils utilisants ces calibres sont nombreux mais les principaux sont les suivants:

.22LR
La Ruger 10/22 ou la Marlin modèle 60 sont les piliers de ce calibre, mais il y a énormément de carabines fiables et robustes sur le marché…ma recommandation est ici d'acheter cet outil en double exemplaire, pour pouvoir si besoin cannibaliser l'une d'entre elle.

.223 Remington.
Le calibre standard "NATO". Le choix est ici vaste, mais les piliers sont le Colt AR-15, La Ruger Mini-14, Kel-Tec SU16 et le Steyr AUG par exemple. Tout comme avec la .22, un double exemplaire est pertinent.

7.62x39
L'univers de l'AK-47 et du SKS.
Que dire de plus si ce n'est que ces outils sont d'une fiabilité impressionnante.





"Parmi tous les crimes du règne Britannique sur l'Inde, l'histoire prouvera que celui de priver une nation toute entière d'armes est le plus obscure."
Mahatma Gandhi, dans "Gandhi", une autobiographie, page 446.